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octobre 2026

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Travaux et garanties

Choisir un expert en bâtiment indépendant

Travaux et garanties

Choisir un expert en bâtiment indépendant

Fissures, humidité, achat, construction neuve, litige avec une entreprise : vous avez besoin d’un avis technique. Mais le titre d’expert en bâtiment n’est pas réglementé, et les profils sont très variés. Comment choisir un professionnel compétent et réellement indépendant ? Voici les critères à vérifier et les questions à poser.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Un bon expert en bâtiment combine compétence technique, expérience du type de mission, indépendance vis à vis des entreprises et des vendeurs, assurance de responsabilité civile professionnelle et capacité à produire un rapport écrit clair et argumenté. Ses tarifs sont annoncés avant la mission. Il se distingue de l’expert d’assurance, mandaté par une compagnie, du diagnostiqueur, qui réalise des diagnostics réglementaires, et de l’expert judiciaire, désigné par un juge.

Avant achat dès 650 € TTC, fissures et humidité dès 590 € TTC, VEFA dès 480 € TTC, CCMI dès 510 € TTC par visite, vices cachés 990 € TTC par phase.

Le constat

Un titre non réglementé

Le titre d’expert en bâtiment n’est pas protégé par la loi : toute personne peut s’en prévaloir. Les profils sont donc divers : ingénieurs, architectes, techniciens du bâtiment, anciens artisans ou conducteurs de travaux, avec des formations et des expériences très différentes.

Seul le titre d’expert judiciaire est encadré : il est réservé aux experts inscrits sur la liste d’une cour d’appel ou sur la liste nationale de la Cour de cassation, après une procédure de sélection.

Il revient donc au particulier de vérifier la compétence et l’indépendance du professionnel qu’il choisit.

Les profils

Qui fait quoi

L’expert d’assurance est mandaté par une compagnie pour évaluer un sinistre : il travaille pour l’assureur. L’expert d’assuré, à l’inverse, défend les intérêts de l’assuré face à la compagnie. Le diagnostiqueur réalise les diagnostics réglementaires obligatoires lors d’une vente ou d’une location, dans un cadre normé, avec une certification spécifique.

L’expert judiciaire est désigné par un juge dans le cadre d’une procédure. L’expert de partie assiste l’une des parties lors d’une expertise judiciaire ou amiable. L’architecte et le bureau d’études conçoivent et dimensionnent des projets.

L’expert en bâtiment indépendant, mandaté par un particulier, examine un bien ou un désordre et lui remet un avis technique.

L’indépendance

Le critère essentiel

Un avis technique n’a de valeur que s’il est indépendant. L’expert ne doit pas vendre de travaux, ni recevoir de commission d’une entreprise, d’un promoteur, d’un constructeur ou d’un agent immobilier. Sinon, son diagnostic risque d’être orienté vers une solution qui l’arrange.

Méfiez vous des diagnostics gratuits proposés par des entreprises de traitement, d’humidité ou de fondations : ils peuvent précéder la vente d’une prestation. Ils peuvent être exacts, mais le conflit d’intérêts est évident.

Demandez à l’expert s’il a un lien avec l’une des parties, et s’il vend ou recommande des entreprises.

Instruments de mesure d expert poses sur une table

L’expert travaille avec des instruments de mesure et documente chaque constat.

La compétence

Formation et expérience

Interrogez l’expert sur sa formation, son parcours et son expérience du type de mission qui vous concerne : une expertise de fissures sur sol argileux, un suivi de construction de maison individuelle et une livraison d’appartement neuf demandent des compétences différentes.

Demandez des exemples anonymisés de rapports, ou au moins une description précise de ce que contiendra le sien. Un professionnel compétent explique sa méthode, ses instruments et les limites de son examen.

Les qualifications et adhésions professionnelles peuvent être un indice, à vérifier auprès de l’organisme cité.

L’assurance

Responsabilité civile professionnelle

L’expert engage sa responsabilité sur ses conclusions. Il doit être couvert par une assurance de responsabilité civile professionnelle adaptée à son activité. Demandez l’attestation : elle vous protège si une erreur de sa part vous cause un préjudice.

Vérifiez que l’activité déclarée correspond à la mission : expertise du bâti, assistance à la réception, expertise amiable.

Un professionnel sérieux fournit cette attestation sans difficulté.

Le rapport

Ce que vous devez recevoir

Le livrable d’une expertise est un rapport écrit. Il doit décrire la mission et ses limites, les documents consultés, les constats faits sur place avec photos et mesures, l’analyse des causes, l’appréciation de la gravité, et des recommandations concrètes : travaux, investigations complémentaires, démarches.

Il distingue ce qui est constaté de ce qui est probable, et ce qui relève de l’avis technique de ce qui relève du droit. Il reste lisible pour un non spécialiste et précis pour un professionnel.

Un simple avis oral, ou quelques lignes sans photos ni mesures, ne permet pas de défendre vos intérêts.

Expert expliquant son rapport a une proprietaire

Un rapport clair, argumenté et photographié est le livrable essentiel de la mission.

Les tarifs

Un prix connu à l’avance

Les honoraires doivent être annoncés avant la mission, par un devis ou une grille publique : prix de la visite, mode de calcul selon la surface, frais de déplacement, frais de gestion, prix des éventuelles visites complémentaires. Méfiez vous des tarifs flous ou des suppléments découverts après coup.

Comparez les prix au contenu : une visite rapide sans rapport détaillé n’a pas la même valeur qu’un examen complet avec rapport photographié.

Nos tarifs sont publics : avant achat dès 650 € TTC, fissures et humidité dès 590 € TTC, VEFA dès 480 € TTC, CCMI dès 510 € TTC par visite, vices cachés 990 € TTC par phase.

Les questions

À poser avant de choisir

Quelles sont votre formation et votre expérience pour ce type de mission ? Avez vous un lien avec une entreprise, un vendeur, un constructeur ? Êtes vous assuré en responsabilité civile professionnelle ? Que contiendra votre rapport, et dans quel délai le recevrai je ?

Quel est le prix total, déplacement et frais compris ? Quelles sont les limites de votre examen ? Pourrez vous m’accompagner ensuite, par exemple lors d’une expertise amiable contradictoire ?

Les réponses, claires ou évasives, vous renseignent autant que leur contenu.

Le moment

Faire appel à l’expert au bon moment

L’expertise est plus utile tôt que tard : avant de signer un achat, avant le coulage des fondations, avant la fermeture des cloisons, à la réception, dès l’apparition d’une fissure. Un constat tardif, après des travaux de reprise ou au delà des délais de garantie, réduit vos options.

Anticipez la prise de rendez vous, en particulier pour les étapes de chantier, dont les dates dépendent du constructeur.

En cas de litige, consultez l’expert avant d’engager des travaux ou d’envoyer une mise en demeure : son rapport donnera du poids à votre démarche.

Après la mission

Ce que l’expert peut faire ensuite

Une expertise ne s’arrête pas toujours au rapport. Selon la situation, l’expert peut vous accompagner dans la suite : convocation d’un vendeur ou d’une entreprise à une expertise amiable contradictoire, assistance lors de la visite de l’expert d’assurance, contrôle des devis de reprise au regard de ses constats, vérification des travaux réalisés.

Dans une procédure judiciaire, il peut intervenir comme expert de partie aux côtés de votre avocat, pour préparer les réunions, observer les investigations et rédiger les éléments techniques des observations écrites.

Renseignez vous sur ces possibilités dès le départ : un même interlocuteur, qui connaît le dossier depuis l’origine, fait gagner du temps et de la cohérence.

Notre approche

Experts en bâtiment

Nos experts interviennent pour des particuliers, sans lien avec les vendeurs, promoteurs, constructeurs ou entreprises de travaux, et ne vendent aucune prestation de travaux. Chaque mission donne lieu à un rapport écrit, photographié et argumenté, et nos tarifs sont publics.

Nous intervenons pour l’expertise fissures et humidité, l’expertise avant achat, les vices cachés, la livraison en VEFA, le suivi et la réception en CCMI, et la réception de travaux.

Voir nos tarifs et notre page expert en bâtiment partout en France.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le titre d’expert en bâtiment est il protégé ?

Non. Seul le titre d’expert judiciaire est encadré, par l’inscription sur une liste.

Quelle différence avec un expert d’assurance ?

L’expert d’assurance travaille pour la compagnie ; l’expert indépendant que vous mandatez travaille pour vous.

Un diagnostiqueur peut il faire une expertise du bâti ?

Ce sont deux métiers distincts : les diagnostics réglementaires ne portent pas sur l’état de la structure.

Comment vérifier l’indépendance d’un expert ?

Demandez s’il a un lien avec une entreprise ou une partie, et s’il vend des travaux.

L’expert doit il être assuré ?

Oui, en responsabilité civile professionnelle ; demandez l’attestation.

Que doit contenir le rapport ?

La mission, les constats avec photos et mesures, l’analyse des causes, la gravité et les recommandations.

Quand faire appel à un expert ?

Le plus tôt possible : avant de signer, avant que les ouvrages ne soient masqués, dès l’apparition d’un désordre.

