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Garantie de livraison et défaillance du constructeur

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Garantie de livraison et défaillance du constructeur

Le chantier de votre maison est à l’arrêt, le constructeur ne répond plus ou fait l’objet d’une procédure collective. En CCMI, la loi a prévu ce scénario : la garantie de livraison à prix et délais convenus permet d’achever la maison. Voici ce qu’elle couvre, comment la mettre en œuvre et quelles précautions prendre.

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L’essentiel

La garantie de livraison, obligatoire en CCMI, est délivrée par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance. En cas de défaillance du constructeur, le garant prend en charge le coût des dépassements du prix convenu nécessaires à l’achèvement, avec une éventuelle franchise limitée à 5 %, les conséquences de paiements anticipés et les pénalités de retard au delà de trente jours. Il peut désigner une entreprise pour terminer les travaux. La garantie cesse à la réception et à la levée des réserves.

Constat de l’état d’un chantier interrompu et suivi personnalisé : sur devis. Visites CCMI de 510 € à 720 € TTC jusqu’à 75 m².

Le principe

Une garantie obligatoire

L’article L231-6 du Code de la construction et de l’habitation impose au constructeur de justifier d’une garantie de livraison à prix et délais convenus. Elle est délivrée par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance agréés, et le contrat ne peut recevoir exécution sans elle : son obtention conditionne l’ouverture du chantier.

Elle couvre le maître d’ouvrage contre les risques d’inexécution ou de mauvaise exécution des travaux prévus au contrat. Son objet est simple : que la maison soit achevée au prix et dans les délais convenus, malgré la défaillance du constructeur.

Vérifiez dès la signature que l’attestation de garantie vous a été remise, avec le nom et les coordonnées du garant.

La couverture

Ce que prend en charge le garant

Le garant prend en charge le coût des dépassements du prix convenu nécessaires à l’achèvement de la construction. Cette garantie peut être assortie d’une franchise, qui ne peut excéder 5 % du prix convenu et reste alors à la charge du maître d’ouvrage.

Il prend aussi en charge les conséquences du fait du constructeur ayant abouti à un paiement anticipé ou à un supplément de prix, par exemple des appels de fonds réclamés avant l’achèvement des étapes. Enfin, il prend en charge les pénalités forfaitaires de retard prévues au contrat pour le retard de livraison excédant trente jours.

Les limites et modalités précises figurent dans l’attestation et les conditions de la garantie.

Les signes

Reconnaître une défaillance

Plusieurs signes doivent alerter : chantier à l’arrêt depuis plusieurs semaines sans explication, entreprises sous traitantes qui se retirent ou vous contactent pour des impayés, constructeur injoignable, appels de fonds anticipés ou insistants, annonce d’une procédure collective.

Ne réglez aucun appel de fonds qui ne correspond pas à une étape achevée, et ne faites aucun paiement direct aux sous traitants sans conseil : vous pourriez payer deux fois.

Renseignez vous sur la situation du constructeur, par exemple auprès du greffe du tribunal de commerce ou dans les annonces légales, et contactez le garant sans attendre.

Contrat et attestation de garantie sur un bureau

Un chantier interrompu se protège et se constate avant toute reprise des travaux.

La mise en œuvre

Saisir le garant

En cas de défaillance, informez le garant par lettre recommandée, en joignant le contrat, l’attestation de garantie, l’état des paiements effectués et un état du chantier. Le garant peut mettre en demeure le constructeur de livrer ou d’exécuter ses obligations.

Si la mise en demeure reste sans effet, ou en cas de procédure collective, le garant désigne, sous sa responsabilité, une personne qui terminera les travaux. Il peut aussi être amené, selon les situations, à financer l’achèvement par une autre voie prévue par les textes.

Restez en contact écrit avec le garant tout au long de la procédure, et conservez toutes les pièces.

Le constat

Figer l’état du chantier

Avant toute reprise des travaux, il est essentiel de constater l’état du chantier : ouvrages réalisés, ouvrages commencés, défauts éventuels, matériaux présents, protection contre les intempéries. Ce constat sert de base au chiffrage de l’achèvement par le garant et la nouvelle entreprise.

Il peut être réalisé par un expert en bâtiment, qui décrit précisément l’avancement et les désordres, et, si nécessaire, par un commissaire de justice. Il permet aussi de distinguer les défauts imputables au constructeur défaillant de ceux qui apparaîtraient ensuite.

Faites aussi protéger les ouvrages exposés : un chantier hors d’eau mais pas hors d’air, ou sans couverture, se dégrade vite.

L’achèvement

Avec une nouvelle entreprise

La reprise par une nouvelle entreprise suppose de reprendre les plans, la notice descriptive et l’état du chantier. Les ouvrages déjà réalisés doivent être vérifiés : la nouvelle entreprise peut émettre des réserves sur ce qu’elle n’a pas exécuté.

Le prix convenu reste votre référence : les dépassements nécessaires à l’achèvement sont à la charge du garant, sous réserve de la franchise éventuelle. Les modifications que vous demanderiez à cette occasion restent en revanche à votre charge.

Maintenez les visites de contrôle aux étapes restantes, comme pour un chantier normal.

Expert faisant le point sur un chantier interrompu

L’attestation de garantie de livraison figure dans le dossier du contrat.

La réception

Fin de la garantie

La garantie de livraison cesse lorsque la réception des travaux a été constatée par écrit et, le cas échéant, à l’expiration du délai de huit jours ouvert au maître d’ouvrage non assisté pour dénoncer les vices apparents, ou, si des réserves ont été formulées, lorsque celles ci ont été levées.

La réception reste donc décisive : réservez précisément les défauts, et suivez leur levée, qui marque la fin de l’intervention du garant.

Après la réception, les garanties de parfait achèvement, biennale et décennale, et l’assurance dommages ouvrage, prennent le relais pour les désordres ultérieurs.

L’assurance

Dommages ouvrage et décennale

L’assurance dommages ouvrage, souscrite par le maître d’ouvrage, couvre après la réception les dommages de nature décennale, et peut aussi intervenir avant la réception lorsque le contrat de louage d’ouvrage est résilié pour inexécution après mise en demeure restée infructueuse.

Les entreprises qui achèvent les travaux doivent être assurées en décennale pour leurs propres ouvrages. Demandez leurs attestations.

La combinaison de ces garanties vise à ce que la maison soit achevée et protégée, malgré la défaillance du constructeur initial.

Prévenir

Choisir et suivre son constructeur

Avant de signer, vérifiez l’ancienneté et la situation du constructeur, ses références, et la réalité de la garantie de livraison. Méfiez vous d’un constructeur qui demande des sommes non prévues par l’échéancier réglementaire ou qui tarde à fournir l’attestation de garantie.

Pendant le chantier, payez strictement à l’avancement, après contrôle de chaque étape, et conservez une trace écrite de tous les échanges.

Un suivi régulier du chantier permet aussi de détecter tôt un ralentissement anormal.

Les paiements

Où en sont vos versements

Pour le garant comme pour vous, l’état précis des paiements est essentiel. Récapitulez toutes les sommes versées, avec leur date et l’étape à laquelle elles correspondent, et comparez les avec l’échéancier réglementaire et l’avancement réel du chantier.

Si vous avez payé plus que l’avancement ne le permettait, ce paiement anticipé entre dans la garantie, mais il faut le démontrer : appels de fonds, attestations d’avancement, relevés bancaires et constat de l’état du chantier sont les pièces utiles.

Informez aussi votre banque de la situation : elle doit suspendre tout déblocage de fonds au profit du constructeur défaillant, et elle sera associée au financement de l’achèvement.

Nos conseils

Si le chantier s’arrête

Contactez le constructeur par écrit, puis le garant si la situation ne s’éclaircit pas. Ne payez rien qui ne corresponde à une étape achevée. Faites constater l’état du chantier et protéger les ouvrages. Faites vous accompagner d’un avocat en cas de procédure collective.

