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octobre 2026

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Livraison VEFA : comment se préparer

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Livraison VEFA : comment se préparer

Le jour de la livraison de votre logement neuf approche. C’est le moment où vous recevez les clés, mais aussi celui où vous devez signaler les défauts visibles pour les faire reprendre par le promoteur. Une bonne préparation fait la différence entre des réserves précises et une liste incomplète. Voici comment vous préparer.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La livraison d’un logement en VEFA donne lieu à un procès verbal sur lequel l’acquéreur consigne les défauts constatés, les réserves. Il dispose ensuite d’un mois pour signaler par lettre recommandée les défauts apparents oubliés. Une préparation en amont, relecture de la notice descriptive et des plans, visite de pré livraison, matériel de contrôle, et l’assistance d’un expert permettent de formuler des réserves complètes et opposables.

Visite livraison VEFA : 530 € TTC pour un appartement, 610 € TTC pour une maison, jusqu’à 50 m² puis 3 € par m². Déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

L’enjeu

Un moment juridique, pas seulement une remise de clés

La livraison, ou mise à disposition, est l’acte par lequel le vendeur vous remet le logement. Le procès verbal de livraison constate l’état du bien et les réserves que vous formulez. Il déclenche aussi le paiement du solde du prix.

Les défauts apparents que vous signalez sont à la charge du vendeur, qui doit les faire reprendre. Le Code civil, en son article 1642-1, vous laisse jusqu’à l’expiration d’un mois après la prise de possession pour signaler ceux que vous n’auriez pas vus le jour même.

Au delà, les défauts apparents non signalés ne peuvent plus être invoqués à ce titre : d’où l’importance d’un examen complet.

Les documents

Relire le contrat avant le jour J

Relisez l’acte de vente, la notice descriptive et les plans annexés. La notice décrit les matériaux et équipements prévus : revêtements de sol, faïences, menuiseries, appareils sanitaires, chauffage, ventilation, équipements électriques. Les plans indiquent les dimensions et la position des cloisons, des prises, des points lumineux.

Listez les éventuels travaux modificatifs acquéreur que vous avez commandés, avec leurs devis acceptés. Ils doivent aussi être contrôlés à la livraison.

Emportez ces documents le jour de la livraison : sans eux, il est difficile de vérifier la conformité de ce qui est livré à ce qui a été vendu.

La pré livraison

Une visite avant la visite

Certains promoteurs organisent une visite de pré livraison quelques semaines avant la remise des clés. C’est l’occasion de repérer les défauts encore corrigeables et de les signaler, pour que le promoteur ait le temps de les reprendre avant la livraison.

Si aucune visite n’est prévue, demandez la. Avec un expert, la pré livraison permet de dresser une première liste précise, transmise au promoteur, puis de vérifier le jour de la livraison ce qui a été corrigé.

Cette étape réduit le nombre de réserves le jour J et accélère la levée de celles qui restent.

Appartement neuf vide et lumineux le jour de la livraison

Le jour de la livraison, chaque pièce est contrôlée au regard de la notice descriptive et des plans.

Le matériel

Ce qu’il faut apporter

Prévoyez un mètre et un niveau ou une règle de deux mètres pour contrôler les planéités et les aplombs, une lampe pour inspecter les angles et les surfaces en lumière rasante, un testeur de prise, un appareil photo ou un téléphone pour documenter chaque défaut, des post it ou du ruban de masquage pour marquer les défauts.

Apportez aussi les plans, la notice, la liste des travaux modificatifs, et un bloc pour noter les réserves au fur et à mesure.

Si vous êtes assisté d’un expert, il apporte ses propres instruments de mesure et sa méthode de contrôle.

Le contrôle

Pièce par pièce, du sol au plafond

Contrôlez méthodiquement chaque pièce. Les sols : planéité, joints de carrelage, éclats, rayures, plinthes. Les murs et plafonds : planéité, fissures, traces, finitions de peinture. Les menuiseries : ouverture, fermeture, étanchéité des joints, réglage, état des vitrages, fonctionnement des volets.

Les équipements : chaque prise, chaque interrupteur, chaque point lumineux, le tableau électrique, le chauffage, l’eau chaude, les écoulements des sanitaires, la ventilation dans les pièces humides. Les extérieurs : balcons, terrasses, garde corps, pentes d’évacuation.

Comparez au fur et à mesure avec la notice : un matériau ou un équipement différent de celui prévu doit être réservé.

Les réserves

Rédiger avec précision

Une réserve efficace est précise : elle localise le défaut, le décrit et, si possible, le mesure. Un éclat de carrelage dans la salle de bain, à 30 cm de la porte, côté gauche, est une réserve exploitable ; carrelage abîmé ne l’est pas.

Consignez toutes les réserves sur le procès verbal de livraison, même si le représentant du promoteur les minimise ou promet une reprise rapide. Ce qui n’est pas écrit sera difficile à obtenir ensuite.

Joignez des photos et conservez une copie signée du procès verbal.

Expert controlant une menuiserie dans un logement neuf

L’expert contrôle menuiseries, équipements, revêtements et finitions avec méthode.

Le solde

Payer ou consigner

À la livraison, le solde du prix, en principe 5 %, devient exigible. Si vous constatez des non conformités substantielles, la réglementation de la VEFA vous permet de consigner ce solde, c’est à dire de le déposer auprès d’un consignataire, en principe la Caisse des dépôts ou le notaire, jusqu’à ce que les défauts soient repris.

Cette consignation est un levier pour obtenir les reprises, mais elle suppose des réserves sérieuses et formalisées. Le vendeur peut refuser de remettre les clés si le solde n’est ni payé ni consigné.

Renseignez vous à l’avance auprès du notaire sur les modalités de consignation.

Après

Le mois qui suit

Pendant le mois qui suit la prise de possession, vivez dans le logement en restant attentif : un défaut d’écoulement, un radiateur qui chauffe mal, une fenêtre qui laisse passer l’air peuvent se révéler à l’usage. Signalez les par lettre recommandée au vendeur avant la fin du mois.

Suivez ensuite la levée des réserves : demandez un calendrier, vérifiez chaque reprise, et signez un procès verbal de levée lorsque tout est corrigé.

Les défauts qui apparaîtront plus tard relèveront des garanties des constructeurs : parfait achèvement, biennale, décennale.

L’expert

Pourquoi se faire assister

Le jour de la livraison est chargé d’émotion, et le temps est limité. Un expert en bâtiment apporte une méthode, des instruments, et la connaissance des règles de l’art : il sait ce qui constitue un défaut, où le chercher, et comment le formuler.

Il contrôle aussi des points que l’acquéreur ne pense pas à vérifier : débits de ventilation, pentes des balcons, réglage des menuiseries, conformité des garde corps.

Sa présence donne du poids aux réserves face au représentant du promoteur, et son rapport sert de référence pour la levée des réserves.

Nos conseils

Votre liste de préparation

Relisez la notice et les plans, listez vos travaux modificatifs, demandez une visite de pré livraison. Prévoyez le matériel, une demi journée et, si possible, l’assistance d’un expert. Renseignez vous sur la consignation du solde.

Le jour J, contrôlez tout, réservez tout ce qui ne va pas, gardez une copie du procès verbal. Le mois suivant, signalez par lettre recommandée les défauts révélés à l’usage.

Notre visite de livraison VEFA et notre visite de pré livraison vous accompagnent à chaque étape.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps prévoir pour la livraison ?

Une demi journée permet un contrôle complet d’un appartement ; davantage pour une maison.

Que faire si le promoteur refuse une réserve ?

Inscrivez la quand même sur le procès verbal, avec photo. Ce qui n’est pas écrit est difficile à obtenir.

Peut on refuser la livraison ?

En cas de non conformité grave rendant le logement inhabitable, c’est possible, avec prudence et conseil.

Quel délai pour signaler un défaut oublié ?

Un mois après la prise de possession, par lettre recommandée.

Le solde de 5 % est il toujours dû ?

Il est exigible à la livraison, mais peut être consigné en cas de non conformités.

Faut il un expert à la livraison ?

Ce n’est pas obligatoire, mais son assistance rend les réserves plus complètes et plus précises.

Les travaux modificatifs se contrôlent ils à la livraison ?

Oui, au regard des devis acceptés : un écart se réserve comme tout autre défaut.

Qui lève les réserves ?

Le vendeur fait intervenir les entreprises ; vous vérifiez chaque reprise avant de signer la levée.

Combien coûte la visite de livraison ?

530 € TTC pour un appartement et 610 € TTC pour une maison jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus le déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1601-3, 1642-1 et 1648, legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles R261-14 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Service public, achat d’un logement neuf en VEFA, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Expert
Vices cachés

Expertise judiciaire : quand y recourir et comment s’y préparer

Vices cachés

Expertise judiciaire : quand y recourir et comment s’y préparer

Lorsque le dialogue avec un vendeur, un constructeur ou une entreprise est rompu, l’expertise judiciaire permet de faire établir les faits par un expert désigné par le juge. Procédure encadrée, contradictoire, déterminante pour l’issue du litige : voici quand y recourir, comment elle se déroule et comment s’y préparer.

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L’essentiel

L’expertise judiciaire est ordonnée par un juge, en particulier en référé avant tout procès, lorsqu’il existe un motif légitime d’établir des faits. Un expert inscrit sur une liste judiciaire est désigné, avec une mission précise. Les opérations sont contradictoires : chaque partie est convoquée, peut se faire assister et adresser des observations écrites. Le rapport final pèse fortement dans la décision du juge. Une préparation technique sérieuse, avec un expert de partie, renforce votre position.

Accompagnement d’une expertise judiciaire aux côtés de votre avocat : sur devis. Expertise vices cachés : 990 € TTC par phase.

Quand

Les situations qui la justifient

L’expertise judiciaire se justifie lorsque le litige porte sur des questions techniques que le juge ne peut trancher seul, que la partie adverse conteste les faits ou refuse de participer à une expertise amiable, et que les enjeux financiers sont significatifs : vice caché grave, désordres de nature décennale, malfaçons importantes, dommages causés par un chantier voisin.

Elle est aussi un moyen d’interrompre les délais pour agir, puisque la demande en justice, même en référé, interrompt la prescription. Lorsqu’une échéance approche, elle permet de préserver ses droits tout en faisant établir les faits.

Elle a un coût et une durée : pour un litige modeste, une solution amiable ou une médiation peut être préférable.

La demande

Le référé expertise

L’article 145 du Code de procédure civile permet de demander au juge, avant tout procès, une mesure d’instruction s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige. La demande est portée devant le juge des référés.

Il faut démontrer ce motif légitime : l’existence de désordres, un litige potentiel, l’utilité de l’expertise. Un rapport d’expertise amiable, des photos, des courriers et les documents contractuels appuient la demande. L’assistance d’un avocat est fortement recommandée pour rédiger l’assignation et définir la mission.

Toutes les parties susceptibles d’être concernées doivent être appelées : vendeur, constructeurs, entreprises, et leurs assureurs.