Combien coûte une expertise ?

Selon la mission : de 480 € TTC pour une visite VEFA à 990 € TTC par phase en vices cachés.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires, legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L271-6, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Carrelage
Travaux et garanties

Malfaçons après travaux : les recours possibles

Travaux et garanties

Malfaçons après travaux : les recours possibles

Carrelage mal posé, enduit qui se décolle, toiture qui fuit après réfection, isolation bâclée : les travaux réalisés ne correspondent pas à ce que vous attendiez. Quels recours avez vous contre l’entreprise ? Tout dépend du moment, de la nature du défaut et de ce qui a été signé. Voici les étapes pour faire valoir vos droits.

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L’essentiel

Face à des malfaçons, la première étape est de les faire constater et qualifier : défaut d’exécution, non conformité au devis, désordre grave. Avant la réception, l’entreprise doit livrer un ouvrage conforme ; à la réception, les défauts se réservent ; après, les garanties légales et la responsabilité contractuelle prennent le relais. La démarche passe par une mise en demeure, une expertise amiable contradictoire, puis si nécessaire une action en justice.

Contestation de malfaçons, expertise amiable contradictoire : sur devis. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Qualifier

Malfaçon, non conformité ou désordre

Le terme de malfaçon recouvre plusieurs réalités. Un défaut d’exécution est un ouvrage mal réalisé au regard des règles de l’art : carrelage désaffleurant, joints irréguliers, enduit fissuré, pente insuffisante. Une non conformité est un écart par rapport au contrat : matériau différent, épaisseur d’isolant inférieure, prestation manquante. Un désordre est une conséquence dommageable, comme une infiltration ou une fissure.

Cette qualification détermine le fondement du recours et les délais. Elle repose sur des constats techniques, comparés au devis et aux normes et documents techniques applicables.

C’est le rôle d’une expertise : décrire les défauts, les mesurer, les rattacher à une cause et à une règle.

Avant la réception

Pendant le chantier

Tant que les travaux ne sont pas réceptionnés, l’entreprise est tenue d’une obligation de résultat : livrer un ouvrage conforme au contrat et aux règles de l’art. Si vous constatez des malfaçons en cours de chantier, signalez les immédiatement par écrit, avec photos, et demandez leur reprise avant la poursuite des travaux.

Vous pouvez suspendre le paiement de la part correspondant aux travaux défectueux, de façon proportionnée, en invoquant l’exception d’inexécution. En cas de malfaçons graves et persistantes, la résiliation du contrat peut être envisagée, après mise en demeure, avec prudence et conseil.

Faire constater l’état du chantier avant toute rupture est indispensable.

À la réception

Réserver

La réception est le moment clé pour faire valoir les défauts visibles. Inscrivez chaque malfaçon au procès verbal, de façon précise : localisation, nature, mesure, référence au devis. Un défaut apparent non réservé est en principe réputé accepté.

Les défauts réservés relèvent de la garantie de parfait achèvement : l’entreprise doit les reprendre dans le délai convenu. Une retenue de garantie, si elle est prévue au contrat, garantit cette reprise.

Pour des travaux importants, l’assistance d’un expert à la réception permet de ne rien oublier et de formuler des réserves opposables.

Expert mesurant un defaut de planeite

Un défaut de planéité se mesure à la règle et se compare aux tolérances des règles de l’art.

Après la réception

Les garanties légales

Après la réception, plusieurs régimes s’appliquent selon la nature du défaut. Pendant un an, la garantie de parfait achèvement couvre tous les désordres notifiés. Pendant deux ans, la garantie biennale couvre le bon fonctionnement des équipements dissociables. Pendant dix ans, la garantie décennale couvre les dommages qui compromettent la solidité ou rendent l’ouvrage impropre à sa destination.

Pour les défauts qui ne relèvent d’aucune de ces garanties, la responsabilité contractuelle de l’entreprise peut être engagée, sur preuve d’une faute, pendant dix ans à compter de la réception.

Certains travaux de rénovation légers ne constituent pas un ouvrage au sens de la décennale : la qualification dépend de leur nature.

Constater

Faire établir les faits

Avant toute démarche, faites constater les malfaçons. Photos datées, mesures, comparaison avec le devis : un dossier précis vaut mieux qu’une plainte générale. Un expert en bâtiment indépendant décrit les défauts, apprécie leur gravité, identifie les règles non respectées et chiffre les travaux de reprise.

Son rapport sert de base à la mise en demeure et à la discussion avec l’entreprise. Pour qu’il ait plus de poids, l’expertise gagne à être contradictoire, l’entreprise étant convoquée.

Ne faites pas reprendre les malfaçons par une autre entreprise avant de les avoir fait constater : les preuves disparaîtraient.

Mettre en demeure

La démarche amiable

Adressez à l’entreprise une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Décrivez les malfaçons, joignez le rapport ou les photos, rappelez les obligations de l’entreprise, et fixez un délai raisonnable pour intervenir.

Proposez une expertise amiable contradictoire, à laquelle l’entreprise et son assureur sont convoqués. Les constats partagés facilitent un accord sur les reprises ou sur une indemnisation.

Si l’entreprise est assurée en responsabilité décennale et que les désordres sont de cette nature, déclarez aussi le sinistre à l’assurance dommages ouvrage si elle existe.

Proprietaire et expert discutant devant des travaux

L’expertise contradictoire réunit l’entreprise et le maître d’ouvrage autour des constats.

La médiation

Les modes amiables

Si l’entreprise ne répond pas ou conteste, une médiation de la consommation peut être sollicitée : les professionnels doivent indiquer à leurs clients consommateurs le médiateur dont ils relèvent. Le recours au médiateur est gratuit pour le consommateur.

Un conciliateur de justice peut aussi être saisi gratuitement. Pour certains litiges, une tentative de règlement amiable est un préalable obligatoire à la saisine du tribunal.

Ces démarches n’interrompent pas tous les délais : surveillez les échéances de vos garanties.

En justice

L’action et l’expertise judiciaire

À défaut d’accord, une action en justice peut être engagée. Elle peut commencer par une demande d’expertise judiciaire en référé, qui permet de faire établir les malfaçons par un expert désigné par le juge, et interrompt les délais de prescription.

Sur la base du rapport judiciaire, le tribunal peut condamner l’entreprise à reprendre les travaux ou à indemniser le coût de leur reprise par une autre entreprise, ainsi que les préjudices annexes.

L’assistance d’un avocat est recommandée, et celle d’un expert de partie renforce votre position technique.

Prévenir

Pour vos prochains travaux

Avant de signer, vérifiez l’assurance décennale de l’entreprise pour l’activité concernée, demandez un devis détaillé avec les matériaux, quantités et références, et prévoyez une retenue de garantie. Pour des travaux importants, faites appel à un maître d’œuvre ou faites suivre le chantier par un expert.

Pendant le chantier, visitez régulièrement, photographiez les étapes, et signalez immédiatement les défauts. Réglez à l’avancement, sans avance excessive.

À la fin, organisez une réception formelle avec procès verbal.

Les preuves

Constituer le dossier

Un dossier de malfaçons solide rassemble le devis signé et ses avenants, les factures et preuves de paiement, les échanges écrits avec l’entreprise, les photos du chantier à ses différentes étapes, le procès verbal de réception s’il existe, et les attestations d’assurance de l’entreprise.

Il comprend surtout un rapport technique qui décrit chaque défaut, sa localisation, sa mesure, la règle de l’art ou la clause du devis non respectée, et le coût estimé de la reprise. Les documents techniques de référence, normes et documents techniques unifiés, servent à apprécier les écarts.

Classez ces pièces chronologiquement : elles seront utiles à chaque étape, de la mise en demeure à une éventuelle procédure, et permettent à votre conseil d’évaluer rapidement vos chances et vos délais.

Nos conseils

Face à des malfaçons

Faites constater et qualifier les malfaçons par un expert indépendant. Identifiez le moment, avant ou après la réception, et la garantie applicable. Mettez l’entreprise en demeure, proposez une expertise amiable contradictoire, puis recourez à la médiation ou à la justice si nécessaire, dans les délais.

Notre mission de contestation de malfaçons et d’expertise amiable contradictoire est établie sur devis.

Voir notre page réception de travaux et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce qu’une malfaçon ?

Un défaut d’exécution au regard des règles de l’art, ou une non conformité au contrat.

Que faire en premier ?

Faire constater les défauts, avec photos et mesures, idéalement par un expert indépendant.

Peut on retenir le paiement ?

Une part proportionnée aux travaux défectueux, en invoquant l’exception d’inexécution, avec prudence.

Quelle garantie après la réception ?

Parfait achèvement un an, biennale deux ans, décennale dix ans, selon la nature du défaut.

Un défaut visible non réservé peut il être réclamé ?

En principe non : il est réputé accepté à la réception.

Existe t il un recours gratuit ?

La médiation de la consommation et le conciliateur de justice sont gratuits pour le consommateur.

Faut il faire reprendre par une autre entreprise ?