Notre mission de constat d’un chantier interrompu est établie sur devis ; nos visites de suivi CCMI vont de 510 € à 720 € TTC jusqu’à 75 m².

Voir notre suivi de construction CCMI et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

La garantie de livraison est elle obligatoire en CCMI ?

Oui, le contrat ne peut pas recevoir exécution sans elle.

Que couvre le garant ?

Les dépassements de prix nécessaires à l’achèvement, les paiements anticipés et les pénalités de retard au delà de trente jours.

Y a t il une franchise ?

Le garant peut prévoir une franchise d’au plus 5 % du prix convenu.

Comment saisir le garant ?

Par lettre recommandée, avec le contrat, l’attestation, l’état des paiements et l’état du chantier.

Qui termine les travaux ?

Une personne désignée par le garant, sous sa responsabilité.

Quand la garantie prend elle fin ?

À la réception constatée par écrit, et à la levée des réserves ou à l’expiration du délai de huit jours.

Faut il constater l’état du chantier ?

Oui, avant toute reprise, pour chiffrer l’achèvement et distinguer les responsabilités.

Combien coûte le constat d’un chantier interrompu ?

Il est établi sur devis selon l’état et la taille du chantier.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-6 et R231-7, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, article L242-1, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


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Pénalités de retard en CCMI : comment les calculer

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Pénalités de retard en CCMI : comment les calculer

Le chantier de votre maison prend du retard et la date de livraison prévue au contrat est dépassée. En CCMI, contrairement à d’autres contrats, la loi fixe une pénalité minimale due par le constructeur pour chaque jour de retard. Voici comment elle se calcule, ce qui peut suspendre le délai et comment la réclamer.

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L’essentiel

Le contrat de construction de maison individuelle doit mentionner le délai d’exécution des travaux et les pénalités de retard. La réglementation impose une pénalité minimale d’un trois millième du prix convenu par jour de retard. Elle est due sans avoir à prouver de préjudice, sous réserve des causes de suspension prévues au contrat et justifiées. Au delà de trente jours de retard, le garant de livraison prend en charge ces pénalités si le constructeur ne les paie pas.

Suivi CCMI : visites de 510 € à 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m². Gestion du dossier 450 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le principe

Une pénalité imposée par la loi

L’article L231-2 du Code de la construction et de l’habitation impose au contrat de mentionner la date d’ouverture du chantier, le délai d’exécution des travaux et les pénalités prévues en cas de retard de livraison. L’article R231-14 fixe le montant minimal de ces pénalités : un trois millième du prix convenu par jour de retard.

Ces règles sont d’ordre public : le contrat peut prévoir des pénalités plus élevées, jamais plus faibles. Une clause qui fixerait une pénalité inférieure serait réputée non écrite au profit du minimum légal.

La pénalité a un caractère forfaitaire : elle est due du seul fait du retard, sans que le maître d’ouvrage ait à prouver un préjudice.

Le calcul

Combien représente la pénalité

Le calcul est simple : prix convenu divisé par 3 000, multiplié par le nombre de jours de retard. Pour une maison dont le prix convenu est de 210 000 €, la pénalité minimale est de 70 € par jour, soit 2 100 € pour un mois de retard de trente jours.

Le prix convenu s’entend du prix figurant au contrat, révisé le cas échéant selon les modalités prévues, hors travaux réservés par le maître d’ouvrage.

Si votre contrat prévoit un montant supérieur au minimum, c’est ce montant qui s’applique.

Le délai

À partir de quand le retard court

Le délai d’exécution court à partir de la date d’ouverture du chantier mentionnée au contrat ou déclarée. La date de livraison contractuelle s’obtient en ajoutant le délai, en mois, à cette date d’ouverture.

Le retard se mesure entre cette date contractuelle et la date de réception effective, ou de livraison si elle est distincte. Conservez la déclaration d’ouverture de chantier et le procès verbal de réception : ce sont les deux bornes du calcul.

Si l’ouverture du chantier a elle même été retardée au delà de ce que prévoit le contrat, la question peut aussi se poser.

Calculatrice et contrat de construction

Un chantier à l’arrêt repousse la date de livraison et fait courir les pénalités.

Les suspensions

Ce qui peut prolonger le délai

Le contrat peut prévoir des causes de suspension ou de prolongation du délai : intempéries au delà d’un certain nombre de jours, cas de force majeure, travaux supplémentaires demandés par le maître d’ouvrage, retard de paiement d’un appel de fonds par le maître d’ouvrage.

Le constructeur qui invoque une cause de suspension doit la justifier : relevés météorologiques pour les intempéries, avenant pour des travaux supplémentaires, preuve du retard de paiement. Les jours de suspension se déduisent du retard.

Demandez par écrit les justificatifs, et contestez les causes non prévues au contrat ou non démontrées.

Le garant

La garantie de livraison

La garantie de livraison à prix et délais convenus, obligatoire en CCMI, protège le maître d’ouvrage contre la défaillance du constructeur. L’article L231-6 prévoit notamment que le garant prend en charge les pénalités forfaitaires prévues au contrat en cas de retard de livraison excédant trente jours.

Si le constructeur ne paie pas les pénalités, vous pouvez donc vous adresser au garant, dont les coordonnées figurent dans le contrat et l’attestation de garantie. Le garant peut aussi mettre en demeure le constructeur de livrer, et, à défaut, désigner une entreprise pour terminer les travaux.

Informez le garant par écrit dès que le retard devient significatif.

Réclamer

La démarche

Une fois la date contractuelle dépassée, adressez au constructeur une lettre recommandée constatant le retard, rappelant la clause de pénalités et le minimum légal, et réservant vos droits. À la réception, faites mentionner sur le procès verbal la date effective, et chiffrez les pénalités dues.

Les pénalités peuvent être réglées directement par le constructeur, ou imputées sur les sommes restant dues, en particulier le solde, d’un commun accord. Formalisez tout accord par écrit.

En cas de refus, saisissez le garant pour le retard excédant trente jours, et consultez un avocat pour une action en justice si nécessaire.

Couple devant une maison en construction

Le calcul des pénalités se fait jour par jour, sur la base du prix convenu.

Au delà

Le préjudice supplémentaire

La pénalité forfaitaire indemnise le retard de façon minimale. Si votre préjudice réel est plus important, loyers supplémentaires, frais de garde meubles, intérêts intercalaires, il peut être envisagé de demander une indemnisation complémentaire, selon les stipulations du contrat et l’appréciation du juge.

Conservez les justificatifs de toutes les dépenses liées au retard : bail, quittances, factures, attestations bancaires.

Votre avocat vous indiquera l’articulation entre pénalités forfaitaires et dommages et intérêts complémentaires dans votre situation.

Pendant le retard

Ne pas relâcher le contrôle

Un chantier en retard peut être accéléré en fin de parcours, avec un risque sur la qualité d’exécution. Maintenez les visites de contrôle aux étapes prévues, en particulier cloisons, chape et pré réception, et vérifiez chaque appel de fonds.

Si le chantier est à l’arrêt, faites constater son état, par un expert ou un commissaire de justice : en cas de défaillance du constructeur, ce constat servira au garant et à l’entreprise qui reprendra les travaux.

Protégez aussi les ouvrages exposés aux intempéries : un chantier abandonné hors d’eau mais pas hors d’air se dégrade.

La réception

Ne pas réceptionner à tout prix

Après un retard, la pression pour emménager est forte. Elle ne doit pas conduire à réceptionner une maison inachevée ou à renoncer à des réserves. La réception avec réserves n’empêche pas de réclamer les pénalités de retard.

Faites réaliser une pré réception, réceptionnez avec des réserves précises, puis faites contrôler la maison par un expert le lendemain pour préserver le délai de huit jours.

La date de réception figurant sur le procès verbal arrête le décompte des pénalités : vérifiez qu’elle est exacte.