La mission

Ce que le juge demande à l’expert

L’ordonnance désigne l’expert et fixe sa mission : se rendre sur les lieux, décrire les désordres, en rechercher les causes, dire s’ils étaient apparents ou cachés, s’ils compromettent la solidité de l’ouvrage, décrire et chiffrer les travaux de reprise, donner des éléments sur les responsabilités et les préjudices.

La rédaction de la mission est stratégique : elle détermine les questions auxquelles l’expert répondra. Une mission trop étroite peut laisser de côté des points essentiels. L’avocat propose une mission au juge, en s’appuyant sur le dossier technique.

Le juge fixe aussi le montant de la provision à consigner et le délai de dépôt du rapport.

Reunion d expertise judiciaire sur un chantier

Les réunions d’expertise judiciaire se tiennent sur place, en présence de toutes les parties convoquées.

La provision

Le coût de l’expertise

Le demandeur doit en principe consigner une provision sur la rémunération de l’expert, dans le délai fixé par le juge, faute de quoi la désignation peut devenir caduque. Des compléments peuvent être demandés en cours d’expertise si les opérations s’avèrent plus longues.

À l’issue du procès, les frais d’expertise font partie des dépens, mis en principe à la charge de la partie perdante. L’assurance de protection juridique peut prendre en charge tout ou partie des frais, selon le contrat : déclarez le litige avant d’engager les dépenses.

S’ajoutent les honoraires d’avocat et, le cas échéant, ceux de votre expert de partie.

Le déroulement

Réunions, investigations et dires

L’expert convoque les parties et leurs conseils à une première réunion sur les lieux. Il examine les désordres, se fait remettre les pièces, entend les observations de chacun. D’autres réunions peuvent suivre, en particulier si des investigations sont nécessaires : sondages, ouvertures, essais, recours à un sapiteur spécialisé.

Les parties peuvent adresser à l’expert des observations écrites, appelées dires, auxquelles il doit répondre dans son rapport. Avant de déposer son rapport définitif, l’expert communique en principe une note de synthèse, sur laquelle les parties peuvent formuler leurs dernières observations.

La durée des opérations varie selon la complexité du dossier, le nombre de parties et les investigations.

L’expert de partie

Se faire assister techniquement

Face à l’expert judiciaire et aux experts des assureurs, l’assistance d’un expert de partie est un atout. Il prépare le dossier technique, assiste aux réunions, observe les investigations, relève les points omis, et rédige avec l’avocat des dires argumentés.

Son rôle n’est pas de remplacer l’expert judiciaire, mais de veiller à ce que vos arguments techniques soient entendus et discutés. Les constructeurs et les assureurs peuvent être assistés de leurs propres experts : être seul face à eux crée un déséquilibre.

Il aide aussi à évaluer les chiffrages de travaux proposés, et à vérifier qu’ils traitent réellement la cause des désordres.

Classeurs de pieces et rapport d expertise

Un dossier technique préparé en amont oriente utilement les investigations de l’expert désigné.

Se préparer

Constituer un dossier solide

Rassemblez toutes les pièces : actes et contrats, plans, notice descriptive, procès verbal de réception, factures, attestations d’assurance, diagnostics, état des risques, correspondances, photos datées, rapports amiables. Classez les et numérotez les.

Faites établir, si ce n’est déjà fait, un rapport technique qui décrit les désordres, leur cause probable et les travaux nécessaires : il servira de base à la demande et orientera l’expert judiciaire.

Préparez l’accès aux lieux pour les réunions, et anticipez les investigations : autorisations, accès aux parties communes, présence d’une entreprise pour les ouvertures.

Le rapport

Après le dépôt

Le rapport définitif est déposé au greffe et communiqué aux parties. Il n’engage pas le juge, mais il pèse fortement dans sa décision, car il éclaire les questions techniques. Il peut être discuté devant le tribunal, et une contre expertise peut être demandée dans certains cas.

Sur la base du rapport, les parties peuvent négocier un accord, ou le demandeur peut assigner au fond pour obtenir réparation. Le dépôt du rapport fait repartir le délai de prescription qui avait été suspendu pendant les opérations, pour au moins six mois.

Votre avocat analysera le rapport et vous conseillera sur la suite.

Alternatives

Tenter d’abord l’amiable

Avant d’engager une procédure, l’expertise amiable contradictoire et la médiation peuvent permettre de trouver une solution plus rapide et moins coûteuse. Pour certains litiges, une tentative de règlement amiable est d’ailleurs un préalable obligatoire à la saisine du tribunal.

Le dossier constitué lors de la phase amiable n’est pas perdu : il sert de base à la demande d’expertise judiciaire si l’accord échoue.

L’important est de ne pas laisser les délais s’écouler pendant la discussion amiable.

Notre mission

Vous accompagner

Nous intervenons en amont pour établir le rapport technique qui fonde la demande, puis aux côtés de votre avocat pendant les opérations d’expertise judiciaire : préparation des réunions, assistance sur place, rédaction des éléments techniques des dires, analyse de la note de synthèse et du rapport.

Cette mission est établie sur devis, selon la complexité du dossier et le nombre de réunions. Pour un dossier de vices cachés, nos phases de recherche du vice et d’expertise amiable sont facturées 990 € TTC chacune.

Voir notre page vices cachés et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment obtenir une expertise judiciaire ?

Par une demande en référé fondée sur l’article 145 du Code de procédure civile, avec l’assistance d’un avocat recommandée.

Qui choisit l’expert judiciaire ?

Le juge, en principe parmi les experts inscrits sur une liste judiciaire.

Qui paie l’expertise judiciaire ?

Le demandeur avance la provision ; les frais sont ensuite mis en principe à la charge de la partie perdante.

Combien de temps dure une expertise judiciaire ?

Cela dépend de la complexité du dossier et des investigations ; le juge fixe un délai de dépôt du rapport.

Qu’est ce qu’un dire ?

Une observation écrite adressée à l’expert par une partie, à laquelle il doit répondre dans son rapport.

Faut il un expert de partie ?

Ce n’est pas obligatoire, mais il rééquilibre les débats techniques face aux experts des autres parties.

Une expertise judiciaire interrompt elle les délais ?

La demande en référé interrompt la prescription, et les opérations ordonnées avant tout procès la suspendent jusqu’au dépôt du rapport.

Le juge suit il toujours l’expert ?

Il n’est pas lié par le rapport, mais celui ci pèse fortement dans sa décision.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de procédure civile, articles 16, 145, 232 à 284 et 696, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 2239 et 2241, legifrance.gouv.fr
  • Service public, expertise judiciaire, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Visite
Vices cachés

Vice caché ou défaut apparent : où passe la frontière ?

Vices cachés

Vice caché ou défaut apparent : où passe la frontière ?

Après l’achat, un défaut se révèle. Le vendeur répond que vous auriez dû le voir lors des visites. Qui a raison ? La distinction entre vice caché et défaut apparent conditionne tout recours. Elle dépend de ce qu’un acquéreur attentif pouvait constater, et de ce qu’on lui a dit. Voici les critères et des exemples concrets.

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L’essentiel

Un défaut est apparent lorsqu’un acquéreur normalement attentif, non professionnel, pouvait le constater et en mesurer la portée lors des visites, ou lorsqu’il en a été informé. Il est caché lorsqu’il était dissimulé, inaccessible, ou visible seulement par un indice dont un profane ne pouvait déduire l’ampleur. La frontière s’apprécie au cas par cas, et l’expertise aide à la situer.

Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

Le texte

Ce que prévoit le Code civil

L’article 1642 du Code civil dispose que le vendeur n’est pas tenu des vices apparents et dont l’acheteur a pu se convaincre lui même. La garantie des vices cachés ne joue donc que pour les défauts que l’acquéreur ne pouvait pas déceler.

Le critère n’est pas ce que l’acquéreur a effectivement vu, mais ce qu’il pouvait voir et comprendre en examinant normalement le bien. Un acquéreur qui n’a pas visité les combles alors qu’ils étaient accessibles ne pourra pas facilement soutenir qu’un défaut visible depuis les combles était caché.

À l’inverse, l’acquéreur n’est pas tenu de se comporter en expert : on n’attend pas de lui qu’il démonte un doublage ou sonde une charpente.

L’acquéreur

Un profane normalement attentif

Les juges apprécient le caractère apparent du point de vue d’un acquéreur moyen, non professionnel du bâtiment, qui visite le bien avec une attention normale. Ses compétences personnelles peuvent être prises en compte : un acquéreur lui même professionnel du bâtiment sera jugé plus sévèrement.

Le nombre et la durée des visites, l’accès effectif à toutes les parties du bien, la présence de meubles ou d’encombrants, les conditions d’éclairage, sont des éléments d’appréciation.

L’acquéreur qui s’est fait accompagner d’un expert lors d’une visite avant achat est réputé connaître les défauts que celui ci a relevés ou aurait dû relever.

Visible mais pas compris

L’ampleur du défaut

Un défaut peut être visible sans que sa gravité soit perceptible. Une petite tache au plafond peut révéler une infiltration structurelle de la toiture ; une fine fissure, un mouvement des fondations ; quelques trous dans une poutre, une attaque d’insectes étendue à toute la charpente.

La jurisprudence admet que le vice est caché lorsque l’acquéreur ne pouvait, au moment de la vente, en mesurer l’ampleur et les conséquences. Le signe était visible, mais le vice, dans sa réalité, ne l’était pas.

C’est une question de fait, qui se prouve par l’expertise : l’expert explique ce qu’un profane pouvait voir et ce que seule une investigation technique permettait de comprendre.

Expert examinant un mur derriere un meuble deplace

Un défaut peut être visible sans que son ampleur soit perceptible pour un acquéreur non professionnel.

Dissimulation

Un défaut masqué

Un défaut masqué par des travaux est caché, quelle que soit sa visibilité antérieure. Enduit frais sur des fissures, doublage posé contre un mur humide, faux plafond sous une poutre dégradée, revêtement de sol neuf sur un plancher affaissé : ces interventions empêchent l’acquéreur de constater le défaut.

Lorsque la dissimulation est volontaire, elle révèle aussi la connaissance du vendeur, ce qui écarte la clause d’exclusion de garantie et ouvre droit à des dommages et intérêts, voire à une action pour dol.

Des meubles disposés pour masquer une zone, ou des pièces volontairement encombrées lors des visites, peuvent aussi être pris en compte.

L’information

Ce qui a été dit ou écrit

Un défaut signalé à l’acquéreur avant la vente, oralement, dans l’annonce, dans un diagnostic, dans l’état des risques ou dans un rapport, est réputé connu. Il ne peut plus être invoqué comme vice caché, même s’il n’était pas visible.

D’où l’importance de lire attentivement les documents remis : diagnostics, état des risques, procès verbaux de copropriété, mentions de l’acte. Une mention vague ne vaut pas nécessairement information complète : si l’ampleur réelle du défaut a été minimisée, le débat reste ouvert.