Pas avant d’avoir fait constater les malfaçons, de préférence contradictoirement.

Quels documents réunir ?

Devis, avenants, factures, échanges écrits, photos, procès verbal de réception, attestations d’assurance et rapport technique.

Combien coûte la contestation de malfaçons ?

La mission est établie sur devis.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1217, 1219, 1231-1 et 1792 à 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • Code de la consommation, articles L612-1 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Code de procédure civile, article 145, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Contrat
Travaux et garanties

Assurance dommages ouvrage : rôle et déclaration de sinistre

Travaux et garanties

Assurance dommages ouvrage : rôle et déclaration de sinistre

Des désordres graves apparaissent sur votre maison récente : fissures structurelles, infiltrations, affaissement. Si une assurance dommages ouvrage a été souscrite, elle doit préfinancer les réparations rapidement, sans attendre que les responsabilités soient établies. Encore faut il déclarer le sinistre correctement et suivre les délais imposés à l’assureur. Voici comment.

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L’essentiel

L’assurance dommages ouvrage, obligatoire pour le maître d’ouvrage qui fait construire, préfinance pendant dix ans la réparation des dommages de nature décennale. Après une déclaration de sinistre complète, l’assureur dispose de soixante jours pour prendre position sur la garantie et de quatre vingt dix jours pour présenter une offre d’indemnité. S’il ne respecte pas ces délais, l’assuré peut engager les travaux et l’indemnité est majorée d’intérêts.

Assistance face à l’assureur dommages ouvrage : sur devis. Expertise fissures ou humidité : dès 590 € TTC.

Le principe

Préfinancer sans attendre

L’article L242-1 du Code des assurances impose à toute personne qui fait réaliser des travaux de construction, en qualité de propriétaire, de vendeur ou de mandataire, de souscrire avant l’ouverture du chantier une assurance dommages ouvrage. Elle garantit le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages de nature décennale, en dehors de toute recherche des responsabilités.

Son intérêt est la rapidité : plutôt que d’attendre l’issue d’un litige entre constructeurs et assureurs, parfois long, l’assuré est indemnisé dans des délais encadrés. L’assureur se retourne ensuite contre les responsables et leurs assureurs.

Elle bénéficie au maître d’ouvrage et aux propriétaires successifs pendant dix ans.

La période

Quand elle intervient

La garantie intervient en principe après l’expiration de l’année de parfait achèvement, pour les désordres de nature décennale. Elle peut aussi jouer plus tôt dans deux cas : avant la réception, lorsque le contrat avec l’entreprise est résilié pour inexécution après une mise en demeure restée infructueuse ; et après la réception, pendant l’année de parfait achèvement, lorsque l’entreprise mise en demeure n’a pas exécuté ses obligations.

Elle couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Les désordres de moindre gravité, ou ceux relevant de la seule garantie biennale, ne sont pas couverts.

Sa durée est de dix ans à compter de la réception.

Déclarer

La déclaration de sinistre

La déclaration se fait par lettre recommandée avec accusé de réception à l’assureur dommages ouvrage. Elle mentionne le numéro du contrat, l’identité de l’assuré, l’adresse de la construction, la date de réception, et décrit les désordres, leur localisation et leur date d’apparition, photos à l’appui.

La déclaration doit être complète : c’est à compter de la réception d’une déclaration constituée que courent les délais imposés à l’assureur. S’il manque des éléments, l’assureur peut le signaler dans un délai bref.

Joignez un rapport d’expertise si vous en avez un : il éclaire la nature décennale des désordres.

Expert d assurance examinant un desordre

L’expert de l’assureur constate les désordres et en apprécie la nature décennale.

Les délais

Ce que doit faire l’assureur

À compter de la réception de la déclaration, l’assureur dispose de soixante jours pour notifier sa décision sur le principe de la mise en jeu de la garantie, après avoir communiqué à l’assuré le rapport préliminaire de son expert. Il dispose de quatre vingt dix jours pour présenter une offre d’indemnité, si la garantie est acquise.

Après acceptation de l’offre par l’assuré, le paiement intervient dans un délai de quinze jours.

Notez précisément la date de réception de votre déclaration, telle qu’elle figure sur l’accusé de réception : elle fait courir ces délais.

Les sanctions

Si l’assureur ne respecte pas les délais

Lorsque l’assureur ne respecte pas le délai de soixante jours, ou refuse sa garantie de façon injustifiée, ou ne présente pas d’offre dans les quatre vingt dix jours, l’assuré peut, après l’avoir notifié à l’assureur, engager les dépenses nécessaires à la réparation des dommages.

L’indemnité versée par l’assureur est alors majorée de plein droit d’un intérêt égal au double du taux de l’intérêt légal. Cette sanction incite l’assureur à respecter les délais.

Faites vous conseiller avant d’engager des travaux sur ce fondement : la notification préalable et la justification des dépenses sont essentielles.

L’expertise

Le rôle de l’expert de l’assureur

L’assureur missionne un expert, qui visite les lieux, constate les désordres, en recherche la cause et apprécie leur nature décennale. Son rapport préliminaire est communiqué à l’assuré avant la décision sur la garantie. Un rapport définitif chiffre ensuite les travaux de réparation.

Assistez aux visites, présentez les documents de la construction et vos observations, et demandez les rapports. Si vous contestez les conclusions, faites le par écrit, rapport technique à l’appui.

Un expert indépendant, mandaté par vous, peut vous assister lors des réunions et discuter les constats, la qualification et le chiffrage.

Maison neuve avec desordre en facade

Une déclaration précise, photos et documents à l’appui, fait courir les délais de l’assureur.

L’offre

Analyser l’indemnité proposée

L’offre d’indemnité doit couvrir la totalité des travaux de réparation des dommages garantis, y compris les travaux annexes nécessaires : dépose et repose, remise en état des finitions, frais de maîtrise d’œuvre si nécessaire. Comparez la avec des devis d’entreprises établis sur la base du rapport.

Si l’offre vous paraît insuffisante, vous pouvez la refuser ou l’accepter à titre provisionnel, en motivant votre position. Les travaux financés doivent traiter la cause du désordre, et pas seulement ses effets visibles.

Conservez les factures des travaux réalisés : elles pourront être demandées.

Sans dommages ouvrage

Si aucune assurance n’a été souscrite

Pour un particulier qui fait construire pour lui même ou sa famille, l’absence d’assurance dommages ouvrage n’est pas sanctionnée pénalement, mais elle prive de son mécanisme de préfinancement. En cas de désordre décennal, il faut alors agir directement contre les constructeurs et leurs assureurs de responsabilité décennale, ce qui peut être plus long.

En cas de revente dans les dix ans, l’absence de dommages ouvrage doit être mentionnée dans l’acte, et elle peut peser sur la vente.

Si vous achetez une maison récente, vérifiez si une dommages ouvrage existe et demandez le contrat.

Copropriété

Les parties communes

Pour un immeuble neuf, l’assurance dommages ouvrage souscrite par le promoteur bénéficie aux acquéreurs pour leurs parties privatives et au syndicat des copropriétaires pour les parties communes. C’est le syndic qui déclare les sinistres affectant les parties communes.

Les copropriétaires doivent signaler au syndic les désordres qu’ils constatent dans les parties communes, et déclarer eux mêmes ceux qui affectent leurs parties privatives.

Le syndic doit disposer du contrat de dommages ouvrage, remis par le promoteur avec les documents de l’immeuble.

Le refus

Contester un refus de garantie

L’assureur peut refuser sa garantie, en estimant par exemple que le désordre n’est pas de nature décennale, qu’il était apparent à la réception sans avoir été réservé, ou qu’il résulte d’un défaut d’entretien. Ce refus doit être motivé et notifié dans le délai de soixante jours.

Pour le contester, analysez les motifs avec un expert indépendant : le désordre compromet il la solidité ou l’usage de l’ouvrage, était il réellement visible à la réception, l’entretien est il en cause ? Un rapport argumenté, adressé à l’assureur, peut conduire à un réexamen.

À défaut, le médiateur de l’assurance peut être saisi, et une action en justice, précédée le cas échéant d’une expertise judiciaire, reste possible dans les délais. Le délai pour agir contre l’assureur obéit aux règles de prescription du Code des assurances : faites le vérifier par votre conseil.

Nos conseils

Déclarer et suivre un sinistre

Retrouvez le contrat de dommages ouvrage et la date de réception. Faites établir un rapport technique sur les désordres. Déclarez le sinistre par lettre recommandée, de façon complète. Notez la date de réception de la déclaration et surveillez les délais de soixante et quatre vingt dix jours. Assistez aux visites de l’expert et discutez ses conclusions si nécessaire.

Notre assistance face à l’assureur dommages ouvrage est établie sur devis.

Voir nos pages expertise fissures et expertise humidité.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

L’assurance dommages ouvrage est elle obligatoire ?

Oui pour toute personne qui fait réaliser des travaux de construction, mais son absence n’est pas sanctionnée pénalement pour un particulier qui construit pour lui même.

Que couvre t elle ?

La réparation des dommages de nature décennale, sans recherche préalable des responsabilités.