Exemple

Un décompte type

Un contrat signé pour un prix convenu de 240 000 € prévoit un délai d’exécution de douze mois à compter de l’ouverture du chantier, déclarée le 1er mars. La livraison contractuelle est donc fixée au 1er mars de l’année suivante. La réception a lieu le 20 mai, soit quatre vingts jours plus tard.

Le constructeur justifie, par des relevés météorologiques, de dix jours d’intempérie dépassant le seuil prévu au contrat. Le retard imputable est donc de soixante dix jours. Au minimum légal de 80 € par jour, soit 240 000 € divisés par 3 000, la pénalité s’élève à 5 600 €.

Cet exemple est illustratif : chaque contrat a ses propres clauses de suspension, qu’il faut lire attentivement.

Nos conseils

Face à un retard

Calculez la date contractuelle de livraison dès l’ouverture du chantier. Suivez l’avancement, demandez par écrit les justificatifs de toute suspension, mettez en demeure dès le dépassement, et chiffrez les pénalités à la réception. Saisissez le garant si le constructeur ne paie pas au delà de trente jours.

Maintenez le contrôle de la qualité jusqu’à la réception.

Notre suivi de construction CCMI vous accompagne à chaque étape, y compris lorsque le chantier prend du retard.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quelle est la pénalité minimale de retard en CCMI ?

Un trois millième du prix convenu par jour de retard.

Faut il prouver un préjudice ?

Non, la pénalité est forfaitaire et due du seul fait du retard.

Le contrat peut il prévoir moins ?

Non, le minimum légal s’impose ; le contrat peut prévoir davantage.

Les intempéries suspendent elles le délai ?

Si le contrat le prévoit et qu’elles sont justifiées par des relevés.

Que faire si le constructeur ne paie pas ?

Saisir le garant de livraison pour le retard excédant trente jours.

Peut on déduire les pénalités du solde ?

D’un commun accord, oui ; formalisez l’accord par écrit.

Peut on obtenir plus que la pénalité ?

Une indemnisation complémentaire peut être envisagée selon le contrat et le préjudice justifié.

Combien coûte le suivi CCMI ?

Les visites choisies, de 510 € à 720 € TTC, plus 450 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-2, L231-6 et R231-14, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1231-1 et 1231-5, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


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Étude de sol et loi Elan : ce qui est obligatoire

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Étude de sol et loi Elan : ce qui est obligatoire

Depuis le 1er octobre 2020, la loi Elan impose des études de sol pour les terrains et les maisons situés dans les zones exposées au retrait gonflement des argiles. Qui doit fournir quelle étude, à quel moment, et que doit en faire le constructeur ? Voici ce qui est obligatoire, et pourquoi c’est dans votre intérêt de le vérifier.

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L’essentiel

Dans les zones d’exposition moyenne ou forte au retrait gonflement des argiles, le vendeur d’un terrain non bâti constructible doit fournir une étude géotechnique préalable, annexée à la promesse puis à l’acte. Avant de signer un contrat de construction, le maître d’ouvrage la transmet au constructeur, qui doit soit suivre une étude géotechnique de conception, soit appliquer les dispositions constructives fixées par l’arrêté du 22 juillet 2020. La visite fondations permet de vérifier leur mise en œuvre.

Suivi CCMI, visite fondations : 510 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m². Gestion du dossier 450 €, déplacement 60 €.

L’origine

Pourquoi la loi a changé

Le retrait gonflement des argiles peut provoquer des fissures sur les maisons individuelles, en particulier celles fondées superficiellement. Pour prévenir ces désordres sur les constructions neuves, la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, dite loi Elan, a introduit des obligations d’étude de sol, entrées en vigueur le 1er octobre 2020.

Ces règles figurent aux articles L132-4 à L132-9 du Code de la construction et de l’habitation, précisées par des textes réglementaires qui définissent les zones concernées, le contenu des études et les techniques de construction.

Elles concernent les zones d’exposition moyenne ou forte, identifiées par la cartographie consultable sur Géorisques.

Le vendeur

L’étude géotechnique préalable

En cas de vente d’un terrain non bâti constructible situé dans une zone d’exposition moyenne ou forte, le vendeur doit faire réaliser une étude géotechnique préalable. Elle est annexée à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique.

Cette étude, de type G1 selon la norme des missions géotechniques, caractérise le site et identifie les risques géotechniques, dont la sensibilité du sol au retrait gonflement. Elle reste valable trente ans si aucun remaniement du sol n’a été réalisé.

Elle est à la charge du vendeur. Si elle manque, l’acquéreur doit la réclamer avant de s’engager.

Le maître d’ouvrage

Transmettre l’étude

Avant de conclure un contrat de construction d’une maison individuelle, le maître d’ouvrage transmet l’étude géotechnique préalable au constructeur. Le contrat doit mentionner que cette étude a été remise.

Si vous construisez sur un terrain que vous possédiez déjà, ou acquis avant l’entrée en vigueur de l’obligation, vous pouvez faire réaliser vous même l’étude, ou laisser au constructeur le soin de faire réaliser une étude de conception.

Vérifiez sur Géorisques l’exposition de votre parcelle avant toute démarche : elle détermine si ces obligations s’appliquent.

Carottes de sol argileux alignees

Les sondages géotechniques caractérisent la nature du sol et sa sensibilité à l’eau.

Le constructeur

Deux options

Le constructeur doit, au choix, soit suivre les recommandations d’une étude géotechnique de conception, de type G2, réalisée en prenant en compte l’implantation et les caractéristiques du projet, soit respecter les techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.

L’étude de conception adapte les fondations et les dispositions constructives au sol réel et au projet précis : profondeur d’ancrage, type de fondations, dallage ou vide sanitaire, gestion des eaux. Les dispositions forfaitaires appliquent des règles générales, sans étude spécifique.

Le choix doit apparaître dans le dossier du constructeur : demandez lequel a été retenu.

Les règles

Les dispositions de l’arrêté du 22 juillet 2020

Les techniques particulières de construction portent sur plusieurs points. Les fondations doivent être ancrées à une profondeur minimale, d’au moins 0,80 m en zone d’exposition moyenne et 1,20 m en zone forte, et être homogènes, sans dissymétrie d’ancrage.

La structure doit être rigidifiée par des chaînages horizontaux et verticaux. Les bâtiments accolés fondés différemment doivent être désolidarisés par un joint de rupture. Les eaux pluviales et usées doivent être évacuées loin des fondations, les canalisations enterrées doivent pouvoir accepter des mouvements.

La végétation doit être tenue à distance, à une distance au moins égale à la hauteur à maturité des arbres, ou une fois et demie pour un rideau d’arbres ou d’arbustes, sauf écran anti racines.

Le contrôle

Vérifier sur le chantier

Ces règles se vérifient au moment des fondations, avant le coulage du béton : profondeur des fouilles, homogénéité de l’ancrage, armatures, attentes des chaînages verticaux, joints de rupture prévus aux plans. La visite fondations est le moment clé.

L’expert compare les fouilles et les armatures avec les plans, l’étude de conception ou les dispositions forfaitaires retenues. Il signale tout écart avant que le béton ne soit coulé, quand la correction est encore possible.

La visite gros œuvre vérifie ensuite la continuité des chaînages, et la réception permet de contrôler la gestion des eaux pluviales autour de la maison.

Terrain a batir avec engin de sondage

Les prélèvements de sol argileux sont analysés en laboratoire pour mesurer leur sensibilité au retrait gonflement.

Hors zone

Et si le terrain n’est pas exposé

Hors des zones d’exposition moyenne ou forte, l’étude de sol n’est pas imposée par ces textes. Elle reste néanmoins utile lorsque le terrain présente d’autres particularités : pente, remblais, présence d’eau, ancienne carrière, sol hétérogène.

La cartographie d’exposition est établie à une échelle qui ne rend pas compte de toutes les variations locales. Un terrain classé en exposition faible peut comporter des poches argileuses.