Pour le vendeur, une information écrite et précise est la meilleure protection.

Exemples

Des situations concrètes

Une fissure traversante visible en façade, sur laquelle l’acquéreur a interrogé le vendeur, est en principe un défaut apparent. Une fissure masquée par un enduit refait juste avant la vente, qui réapparaît après un hiver, peut être un vice caché.

Une tache d’humidité visible au plafond d’une chambre est apparente ; une charpente pourrie dans des combles inaccessibles, révélée par cette tache seulement après investigation, peut constituer un vice caché dans son ampleur.

Un assainissement non conforme signalé par le diagnostic remis à l’acquéreur n’est pas caché ; un réseau effondré sous le jardin, sans signe en surface, peut l’être. Chaque cas dépend de ses circonstances.

Fissure masquee par une peinture fraiche

L’accès aux différentes parties du bien lors des visites pèse dans l’appréciation du caractère caché.

La visite

Ce que l’acquéreur doit faire

Pour se protéger, l’acquéreur doit visiter toutes les parties accessibles : combles, sous sol, garage, annexes, extérieurs. Il doit poser des questions précises sur les défauts visibles et noter les réponses. Il doit lire les diagnostics et documents remis.

Faire réaliser une expertise avant achat est la meilleure façon de connaître les défauts avant de s’engager : on les intègre dans le prix plutôt que de devoir les contester ensuite.

Photographier le bien lors des visites constitue aussi une preuve utile de son état apparent au moment de la vente.

L’expertise

Situer la frontière

Dans un litige, l’expert examine le défaut et ses manifestations, recherche son ancienneté, et analyse ce qui était visible à la date de la vente : traces anciennes, travaux de dissimulation, accessibilité des parties concernées.

Son rapport explique ce qu’un acquéreur non professionnel pouvait constater, et ce que seule une investigation technique révélait. Il apporte ainsi l’argumentation technique nécessaire à la qualification de vice caché.

Les photos de l’annonce de vente, lorsqu’elles ont été conservées, peuvent aider à reconstituer l’état apparent du bien.

Neuf

Le cas particulier de la VEFA

Pour un logement acheté en VEFA, la logique est différente : le vendeur répond des vices apparents, que l’acquéreur peut dénoncer jusqu’à un mois après la prise de possession. C’est l’inverse de la vente d’un bien existant, où les vices apparents sont exclus de la garantie.

Les défauts cachés d’un logement neuf relèvent ensuite des garanties des constructeurs : parfait achèvement, biennale et décennale.

Cette particularité justifie une visite de livraison minutieuse, idéalement assistée par un expert.

Les preuves

Reconstituer l’état du bien à la vente

Le débat sur le caractère caché se joue sur l’état du bien au jour de la vente, parfois plusieurs années auparavant. Les preuves utiles sont variées : photos prises lors des visites, photos de l’annonce, descriptif de l’agence, diagnostics et leurs annexes, état des risques, échanges écrits avec le vendeur ou l’agent immobilier.

Les témoignages de personnes ayant visité le bien, d’artisans intervenus avant la vente ou de voisins peuvent compléter le dossier. Les factures de travaux du vendeur indiquent quelles interventions ont été réalisées, et quand.

Rassemblez ces éléments dès la découverte du défaut, avant qu’ils ne disparaissent, et transmettez les à l’expert : ils l’aident à établir ce qui était visible et ce qui ne l’était pas.

Notre mission

Qualifier le défaut

En phase 1, à 990 € TTC, nous caractérisons le défaut : nature, gravité, ancienneté, caractère caché ou apparent au regard de l’état du bien lors de la vente. En phase 2, à 990 € TTC, nous convoquons le vendeur à une expertise amiable contradictoire.

Le déplacement, 60 € jusqu’à 100 km, et les frais de gestion, 50 €, s’ajoutent.

Voir notre page vices cachés et notre bilan avant achat pour agir avant de signer.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce qu’un défaut apparent ?

Un défaut qu’un acquéreur normalement attentif pouvait constater et comprendre lors des visites, ou dont il a été informé.

Un défaut visible peut il être un vice caché ?

Oui, si son ampleur et ses conséquences ne pouvaient être mesurées par un acquéreur non professionnel.

Un défaut masqué par des travaux est il caché ?

Oui, et une dissimulation volontaire révèle aussi la connaissance du vendeur.

Un défaut mentionné dans un diagnostic est il caché ?

Non, il est réputé connu de l’acquéreur, sauf si son ampleur a été minimisée.

Faut il visiter les combles ?

Oui, si elles sont accessibles : un défaut visible depuis les combles pourrait être jugé apparent.

En VEFA, les vices apparents sont ils couverts ?

Oui, ils peuvent être dénoncés jusqu’à un mois après la prise de possession.

Combien coûte l’expertise ?

990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641, 1642, 1642-1 et 1643, legifrance.gouv.fr
  • Service public, vice caché dans un logement acheté, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Reunion
Vices cachés

Expertise amiable contradictoire : comment se déroule t elle ?

Vices cachés

Expertise amiable contradictoire : comment se déroule t elle ?

Un désaccord vous oppose à un vendeur, un constructeur, une entreprise ou un voisin à propos d’un désordre ? Avant d’aller devant le juge, l’expertise amiable contradictoire réunit les parties sur place pour constater les faits ensemble. Voici comment elle se déroule, ce qu’elle permet et quelles sont ses limites.

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L’essentiel

L’expertise amiable contradictoire est une réunion d’expertise organisée à l’initiative d’une partie, à laquelle l’autre partie est régulièrement convoquée. Les constats sont faits en présence de tous, chacun peut présenter ses observations, et un procès verbal en rend compte. Elle favorise un accord et constitue un élément de preuve, mais le juge ne peut pas fonder sa décision sur elle seule : elle doit être corroborée par d’autres éléments.

Expertise amiable contradictoire : 990 € TTC dans le cadre d’un dossier vices cachés, sur devis pour les autres litiges. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

Le principe

Constater ensemble

Le mot contradictoire signifie que chaque partie a été mise en mesure de participer : convoquée à temps, informée de l’objet de la réunion, libre de venir accompagnée de son propre expert ou de son avocat, et de présenter ses observations. C’est ce qui distingue l’expertise amiable contradictoire d’un simple rapport établi pour une seule partie.

L’objectif est double : établir les faits de façon partagée, en évitant les contestations ultérieures sur ce qui a été vu, et créer les conditions d’un accord, en mettant les parties face aux mêmes constats.

Elle intervient en principe après un premier rapport, qui a caractérisé le désordre pour le compte de la partie qui l’organise.

Quand

Les situations adaptées

L’expertise amiable contradictoire convient à différents litiges du bâtiment : vice caché après un achat, malfaçons après des travaux, désordres sur une maison récente, réserves non levées après une réception, dommages causés par un chantier voisin, désaccord avec un assureur sur l’étendue d’un sinistre.

Elle est particulièrement utile lorsque la partie adverse n’a pas encore pris position, ou lorsque le désaccord porte sur des faits techniques que l’on peut constater ensemble.

Elle est moins adaptée lorsque la partie adverse refuse tout dialogue, lorsque les délais pour agir en justice sont près d’expirer, ou lorsque des investigations lourdes, sondages ou démontages, sont nécessaires sans accord sur leur prise en charge.

La convocation

Bien convoquer les parties

La convocation est adressée par lettre recommandée avec accusé de réception, suffisamment à l’avance pour permettre à chacun de s’organiser. Elle précise la date, l’heure et le lieu de la réunion, l’objet de l’expertise, les désordres concernés, et l’identité de l’expert.

Elle invite la partie convoquée à se faire assister de l’expert et du conseil de son choix, et, s’il y a lieu, à prévenir son assureur. Le premier rapport peut être joint, pour que chacun connaisse les constats initiaux.

Une convocation régulière est la condition du caractère contradictoire : si une partie ne vient pas alors qu’elle a été dûment convoquée, la réunion peut se tenir, et le procès verbal mentionne son absence.

Expert redigeant un proces verbal sur une tablette

La réunion sur place permet à chaque partie de constater les désordres et de présenter ses observations.

La réunion

Le déroulement sur place

L’expert accueille les participants, rappelle l’objet de la réunion et le déroulement. Les désordres sont examinés ensemble, mesurés et photographiés. Chacun peut montrer ce qu’il estime pertinent, poser des questions et formuler des observations.

Les documents utiles sont présentés : acte de vente, contrat, devis, factures, procès verbal de réception, rapports antérieurs. L’expert note les positions de chaque partie sur les faits, les causes et les responsabilités.

Si les parties s’accordent sur des investigations complémentaires, sondage, ouverture d’un doublage, recherche de fuite, leur réalisation et leur prise en charge sont actées.

Le procès verbal

Ce que contient le compte rendu

À l’issue de la réunion, l’expert établit un procès verbal ou un rapport contradictoire. Il liste les personnes présentes et absentes, décrit les constats, consigne les observations de chacun et les points d’accord ou de désaccord.

Lorsque les parties parviennent à un accord sur les travaux, leur prise en charge ou une indemnité, cet accord peut être consigné et signé. Il est prudent de le formaliser ensuite dans un protocole transactionnel, rédigé avec l’aide d’un conseil.

Le procès verbal est communiqué à toutes les parties, qui peuvent y répondre par écrit.

La valeur

Que vaut une expertise amiable en justice ?

Par un arrêt de chambre mixte du 28 septembre 2012, la Cour de cassation a jugé que le juge ne peut se fonder exclusivement sur une expertise non judiciaire réalisée à la demande de l’une des parties, même en présence des parties. Le rapport amiable doit être corroboré par d’autres éléments de preuve.

Le caractère contradictoire renforce néanmoins sa force probante : la partie adverse, qui a pu participer et s’exprimer, aura plus de mal à contester les constats. Le rapport amiable reste aussi un élément décisif pour obtenir une expertise judiciaire, en démontrant l’existence d’un litige sérieux.

Photos, factures, témoignages, procès verbaux de copropriété ou constats de commissaire de justice viennent le compléter.

Parties examinant un desordre dans une piece

Le procès verbal consigne les constats, les positions de chacun et les points d’accord.

Les délais

Attention à la prescription

Une expertise amiable, même contradictoire, n’interrompt pas les délais pour agir en justice. Pendant que les parties discutent, le délai de deux ans des vices cachés, le délai décennal ou le délai de la garantie de parfait achèvement continuent de courir.

Surveillez donc les échéances et, si elles approchent, faites engager une action en justice, par exemple une demande d’expertise judiciaire en référé, qui interrompt le délai. Les discussions amiables peuvent se poursuivre en parallèle.

Votre avocat est le mieux placé pour calculer les délais applicables à votre situation.

Les coûts

Qui paie l’expertise amiable

L’expertise amiable est payée par la partie qui l’organise, chaque partie supportant les honoraires de son propre expert si elle se fait assister. En cas d’accord, les parties peuvent convenir d’une répartition différente, ou intégrer ces frais dans l’indemnité.