Combien de temps dure t elle ?

Dix ans à compter de la réception.

Quel délai pour l’assureur ?

Soixante jours pour prendre position, quatre vingt dix jours pour présenter une offre.

Que faire si l’assureur ne répond pas ?

Après notification, engager les travaux ; l’indemnité est majorée d’intérêts au double du taux légal.

Peut on contester l’expert de l’assureur ?

Oui, par écrit et de préférence avec un rapport technique indépendant.

Couvre t elle les acquéreurs successifs ?

Oui, pendant la durée de la garantie.

Combien coûte l’assistance ?

Elle est établie sur devis.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code des assurances, articles L242-1, L243-3 et annexe II à l’article A243-1, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1792 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Maison
Travaux et garanties

Garantie biennale et garantie décennale : ce qu’elles couvrent

Travaux et garanties

Garantie biennale et garantie décennale : ce qu’elles couvrent

Volet roulant en panne, chaudière défaillante, fissure traversante, infiltration par la toiture : sur une construction récente, chaque désordre relève d’une garantie différente, avec ses propres délais. Savoir distinguer la garantie biennale de la garantie décennale permet de s’adresser au bon interlocuteur et d’agir à temps.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La garantie biennale, ou de bon fonctionnement, couvre pendant deux ans après la réception les éléments d’équipement dissociables de l’ouvrage, qui peuvent être déposés sans le détériorer. La garantie décennale couvre pendant dix ans les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, y compris par un élément d’équipement. Les deux sont des responsabilités de plein droit des constructeurs.

Expertise d’un désordre sur une construction récente : fissures ou humidité dès 590 € TTC ; contestation de malfaçons sur devis.

Le panorama

Trois garanties après la réception

Après la réception des travaux, trois garanties légales se succèdent et se superposent. La garantie de parfait achèvement, d’un an, couvre tous les désordres signalés. La garantie biennale, de deux ans, couvre le bon fonctionnement des équipements dissociables. La garantie décennale, de dix ans, couvre les dommages les plus graves.

Toutes partent de la date de réception. Elles pèsent sur les constructeurs : entreprises, architectes, constructeurs de maisons, vendeurs d’immeubles à construire, et vendeurs qui ont fait construire.

Un même désordre peut relever de plusieurs garanties ; c’est sa nature et sa date d’apparition qui déterminent le régime applicable.

La biennale

Le bon fonctionnement des équipements

L’article 1792-3 du Code civil dispose que les autres éléments d’équipement de l’ouvrage font l’objet d’une garantie de bon fonctionnement d’une durée minimale de deux ans à compter de sa réception. Elle concerne les éléments dissociables, c’est à dire ceux dont la dépose, le démontage ou le remplacement peut s’effectuer sans détérioration ou enlèvement de matière de l’ouvrage.

Il s’agit par exemple des volets roulants, des portes intérieures, des robinetteries, des radiateurs non encastrés, de certains équipements sanitaires, des interphones, des moteurs de portail.

La garantie couvre leur dysfonctionnement, pas leur usure normale ni les dégradations dues à l’usage.

La décennale

Les dommages graves

L’article 1792 du Code civil rend le constructeur responsable de plein droit des dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui, l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou l’un de ses éléments d’équipement, le rendent impropre à sa destination. L’article 1792-4-1 fixe la durée à dix ans à compter de la réception.

Relèvent de la décennale, par exemple, des fissures structurelles, un affaissement de dallage, des infiltrations par la toiture ou les façades rendant des pièces inhabitables, une isolation défaillante entraînant une impropriété, une installation de chauffage intégrée qui ne permet pas de chauffer la maison.

L’article 1792-2 étend la décennale aux éléments d’équipement indissociables des ouvrages de viabilité, de fondation, d’ossature, de clos ou de couvert.

Fissure structurelle sur un mur de maison recente

Les équipements dissociables, comme les volets ou la robinetterie, relèvent de la garantie biennale.

La frontière

Dissociable ou indissociable

La distinction entre élément dissociable et indissociable est un enjeu central des litiges. Un carrelage collé, une canalisation encastrée dans une dalle, un plancher chauffant sont en principe indissociables : leur dépose détériore l’ouvrage. Une porte intérieure, un volet roulant extérieur, un radiateur fixé au mur sont en principe dissociables.

Mais un élément dissociable peut relever de la décennale s’il rend l’ouvrage impropre à sa destination : un équipement de chauffage défaillant qui rend la maison inhabitable en hiver, par exemple.

L’expertise technique décrit l’élément, sa fixation et les conséquences du désordre, ce qui permet de qualifier le régime applicable.

Plein droit

Pas de faute à prouver

Les garanties biennale et décennale sont des responsabilités de plein droit : le maître d’ouvrage n’a pas à prouver une faute du constructeur. Il doit établir l’existence du désordre, sa nature, et son lien avec les travaux réalisés par le constructeur.

Le constructeur ne peut s’exonérer qu’en prouvant une cause étrangère : force majeure, fait d’un tiers, ou fait du maître d’ouvrage lui même, comme une modification de l’ouvrage ou un défaut d’entretien.

Toute clause qui exclurait ou limiterait ces garanties est réputée non écrite.

L’assurance

Qui paie

Les constructeurs doivent être assurés en responsabilité décennale. Le maître d’ouvrage doit souscrire une assurance dommages ouvrage, qui préfinance les réparations des désordres de nature décennale, sans attendre la recherche des responsabilités.

La garantie biennale n’est pas couverte par l’assurance dommages ouvrage : le recours se fait directement contre l’entreprise, et éventuellement son assureur si son contrat couvre cette garantie.

Demandez toujours les attestations d’assurance des entreprises : elles doivent être jointes aux devis et factures pour les travaux concernés.

Attestations d assurance d entreprises sur un bureau

Un désordre qui affecte la solidité ou l’usage de la maison relève de la garantie décennale.

Agir

La démarche pour chaque garantie

Pour un désordre biennal, adressez une mise en demeure à l’entreprise par lettre recommandée, avec description du dysfonctionnement et photos. À défaut de réparation, une action doit être engagée dans le délai de deux ans à compter de la réception.

Pour un désordre décennal, déclarez le sinistre à l’assureur dommages ouvrage s’il existe, et mettez en demeure le constructeur et son assureur. Une expertise amiable contradictoire peut permettre un accord.

Dans les deux cas, une lettre ne suffit pas à interrompre le délai : seule une action en justice, y compris un référé expertise, l’interrompt.

Les autres désordres

Hors garanties légales

Certains désordres ne relèvent ni de la biennale ni de la décennale : des défauts esthétiques, des fissures fines sans incidence sur la solidité ou l’usage, apparus après l’année de parfait achèvement. On parle de dommages intermédiaires.

Ils peuvent engager la responsabilité contractuelle du constructeur, à condition de prouver une faute, dans un délai de dix ans à compter de la réception, comme le prévoit l’article 1792-4-3 du Code civil.

Là encore, l’expertise qualifie le désordre et identifie la faute éventuelle.

Acquéreurs

La garantie suit l’ouvrage

Les garanties biennale et décennale bénéficient au maître d’ouvrage, mais aussi aux acquéreurs successifs de l’ouvrage pendant leur durée. Si vous achetez une maison de moins de dix ans, vous pouvez agir contre les constructeurs pour un désordre décennal, et contre l’assureur dommages ouvrage.

Demandez au vendeur ou au notaire le procès verbal de réception, les attestations d’assurance des entreprises et le contrat de dommages ouvrage : ils figurent normalement dans l’acte de vente.

Le vendeur qui a fait construire la maison est lui même réputé constructeur à votre égard.

Cas concrets

Quelle garantie pour quel désordre

Dix huit mois après la réception, le moteur d’un volet roulant tombe en panne : l’élément est dissociable, son dysfonctionnement relève de la garantie biennale, à mettre en œuvre avant les deux ans. Trois ans après la réception, des infiltrations par la toiture rendent une chambre inutilisable : le désordre rend l’ouvrage impropre à sa destination, il relève de la décennale et de l’assurance dommages ouvrage.

Cinq ans après la réception, une fissure fine apparaît sur un enduit de façade, sans infiltration ni incidence sur la structure : elle ne relève ni de la biennale, expirée et inadaptée, ni de la décennale. Seule la responsabilité contractuelle, sur preuve d’une faute d’exécution, peut être envisagée.

Six ans après la réception, des fissures traversantes s’ouvrent sur un angle de la maison, avec des portes qui coincent : la solidité est en cause, c’est un désordre décennal.

Ces exemples illustrent la démarche ; chaque cas réel demande un examen technique.

Nos conseils

Identifier la bonne garantie

Notez la date de réception et les échéances de un, deux et dix ans. Pour chaque désordre, déterminez s’il touche un équipement dissociable ou indissociable, et s’il compromet la solidité ou l’usage. Agissez par écrit, puis en justice si nécessaire, avant l’échéance.

Faites établir un rapport d’expertise pour qualifier le désordre : c’est la clé du choix de la garantie.