Une étude de sol est un coût modeste au regard de celui d’une reprise en sous œuvre après l’apparition de fissures.

Responsabilités

En cas de fissures

Si des fissures apparaissent sur une maison construite après 2020 en zone exposée, le respect des obligations d’étude et de construction sera examiné. Le constructeur qui n’aurait ni suivi une étude de conception ni appliqué les dispositions forfaitaires engagerait sa responsabilité.

La garantie décennale couvre de toute façon les dommages qui compromettent la solidité de la maison, y compris lorsqu’ils résultent d’un vice du sol, et l’assurance dommages ouvrage préfinance les réparations.

Conservez l’étude préalable, l’étude de conception éventuelle et les rapports de visite : ils documenteront votre dossier.

Acheter un terrain

Les vérifications avant de signer

Avant d’acheter un terrain à bâtir, consultez Géorisques à l’adresse de la parcelle, lisez l’état des risques et demandez l’étude géotechnique préalable si la parcelle est en zone exposée. Lisez ses conclusions : elles peuvent annoncer des fondations plus profondes ou des dispositions particulières, donc un surcoût.

Intégrez ce surcoût dans votre budget de construction et dans la négociation du prix du terrain.

Transmettez l’étude à votre constructeur dès les premiers échanges, pour qu’il établisse un prix tenant compte des travaux d’adaptation au sol.

Les missions

Comprendre les études géotechniques

La norme qui encadre les missions d’ingénierie géotechnique distingue plusieurs étapes. L’étude préalable, dite G1, caractérise le site et identifie les risques principaux, à partir de recherches documentaires, d’une visite et, le cas échéant, de sondages. L’étude de conception, dite G2, adapte les fondations et les dispositions constructives au projet précis, avec des investigations ciblées.

D’autres missions interviennent pendant le chantier, pour vérifier que les hypothèses géotechniques sont confirmées lors des terrassements, ou après des désordres, pour diagnostiquer un sol sous un bâtiment existant.

Lisez la nature de la mission indiquée en tête du rapport qui vous est remis : une étude préalable ne dimensionne pas les fondations, une étude de conception le fait pour un projet donné.

Nos conseils

En résumé

Vérifiez l’exposition de la parcelle, exigez l’étude préalable du vendeur, transmettez la au constructeur, demandez quelle option il retient, et faites contrôler les fondations avant le coulage.

Notre visite fondations est facturée 510 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², dans le cadre de notre suivi CCMI.

Voir notre visite fondations et notre suivi de construction CCMI.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

L’étude de sol est elle obligatoire pour vendre un terrain ?

Oui dans les zones d’exposition moyenne ou forte aux argiles, depuis le 1er octobre 2020.

Qui paie l’étude préalable ?

Le vendeur du terrain.

Combien de temps est elle valable ?

Trente ans, si aucun remaniement du sol n’a été réalisé.

Que doit faire le constructeur ?

Suivre une étude géotechnique de conception ou appliquer les dispositions constructives réglementaires.

Quelle profondeur de fondations en zone argileuse ?

Au moins 0,80 m en zone moyenne et 1,20 m en zone forte selon les dispositions forfaitaires.

Où vérifier l’exposition de mon terrain ?

Sur Géorisques, à l’adresse de la parcelle.

Une étude est elle utile hors zone exposée ?

Elle est recommandée si le terrain présente d’autres particularités : pente, remblais, eau.

Combien coûte la visite fondations ?

510 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², plus gestion et déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L132-4 à L132-9 et R132-3 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Arrêté du 22 juillet 2020 définissant le contenu des études géotechniques et les techniques particulières de construction, legifrance.gouv.fr
  • Norme NF P94-500, missions d’ingénierie géotechnique, AFNOR
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles, georisques.gouv.fr


"Maison
Construction CCMI

Le délai de huit jours après la réception en CCMI

Construction CCMI

Le délai de huit jours après la réception en CCMI

En CCMI, la loi offre au maître d’ouvrage non assisté une seconde chance après la réception : huit jours pour signaler les défauts apparents qu’il n’a pas vus. Ce délai disparaît s’il s’est fait assister par un professionnel le jour même. D’où une stratégie simple : réceptionner seul, puis faire contrôler par un expert le lendemain. Voici pourquoi et comment.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’article L231-8 du Code de la construction et de l’habitation permet au maître d’ouvrage qui n’est pas assisté par un professionnel lors de la réception de dénoncer, par lettre recommandée, dans les huit jours qui suivent, les vices apparents qu’il n’avait pas signalés. Une post réception réalisée par un expert dans ce délai combine la protection du délai légal et un contrôle technique complet.

Post réception CCMI le lendemain de la réception : 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m². Déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le texte

Ce que prévoit l’article L231-8

Le contrat de construction de maison individuelle comporte une protection spécifique du maître d’ouvrage à la réception. L’article L231-8 du Code de la construction et de l’habitation prévoit que, lorsqu’il n’est pas assisté par un professionnel du bâtiment habilité lors de la réception, le maître d’ouvrage peut, dans les huit jours qui suivent la remise des clés consécutive à la réception, dénoncer les vices apparents qu’il n’avait pas signalés lors de la réception.

La dénonciation se fait par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Les vices ainsi dénoncés sont traités comme des réserves.

Le contrat doit reproduire cette faculté, et le constructeur doit en informer le maître d’ouvrage.

La logique

Pourquoi ce délai existe

Le législateur part d’un constat : un particulier qui réceptionne seul sa maison n’a pas les compétences d’un professionnel pour détecter tous les défauts, et il est soumis à la pression du moment. Les huit jours lui laissent le temps de vivre dans la maison, de tester les équipements et de faire appel à un regard extérieur.

À l’inverse, s’il est assisté par un professionnel le jour de la réception, on considère qu’il a bénéficié de ce regard technique : le délai supplémentaire n’a plus de raison d’être.

Le délai de huit jours est donc une protection réservée au maître d’ouvrage non assisté.

La stratégie

Réception seul, expert le lendemain

Il en découle une stratégie efficace. Le jour de la réception, vous êtes seul face au constructeur : vous inscrivez les réserves que vous constatez. Le lendemain, ou dans les jours qui suivent, un expert réalise une post réception complète et rédige la liste des défauts apparents qui n’ont pas été réservés.

Vous adressez cette liste au constructeur par lettre recommandée, dans les huit jours qui suivent la remise des clés. Vous bénéficiez ainsi à la fois du délai légal et d’un contrôle professionnel.

Cette démarche est parfaitement conforme à la loi : elle utilise la protection prévue pour le maître d’ouvrage non assisté.

Expert controlant une baie vitree de maison neuve

Le lendemain de la réception, l’expert contrôle la maison avec méthode et instruments.

Le calendrier

Compter les huit jours

Le délai court à partir de la remise des clés consécutive à la réception. Si la réception et la remise des clés ont lieu le même jour, le délai se calcule à partir de ce jour. Planifiez la post réception le plus tôt possible : le lendemain idéalement, pour laisser le temps de rédiger et d’envoyer la lettre recommandée.

La lettre doit être envoyée dans le délai : conservez la preuve de dépôt et l’avis de réception. Ne laissez pas le dernier jour pour l’envoi.

Réservez la date de l’expert dès que la date de réception est connue.

La post réception

Ce que l’expert contrôle

La post réception est un contrôle complet de la maison, comparable à une réception assistée : extérieurs, façades, menuiseries, couverture visible, évacuations, puis intérieur pièce par pièce, équipements, conformité à la notice descriptive.

L’expert dispose des instruments nécessaires : niveau, règle, télémètre, humidimètre, testeur. Il contrôle la planéité des sols et des murs, l’aplomb des huisseries, le fonctionnement des menuiseries et équipements, les débits de ventilation dans la mesure du possible.

Il rédige une liste de défauts précise, localisée et photographiée, prête à être adressée au constructeur.