Votre contrat d’assurance habitation ou une assurance de protection juridique peut prendre en charge tout ou partie des frais d’expertise dans le cadre d’un litige : vérifiez les garanties souscrites et déclarez le litige avant d’engager les dépenses.

Le coût d’une expertise amiable reste sans commune mesure avec celui d’une procédure judiciaire, ce qui en fait une étape raisonnable avant tout contentieux.

Les suites

Accord, médiation ou justice

Si un accord est trouvé, il est formalisé et exécuté : travaux de reprise, indemnisation, levée des réserves. Le rapport sert de référence pour vérifier que les travaux correspondent à ce qui a été convenu.

Si le désaccord persiste, une médiation ou une conciliation peut être tentée ; pour certains litiges, une tentative de règlement amiable est d’ailleurs un préalable à la saisine du tribunal. À défaut, l’action en justice, précédée d’une expertise judiciaire, devient nécessaire.

Dans tous les cas, le dossier constitué lors de l’expertise amiable sera réutilisé.

Notre mission

Organiser votre expertise amiable

Nous établissons d’abord le rapport qui caractérise le désordre, puis nous rédigeons et adressons les convocations, conduisons la réunion sur place et établissons le procès verbal. Dans un dossier de vices cachés, chaque phase est facturée 990 € TTC, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Pour les autres litiges, malfaçons, contestation d’un constructeur ou d’un assureur, la mission est établie sur devis, selon la nature du dossier.

Voir notre page vices cachés et nos tarifs.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce qu’une expertise amiable contradictoire ?

Une réunion d’expertise à laquelle toutes les parties sont convoquées pour constater ensemble les désordres.

La partie adverse est elle obligée de venir ?

Non, mais si elle a été régulièrement convoquée, la réunion peut se tenir et son absence est mentionnée.

Le juge peut il se fonder sur l’expertise amiable ?

Pas exclusivement : elle doit être corroborée par d’autres éléments de preuve.

L’expertise amiable interrompt elle les délais ?

Non, seule une action en justice les interrompt.

Qui paie l’expertise amiable ?

La partie qui l’organise, sauf accord contraire ou prise en charge par une assurance.

Peut on venir avec son avocat ?

Oui, chaque partie peut se faire assister de l’expert et du conseil de son choix.

Combien de temps à l’avance convoquer ?

Suffisamment pour que chacun puisse s’organiser et prévenir son assureur ou son conseil ; une quinzaine de jours est un ordre de grandeur raisonnable.

Combien coûte l’expertise amiable ?

990 € TTC dans un dossier vices cachés, sur devis pour les autres litiges, plus déplacement et gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de procédure civile, article 16, legifrance.gouv.fr
  • Cour de cassation, chambre mixte, 28 septembre 2012, courdecassation.fr
  • Code civil, article 2241, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Calendrier
Vices cachés

Délai pour agir en vices cachés : ce qu’il faut savoir

Vices cachés

Délai pour agir en vices cachés : ce qu’il faut savoir

Vous avez découvert un défaut grave dans le logement que vous avez acheté. Combien de temps avez vous pour agir contre le vendeur ? Le Code civil fixe un délai de deux ans, mais son point de départ, son interruption et sa limite extrême obéissent à des règles précises. Les connaître évite de perdre ses droits.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’action en garantie des vices cachés doit être engagée dans les deux ans de la découverte du vice. Ce délai est un délai de prescription : il peut être interrompu par une action en justice, y compris un référé, et suspendu pendant une expertise judiciaire ordonnée avant tout procès. Il s’inscrit dans un délai butoir de vingt ans à compter de la vente. Une lettre recommandée ou une expertise amiable ne l’interrompent pas.

Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

Le texte

Deux ans à compter de la découverte

L’article 1648 du Code civil dispose que l’action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l’acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Ce délai, issu d’une réforme de 2005, a remplacé l’ancien bref délai, dont la durée était laissée à l’appréciation des juges.

Le délai ne court donc pas à compter de la vente, mais de la découverte : un vice découvert cinq ans après l’achat peut encore être invoqué, pendant deux ans, sous réserve du délai butoir.

Il concerne l’action contre le vendeur ; les actions contre d’autres intervenants, comme les constructeurs ou le diagnostiqueur, obéissent à leurs propres délais.

La découverte

Quand le délai commence t il ?

La découverte s’entend de la connaissance du vice dans son ampleur et ses conséquences, et pas seulement de l’apparition d’un premier signe. Une tache d’humidité qui apparaît ne révèle pas nécessairement à elle seule une infiltration structurelle ; c’est l’investigation qui peut en révéler la nature et l’étendue.

Les juges peuvent retenir comme date de découverte celle du rapport d’expertise qui caractérise le vice, lorsque l’acquéreur ne pouvait en mesurer la portée auparavant. Mais cette appréciation dépend des circonstances, et le vendeur peut soutenir que l’acquéreur savait plus tôt.

Par prudence, considérez que le délai peut courir dès les premiers signes sérieux, et agissez sans attendre.

Le délai butoir

Vingt ans après la vente

Le point de départ glissant pourrait permettre d’agir très longtemps après la vente. La Cour de cassation, par un arrêt de chambre mixte du 21 juillet 2023, a précisé que l’action doit en tout état de cause être exercée dans le délai butoir de vingt ans à compter de la vente, prévu par l’article 2232 du Code civil.

Le même arrêt a qualifié le délai de deux ans de délai de prescription, ce qui le rend susceptible de suspension, et non de simple forclusion.

En pratique, pour un bien acheté il y a plus de vingt ans, l’action en garantie des vices cachés n’est plus ouverte.

Expert photographiant un desordre cache dans un mur

La date de découverte du vice fixe le point de départ du délai de deux ans.

Interrompre

Ce qui arrête le délai

Selon l’article 2241 du Code civil, la demande en justice, même en référé, interrompt le délai de prescription. Une assignation devant le juge des référés pour obtenir la désignation d’un expert judiciaire est ainsi un moyen classique d’interrompre le délai tout en faisant établir les faits.

L’interruption fait courir un nouveau délai de même durée à compter de la fin de l’instance. La reconnaissance par le vendeur de sa responsabilité interrompt également le délai.

En revanche, une lettre recommandée, une mise en demeure, une réclamation amiable ou une expertise amiable, même contradictoire, n’interrompent pas le délai. Ce sont des étapes utiles, mais elles ne protègent pas contre l’écoulement du temps.

Suspendre

L’effet d’une expertise judiciaire

L’article 2239 du Code civil prévoit que la prescription est suspendue lorsque le juge fait droit à une demande de mesure d’instruction présentée avant tout procès. Le délai recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter du jour où la mesure a été exécutée, c’est à dire du dépôt du rapport d’expertise.

Cette règle s’applique désormais au délai de deux ans des vices cachés, depuis qu’il a été qualifié de délai de prescription. Elle évite que l’acquéreur ne perde ses droits pendant une expertise judiciaire qui peut durer.

Le calcul précis des délais relève de votre avocat, qui tiendra compte des dates exactes et des actes accomplis.

VEFA

Un délai différent pour le neuf

Pour un logement acheté en VEFA, les défauts apparents obéissent à un régime spécifique. L’article 1642-1 permet de les dénoncer jusqu’à l’expiration d’un délai d’un mois après la prise de possession, et l’article 1648, en son second alinéa, impose d’agir dans l’année qui suit la date à laquelle le vendeur peut être déchargé de ces vices.

Les défauts cachés d’un logement neuf relèvent en outre des garanties des constructeurs : parfait achèvement pendant un an, biennale pendant deux ans, décennale pendant dix ans à compter de la réception.

Ces délais courent à partir de dates fixes, et non de la découverte : ils ne se gèrent pas comme ceux des vices cachés.

Proprietaire envoyant un courrier recommande

Une lettre recommandée prépare le dossier, mais seule une action en justice interrompt le délai.

Les étapes

Agir dans les temps

Dès les premiers signes, photographiez et datez le défaut, conservez les preuves. Faites établir rapidement un rapport par un expert indépendant, qui caractérise le vice : nature, gravité, ancienneté, caractère caché.

Adressez au vendeur une réclamation écrite, rapport à l’appui, et proposez une expertise amiable contradictoire, en fixant un délai de réponse court. Parallèlement, surveillez l’échéance des deux ans.

Si aucun accord n’est en vue, ou si l’échéance approche, consultez un avocat pour engager une action en justice, en référé expertise ou au fond, qui interrompra le délai.

Les pièges

Les erreurs qui font perdre ses droits

La première erreur est de laisser traîner une négociation amiable sans surveiller le délai : un vendeur peut faire durer les échanges, et l’acquéreur se retrouver hors délai. La deuxième est de croire qu’une lettre recommandée suffit à préserver ses droits.

La troisième est de réparer le défaut avant de l’avoir fait constater de façon contradictoire : les preuves disparaissent avec les travaux. Si des travaux urgents sont nécessaires, faites constater l’état préalable par un expert, voire par un commissaire de justice, et convoquez le vendeur.

La quatrième est de négliger les autres fondements possibles, dol, garanties des constructeurs, responsabilité du diagnostiqueur, qui peuvent offrir d’autres délais.

Le rapport

Une pièce qui date la découverte

Le rapport d’expertise joue un double rôle. Sur le fond, il établit le vice, son ancienneté et sa gravité. Sur les délais, sa date peut constituer un repère pour la découverte du vice dans son ampleur, si l’acquéreur ne pouvait en mesurer la portée auparavant.

Il sert de base à la réclamation amiable, à la convocation du vendeur et, en cas de procédure, à la demande d’expertise judiciaire. L’expert judiciaire désigné s’appuiera sur les constats déjà réalisés.

Faire établir ce rapport tôt, c’est sécuriser à la fois le fond et le calendrier.

Notre mission

Une intervention rapide

Notre expertise vices cachés se déroule en deux phases : recherche et caractérisation du vice à 990 € TTC, puis convocation du vendeur à une expertise amiable contradictoire à 990 € TTC. Le déplacement, 60 € jusqu’à 100 km, et les frais de gestion, 50 €, s’ajoutent.

Nous intervenons rapidement pour que votre dossier soit constitué dans les délais, et nous pouvons accompagner une expertise judiciaire aux côtés de votre avocat, sur devis.

Voir notre page vices cachés.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel est le délai pour agir en vices cachés ?

Deux ans à compter de la découverte du vice, dans la limite de vingt ans après la vente.

Une lettre recommandée interrompt elle le délai ?

Non, seule une action en justice, y compris en référé, l’interrompt.

Une expertise judiciaire suspend elle le délai ?

Oui, lorsqu’elle est ordonnée avant tout procès, jusqu’au dépôt du rapport, avec un délai d’au moins six mois ensuite.

À quelle date le vice est il découvert ?

Quand l’acquéreur en connaît l’ampleur et les conséquences, ce qui peut correspondre à un rapport d’expertise.

Puis je réparer avant d’agir ?