Voir nos pages expertise fissures, expertise humidité et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps dure la garantie biennale ?

Deux ans au minimum à compter de la réception.

Que couvre la biennale ?

Le bon fonctionnement des équipements dissociables, comme les volets ou les robinetteries.

Combien de temps dure la décennale ?

Dix ans à compter de la réception.

Que couvre la décennale ?

Les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Faut il prouver une faute ?

Non, ces garanties sont de plein droit.

La dommages ouvrage couvre t elle la biennale ?

Non, elle couvre les désordres de nature décennale.

Un acquéreur peut il agir ?

Oui, les garanties suivent l’ouvrage pendant leur durée.

Combien coûte l’expertise d’un désordre ?

Fissures ou humidité dès 590 € TTC ; contestation de malfaçons sur devis.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1792 à 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, articles L241-1, L242-1 et L243-2, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Expert
Travaux et garanties

Garantie de parfait achèvement : comment la mettre en œuvre

Travaux et garanties

Garantie de parfait achèvement : comment la mettre en œuvre

Votre maison ou vos travaux ont été réceptionnés il y a quelques mois, et des défauts apparaissent : fissures de cloisons, joints qui se décollent, menuiserie qui ferme mal. Pendant un an, la garantie de parfait achèvement oblige l’entreprise à tout réparer. Encore faut il la mettre en œuvre correctement et dans les délais. Voici comment.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La garantie de parfait achèvement, prévue par l’article 1792-6 du Code civil, oblige l’entrepreneur, pendant un an à compter de la réception, à réparer tous les désordres signalés par le maître d’ouvrage, soit au moyen de réserves au procès verbal, soit par notification écrite pour ceux révélés après. Elle couvre tous les désordres, quelle que soit leur gravité, à l’exception de l’usure normale et de l’usage. Si l’entreprise ne s’exécute pas, l’action doit être engagée dans l’année.

Option GPA en CCMI : 450 € pour un an d’accompagnement. Expertise GPA en VEFA ou après travaux : sur devis.

Le principe

Une garantie d’un an, sans condition de gravité

La garantie de parfait achèvement est due par l’entrepreneur pendant un an à compter de la réception des travaux. Elle s’étend à la réparation de tous les désordres signalés par le maître de l’ouvrage, qu’ils aient été réservés au procès verbal de réception ou notifiés par écrit pour ceux révélés postérieurement.

Contrairement à la garantie décennale, elle n’exige pas que le désordre soit grave : une fissure de cloison, un joint de carrelage, une porte qui frotte, un défaut d’écoulement sont couverts. Elle n’exige pas non plus de prouver une faute.

Elle est due par l’entreprise qui a réalisé les travaux, ou par le constructeur en CCMI, et par le vendeur en VEFA à l’égard de l’acquéreur.

Les exclusions

Ce qui n’est pas couvert

La garantie ne s’étend pas aux travaux nécessaires pour remédier aux effets de l’usure normale ou de l’usage. Un équipement dégradé par une mauvaise utilisation, un défaut d’entretien, ou une modification réalisée par le maître d’ouvrage après la réception ne relèvent pas de la garantie.

Les défauts apparents à la réception qui n’ont pas été réservés sont en principe réputés acceptés, sauf en CCMI dans le délai de huit jours pour le maître d’ouvrage non assisté, et en VEFA dans le mois suivant la prise de possession.

D’où l’importance d’une réception soigneuse, et d’un entretien conforme aux notices remises.

Le point de départ

Quand l’année commence

L’année de parfait achèvement court à partir de la réception, telle qu’elle figure sur le procès verbal. Pour un CCMI ou des travaux de rénovation, c’est la date de réception entre vous et l’entreprise.

En VEFA, la réception est prononcée entre le promoteur et les entreprises, et peut précéder votre livraison de plusieurs semaines. L’année peut donc expirer moins d’un an après votre remise des clés : demandez la date de réception au vendeur.

Notez l’échéance dans votre agenda dès la réception, avec un rappel deux mois avant.

Joint de carrelage fissure dans une maison recente

Les désordres de la première année se recensent pièce par pièce avant l’échéance.

Signaler

Notifier les désordres

Les désordres révélés après la réception doivent être notifiés par écrit à l’entreprise, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception. La notification décrit chaque désordre, sa localisation, sa date d’apparition, avec des photos.

Notifiez dès l’apparition, sans attendre la fin de l’année : la réparation sera plus rapide, et vous évitez de laisser un désordre s’aggraver. Mais ne vous arrêtez pas là : faites un point complet avant l’échéance.

Conservez toutes les copies et accusés de réception.

La réparation

Délais et exécution

Les délais nécessaires à l’exécution des travaux de réparation sont fixés d’un commun accord entre le maître d’ouvrage et l’entreprise. En l’absence d’accord, ou en cas d’inexécution dans le délai fixé, les travaux peuvent, après mise en demeure restée infructueuse, être exécutés aux frais et risques de l’entrepreneur défaillant.

L’exécution des travaux est constatée d’un commun accord ou, à défaut, judiciairement. Un procès verbal de levée, désordre par désordre, clarifie la situation.

Vérifiez chaque reprise : une reprise partielle ou mal faite doit être signalée immédiatement.

Le délai d’action

Agir avant la fin de l’année

La jurisprudence considère que l’action fondée sur la garantie de parfait achèvement doit être engagée dans le délai d’un an à compter de la réception. Une notification écrite permet de signaler le désordre, mais elle ne suffit pas à préserver l’action si l’entreprise ne répare pas : seule une action en justice, y compris en référé, interrompt ce délai.

Si, à l’approche de l’échéance, des désordres signalés ne sont pas repris, consultez un avocat sans attendre.

Après l’année, les désordres relèvent, selon leur nature, de la biennale, de la décennale ou de la responsabilité contractuelle de droit commun.

Lettre recommandee de mise en demeure

La notification écrite au constructeur fixe la date du signalement.

Dommages ouvrage

Quand l’entreprise ne répare pas

L’assurance dommages ouvrage, lorsqu’elle a été souscrite, peut intervenir pendant l’année de parfait achèvement pour les désordres de nature décennale, après mise en demeure de l’entreprise restée infructueuse. Elle préfinance alors la réparation.

Pour les désordres de moindre gravité, qui ne relèvent pas de la décennale, la dommages ouvrage n’intervient pas : seul le recours contre l’entreprise reste possible.

La déclaration à l’assureur dommages ouvrage se fait par lettre recommandée, avec les justificatifs de la mise en demeure.

Le bilan

Faire le point avant l’échéance

Deux mois environ avant l’échéance, faites un tour complet de la maison ou des travaux : murs et plafonds, sols, menuiseries, équipements, extérieurs, toiture visible, évacuations. Les fissures de retrait, les tassements de chape, les défauts de réglage peuvent apparaître au cours de la première année.

Un expert peut réaliser ce bilan avec méthode et instruments, et rédiger la liste des désordres à notifier avant l’échéance.

C’est l’objet de notre option GPA en CCMI, à 450 €, qui vous accompagne pendant l’année avec un bilan avant l’échéance.

Exemples

Désordres de première année

Parmi les désordres couverts par la garantie de parfait achèvement, on trouve des fissures fines dans les cloisons et aux angles des plafonds, des joints de carrelage ou de silicone qui se décollent, des portes et fenêtres qui frottent ou ferment mal, des défauts de réglage de volets, des écoulements lents, des radiateurs qui chauffent mal, des infiltrations ponctuelles.

Chacun de ces désordres doit être signalé, même s’il paraît mineur : la garantie ne fait pas de distinction de gravité.

Des désordres plus graves, comme des fissures structurelles ou des infiltrations importantes, relèvent aussi de la décennale.

Documenter

Constituer un dossier simple et complet

Tout au long de l’année, tenez un dossier unique : procès verbal de réception avec ses réserves, courriers de notification, accusés de réception, réponses de l’entreprise, photos datées de chaque désordre et de chaque reprise. Un tableau récapitulatif, désordre par désordre, avec les dates de signalement et de reprise, vous fera gagner beaucoup de temps.

Conservez aussi la preuve de l’entretien prévu par les notices : nettoyage des bouches de ventilation, entretien de la chaudière ou de la pompe à chaleur, réglages des menuiseries. L’entreprise pourrait opposer un défaut d’entretien à certaines réclamations.

Ce dossier sera la base du bilan de fin d’année, d’une éventuelle mise en demeure, et de toute action ultérieure au titre de la biennale ou de la décennale.

Nos conseils

Mettre en œuvre la garantie

Notez l’échéance dès la réception. Signalez chaque désordre par écrit dès son apparition. Faites un bilan complet deux mois avant l’échéance. Suivez les reprises et constatez leur exécution. Si des désordres restent non réparés à l’approche de l’année, agissez en justice.

Notre option GPA en CCMI est proposée à 450 € ; l’expertise GPA en VEFA ou après travaux est établie sur devis.

Voir notre suivi CCMI et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps dure la garantie de parfait achèvement ?

Un an à compter de la réception des travaux.

Quels désordres couvre t elle ?