La lettre

Rédiger la dénonciation

La lettre recommandée vise expressément l’article L231-8 du Code de la construction et de l’habitation, rappelle la date de réception et de remise des clés, et liste les vices apparents dénoncés en complément des réserves du procès verbal. Le rapport de l’expert peut être joint.

Chaque défaut est décrit avec sa localisation et sa nature, et numéroté à la suite des réserves existantes. Demandez au constructeur de les reprendre au même titre que les réserves.

Conservez une copie de l’envoi complet.

Lettre recommandee posee sur un plan de maison

La dénonciation par lettre recommandée dans les huit jours ajoute les défauts aux réserves.

Le solde

L’effet sur le paiement

Lorsque le maître d’ouvrage n’est pas assisté, le solde de 5 % est payable dans les huit jours qui suivent la remise des clés si aucune réserve n’a été formulée, ou à la levée des réserves dans le cas contraire, la réglementation permettant sa consignation.

Les vices dénoncés dans le délai de huit jours sont assimilés à des réserves : ils conditionnent donc aussi le paiement du solde.

Renseignez vous auprès de votre banque sur les modalités de déblocage du solde, pour qu’il ne soit pas versé par automatisme.

Les limites

Ce que le délai ne couvre pas

Le délai de huit jours concerne les vices apparents, c’est à dire visibles lors d’un examen attentif. Les défauts qui se révéleront plus tard, à l’usage ou avec le temps, relèvent de la garantie de parfait achèvement pendant un an, puis des garanties biennale et décennale.

Il ne permet pas non plus de remettre en cause des choix acceptés au contrat ou dans des avenants.

Enfin, il ne s’applique qu’au CCMI : pour une vente en l’état futur d’achèvement, le délai est d’un mois après la prise de possession, et pour des travaux de rénovation, la réception obéit au droit commun.

Pré réception

Compléter la démarche

La post réception est d’autant plus efficace qu’elle s’inscrit dans un suivi. Une visite de pré réception, quelques semaines avant, permet de dresser la liste des défauts encore corrigeables : le constructeur peut les reprendre avant la réception, ce qui réduit le nombre de réserves.

Le jour de la réception, vous disposez de cette liste pour vérifier ce qui a été corrigé et réserver ce qui reste. Le lendemain, la post réception complète l’examen.

Pré réception et post réception sont facturées 720 € TTC chacune jusqu’à 75 m².

Vivre la maison

Tester pendant les huit jours

Les huit jours ne servent pas seulement à la post réception : ils permettent aussi de vivre dans la maison et d’en tester l’usage. Faites couler l’eau dans chaque point de puisage, vérifiez l’évacuation des douches et baignoires, faites fonctionner le chauffage dans toutes les pièces, manœuvrez chaque fenêtre et chaque volet, testez l’éclairage extérieur et le portail s’il est prévu au contrat.

Observez la maison sous la pluie si l’occasion se présente : écoulement des gouttières, absence d’entrée d’eau aux seuils et aux menuiseries. Notez tout ce qui vous semble anormal et transmettez le à l’expert.

Seuls les vices apparents peuvent être dénoncés à ce titre ; un défaut qui ne se manifeste qu’à l’usage relève, s’il apparaît plus tard, de la garantie de parfait achèvement.

Nos conseils

En pratique

Fixez la date de réception, réservez l’expert pour le lendemain, réceptionnez seul en inscrivant les réserves que vous voyez, puis adressez dans les huit jours la liste établie par l’expert. Suivez ensuite la levée de l’ensemble des réserves.

Notre post réception est facturée 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², plus 60 € de déplacement.

Voir notre visite de réception et post réception et notre suivi CCMI.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce que le délai de huit jours en CCMI ?

Le délai pendant lequel le maître d’ouvrage non assisté peut dénoncer les vices apparents oubliés à la réception.

Le délai s’applique t il si je suis assisté ?

Non, il est réservé au maître d’ouvrage qui n’était pas assisté par un professionnel.

Comment dénoncer les vices ?

Par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, dans les huit jours suivant la remise des clés.

Pourquoi faire venir l’expert le lendemain ?

Pour bénéficier d’un contrôle professionnel sans perdre le délai de huit jours.

Les vices dénoncés sont ils traités comme des réserves ?

Oui, le constructeur doit les reprendre au même titre.

Et les défauts découverts après huit jours ?

Ils relèvent de la garantie de parfait achèvement, puis des garanties biennale et décennale.

Ce délai existe t il en VEFA ?

Non, en VEFA le délai est d’un mois après la prise de possession.

Combien coûte la post réception ?

720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², plus 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-8 et R231-7, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, article 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


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Construction CCMI

Réception de maison : avec ou sans réserves

Construction CCMI

Réception de maison : avec ou sans réserves

La réception est l’aboutissement de la construction de votre maison. C’est un acte juridique majeur : il marque l’acceptation des travaux, fait courir les garanties et transfère la garde de l’ouvrage. Accepter avec ou sans réserves, refuser, se faire assister ou non : chaque choix a des conséquences. Voici comment réussir cette étape.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La réception, définie par l’article 1792-6 du Code civil, est l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte la maison, avec ou sans réserves. Les défauts réservés doivent être repris par le constructeur au titre de la garantie de parfait achèvement. Un défaut apparent non réservé est en principe réputé accepté. En CCMI, le maître d’ouvrage non assisté dispose de huit jours pour dénoncer les vices apparents oubliés ; assisté, il n’en bénéficie pas.

Réception ou post réception CCMI : 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m². Déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

L’acte

Ce que signifie réceptionner

L’article 1792-6 du Code civil définit la réception comme l’acte par lequel le maître de l’ouvrage déclare accepter l’ouvrage avec ou sans réserves. Elle intervient à la demande de la partie la plus diligente, de façon amiable ou, à défaut, judiciairement, et elle est prononcée contradictoirement.

Ses effets sont considérables. Elle fait courir la garantie de parfait achèvement d’un an, la garantie biennale et la garantie décennale. Elle transfère la garde de la maison au maître d’ouvrage. Elle rend exigible le solde du prix, sous réserve des règles propres au CCMI. Et elle purge les défauts apparents qui ne sont pas réservés.

C’est pourquoi elle mérite une préparation sérieuse.

Sans réserves

Une acceptation totale

Réceptionner sans réserves, c’est déclarer que la maison est conforme et sans défaut apparent. Cette situation est exigeante sur un chantier de construction neuve, où des défauts de finition peuvent subsister au moment de la remise des clés.

Une réception sans réserves alors que des défauts sont visibles vous prive de la possibilité d’en exiger la reprise, sauf en CCMI dans le délai de huit jours si vous n’étiez pas assisté. Ne signez pas un procès verbal vierge sous la pression du calendrier, d’un déménagement ou d’un discours rassurant.

Si la maison est réellement conforme, la réception sans réserves reste bien sûr possible.

Avec réserves

Accepter en listant les défauts

Réceptionner avec réserves, c’est accepter la maison tout en listant les défauts à reprendre. Les réserves sont inscrites sur le procès verbal de réception, signé par les deux parties. Le constructeur est alors tenu de les lever, au titre de la garantie de parfait achèvement.

Les réserves doivent être précises : localisation, nature du défaut, mesure, référence à la notice ou aux plans. Une réserve vague est difficile à faire exécuter et à contrôler.

Les délais de reprise sont fixés d’un commun accord. À défaut d’accord, ou si les travaux ne sont pas exécutés dans le délai, ils peuvent, après mise en demeure restée infructueuse, être réalisés aux frais et risques de l’entrepreneur défaillant, comme le prévoit l’article 1792-6.

Expert controlant une porte d entree de maison neuve

La réception se déroule contradictoirement, en présence du constructeur et du maître d’ouvrage.