Faites d’abord constater le défaut, de préférence contradictoirement, pour conserver les preuves.

Le délai est il le même pour un logement neuf ?

Non, la VEFA et les garanties des constructeurs obéissent à d’autres délais.

Combien coûte l’expertise ?

990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1642-1, 1648, 2232, 2239 et 2241, legifrance.gouv.fr
  • Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, garantie des vices cachés, courdecassation.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Acte
Vices cachés

Clause d’exclusion de garantie des vices cachés : quelles limites ?

Vices cachés

Clause d’exclusion de garantie des vices cachés : quelles limites ?

Votre acte de vente précise que l’acquéreur prend le bien dans l’état où il se trouve, sans garantie des vices cachés. Cette clause ferme t elle la porte à tout recours ? Non : sa portée est limitée par la loi et par la jurisprudence. Voici dans quels cas elle s’applique, et dans quels cas elle tombe.

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L’essentiel

La clause d’exclusion de la garantie des vices cachés est valable dans une vente entre particuliers, mais elle ne protège que le vendeur de bonne foi. Elle est écartée si l’acquéreur prouve que le vendeur connaissait le vice, et elle est inopposable lorsque le vendeur est un professionnel, présumé connaître les vices. La preuve de la connaissance du vendeur repose sur des éléments techniques et documentaires que l’expertise aide à réunir.

Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

Le principe

Une clause autorisée par le Code civil

L’article 1643 du Code civil prévoit que le vendeur est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins que, dans ce cas, il n’ait stipulé qu’il ne sera obligé à aucune garantie. La loi autorise donc une clause d’exclusion, mais seulement pour les vices que le vendeur ignorait.

Dans les ventes immobilières entre particuliers, cette clause est d’usage dans les actes notariés. Elle protège le vendeur de bonne foi contre la découverte de défauts dont il n’avait pas connaissance, ce qui est légitime pour un non professionnel qui ne maîtrise pas l’état technique de son bien.

Elle ne joue en revanche aucun rôle lorsque le vendeur savait.

La mauvaise foi

Le vendeur qui savait

Un vendeur qui connaissait le vice et ne l’a pas révélé ne peut pas se prévaloir de la clause : ce serait lui permettre de profiter de sa propre dissimulation. Si l’acquéreur prouve cette connaissance, la clause est écartée et le vendeur doit en outre des dommages et intérêts, conformément à l’article 1645.

La connaissance s’apprécie au moment de la vente. Elle peut résulter de réparations réalisées par le vendeur, de sinistres déclarés, d’échanges avec des entreprises, de procès verbaux d’assemblée générale en copropriété, de témoignages de voisins ou d’anciens locataires.

Elle peut aussi se déduire de travaux de dissimulation : enduit frais sur des fissures anciennes, doublage posé sur un mur humide, faux plafond masquant une infiltration, meubles disposés pour cacher un défaut.

Le professionnel

Une clause sans effet

Le vendeur professionnel, marchand de biens, promoteur, agent immobilier vendant pour son compte, est présumé connaître les vices de la chose qu’il vend. Cette présomption est irréfragable : il ne peut pas la renverser. La clause d’exclusion est donc sans effet à son égard.

La jurisprudence a étendu cette solution à certains vendeurs non professionnels de l’immobilier, en particulier celui qui a réalisé lui même les travaux à l’origine du vice : il est assimilé à un professionnel pour les défauts de ces travaux, et ne peut opposer la clause.

Si votre vendeur a rénové le bien lui même, la question mérite d’être examinée avec attention.

Expert et proprietaire devant une charpente endommagee

La clause d’exclusion figure dans l’acte, mais sa portée dépend de la bonne foi du vendeur.

La preuve

Démontrer la connaissance du vendeur

La charge de la preuve pèse sur l’acquéreur : c’est à lui de démontrer que le vendeur connaissait le vice. Cette preuve peut être indirecte, faite d’un faisceau d’indices concordants.

Les indices techniques sont essentiels : l’expert peut établir que des fissures ont été rebouchées à une date antérieure à la vente, qu’un doublage a été posé récemment sur un mur dégradé, qu’une charpente a fait l’objet d’un traitement partiel, qu’une fuite a déjà été réparée. Ces constats montrent que le défaut était connu de celui qui a fait réaliser ces interventions.

Les indices documentaires complètent : factures, déclarations de sinistre, échanges avec l’assureur, procès verbaux de copropriété, annonces de vente antérieures.

Le dol

Au delà du vice caché

Lorsque le vendeur a volontairement dissimulé une information déterminante, le comportement peut aussi constituer un dol, au sens de l’article 1137 du Code civil, ou un manquement à l’obligation précontractuelle d’information de l’article 1112-1. Ces fondements permettent de demander l’annulation de la vente ou des dommages et intérêts, avec des règles de délai différentes.

Le choix du fondement juridique relève de votre avocat, au regard des faits et des délais. L’expertise technique sert quel que soit le fondement retenu.

La clause d’exclusion des vices cachés ne fait pas obstacle à une action fondée sur le dol.

Défauts apparents

Ce que la clause ne change pas

Les défauts apparents lors de la vente ne sont pas couverts par la garantie des vices cachés, avec ou sans clause. Un défaut visible que l’acquéreur a pu constater, ou qui lui a été signalé par un diagnostic ou un rapport, ne peut pas être invoqué ensuite.

D’où l’importance, pour l’acquéreur, de faire examiner le bien avant de signer : un défaut constaté avant la vente se négocie dans le prix ; après, il est réputé accepté.

Pour le vendeur, la transparence sur les défauts connus est la meilleure protection : un défaut signalé ne peut plus lui être reproché.

Avocat et client examinant un dossier immobilier

Des travaux de dissimulation ou des réparations antérieures peuvent démontrer que le vendeur connaissait le vice.

Constructions récentes

Les garanties des constructeurs

Pour un bien de moins de dix ans, les garanties des constructeurs s’ajoutent à la garantie des vices cachés. Le vendeur qui a fait construire et revend dans les dix ans est réputé constructeur et répond de la garantie décennale, sans pouvoir l’exclure par une clause.

Les désordres de nature décennale, qui compromettent la solidité ou rendent le bien impropre à sa destination, peuvent ainsi être réclamés au vendeur, aux entreprises et à leurs assureurs, et à l’assureur dommages ouvrage s’il existe.

Vérifiez dans l’acte la date de réception des travaux et les attestations d’assurance annexées.

La démarche

Que faire face à la clause

Faites d’abord constater le vice par un expert : nature, gravité, ancienneté, et indices d’une connaissance du vendeur. Rassemblez les documents de la vente et tout élément sur l’historique du bien.

Adressez au vendeur une réclamation écrite, rapport à l’appui, et proposez une expertise amiable contradictoire. Le vendeur, confronté à des indices précis, peut préférer un accord à un procès.

À défaut, consultez un avocat sans attendre : l’action doit être engagée dans les deux ans de la découverte du vice.

Pour les vendeurs

Se protéger en étant transparent

Si vous vendez, déclarez les défauts que vous connaissez, les sinistres passés et les travaux réalisés, en remettant les factures et rapports. Cette transparence rend la clause d’exclusion pleinement efficace pour ce que vous ignorez, et vous protège contre une action fondée sur le dol.

Une expertise du bâti avant la mise en vente vous permet de connaître l’état de votre bien et de présenter un dossier clair aux acquéreurs.

Évitez les travaux cosmétiques qui masquent un défaut sans le traiter : ils pourraient être interprétés comme une dissimulation.

Notre mission

L’expertise au service de votre recours

En phase 1, à 990 € TTC, nous recherchons et caractérisons le vice : examen, analyse de l’ancienneté, recherche d’indices de travaux antérieurs, rapport écrit. En phase 2, à 990 € TTC, nous convoquons le vendeur à une expertise amiable contradictoire et en établissons le procès verbal.

Le déplacement, 60 € jusqu’à 100 km, et les frais de gestion, 50 €, s’ajoutent. L’accompagnement d’une expertise judiciaire est proposé sur devis.

Voir notre page vices cachés.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

La clause d’exclusion est elle valable ?

Oui entre particuliers, pour les vices que le vendeur ignorait.

Quand la clause est elle écartée ?

Si le vendeur connaissait le vice ou s’il est professionnel.

Comment prouver que le vendeur savait ?

Par un faisceau d’indices : travaux de dissimulation, réparations antérieures, sinistres, documents, témoignages.

Un particulier qui a rénové lui même est il un professionnel ?

La jurisprudence l’assimile parfois à un professionnel pour les défauts de ses propres travaux.

La clause empêche t elle une action pour dol ?

Non, une dissimulation volontaire peut être poursuivie sur ce fondement.

Que faire en premier ?

Faire constater le vice par un expert, puis adresser une réclamation écrite au vendeur.

La clause s’applique t elle aux défauts de la décennale ?

Non, le vendeur qui a fait construire et revend dans les dix ans répond de la garantie décennale, que la clause ne peut pas exclure.

Combien coûte l’expertise ?

990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1137, 1112-1, 1641 à 1648 et 1792-1, legifrance.gouv.fr
  • Service public, vice caché dans un logement acheté, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Proprietaire
Vices cachés

Vice caché immobilier : définition et conditions

Vices cachés

Vice caché immobilier : définition et conditions

Quelques mois après l’achat, vous découvrez une charpente attaquée, des fissures masquées par un doublage ou une humidité dissimulée derrière des meubles. S’agit il d’un vice caché ? La réponse dépend de conditions précises fixées par le Code civil. Voici la définition, les conditions et les recours possibles.

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L’essentiel

Un vice caché est un défaut grave, antérieur à la vente et non apparent lors de l’achat, qui rend le bien impropre à l’usage auquel on le destine ou diminue tellement cet usage que l’acquéreur ne l’aurait pas acquis, ou en aurait donné un moindre prix. L’acquéreur peut alors demander l’annulation de la vente ou une réduction du prix, et des dommages et intérêts si le vendeur connaissait le vice. L’action doit être engagée dans les deux ans de la découverte.

Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

La définition

Ce que dit le Code civil

L’article 1641 du Code civil dispose que le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus.

Cette garantie s’applique à toutes les ventes, y compris immobilières, et elle est due par le vendeur même s’il ignorait le vice, sauf clause contraire valable. Elle protège l’acquéreur contre une mauvaise surprise sur la qualité réelle du bien.

Elle se distingue d’autres régimes : la non conformité à ce qui était convenu, le dol, qui suppose une manœuvre du vendeur, ou les garanties des constructeurs pour un bien de moins de dix ans.

Caché

Un défaut non apparent

Le vice doit être caché : l’article 1642 précise que le vendeur n’est pas tenu des vices apparents dont l’acheteur a pu se convaincre lui même. Un défaut visible lors des visites, comme une fissure en façade ou une tache d’humidité au plafond, n’est en principe pas un vice caché.