Tous les désordres réservés ou notifiés pendant l’année, quelle que soit leur gravité.

Que ne couvre t elle pas ?

L’usure normale, l’usage, le défaut d’entretien et les défauts apparents non réservés.

Comment signaler un désordre ?

Par écrit, de préférence par lettre recommandée, avec description et photos.

Une lettre suffit elle à préserver mes droits ?

Elle signale le désordre, mais si l’entreprise ne répare pas, l’action doit être engagée dans l’année.

En VEFA, quand commence l’année ?

À la réception des travaux par le promoteur, qui peut précéder votre livraison.

L’assurance dommages ouvrage peut elle intervenir ?

Pour les désordres de nature décennale, après mise en demeure infructueuse de l’entreprise.

Combien coûte l’option GPA ?

450 € en CCMI ; sur devis en VEFA ou après travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, article 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, article L242-1, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Facture
Travaux et garanties

Retenue de garantie de 5 % : fonctionnement et levée

Travaux et garanties

Retenue de garantie de 5 % : fonctionnement et levée

Votre devis prévoit une retenue de garantie de 5 %, ou vous vous demandez si vous pouvez conserver une partie du prix tant que les défauts ne sont pas repris. La retenue de garantie est encadrée par une loi de 1971 qui fixe son montant, sa forme et sa durée. Voici comment elle fonctionne et comment l’utiliser à bon escient.

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L’essentiel

La retenue de garantie permet au maître d’ouvrage de conserver au plus 5 % du montant des travaux pour garantir la levée des réserves formulées à la réception. Elle doit être prévue au contrat. L’entreprise peut la remplacer par une caution bancaire. Un an après la réception, la somme est versée à l’entreprise, sauf opposition motivée notifiée par lettre recommandée en raison de réserves non levées.

Assistance à la réception et contrôle de la levée des réserves : sur devis. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le cadre

Une loi de 1971

La loi n° 71-584 du 16 juillet 1971 encadre les retenues de garantie dans les marchés de travaux privés de bâtiment et de génie civil. Elle s’applique aux travaux commandés par des particuliers comme par des professionnels.

Elle permet de stipuler, dans le marché, une retenue sur les paiements destinée à garantir l’exécution des travaux nécessaires pour satisfaire aux réserves faites à la réception. Elle en fixe les limites, qui sont d’ordre public.

Sans clause dans le contrat, il n’y a pas de retenue de garantie au sens de cette loi : d’où l’importance de la prévoir dès le devis.

Le montant

5 % au plus

La retenue ne peut excéder 5 % du montant des travaux. Elle peut être prélevée sur chaque situation de travaux ou sur le solde, selon le contrat. Pour un marché de 30 000 €, la retenue maximale est donc de 1 500 €.

Une clause prévoyant une retenue supérieure serait réduite au plafond légal. Rien n’empêche en revanche de prévoir un pourcentage inférieur.

Le montant s’apprécie sur le prix des travaux, toutes taxes comprises lorsque le maître d’ouvrage est un particulier qui paie la TVA.

La caution

Une alternative pour l’entreprise

L’entreprise peut remplacer la retenue par une caution personnelle et solidaire, délivrée par un établissement financier, pour le même montant. Dans ce cas, le maître d’ouvrage paie l’intégralité du prix, et la caution garantit la levée des réserves.

Cette faculté appartient à l’entreprise : le maître d’ouvrage ne peut pas la refuser. Vérifiez que l’acte de caution est bien remis, et qu’il couvre le montant prévu.

En cas de réserves non levées, c’est auprès de la caution que le maître d’ouvrage fera valoir ses droits.

Artisan et proprietaire devant une maison renovee

La retenue de garantie se négocie au moment du devis, avant le début des travaux.

La consignation

Où va la somme retenue

La loi prévoit que la retenue soit consignée entre les mains d’un consignataire accepté par les deux parties ou, à défaut, désigné par le président du tribunal judiciaire. En pratique, dans les petits marchés entre particulier et artisan, il arrive que la somme soit simplement conservée par le maître d’ouvrage avec l’accord de l’entreprise.

Cette pratique n’est pas conforme à la lettre du texte, et peut être contestée par l’entreprise. Pour un montant significatif, une consignation chez un notaire ou un établissement habilité sécurise la situation des deux parties.

Précisez au contrat la modalité retenue.

L’objet

Ce que garantit la retenue

La retenue garantit l’exécution des travaux nécessaires pour lever les réserves formulées à la réception. Elle n’est pas une pénalité, ni une garantie générale contre tous les désordres futurs.

Elle suppose donc une réception formalisée, avec des réserves écrites et précises. Sans réserves, la retenue n’a pas d’objet et doit être libérée à l’échéance.

Elle ne couvre pas non plus, en principe, les désordres apparus après la réception, qui relèvent de la garantie de parfait achèvement et des autres garanties légales.

La libération

Un an après la réception

À l’expiration du délai d’un an à compter de la réception, la retenue est versée à l’entreprise, même sans l’accord exprès du maître d’ouvrage, ou la caution est libérée. La libération peut intervenir plus tôt si toutes les réserves sont levées.

Le maître d’ouvrage peut s’y opposer en notifiant au consignataire ou à la caution, par lettre recommandée avec accusé de réception, une opposition motivée par l’inexécution des obligations de l’entreprise, c’est à dire par des réserves non levées.

Cette opposition doit intervenir avant l’échéance d’un an, et être justifiée : une opposition sans motif sérieux peut être contestée.

Expert controlant une reserve levee

La levée des réserves se vérifie avant de libérer la retenue.

Sans clause

Suspendre une partie du paiement

Si le contrat ne prévoit pas de retenue de garantie, le solde est en principe exigible à la réception. Le maître d’ouvrage peut toutefois invoquer l’exception d’inexécution pour suspendre le paiement d’une partie du prix, lorsque l’entreprise n’a pas exécuté une partie de ses obligations, par exemple en ne reprenant pas des défauts réservés.

Cette suspension doit être proportionnée à la gravité des défauts et à leur coût de reprise. Une retenue excessive expose le maître d’ouvrage à une action en paiement et à des intérêts de retard.

Formalisez votre position par écrit, avec la liste des réserves et une estimation de leur coût.

La levée

Vérifier les reprises

La levée des réserves doit être constatée, idéalement par un procès verbal de levée signé des deux parties, réserve par réserve. Vérifiez chaque reprise au regard de la réserve initiale : c’est là que la précision du procès verbal de réception est utile.

Pour des travaux techniques, étanchéité, structure, isolation, un contrôle par un expert peut être pertinent avant de libérer la retenue.

Une fois toutes les réserves levées, libérez la retenue sans attendre l’échéance : c’est une question de bonne foi contractuelle.

Exemple

Un cas pratique

Un particulier fait rénover sa salle de bain pour 12 000 € TTC. Le devis prévoit une retenue de garantie de 5 %, soit 600 €. À la réception, trois réserves sont inscrites : un joint de carrelage fissuré, une porte de meuble mal réglée, un défaut de pente du receveur de douche.

L’entreprise reprend les deux premières réserves dans le mois ; la troisième, plus complexe, n’est pas reprise. Onze mois après la réception, le maître d’ouvrage notifie par lettre recommandée une opposition motivée par la réserve non levée. La retenue reste bloquée jusqu’à la reprise ou à un accord.

Cet exemple est illustratif : chaque contrat et chaque situation doivent être examinés.

Défaillance

Si l’entreprise ne revient pas

Lorsque l’entreprise ne reprend pas les réserves malgré vos relances, adressez lui une mise en demeure par lettre recommandée, fixant un délai raisonnable. À défaut d’exécution, l’article 1792-6 du Code civil permet de faire réaliser les travaux de reprise par une autre entreprise, aux frais et risques de l’entreprise défaillante.

La retenue de garantie peut alors être affectée au paiement de ces travaux, dans la limite de son montant, sous réserve de l’accord de l’entreprise ou d’une décision de justice si elle conteste. Conservez les devis et factures de l’entreprise de remplacement.

Si le coût de reprise dépasse la retenue, le surplus peut être réclamé à l’entreprise initiale, et, pendant l’année de parfait achèvement, son obligation de reprise reste entière.

Nos conseils

Bien utiliser la retenue

Prévoyez la retenue de garantie dans le devis, avec ses modalités. Réceptionnez les travaux avec des réserves précises. Suivez leur levée, et notifiez une opposition motivée avant l’échéance d’un an si des réserves restent ouvertes. Libérez la retenue dès que tout est repris.

Notre assistance à la réception et au contrôle de la levée des réserves est établie sur devis.

Voir notre page réception de travaux et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel est le montant maximal de la retenue de garantie ?

5 % du montant des travaux.

La retenue doit elle être prévue au contrat ?

Oui, sans clause il n’y a pas de retenue de garantie au sens de la loi de 1971.

L’entreprise peut elle la refuser ?

Elle peut la remplacer par une caution bancaire du même montant.

Quand la retenue est elle libérée ?

Un an après la réception, ou plus tôt si toutes les réserves sont levées.

Comment s’opposer à la libération ?