Refuser

Quand la réception doit être refusée

La réception peut être refusée lorsque la maison n’est pas en état d’être reçue : travaux inachevés, équipements essentiels manquants, défauts graves rendant la maison inhabitable ou dangereuse. Le refus doit être motivé par écrit, et les motifs doivent être sérieux.

Un refus abusif expose le maître d’ouvrage à des difficultés : le constructeur peut demander une réception judiciaire, et des pénalités ou frais peuvent être discutés. Un refus justifié, en revanche, suspend les effets de la réception jusqu’à l’achèvement.

En cas de doute, faites vous conseiller : la frontière entre réception avec réserves importantes et refus de réception est parfois délicate.

Huit jours

Le délai propre au CCMI

L’article L231-8 du Code de la construction et de l’habitation prévoit que le maître d’ouvrage qui n’est pas assisté par un professionnel lors de la réception peut, dans les huit jours qui suivent, dénoncer par lettre recommandée les vices apparents qu’il n’avait pas signalés.

Ce délai disparaît si vous êtes assisté par un professionnel le jour de la réception : on considère alors que vous avez bénéficié d’un regard technique suffisant.

C’est pourquoi nous conseillons de réceptionner seul avec le constructeur, puis de faire réaliser une post réception par un expert le lendemain : ses constats sont adressés au constructeur dans le délai de huit jours.

Préparer

Avant le jour J

Relisez le contrat, la notice descriptive et les plans. Listez les éventuels avenants et modifications convenus. Récupérez les rapports des visites précédentes : les défauts signalés en cours de chantier doivent avoir été corrigés.

Une visite de pré réception, quelques semaines avant, permet de dresser la liste des défauts encore corrigeables et de la transmettre au constructeur. La réception se déroule ensuite plus sereinement.

Prévoyez le matériel : mètre, niveau, lampe, testeur de prise, appareil photo, et une demi journée au moins.

Proces verbal de reception sur une tablette

Chaque défaut constaté est inscrit au procès verbal pour en obtenir la reprise.

Le contrôle

Ce que l’on vérifie

Le contrôle porte sur l’extérieur : façades, enduits, menuiseries, couverture visible, gouttières, descentes, seuils, terrasses, raccordements, abords prévus au contrat. Puis sur l’intérieur, pièce par pièce : sols, murs, plafonds, menuiseries intérieures, équipements électriques, plomberie, chauffage, ventilation.

Les équipements sont testés : chaque prise, chaque point lumineux, l’eau chaude, les écoulements, le chauffage, les volets. La conformité à la notice est vérifiée : nature des revêtements, équipements sanitaires, menuiseries.

Les combles, s’ils sont accessibles, permettent de contrôler l’isolation et la charpente.

Après

Le suivi des réserves

Après la réception, le constructeur doit lever les réserves. Suivez les interventions, vérifiez chaque reprise, et signez un procès verbal de levée lorsqu’elles sont toutes réalisées. Le solde du prix est alors versé, ou déconsigné.

Pendant l’année qui suit, signalez par lettre recommandée tout nouveau désordre au titre de la garantie de parfait achèvement. Avant l’échéance, un bilan permet de recenser les désordres apparus et de les notifier à temps.

Les défauts plus graves relèvent ensuite de la biennale et de la décennale, et de l’assurance dommages ouvrage.

La garde

Ce que la réception vous transfère

La réception transfère au maître d’ouvrage la garde de la maison : à partir de ce moment, c’est vous qui en avez la responsabilité. Pensez à souscrire votre assurance habitation à effet de la date de réception, et à faire relever les compteurs.

Vous devez aussi entretenir la maison conformément aux notices remises par le constructeur : entretien de la ventilation, de la chaudière ou de la pompe à chaleur, des menuiseries. Un défaut d’entretien peut être opposé à une réclamation ultérieure.

Conservez précieusement le procès verbal de réception, les notices et les attestations d’assurance : ils vous seront demandés en cas de sinistre ou de revente.

Les documents

Ce qui doit vous être remis

À la réception, le constructeur doit vous remettre les clés, mais aussi les documents nécessaires à l’usage et à l’entretien de la maison : notices des équipements, certificats et attestations, plans à jour, et les éléments relatifs à la conformité de la construction.

Pour une maison neuve, l’attestation de prise en compte de la réglementation environnementale à l’achèvement, avec la mesure de perméabilité à l’air, fait partie des documents liés à la déclaration d’achèvement des travaux. Le constructeur peut vous accompagner dans le dépôt de cette déclaration en mairie.

Vérifiez aussi que vous disposez des attestations d’assurance décennale du constructeur et du contrat d’assurance dommages ouvrage : ils seront indispensables en cas de désordre.

Nos conseils

Réussir la réception

Faites une pré réception, réceptionnez avec des réserves précises, puis faites réaliser une post réception par un expert le lendemain pour préserver le délai de huit jours. Suivez la levée des réserves et préparez le bilan de fin de première année.

Notre visite de réception ou de post réception est facturée 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², plus 60 € de déplacement.

Voir notre visite de réception et notre pré réception.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce que la réception d’une maison ?

L’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte la maison, avec ou sans réserves, qui fait courir les garanties.

Faut il réceptionner avec réserves ?

Oui dès qu’un défaut est constaté : un défaut apparent non réservé est en principe accepté.

Peut on refuser la réception ?

Oui si la maison n’est pas en état d’être reçue, avec des motifs sérieux et écrits.

Qu’est ce que le délai de huit jours ?

Le délai pour dénoncer les vices apparents oubliés, si vous n’étiez pas assisté par un professionnel.

Pourquoi une post réception ?

Pour bénéficier de l’œil d’un expert tout en préservant le délai de huit jours.

Quand payer le solde ?

À la réception, à la levée des réserves ou après consignation, selon les cas.

Quelles garanties commencent à la réception ?

Parfait achèvement un an, biennale deux ans, décennale dix ans.

Combien coûte la visite de réception ?

720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², plus 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1792 à 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-8 et R231-7, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Maison
Construction CCMI

Échéancier des paiements en CCMI : à chaque étape son appel de fonds

Construction CCMI

Échéancier des paiements en CCMI : à chaque étape son appel de fonds

En CCMI, vous payez votre maison au fil du chantier, selon un échéancier fixé par la réglementation. Chaque appel de fonds correspond à une étape précise, qui doit être réellement achevée. Savoir ce que recouvre chaque étape, et la faire contrôler avant de payer, est le meilleur moyen de garder la maîtrise de votre projet.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’article R231-7 du Code de la construction et de l’habitation plafonne les paiements cumulés : 15 % à l’ouverture du chantier, 25 % à l’achèvement des fondations, 40 % à l’achèvement des murs, 60 % à la mise hors d’eau, 75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air, 95 % à l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie et de chauffage. Le solde de 5 % est payé à la réception ou consigné. Chaque visite de contrôle permet de vérifier l’étape avant de régler l’appel.

Suivi CCMI : visites de 510 € à 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m². Gestion du dossier 450 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le principe

Payer l’avancement réel

Le CCMI interdit de demander des paiements au delà de plafonds cumulés liés à l’avancement des travaux. Le constructeur ne peut appeler une fraction du prix que lorsque l’étape correspondante est atteinte. Il ne peut pas non plus exiger de paiement avant la signature du contrat, hors dépôt de garantie ou sommes encadrées en présence d’une garantie de remboursement.

Ce mécanisme protège le maître d’ouvrage : il ne paie jamais plus que ce qui a été construit. Encore faut il vérifier que l’étape est vraiment achevée et correctement réalisée.

Les pourcentages sont des plafonds cumulés : le contrat peut prévoir des appels plus progressifs, jamais plus rapides.

Avant le chantier

Les sommes versées à la signature

Si le constructeur ne dispose pas d’une garantie de remboursement, il ne peut exiger qu’un dépôt de garantie limité à 3 % du prix, déposé sur un compte spécial à votre nom. Si le constructeur dispose d’une garantie de remboursement, il peut percevoir 5 % à la signature et 5 % à la délivrance du permis de construire, ces sommes s’imputant sur le premier appel.