Le caractère caché s’apprécie au regard d’un acquéreur normalement attentif, non professionnel. Un défaut masqué par un doublage, une peinture fraîche, un meuble, un faux plafond ou situé dans une partie inaccessible peut être caché. De même, un défaut visible dont l’ampleur ou les conséquences ne pouvaient être appréciées par un profane peut être retenu comme caché.

À l’inverse, l’acquéreur qui a reçu une information claire sur le défaut, par un diagnostic ou un rapport, ne peut plus l’invoquer.

Antérieur

Un défaut existant avant la vente

Le vice doit exister au moment de la vente, au moins en germe. Un désordre apparu après la vente, causé par un événement postérieur, ne relève pas de la garantie du vendeur.

La preuve de l’antériorité est un point central des litiges. Elle repose sur des éléments techniques : ancienneté des dégradations, nature des matériaux et des travaux, traces de réparations anciennes, cohérence avec l’historique du bien. Un bois attaqué depuis des années, un enduit appliqué sur une fissure plus ancienne, une humidité installée de longue date, sont autant d’indices.

C’est l’un des apports essentiels de l’expertise : établir, sur une base technique, que le défaut existait avant la vente.

Expert examinant une poutre degradee

Un défaut masqué par des travaux récents peut constituer un vice caché s’il était grave et antérieur à la vente.

Grave

Un défaut d’une certaine gravité

Le vice doit rendre le bien impropre à son usage ou en diminuer l’usage de façon importante. Un défaut mineur, une imperfection esthétique, un équipement vétuste attendu compte tenu de l’âge du bien, ne suffisent pas.

Constituent par exemple des vices graves une charpente attaquée qui menace la solidité de la toiture, des infiltrations récurrentes rendant une pièce inhabitable, des fissures structurelles liées à un mouvement des fondations, un assainissement hors d’usage, une humidité importante masquée.

La gravité s’apprécie au cas par cas, au regard de l’usage normal du bien et du coût des travaux nécessaires pour y remédier.

Les recours

Annulation ou réduction du prix

L’article 1644 offre à l’acquéreur un choix : rendre le bien et se faire restituer le prix, c’est l’action rédhibitoire, ou garder le bien et se faire rendre une partie du prix, c’est l’action estimatoire. La réduction est en principe évaluée par expertise, au regard du coût des travaux et de la perte de valeur.

Si le vendeur connaissait le vice, l’article 1645 prévoit qu’il est tenu, en plus de la restitution du prix, de tous les dommages et intérêts envers l’acheteur. S’il l’ignorait, il ne doit que la restitution du prix et les frais occasionnés par la vente.

Le vendeur professionnel est présumé connaître les vices de la chose qu’il vend.

La preuve

Établir le vice

C’est à l’acquéreur de prouver l’existence du vice, son caractère caché, son antériorité et sa gravité. Cette preuve est essentiellement technique : un simple témoignage ou quelques photos ne suffisent pas.

Le rapport d’un expert en bâtiment décrit le défaut, en recherche la cause, en apprécie l’ancienneté et la gravité, et chiffre les travaux de reprise. Il constitue la première pièce du dossier. Pour être pleinement opposable, l’expertise gagne à être contradictoire, c’est à dire réalisée en présence du vendeur ou après l’avoir convoqué.

En cas de procédure, le juge peut désigner un expert judiciaire ; un rapport amiable préalable reste utile pour orienter ses investigations.

Code civil et acte de vente sur un bureau

L’expertise établit la nature du vice, son ancienneté et son caractère non apparent.

Le délai

Agir dans les deux ans

L’article 1648 impose d’agir dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. La découverte s’entend du moment où l’acquéreur a eu connaissance du vice dans son ampleur et ses conséquences, ce qui peut correspondre à la date d’un rapport d’expertise.

La Cour de cassation a précisé que ce délai s’inscrit dans un délai butoir de vingt ans à compter de la vente. Une simple lettre n’interrompt pas le délai de deux ans : seule une action en justice, y compris une demande d’expertise en référé, l’interrompt.

Ne laissez pas le temps passer : dès la découverte, faites constater le défaut et consultez un professionnel.

La clause

L’exclusion de garantie

Les actes de vente entre particuliers peuvent contenir une clause excluant la garantie des vices cachés. Elle est valable, mais elle ne protège pas le vendeur qui connaissait le vice et l’a tu : la preuve de sa connaissance permet d’écarter la clause.

Elle ne protège pas non plus le vendeur professionnel, présumé connaître les vices. La jurisprudence assimile parfois au professionnel le vendeur qui a réalisé lui même les travaux à l’origine du vice.

Établir que le vendeur savait peut donc être décisif : travaux de dissimulation, réparations antérieures, déclarations de sinistre, échanges avec des voisins ou des entreprises, sont autant d’indices.

La démarche

Les étapes d’un recours

Faites constater le défaut par un expert indépendant, qui en établit la nature, l’ancienneté et la gravité. Rassemblez l’acte de vente, les diagnostics, les échanges avec le vendeur et l’agence, les photos de la visite si vous en avez.

Adressez au vendeur une lettre recommandée exposant le vice, accompagnée du rapport, et proposez une expertise amiable contradictoire. Si un accord est trouvé, faites le formaliser par écrit.

À défaut d’accord, consultez un avocat pour engager une action en justice dans le délai, éventuellement précédée d’une demande d’expertise judiciaire en référé.

Notre mission

Une intervention en deux phases

Notre expertise vices cachés se déroule en deux phases. La première, à 990 € TTC, consiste à rechercher et caractériser le vice : examen sur place, analyse de l’ancienneté et de la gravité, rapport écrit. La seconde, également à 990 € TTC, consiste à convoquer le vendeur à une expertise amiable contradictoire et à en établir le procès verbal.

Le déplacement, 60 € jusqu’à 100 km, et les frais de gestion, 50 €, s’ajoutent. L’accompagnement d’une expertise judiciaire aux côtés de votre avocat est proposé sur devis.

Voir notre page vices cachés et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce qu’un vice caché immobilier ?

Un défaut grave, antérieur à la vente et non apparent, qui rend le bien impropre à son usage ou en diminue fortement l’usage.

Quel délai pour agir ?

Deux ans à compter de la découverte du vice, dans la limite de vingt ans après la vente.

Que peut obtenir l’acquéreur ?

L’annulation de la vente ou une réduction du prix, et des dommages et intérêts si le vendeur connaissait le vice.

La clause d’exclusion protège t elle toujours le vendeur ?

Non, pas s’il connaissait le vice ou s’il est professionnel.

Qui doit prouver le vice ?

L’acquéreur, en principe par une expertise technique.

Une lettre recommandée interrompt elle le délai ?

Non, seule une action en justice, y compris un référé expertise, l’interrompt.

Combien coûte l’expertise vices cachés ?

990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 à 1649, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1137, 1112-1 et 2232, legifrance.gouv.fr
  • Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, délai butoir de la garantie des vices cachés, courdecassation.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Maison
Achat immobilier

Acheter une maison avec des fissures : les précautions

Achat immobilier

Acheter une maison avec des fissures : les précautions

La maison vous plaît, mais des fissures marquent la façade ou les murs intérieurs. Faut il renoncer ? Pas nécessairement : tout dépend de leur cause, de leur évolution et du coût des réparations. Voici les précautions à prendre pour acheter en connaissance de cause, ou pour renoncer à temps.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Avant d’acheter une maison fissurée, il faut établir si les fissures sont anciennes et stabilisées ou actives, quelle est leur cause, et ce que coûterait leur traitement. L’état des risques, l’historique des sinistres, les travaux réalisés et une expertise du bâti fournissent ces réponses. Une fissure visible avant la vente ne pourra plus être invoquée comme vice caché : elle doit être intégrée au prix ou conduire à renoncer.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

L’enjeu

Visible, donc à prendre en compte

Une fissure visible lors des visites est un défaut apparent. Juridiquement, l’acquéreur qui a pu la constater ne pourra pas, après la vente, invoquer la garantie des vices cachés pour ce défaut. C’est donc avant de signer qu’il faut comprendre ce qu’elle signifie et ce qu’elle coûtera.

Cette règle connaît une nuance : si un défaut était visible mais que son ampleur et ses conséquences ne pouvaient être appréciées par un acquéreur non professionnel, la jurisprudence peut admettre qu’il constituait un vice caché. Mais compter sur cette nuance est risqué.

La démarche prudente consiste à faire analyser les fissures avant l’engagement.

Les questions

Ce qu’il faut savoir

Trois questions permettent d’apprécier une maison fissurée. Les fissures sont elles actives ou stabilisées ? Quelle est leur cause : mouvement des fondations, défaut de structure, retrait des matériaux ? Que coûtera leur traitement, cause comprise, et non simple rebouchage ?

Les réponses déterminent la décision : une fissure ancienne d’enduit sur une maison saine se traite pour quelques centaines ou milliers d’euros ; un mouvement actif des fondations peut nécessiter une étude de sol et une reprise en sous œuvre, avec un budget sans commune mesure.

Entre ces deux extrêmes, chaque situation demande un examen au cas par cas.

Les documents

Interroger le passé de la maison

Lisez l’état des risques : exposition aux argiles, zone de sismicité, plan de prévention, et surtout déclaration des sinistres indemnisés. Un sinistre sécheresse indemnisé signale que la maison a déjà bougé et qu’une procédure d’assurance a eu lieu.

Demandez au vendeur depuis quand les fissures existent, si elles ont évolué, si elles ont été rebouchées, si une déclaration a été faite à l’assurance, si une expertise a été réalisée, et quels travaux ont suivi. Demandez les rapports, les études de sol, les factures et les attestations d’assurance des entreprises.

Consultez aussi l’historique des arrêtés de catastrophe naturelle sécheresse de la commune sur Géorisques.

Expert mesurant une fissure lors d une visite avant achat

Une fissure visible à la visite doit être analysée avant de signer, car elle ne sera plus un vice caché après la vente.

La visite

Observer avec méthode

Faites le tour de la maison : angles, pignons, dessus et dessous des ouvertures, jonctions avec un garage ou une extension. À l’intérieur, regardez les murs au droit des fissures extérieures, les plafonds, le carrelage, les portes et fenêtres : coincent elles, les jours sont ils réguliers ?

Repérez les signes de rebouchage récent : enduit plus clair, peinture neuve localisée, mastic. Un rebouchage récent qui s’est déjà refissuré indique un mouvement actif.

Observez l’environnement : arbres proches, pente du terrain, gouttières, descentes, regards, terrasse décollée. Photographiez tout, avec une règle graduée posée contre les fissures.

L’expertise

Ce que l’expert établit

L’expert mesure les fissures, analyse leur tracé et leur répartition, vérifie leur caractère traversant et le décalage des lèvres. Il examine la structure accessible, les abords, et croise ses constats avec les documents et les données de risques.

Il distingue les fissures anciennes et stabilisées des fissures actives, propose une cause probable et indique les investigations nécessaires : suivi par jauges, étude de sol, recherche de fuite. Il donne un ordre de grandeur des travaux identifiés.