Par une opposition motivée notifiée en lettre recommandée avant l’échéance d’un an.

La retenue couvre t elle les désordres futurs ?

Non, elle garantit la levée des réserves faites à la réception.

Sans clause, puis je retenir une partie du prix ?

Une suspension proportionnée aux défauts non repris peut se justifier, avec prudence.

Combien coûte l’assistance à la réception ?

Elle est établie sur devis.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Loi n° 71-584 du 16 juillet 1971 tendant à réglementer les retenues de garantie en matière de marchés de travaux, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1219 et 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Cuisine
Travaux et garanties

Réception de travaux de rénovation : mode d’emploi

Travaux et garanties

Réception de travaux de rénovation : mode d’emploi

Extension, rénovation de toiture, salle de bain, isolation, ravalement : à la fin du chantier, une étape mérite toute votre attention, la réception des travaux. Elle conditionne pourtant vos recours et les garanties de l’entreprise. Voici comment l’organiser, ce qu’il faut contrôler et quels documents demander.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La réception est l’acte par lequel vous acceptez les travaux, avec ou sans réserves. Elle fait courir les garanties de parfait achèvement, biennale et décennale, et purge les défauts apparents non réservés. Elle doit être formalisée par un procès verbal daté et signé, après un contrôle méthodique. Une retenue de garantie de 5 % peut être prévue au contrat pour garantir la levée des réserves.

Assistance à la réception de travaux de rénovation : sur devis, selon la nature et l’importance des travaux. Déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Pourquoi

Un acte à ne pas négliger

Pour des travaux de rénovation, la fin du chantier se résume parfois à un dernier règlement et à une poignée de main. C’est une erreur : sans réception formalisée, la date de départ des garanties est incertaine, les défauts apparents ne sont pas listés, et vos recours sont plus difficiles à exercer.

L’article 1792-6 du Code civil s’applique à tous les travaux de construction, y compris de rénovation : la réception est l’acte par lequel le maître de l’ouvrage accepte l’ouvrage avec ou sans réserves. Elle est prononcée contradictoirement, à l’initiative de la partie la plus diligente.

Formaliser la réception, c’est sécuriser la fin du chantier pour vous comme pour l’entreprise.

Les formes

Expresse, tacite ou judiciaire

La réception est expresse lorsqu’elle fait l’objet d’un procès verbal signé par le maître d’ouvrage et l’entreprise. C’est la forme à privilégier, car elle fixe précisément la date et les réserves.

Elle peut être tacite, lorsque le maître d’ouvrage manifeste une volonté non équivoque d’accepter l’ouvrage, par exemple en prenant possession des lieux et en payant la quasi totalité du prix. Mais sa date et son contenu sont alors discutables, ce qui fragilise les recours.

Elle peut enfin être judiciaire, prononcée par le juge lorsque l’ouvrage est en état d’être reçu et que l’une des parties refuse de réceptionner.

Préparer

Avant la visite

Rassemblez le devis signé, les éventuels avenants, le descriptif des travaux, les plans, les fiches techniques des matériaux et équipements prévus. Vérifiez que tous les travaux sont terminés, y compris le nettoyage du chantier et l’évacuation des gravats si elle était prévue.

Fixez la date de réception par écrit avec l’entreprise. Prévoyez du temps et le matériel de contrôle : mètre, niveau, lampe, appareil photo.

Pour des travaux importants, faites vous assister par un expert, qui contrôle les ouvrages avec méthode et rédige des réserves précises.

Expert verifiant une salle de bain renovee

La réception se fait en présence de l’entreprise, ouvrage par ouvrage.

Contrôler

Les points à vérifier

Le contrôle dépend des travaux. Pour une toiture : état de la couverture, raccords, solins, zinguerie, écoulement des eaux. Pour une salle de bain : étanchéité sous la douche, pentes, joints, fixations, fonctionnement des équipements, ventilation. Pour une isolation : continuité de l’isolant, traitement des jonctions, membrane d’étanchéité à l’air.

Pour une extension : implantation, aplomb, liaisons avec l’existant, menuiseries, étanchéité, finitions. Pour un ravalement : régularité de l’enduit, traitement des fissures, protections des appuis et des seuils.

Dans tous les cas, comparez avec le devis : matériaux, quantités, prestations prévues.

Les réserves

Rédiger avec précision

Chaque défaut est inscrit au procès verbal avec sa localisation, sa nature et, si possible, sa mesure ou sa référence au devis. Une réserve précise oblige l’entreprise à une reprise précise et facilite le contrôle ultérieur.

Les réserves peuvent porter sur des défauts d’exécution, une prestation non conforme au devis, ou des travaux inachevés. Photographiez chaque défaut et numérotez les photos.

Fixez avec l’entreprise un délai de reprise, inscrit au procès verbal. À défaut d’exécution dans ce délai, et après mise en demeure, les travaux peuvent être réalisés aux frais et risques de l’entreprise défaillante.

Le paiement

Retenue de garantie et solde

Si le contrat le prévoit, une retenue de garantie de 5 % au plus du montant des travaux peut être conservée jusqu’à la levée des réserves, ou consignée. Elle peut être remplacée par une caution bancaire fournie par l’entreprise.

Sans clause de retenue de garantie, le solde est en principe dû à la réception. Il est toutefois admis de suspendre le paiement d’une partie du prix proportionnée aux défauts réservés, en vertu de l’exception d’inexécution, à manier avec prudence.

Ne payez pas l’intégralité du prix avant la levée des réserves importantes : c’est votre principal levier.

Proprietaire et artisan signant un proces verbal

Les réserves inscrites au procès verbal fixent ce que l’entreprise doit reprendre.

Les documents

Ce que l’entreprise doit remettre

Demandez l’attestation d’assurance de responsabilité décennale de l’entreprise, couvrant l’activité exercée et la période du chantier, si ce n’est déjà fait : la loi impose de la joindre aux devis et factures pour les travaux concernés. Demandez aussi les notices des équipements, les fiches techniques des matériaux et, le cas échéant, les certificats de conformité.

Pour des travaux liés à des aides à la rénovation énergétique, les justificatifs exigés par l’organisme financeur doivent être fournis.

Conservez le procès verbal, le devis, les factures et ces documents : ils seront indispensables en cas de désordre ou de revente.

Les garanties

Ce que la réception déclenche

À compter de la réception, l’entreprise doit la garantie de parfait achèvement pendant un an, pour tous les désordres réservés ou notifiés pendant l’année. La garantie biennale couvre pendant deux ans les équipements dissociables. La garantie décennale couvre pendant dix ans les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Certains travaux de rénovation légers peuvent ne pas constituer un ouvrage au sens de la décennale : la qualification dépend de leur nature et de leur importance.

Les désordres qui ne relèvent d’aucune de ces garanties peuvent engager la responsabilité contractuelle de l’entreprise, sur preuve d’une faute.

Plusieurs entreprises

Un chantier en lots séparés

Si vous avez fait appel à plusieurs entreprises, maçon, plombier, électricien, plaquiste, la réception se fait en principe avec chacune, pour les ouvrages qui la concernent. Chaque procès verbal fixe les réserves et le point de départ des garanties de chaque entreprise.

Les défauts d’interface, entre deux lots, sont les plus délicats : par exemple une étanchéité de douche abîmée par le carreleur, ou une membrane d’isolation percée par l’électricien. Le contrôle doit les identifier et les attribuer.

Un maître d’œuvre, s’il est missionné, organise et assiste à la réception de chaque lot.

Refuser

Quand ne pas réceptionner

Si les travaux ne sont pas achevés, ou si les défauts sont tels que l’ouvrage ne peut pas remplir sa fonction, une toiture qui fuit, une salle de bain inutilisable, une extension non close, vous pouvez refuser la réception. Ce refus doit être écrit et motivé, en listant les défauts qui le justifient.

Le refus suspend les effets de la réception : les garanties ne commencent pas à courir, et l’entreprise reste tenue d’achever et de reprendre ses ouvrages. Il doit cependant rester proportionné : refuser pour quelques défauts de finition expose à une réception judiciaire demandée par l’entreprise.

Dans les cas intermédiaires, une réception avec des réserves nombreuses et précises peut être plus protectrice qu’un refus, car elle fixe les obligations de l’entreprise et le point de départ des garanties.

Nos conseils

Réussir la réception de vos travaux

Fixez une date, préparez les documents, contrôlez méthodiquement, rédigez des réserves précises, conservez la retenue ou une part du solde jusqu’à leur levée, et réclamez les attestations d’assurance.

Notre assistance à la réception de travaux de rénovation est établie sur devis, selon la nature et l’importance des travaux.

Voir notre page réception de travaux de rénovation et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

La réception est elle obligatoire pour des travaux de rénovation ?

Elle n’est pas imposée dans une forme précise, mais un procès verbal écrit est vivement recommandé.

Qu’est ce qu’une réception tacite ?

Une acceptation déduite du comportement, comme la prise de possession et le paiement du prix ; sa date est plus discutable.

Que se passe t il si je ne réserve pas un défaut visible ?