La garantie de remboursement assure la restitution de ces sommes si le contrat ne se réalise pas, par exemple si une condition suspensive n’est pas levée.

Vérifiez dans le contrat la modalité retenue et l’attestation de garantie correspondante.

15 %

L’ouverture du chantier

L’ouverture du chantier correspond au démarrage effectif des travaux, après la levée des conditions suspensives et l’obtention de la garantie de livraison. Elle se matérialise par l’installation du chantier et les premiers terrassements.

Le constructeur doit déclarer l’ouverture du chantier en mairie. L’appel de 15 % est alors exigible, sous déduction des sommes déjà versées.

C’est aussi le moment de demander le planning prévisionnel du chantier, pour programmer les visites de contrôle aux étapes suivantes.

Fondations de maison en cours de realisation

Les fondations se contrôlent avant le coulage du béton, quand le ferraillage est visible.

25 %

L’achèvement des fondations

Les fondations sont achevées lorsque les semelles et les murs de soubassement sont réalisés, et le plancher bas ou le vide sanitaire en place selon les techniques. C’est l’étape la plus importante à contrôler, et la seule où le ferraillage et les fouilles sont visibles.

La visite fondations a lieu avant le coulage du béton : l’expert compare les fouilles, la profondeur d’ancrage et les armatures avec les plans et l’étude de sol, vérifie les attentes des chaînages et les réservations pour les réseaux.

Une fois le béton coulé, ces éléments ne sont plus contrôlables : la visite doit donc être calée précisément avec le constructeur.

40 %

L’achèvement des murs

Les murs sont achevés lorsque l’élévation des murs porteurs est terminée, avec leurs chaînages, linteaux et le plancher haut éventuel. La visite gros œuvre contrôle l’aplomb et la planéité des murs, la continuité des chaînages horizontaux et verticaux, l’appui des linteaux, les dimensions des ouvertures.

Elle vérifie aussi l’implantation de la maison par rapport aux plans et au terrain, et la cohérence des hauteurs. Les défauts de maçonnerie se corrigent plus facilement avant la pose de la charpente.

L’appel à 40 % n’est exigible que lorsque l’ensemble des murs est réellement terminé.

60 %

La mise hors d’eau

La mise hors d’eau est atteinte lorsque la charpente et la couverture sont posées, rendant la maison étanche à la pluie par le haut. La visite peut porter sur la charpente, les fixations, l’écran sous toiture, les raccords de couverture, l’évacuation des eaux pluviales.

À ce stade, une partie importante du prix est appelée : il est essentiel que la structure et la couverture soient conformes. Les défauts de charpente se corrigent avant l’isolation des combles.

Vérifiez aussi que les appels précédents correspondent bien aux étapes atteintes.

Expert controlant des murs en parpaing sur un chantier

À la mise hors d’eau, la charpente et la couverture sont posées : un jalon majeur de l’échéancier.

75 %

Cloisons et mise hors d’air

L’étape suivante combine l’achèvement des cloisons et la mise hors d’air, c’est à dire la pose des menuiseries extérieures qui ferment la maison. La visite cloisons intervient quand les cloisons et doublages sont posés mais pas encore fermés.

L’expert contrôle la continuité de l’isolant, la pose de la membrane d’étanchéité à l’air, le passage des gaines, la fixation et le calfeutrement des menuiseries. Ces éléments disparaîtront ensuite derrière les plaques.

La qualité de cette étape conditionne le confort thermique et le résultat du test d’étanchéité à l’air exigé par la réglementation environnementale.

95 %

Les équipements

L’appel à 95 % intervient à l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie et de chauffage. La maison est presque terminée : il reste les finitions et la réception.

Avant ce stade, la visite chape contrôle l’épaisseur, la planéité et le protocole de séchage de la chape, en particulier sur un plancher chauffant. La pré réception dresse ensuite la liste des défauts à reprendre avant la réception.

Ne réglez l’appel à 95 % que lorsque les équipements sont réellement en place et fonctionnels.

5 %

Le solde à la réception

Le solde de 5 % est payé à la réception. Si vous êtes assisté d’un professionnel lors de la réception, il est payable à la levée des réserves ; si vous ne l’êtes pas, il peut être consigné jusqu’à la levée des réserves, dans les conditions prévues par la réglementation.

Si vous n’êtes pas assisté, vous disposez de huit jours après la réception pour dénoncer les vices apparents non réservés ; le solde reste alors lié à leur levée.

D’où notre conseil : réception avec le constructeur, puis post réception avec un expert le lendemain, pour préserver ce délai.

Vérifier un appel

Les réflexes à chaque appel de fonds

À réception d’un appel de fonds, vérifiez qu’il correspond à l’étape annoncée et que le cumul des sommes réclamées ne dépasse pas le plafond réglementaire. Rendez vous sur le chantier ou faites réaliser la visite correspondante : l’étape doit être achevée, pas seulement commencée.

Si l’étape n’est pas atteinte, ou si des défauts importants ont été relevés, signalez le par écrit au constructeur, rapport à l’appui, avant le déblocage des fonds. Votre banque débloque les sommes sur votre instruction : ne signez pas l’ordre de déblocage par automatisme.

À l’inverse, payez dans les délais un appel justifié : le contrat peut prévoir des pénalités de retard de paiement, dans la limite fixée par la réglementation.

Nos conseils

Contrôler avant de payer

Demandez le planning du chantier, programmez les visites aux étapes clés, et réglez chaque appel de fonds après avoir vérifié l’étape. Transmettez les rapports de visite au constructeur pour obtenir les corrections avant l’étape suivante.

Nos visites sont facturées : fondations 510 €, gros œuvre 590 €, cloisons 550 €, chape 510 €, pré réception 720 €, réception ou post réception 720 € TTC, jusqu’à 75 m² puis 3 € par m². La gestion du dossier est de 450 € et le déplacement de 60 €.

Voir notre suivi de construction CCMI.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel pourcentage payer à l’ouverture du chantier ?

15 % du prix au maximum, sous déduction des sommes déjà versées.

Quand payer les fondations ?

À leur achèvement, 25 % cumulés au maximum ; faites les contrôler avant le coulage du béton.

Que signifie hors d’eau ?

Charpente et couverture posées ; le cumul des paiements peut alors atteindre 60 %.

Que signifie hors d’air ?

Menuiseries extérieures posées ; avec l’achèvement des cloisons, le cumul peut atteindre 75 %.

Peut on refuser de payer un appel de fonds ?

Si l’étape n’est pas réellement achevée, oui : signalez le par écrit avec un rapport de visite.

Quel dépôt de garantie à la signature ?

Au plus 3 % sans garantie de remboursement ; 5 % à la signature et 5 % au permis avec garantie.

Le solde de 5 % est il toujours payé à la réception ?

Il peut être consigné ou payé à la levée des réserves, selon les cas.

Combien coûte le suivi complet ?

La somme des visites choisies, plus 450 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles R231-7 et R231-8, legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-2 et L231-8, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


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Construction CCMI

CCMI : les mentions obligatoires du contrat

Construction CCMI

CCMI : les mentions obligatoires du contrat

Le contrat de construction de maison individuelle, ou CCMI, est l’un des contrats les plus encadrés du droit de la construction. La loi impose une liste précise de mentions et d’annexes, et l’absence de certaines d’entre elles peut entraîner la nullité du contrat. Voici ce que doit contenir votre contrat avant de le signer.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’article L231-2 du Code de la construction et de l’habitation énumère les mentions obligatoires du CCMI : désignation du terrain, conformité du projet aux règles, description de la maison et des travaux d’adaptation au sol, prix convenu et travaux réservés, modalités de paiement, autorisations, financement, délais et pénalités, assurance dommages ouvrage, garanties de remboursement et de livraison. Le contrat est accompagné d’un plan et d’une notice descriptive. Il peut être conclu sous conditions suspensives.