Lorsque la gravité ne peut être tranchée sans investigation, il le dit clairement : cette incertitude est elle même une information pour votre décision.

Négocier

Intégrer les fissures au prix

Si les fissures sont stabilisées et leur traitement limité, le rapport permet de demander une baisse de prix correspondant aux travaux. Si un mouvement est probable mais doit être confirmé, une condition suspensive liée au résultat d’une étude de sol peut être proposée au vendeur, avec un critère objectif.

Le vendeur peut aussi accepter de faire réaliser certains travaux avant la vente, à condition de les préciser et de les contrôler.

Faites mentionner dans l’acte que les fissures ont été constatées et annexez le rapport : la situation est claire pour toutes les parties.

Couple ecoutant les explications d un expert devant une maison

L’expert relève l’ouverture, le tracé et le contexte de chaque fissure pour en estimer la gravité.

Renoncer

Quand l’achat devient trop risqué

Certaines situations justifient de renoncer : fissures larges et évolutives, désordres répartis sur toute la maison, absence de solution chiffrable sans études longues, vendeur qui refuse de communiquer sur les sinistres et les travaux passés, travaux de reprise mal documentés.

Si l’avant contrat est signé, le délai de rétractation de dix jours permet de renoncer sans justification. Au delà, seule une condition suspensive défaillante le permet.

Renoncer à un bien est frustrant, mais acheter une maison dont la structure bouge sans connaître le coût du traitement peut l’être bien davantage.

Après l’achat

Préparer la suite

Si vous achetez, conservez le rapport d’expertise : il fixe l’état des fissures à la date de l’achat. Posez des jauges et suivez leur évolution. Faites réaliser les travaux recommandés en commençant par la cause : gestion des eaux pluviales, végétation, puis structure si nécessaire.

Si de nouvelles fissures apparaissent après une sécheresse reconnue en catastrophe naturelle, le rapport initial permet de distinguer les dommages nouveaux des désordres anciens.

Si des désordres non visibles lors de l’achat se révèlent ensuite, le rapport aide à établir ce qui était apparent et ce qui ne l’était pas.

Assurance

Assurer une maison déjà fissurée

Une maison qui a déjà subi un sinistre sécheresse reste assurable : la garantie catastrophe naturelle est incluse dans les contrats de dommages aux biens. En cas de nouveau sinistre reconnu, l’expert de l’assureur distinguera les dommages nouveaux des désordres antérieurs, d’où l’importance d’un état initial documenté.

Si des travaux de reprise ont été réalisés par le vendeur, la garantie décennale des entreprises vous est transmise pour la durée restant à courir. Demandez les attestations d’assurance et le procès verbal de réception.

Informez votre assureur des travaux que vous réaliserez sur la structure.

Nos conseils

Acheter une maison fissurée en sécurité

Ne vous fiez ni à l’apparence ni aux assurances orales. Lisez l’état des risques, interrogez le vendeur, demandez les documents. Faites expertiser la maison avant de vous engager ou pendant le délai de rétractation.

Intégrez le coût des travaux dans le prix, ou prévoyez une condition suspensive. Renoncez si l’incertitude est trop grande.

Notre bilan avant achat et notre expertise fissures vous aident à décider en connaissance de cause.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Peut on acheter une maison avec des fissures ?

Oui, si leur cause et le coût de leur traitement sont connus et intégrés au prix.

Une fissure visible peut elle être un vice caché ?

En principe non, sauf si son ampleur ne pouvait être appréciée par un acquéreur non professionnel.

Comment savoir si une fissure est ancienne ?

Ses bords, ses dépôts, l’état des rebouchages et les déclarations du vendeur donnent des indices ; l’expert les analyse.

Faut il une étude de sol avant d’acheter ?

Si un mouvement des fondations est probable, elle peut faire l’objet d’une condition suspensive.

Le vendeur doit il déclarer les sinistres ?

Oui, l’état des risques mentionne les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles dont il a connaissance.

Les travaux réalisés par le vendeur sont ils garantis ?

S’ils ont été réalisés par une entreprise assurée, la garantie décennale court au bénéfice de l’acquéreur.

Combien de temps suivre les fissures après l’achat ?

Idéalement un cycle de saisons, avec des jauges relevées chaque mois, pour vérifier qu’elles ne progressent pas.

Peut on obtenir une baisse de prix pour des fissures ?

Oui, si un rapport établit leur cause et chiffre les travaux ; la décision reste libre pour le vendeur.

Combien coûte une expertise avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 à 1648 et 1792, legifrance.gouv.fr
  • Code de l’environnement, article L125-5, legifrance.gouv.fr
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles et arrêtés de catastrophe naturelle, georisques.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Acheteur
Achat immobilier

L’état des risques : le lire avant d’acheter

Achat immobilier

L’état des risques : le lire avant d’acheter

Inondation, séisme, radon, argiles, pollution des sols : l’état des risques renseigne l’acquéreur ou le locataire sur les risques auxquels un bien est exposé. Ce document contient des informations décisives pour l’état futur de la maison et le coût de son assurance. Voici comment le lire et le compléter.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’état des risques est obligatoire lors de la vente ou de la location d’un bien situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques, une zone de sismicité, une zone à potentiel radon significatif ou d’autres zonages réglementaires. Il mentionne aussi les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles dont le vendeur a connaissance. Il se lit avec les données de Géorisques et, pour le bâti, avec une expertise.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le cadre

Une obligation d’information

L’article L125-5 du Code de l’environnement impose au vendeur ou au bailleur d’informer l’acquéreur ou le locataire des risques auxquels le bien est exposé, au moyen d’un état des risques. Ce document est annexé à la promesse de vente ou au bail, et doit dater de moins de six mois.

Depuis le 1er janvier 2023, cette information doit être délivrée dès la première visite du bien, et les annonces immobilières doivent indiquer comment accéder à l’information sur les risques. L’objectif est que l’acquéreur en tienne compte avant de s’engager, et non au moment de signer.

Le formulaire de l’état des risques peut être prérempli à partir de l’adresse du bien sur le site Géorisques, puis complété et signé par le vendeur.

Le contenu

Les risques mentionnés

L’état des risques indique si le bien est situé dans le périmètre d’un plan de prévention des risques naturels, miniers ou technologiques, prescrit ou approuvé, et quels risques sont concernés : inondation, mouvement de terrain, feux de forêt, avalanche, risque industriel. Il précise la zone de sismicité de la commune, de 1 à 5, et le potentiel radon lorsque la commune est classée en zone 3.

Il peut mentionner d’autres informations : secteurs d’information sur les sols pollués, exposition au recul du trait de côte, et, dans la version préremplie de Géorisques, l’exposition au retrait gonflement des argiles.

Il comporte enfin la déclaration du vendeur sur les sinistres ayant donné lieu à indemnisation au titre d’une catastrophe naturelle ou technologique pendant sa période de propriété ou dont il a connaissance.

Les sinistres

Une information précieuse

La déclaration des sinistres indemnisés est l’une des informations les plus utiles de l’état des risques. Un sinistre sécheresse indemnisé signifie que la maison a subi des dommages liés au retrait gonflement des argiles ; un sinistre inondation, qu’elle a été touchée par l’eau.

Interrogez le vendeur : nature des dommages, montant de l’indemnisation, travaux réalisés, entreprises intervenues, factures et garanties. Des travaux de reprise en sous œuvre réalisés après un sinistre sécheresse, avec une étude de sol et une garantie décennale, n’ont pas la même portée qu’un simple rebouchage de fissures.

Un sinistre indemnisé n’est pas rédhibitoire en soi : c’est la qualité de la réponse apportée qui compte.

Carte de zonage des risques posee sur une table

Les cartes de Géorisques permettent de situer le bien par rapport aux zonages de risques.

Inondation

Lire un plan de prévention

Si le bien est situé dans une zone réglementée par un plan de prévention des risques d’inondation, le règlement du plan peut imposer des prescriptions : cote minimale du premier plancher habitable, interdiction de certaines extensions, travaux de réduction de la vulnérabilité à réaliser dans un délai fixé pour les constructions existantes.

Consultez le règlement et la carte de zonage en mairie ou sur Géorisques. Repérez la zone du bien, les cotes de référence et les obligations applicables, en particulier si vous envisagez des travaux ou une extension.

À la visite, recherchez les traces de niveaux d’eau, les équipements surélevés, les dispositifs de protection, et interrogez le vendeur sur les événements passés.

Séisme et radon

Les zonages réglementaires

La zone de sismicité détermine les règles parasismiques applicables aux constructions neuves et à certains travaux sur l’existant. En zones 3, 4 et 5, une maison individuelle neuve doit respecter des dispositions constructives particulières ; pour un bien existant, la zone indique le niveau d’aléa auquel il est exposé.

Le potentiel radon mesure la capacité du sous sol à émettre ce gaz radioactif naturel, qui peut s’accumuler dans les pièces basses et mal ventilées. En potentiel de catégorie 3, des mesures de concentration dans le logement et des dispositions de ventilation et d’étanchéité des sols sont recommandées.

Ces informations orientent les travaux à prévoir et les points à examiner lors de l’expertise.

Les argiles

Une information à compléter

L’exposition au retrait gonflement des argiles, indiquée sur Géorisques pour chaque adresse, est un élément essentiel pour une maison individuelle. En zone moyenne ou forte, les fondations peu profondes sont sensibles aux sécheresses, avec un risque de fissures.

Croisez cette information avec l’historique des arrêtés de catastrophe naturelle sécheresse de la commune, la déclaration de sinistres du vendeur et l’examen des façades. Des fissures rebouchées récemment, sur une maison en zone exposée, justifient une attention particulière.

Pour un terrain à bâtir en zone moyenne ou forte, l’étude géotechnique préalable doit être fournie par le vendeur.

Maison en bord de riviere dans une commune francaise

Une maison en bord de cours d’eau peut être concernée par un plan de prévention des inondations.

Les sanctions

Si l’information manque

Si l’état des risques n’est pas fourni, l’acquéreur ou le locataire peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix ou du loyer. Lorsque l’information n’a pas été délivrée dès la première visite et que l’état n’est pas annexé à la promesse, le délai de rétractation ne court qu’à compter de sa communication.

Ces sanctions protègent l’acquéreur, mais elles supposent une action en justice : mieux vaut vérifier la présence et le contenu de l’état des risques avant de signer.

Un état des risques daté de plus de six mois doit être actualisé.

L’assurance

Risques et contrat d’assurance

Les risques naturels sont couverts par la garantie catastrophe naturelle incluse dans les contrats d’assurance de dommages aux biens, sous réserve d’un arrêté de reconnaissance. Dans certaines situations, comme une construction réalisée en violation des règles d’un plan de prévention, l’assureur peut déroger à cette garantie.

Renseignez vous auprès de votre assureur avant d’acheter dans une zone exposée, en particulier si le bien a déjà subi des sinistres. Les franchises applicables aux catastrophes naturelles sont fixées par arrêté.