Suivi CCMI : visites de 510 € à 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m². Gestion du dossier 450 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le cadre

Un contrat très protecteur

Le CCMI avec fourniture de plan, régi par les articles L231-1 et suivants du Code de la construction et de l’habitation, s’applique lorsqu’une personne se charge de la construction d’une maison d’au plus deux logements destinés au même maître d’ouvrage, et fournit le plan. Ses règles sont d’ordre public : on ne peut pas y déroger au détriment du maître d’ouvrage.

Elles visent à protéger un particulier qui confie un projet lourd, un investissement majeur, à un professionnel. Prix convenu, garanties, échéancier plafonné, réception encadrée : chaque étape est réglementée.

La liste des mentions obligatoires est la première protection : elle permet de savoir précisément ce qui est vendu, à quel prix et dans quel délai.

Le terrain

Désignation et adaptation au sol

Le contrat doit désigner le terrain destiné à l’implantation de la maison et mentionner le titre de propriété du maître d’ouvrage ou les droits réels lui permettant de construire. Si le terrain n’est pas encore acquis, son acquisition peut être une condition suspensive.

Il doit décrire la consistance et les caractéristiques techniques du bâtiment, y compris les travaux d’adaptation au sol, les raccordements aux réseaux et les éléments d’équipement indispensables à l’implantation et à l’utilisation de la maison.

Les travaux d’adaptation au sol dépendent de la nature du terrain : en zone d’exposition moyenne ou forte aux argiles, l’étude géotechnique fournie doit être prise en compte, et leur coût intégré au prix.

Le prix

Prix convenu et travaux réservés

Le contrat mentionne le coût du bâtiment, c’est à dire le prix convenu, qui comprend le prix forfaitaire des travaux à la charge du constructeur. Il distingue les travaux dont le maître d’ouvrage se réserve l’exécution, chiffrés poste par poste dans la notice descriptive.

Pour ces travaux réservés, le maître d’ouvrage porte une mention manuscrite par laquelle il en accepte le coût et la charge. Il dispose d’un délai de quatre mois à compter de la signature pour demander au constructeur de les réaliser au prix indiqué.

Le prix convenu ne peut être révisé que dans les conditions prévues par le contrat et la réglementation, selon un indice de référence.

Plans de maison et notice descriptive sur une table

Les plans et la notice descriptive font partie intégrante du contrat.

Les paiements

Modalités de règlement

Le contrat fixe les modalités de règlement à mesure de l’avancement des travaux, dans les limites de l’échéancier réglementaire de l’article R231-7 : 15 % à l’ouverture du chantier, 25 % à l’achèvement des fondations, 40 % à l’achèvement des murs, 60 % à la mise hors d’eau, 75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air, 95 % à l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie et de chauffage.

Le solde de 5 % est payé à la réception, ou consigné en cas de réserves.

Le contrat précise aussi le dépôt de garantie éventuel ou les sommes versées à la signature et à l’obtention du permis, selon que le constructeur dispose ou non d’une garantie de remboursement.

Les autorisations

Permis et financement

Le contrat mentionne l’obtention du permis de construire et des autres autorisations administratives, ou fait de leur obtention une condition suspensive. Le permis est en principe demandé par le constructeur au nom du maître d’ouvrage.

Il indique les modalités de financement, la nature et le montant des prêts obtenus et acceptés par le maître d’ouvrage. L’obtention des prêts est une condition suspensive essentielle : si les prêts sont refusés, le contrat est caduc et les sommes versées sont restituées.

Vérifiez que les montants et durées de prêt indiqués correspondent à votre projet de financement réel.

Les délais

Ouverture du chantier et livraison

Le contrat doit mentionner la date d’ouverture du chantier, le délai d’exécution des travaux et les pénalités prévues en cas de retard de livraison. La réglementation fixe une pénalité minimale d’un trois millième du prix convenu par jour de retard.

La date d’ouverture du chantier peut être exprimée par rapport à la levée des conditions suspensives. Le délai d’exécution, en mois, court à partir de cette ouverture.

Un délai précis et des pénalités clairement stipulées vous protègent contre un chantier qui traîne.

Terrain a batir avec piquets de bornage

Le terrain, ses contraintes et l’étude de sol conditionnent la description des travaux d’adaptation au sol.

Les garanties

Assurance et garanties financières

Le contrat mentionne les références de l’assurance dommages ouvrage, souscrite par le maître d’ouvrage, en principe par l’intermédiaire du constructeur. Il doit aussi justifier de la garantie de livraison à prix et délais convenus, délivrée par un établissement habilité, qui protège le maître d’ouvrage en cas de défaillance du constructeur.

Si le constructeur perçoit des sommes avant l’ouverture du chantier, il doit justifier d’une garantie de remboursement.

Demandez les attestations correspondantes et vérifiez leurs références : sans garantie de livraison, le contrat ne peut pas commencer à s’exécuter.

Les annexes

Plan et notice descriptive

Le contrat est accompagné du plan de la construction, avec ses travaux d’adaptation au sol, ses coupes et élévations, les cotes utiles et l’indication des surfaces de chacune des pièces. Il est aussi accompagné d’une notice descriptive conforme à un modèle réglementaire, qui détaille les caractéristiques techniques de l’immeuble et les travaux, en distinguant ceux compris dans le prix et ceux réservés.

La notice est le document de référence pour vérifier, à chaque visite et à la réception, que la maison construite correspond à ce qui a été vendu.

Lisez la ligne à ligne : une imprécision dans la notice peut nourrir un litige.

Les sanctions

Que se passe t il si une mention manque ?

L’absence de certaines mentions obligatoires peut entraîner la nullité du contrat, que seul le maître d’ouvrage peut invoquer. D’autres manquements peuvent donner lieu à des dommages et intérêts. Des sanctions pénales sont aussi prévues pour le constructeur qui ne respecte pas certaines obligations.

Par ailleurs, l’acquéreur dispose d’un délai de rétractation de dix jours à compter de la notification du contrat signé.

Si vous découvrez une irrégularité, consultez un avocat avant d’agir : la stratégie dépend de l’avancement du chantier et de vos objectifs.

Nos conseils

Avant de signer

Vérifiez chaque mention de l’article L231-2, relisez le plan et la notice, contrôlez les attestations de garantie et d’assurance, chiffrez les travaux réservés de façon réaliste. Faites coïncider les conditions suspensives avec votre calendrier de financement.

Dès la signature, organisez le suivi de chantier : les visites aux étapes clés permettent de vérifier que la maison est conforme au contrat.

Notre suivi de construction CCMI vous accompagne des fondations à la réception.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le CCMI est il obligatoire ?

Lorsqu’un constructeur fournit le plan et réalise une maison d’au plus deux logements pour un même maître d’ouvrage, ce régime s’impose.

Que sont les travaux réservés ?

Les travaux que le maître d’ouvrage se réserve, chiffrés dans la notice, avec une mention manuscrite d’acceptation.

Peut on revenir sur les travaux réservés ?

Oui, dans les quatre mois suivant la signature, en demandant au constructeur de les réaliser au prix indiqué.

Quelle pénalité de retard minimale ?

Un trois millième du prix convenu par jour de retard.

Que se passe t il si une mention manque ?

Le contrat peut être annulé à la demande du maître d’ouvrage, selon la mention concernée.

Quelles conditions suspensives prévoir ?

Acquisition du terrain, permis de construire, prêts, assurance dommages ouvrage, garantie de livraison.

Y a t il un délai de rétractation ?

Oui, dix jours à compter de la notification du contrat signé.

Combien coûte le suivi complet ?

La somme des visites choisies, de 510 € à 720 € TTC chacune, plus 450 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-1 à L231-13, R231-1 à R231-14 et L271-1, legifrance.gouv.fr
  • Arrêté du 27 novembre 1991 relatif à la notice descriptive, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


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