L’expertise du bâti documente l’état de la maison au moment de l’achat : une référence utile en cas de sinistre futur.

L’expertise

Passer du zonage au bâti

L’état des risques décrit l’exposition du terrain ; il ne dit rien de la façon dont la maison y a résisté. C’est le rôle de l’expertise avant achat : observer les fissures, l’humidité, les traces d’inondation, la qualité des travaux réalisés après un sinistre, et apprécier la vulnérabilité du bâti.

L’expert relie les constats aux risques identifiés : des fissures en escalier sur un pignon, dans une commune exposée aux argiles et déjà reconnue en catastrophe naturelle, n’appellent pas la même analyse que sur un terrain rocheux.

Il indique les investigations complémentaires utiles, comme une étude de sol ou une mesure du radon.

Nos conseils

Lire l’état des risques avant de s’engager

Demandez l’état des risques dès la première visite. Vérifiez sa date, consultez Géorisques à l’adresse du bien, lisez le règlement des plans de prévention concernés. Interrogez le vendeur sur chaque sinistre déclaré et demandez les justificatifs des travaux.

Faites examiner le bâti au regard de ces risques avant de signer.

Notre bilan avant achat croise les risques de la commune avec l’état réel de la maison.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

L’état des risques est il obligatoire ?

Oui, pour la vente ou la location d’un bien situé dans une zone couverte par un zonage ou un plan de prévention des risques.

Combien de temps est il valable ?

Il doit dater de moins de six mois à la signature de la promesse ou du bail.

Où trouver l’état des risques ?

Un formulaire prérempli est disponible sur Géorisques à partir de l’adresse du bien.

Que signifie un sinistre indemnisé ?

Que le bien a subi des dommages pris en charge au titre d’une catastrophe naturelle ou technologique.

Que faire si l’état des risques manque ?

L’acquéreur peut demander la résolution de la vente ou une diminution du prix devant le juge.

L’état des risques renseigne t il sur l’état de la maison ?

Non, il décrit l’exposition aux risques. L’état du bâti relève d’une expertise.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de l’environnement, article L125-5, legifrance.gouv.fr
  • Géorisques, état des risques réglementés, georisques.gouv.fr
  • Code des assurances, article L125-6, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Couple
Achat immobilier

Délai de rétractation et conditions suspensives : le bon moment pour l’expertise

Achat immobilier

Délai de rétractation et conditions suspensives : le bon moment pour l’expertise

Entre la visite et l’acte authentique, plusieurs fenêtres permettent de faire examiner un bien et, si nécessaire, de revenir sur sa décision. Encore faut il les connaître et les utiliser au bon moment. Voici comment articuler l’expertise du bâti avec le délai de rétractation et les conditions suspensives.

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L’essentiel

L’acquéreur non professionnel d’un logement dispose d’un délai de rétractation de dix jours après la notification de l’avant contrat. Une expertise réalisée avant la signature ou pendant ce délai permet de renoncer sans pénalité ni justification. Au delà, seule une condition suspensive prévue à l’avant contrat, rédigée de façon objective, ouvre une sortie liée à l’état du bien.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le calendrier

Les étapes d’un achat immobilier

Un achat immobilier suit en principe trois temps : l’offre d’achat, l’avant contrat, promesse unilatérale ou compromis de vente, puis l’acte authentique signé chez le notaire, plusieurs semaines ou mois plus tard. C’est l’avant contrat qui engage véritablement les parties.

L’expertise du bâti peut s’insérer à plusieurs moments : avant l’offre, entre l’offre et l’avant contrat, ou pendant le délai de rétractation. Plus elle intervient tôt, plus vos marges de manœuvre sont grandes.

Dans un marché tendu, les délais sont courts. Anticiper la prise de rendez vous avec l’expert dès que le bien vous intéresse sérieusement permet de ne pas perdre d’opportunité.

Avant de signer

Le moment idéal

Réaliser l’expertise avant de signer l’avant contrat vous laisse une liberté totale : vous pouvez maintenir votre offre, la réviser en fonction des travaux constatés, ou renoncer, sans aucune conséquence juridique.

Une offre d’achat peut d’ailleurs mentionner qu’elle est faite sous réserve d’une visite technique. Le vendeur peut l’accepter ou non, mais cette mention annonce votre démarche et facilite l’accès au bien pour l’expert.

Cette chronologie est la plus confortable, mais elle suppose que le vendeur accepte d’attendre quelques jours avant de signer.

La rétractation

Dix jours pour renoncer

L’article L271-1 du Code de la construction et de l’habitation accorde à l’acquéreur non professionnel d’un immeuble à usage d’habitation un délai de rétractation de dix jours. Il court à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée qui lui notifie l’acte, ou de sa remise en main propre dans les conditions prévues par le texte.

Pendant ce délai, l’acquéreur peut se rétracter sans avoir à se justifier et sans pénalité, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par un moyen présentant des garanties équivalentes. Les sommes éventuellement versées lui sont restituées.

Si le délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant.

Calendrier et compromis de vente sur un bureau

Le calendrier de l’achat laisse plusieurs fenêtres pour faire examiner le bien.

Pendant le délai

Organiser l’expertise en dix jours

Dix jours, c’est court. Pour que l’expertise ait lieu et que le rapport vous parvienne à temps, contactez l’expert dès la signature, ou même avant, en lui indiquant la date de notification prévue.

Organisez l’accès au bien avec le vendeur ou l’agence. Préparez les documents : diagnostics, état des risques, factures de travaux, documents de copropriété. Assistez à la visite pour recevoir les premières conclusions sur place.

Si les constats sont rédhibitoires, vous vous rétractez. S’ils justifient une renégociation, vous pouvez la proposer au vendeur, en sachant que votre faculté de rétractation vous donne un argument.

Conditions suspensives

Sortir de l’avant contrat après le délai

Une fois le délai de rétractation écoulé, l’acquéreur est engagé. Il ne peut se dégager que si une condition suspensive prévue à l’avant contrat ne se réalise pas. La plus connue est la condition d’obtention du prêt, imposée par le Code de la consommation lorsque l’achat est financé par un crédit.

D’autres conditions peuvent être convenues librement : obtention d’un permis de construire, absence de servitude, ou résultat d’une étude technique. Une condition liée à l’état du bâti suppose l’accord du vendeur.

Elle doit être objective : une condition qui dépendrait de la seule volonté de l’acquéreur, comme sa simple satisfaction, est nulle selon le Code civil.

Rédiger

Une condition suspensive technique efficace

Pour être efficace, une condition liée à une expertise doit préciser l’objet de l’examen, son délai de réalisation, et un critère objectif de non réalisation : par exemple, la découverte d’un désordre structurel nécessitant une reprise de fondations, ou des travaux dont le coût estimé dépasse un montant fixé.

Elle doit aussi désigner qui choisit l’expert, qui supporte son coût, et comment le résultat est notifié au vendeur. Le notaire rédige la clause en tenant compte de ces éléments.

Une étude de sol peut faire l’objet d’une condition similaire, lorsque des fissures ou la nature du terrain le justifient.

Expert visitant une maison avec des acheteurs

Une condition suspensive bien rédigée sécurise la suite de l’achat.

Le dépôt

Indemnité et sommes versées

À la signature d’une promesse unilatérale, l’acquéreur verse en principe une indemnité d’immobilisation ; d’un compromis, un dépôt de garantie. Ces sommes sont séquestrées, en principe chez le notaire.

En cas de rétractation dans le délai légal, elles sont intégralement restituées dans un délai fixé par la loi. En cas de défaillance d’une condition suspensive, elles le sont également, conformément à l’avant contrat.

En revanche, si l’acquéreur renonce sans motif après le délai et sans condition défaillante, il peut perdre ces sommes : d’où l’importance de faire examiner le bien à temps.

Pour le vendeur

Un intérêt partagé

Une expertise réalisée tôt sert aussi le vendeur : elle limite le risque de rétractation tardive et de remise en cause de la vente, et elle réduit le risque de litige ultérieur sur des vices cachés, puisque les défauts constatés sont connus de l’acquéreur.

Certains vendeurs font d’ailleurs réaliser eux mêmes une expertise du bâti avant la mise en vente, pour connaître l’état de leur bien et présenter un dossier transparent.

La transparence technique fluidifie la vente.

Cas particuliers

Neuf, viager, professionnels

Le délai de rétractation de dix jours s’applique aussi aux contrats de réservation en VEFA et aux contrats de construction de maison individuelle. Il ne s’applique pas à l’acquéreur professionnel, ni aux ventes par adjudication.

Pour un achat en VEFA, l’examen porte sur les plans et la notice descriptive, puis sur le logement à la livraison. Pour une maison existante vendue en viager, les mêmes questions techniques se posent qu’en vente classique.

Dans tous les cas, l’information technique avant l’engagement reste le meilleur gage d’un achat serein.

Les pièges

Les erreurs qui coûtent cher

La première erreur est de laisser filer le délai de rétractation en attendant un rendez vous d’expert : le délai court quoi qu’il arrive, et une expertise reçue le onzième jour ne permet plus de se rétracter librement. La deuxième est de se rétracter par un simple appel ou un courriel non sécurisé, sans preuve de la date d’envoi.

La troisième est d’accepter une condition suspensive vague, du type sous réserve d’une visite technique satisfaisante : sa portée est incertaine et elle peut être jugée potestative. La quatrième est de confondre le délai de rétractation et le délai de réalisation des conditions suspensives, qui obéissent à des règles différentes.

Enfin, ne signez pas l’acte authentique en comptant sur une renégociation ultérieure : après la vente, seuls les recours en garantie restent ouverts.

Nos conseils

Bien utiliser les délais

Contactez l’expert dès que le bien vous intéresse sérieusement. Si possible, faites l’expertise avant l’avant contrat. Sinon, planifiez la pendant le délai de rétractation, en anticipant la date de notification.

Si vous souhaitez une condition suspensive technique, discutez la avec le vendeur et le notaire avant la signature, avec un critère objectif.

Notre bilan avant achat s’organise rapidement pour tenir dans ces délais.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps dure le délai de rétractation ?

Dix jours à compter du lendemain de la notification de l’avant contrat, pour un acquéreur non professionnel d’un logement.

Faut il justifier sa rétractation ?

Non, elle n’a pas à être motivée et ne donne lieu à aucune pénalité.

Comment se rétracter ?

Par lettre recommandée avec accusé de réception ou un moyen présentant des garanties équivalentes.

Peut on prévoir une condition suspensive liée à une expertise ?

Oui, si le vendeur l’accepte, avec un critère objectif de non réalisation.

Le dépôt de garantie est il remboursé en cas de rétractation ?

Oui, intégralement, dans le délai prévu par la loi.

Le délai s’applique t il en VEFA ?

Oui, au contrat de réservation, ainsi qu’au contrat de construction de maison individuelle.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L271-1, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1304 et 1304-2, legifrance.gouv.fr
  • Code de la consommation, article L313-41, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


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