Il est en principe réputé accepté.

Peut on retenir une partie du paiement ?

Une retenue de garantie de 5 % au plus si le contrat la prévoit, ou une part proportionnée aux défauts.

Quelles garanties après la réception ?

Parfait achèvement un an, biennale deux ans, décennale dix ans selon la nature des travaux.

Faut il une réception par entreprise ?

Oui, en principe, pour les ouvrages de chacune.

L’attestation décennale est elle obligatoire ?

Pour les travaux concernés, elle doit être jointe aux devis et factures.

Combien coûte l’assistance à la réception ?

Elle est établie sur devis, selon les travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1219, 1792 à 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • Loi n° 71-584 du 16 juillet 1971 relative aux retenues de garantie, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, articles L241-1 et L243-2, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Chantier
Construction CCMI

Garantie de livraison et défaillance du constructeur

Construction CCMI

Garantie de livraison et défaillance du constructeur

Le chantier de votre maison est à l’arrêt, le constructeur ne répond plus ou fait l’objet d’une procédure collective. En CCMI, la loi a prévu ce scénario : la garantie de livraison à prix et délais convenus permet d’achever la maison. Voici ce qu’elle couvre, comment la mettre en œuvre et quelles précautions prendre.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La garantie de livraison, obligatoire en CCMI, est délivrée par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance. En cas de défaillance du constructeur, le garant prend en charge le coût des dépassements du prix convenu nécessaires à l’achèvement, avec une éventuelle franchise limitée à 5 %, les conséquences de paiements anticipés et les pénalités de retard au delà de trente jours. Il peut désigner une entreprise pour terminer les travaux. La garantie cesse à la réception et à la levée des réserves.

Constat de l’état d’un chantier interrompu et suivi personnalisé : sur devis. Visites CCMI de 510 € à 720 € TTC jusqu’à 75 m².

Le principe

Une garantie obligatoire

L’article L231-6 du Code de la construction et de l’habitation impose au constructeur de justifier d’une garantie de livraison à prix et délais convenus. Elle est délivrée par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance agréés, et le contrat ne peut recevoir exécution sans elle : son obtention conditionne l’ouverture du chantier.

Elle couvre le maître d’ouvrage contre les risques d’inexécution ou de mauvaise exécution des travaux prévus au contrat. Son objet est simple : que la maison soit achevée au prix et dans les délais convenus, malgré la défaillance du constructeur.

Vérifiez dès la signature que l’attestation de garantie vous a été remise, avec le nom et les coordonnées du garant.

La couverture

Ce que prend en charge le garant

Le garant prend en charge le coût des dépassements du prix convenu nécessaires à l’achèvement de la construction. Cette garantie peut être assortie d’une franchise, qui ne peut excéder 5 % du prix convenu et reste alors à la charge du maître d’ouvrage.

Il prend aussi en charge les conséquences du fait du constructeur ayant abouti à un paiement anticipé ou à un supplément de prix, par exemple des appels de fonds réclamés avant l’achèvement des étapes. Enfin, il prend en charge les pénalités forfaitaires de retard prévues au contrat pour le retard de livraison excédant trente jours.

Les limites et modalités précises figurent dans l’attestation et les conditions de la garantie.

Les signes

Reconnaître une défaillance

Plusieurs signes doivent alerter : chantier à l’arrêt depuis plusieurs semaines sans explication, entreprises sous traitantes qui se retirent ou vous contactent pour des impayés, constructeur injoignable, appels de fonds anticipés ou insistants, annonce d’une procédure collective.

Ne réglez aucun appel de fonds qui ne correspond pas à une étape achevée, et ne faites aucun paiement direct aux sous traitants sans conseil : vous pourriez payer deux fois.

Renseignez vous sur la situation du constructeur, par exemple auprès du greffe du tribunal de commerce ou dans les annonces légales, et contactez le garant sans attendre.

Contrat et attestation de garantie sur un bureau

Un chantier interrompu se protège et se constate avant toute reprise des travaux.

La mise en œuvre

Saisir le garant

En cas de défaillance, informez le garant par lettre recommandée, en joignant le contrat, l’attestation de garantie, l’état des paiements effectués et un état du chantier. Le garant peut mettre en demeure le constructeur de livrer ou d’exécuter ses obligations.

Si la mise en demeure reste sans effet, ou en cas de procédure collective, le garant désigne, sous sa responsabilité, une personne qui terminera les travaux. Il peut aussi être amené, selon les situations, à financer l’achèvement par une autre voie prévue par les textes.

Restez en contact écrit avec le garant tout au long de la procédure, et conservez toutes les pièces.

Le constat

Figer l’état du chantier

Avant toute reprise des travaux, il est essentiel de constater l’état du chantier : ouvrages réalisés, ouvrages commencés, défauts éventuels, matériaux présents, protection contre les intempéries. Ce constat sert de base au chiffrage de l’achèvement par le garant et la nouvelle entreprise.

Il peut être réalisé par un expert en bâtiment, qui décrit précisément l’avancement et les désordres, et, si nécessaire, par un commissaire de justice. Il permet aussi de distinguer les défauts imputables au constructeur défaillant de ceux qui apparaîtraient ensuite.

Faites aussi protéger les ouvrages exposés : un chantier hors d’eau mais pas hors d’air, ou sans couverture, se dégrade vite.

L’achèvement

Avec une nouvelle entreprise

La reprise par une nouvelle entreprise suppose de reprendre les plans, la notice descriptive et l’état du chantier. Les ouvrages déjà réalisés doivent être vérifiés : la nouvelle entreprise peut émettre des réserves sur ce qu’elle n’a pas exécuté.

Le prix convenu reste votre référence : les dépassements nécessaires à l’achèvement sont à la charge du garant, sous réserve de la franchise éventuelle. Les modifications que vous demanderiez à cette occasion restent en revanche à votre charge.

Maintenez les visites de contrôle aux étapes restantes, comme pour un chantier normal.

Expert faisant le point sur un chantier interrompu

L’attestation de garantie de livraison figure dans le dossier du contrat.

La réception

Fin de la garantie

La garantie de livraison cesse lorsque la réception des travaux a été constatée par écrit et, le cas échéant, à l’expiration du délai de huit jours ouvert au maître d’ouvrage non assisté pour dénoncer les vices apparents, ou, si des réserves ont été formulées, lorsque celles ci ont été levées.

La réception reste donc décisive : réservez précisément les défauts, et suivez leur levée, qui marque la fin de l’intervention du garant.

Après la réception, les garanties de parfait achèvement, biennale et décennale, et l’assurance dommages ouvrage, prennent le relais pour les désordres ultérieurs.

L’assurance

Dommages ouvrage et décennale

L’assurance dommages ouvrage, souscrite par le maître d’ouvrage, couvre après la réception les dommages de nature décennale, et peut aussi intervenir avant la réception lorsque le contrat de louage d’ouvrage est résilié pour inexécution après mise en demeure restée infructueuse.

Les entreprises qui achèvent les travaux doivent être assurées en décennale pour leurs propres ouvrages. Demandez leurs attestations.

La combinaison de ces garanties vise à ce que la maison soit achevée et protégée, malgré la défaillance du constructeur initial.

Prévenir

Choisir et suivre son constructeur

Avant de signer, vérifiez l’ancienneté et la situation du constructeur, ses références, et la réalité de la garantie de livraison. Méfiez vous d’un constructeur qui demande des sommes non prévues par l’échéancier réglementaire ou qui tarde à fournir l’attestation de garantie.

Pendant le chantier, payez strictement à l’avancement, après contrôle de chaque étape, et conservez une trace écrite de tous les échanges.

Un suivi régulier du chantier permet aussi de détecter tôt un ralentissement anormal.

Les paiements

Où en sont vos versements

Pour le garant comme pour vous, l’état précis des paiements est essentiel. Récapitulez toutes les sommes versées, avec leur date et l’étape à laquelle elles correspondent, et comparez les avec l’échéancier réglementaire et l’avancement réel du chantier.

Si vous avez payé plus que l’avancement ne le permettait, ce paiement anticipé entre dans la garantie, mais il faut le démontrer : appels de fonds, attestations d’avancement, relevés bancaires et constat de l’état du chantier sont les pièces utiles.

Informez aussi votre banque de la situation : elle doit suspendre tout déblocage de fonds au profit du constructeur défaillant, et elle sera associée au financement de l’achèvement.

Nos conseils

Si le chantier s’arrête

Contactez le constructeur par écrit, puis le garant si la situation ne s’éclaircit pas. Ne payez rien qui ne corresponde à une étape achevée. Faites constater l’état du chantier et protéger les ouvrages. Faites vous accompagner d’un avocat en cas de procédure collective.

Notre mission de constat d’un chantier interrompu est établie sur devis ; nos visites de suivi CCMI vont de 510 € à 720 € TTC jusqu’à 75 m².

Voir notre suivi de construction CCMI et nos tarifs.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

La garantie de livraison est elle obligatoire en CCMI ?

Oui, le contrat ne peut pas recevoir exécution sans elle.

Que couvre le garant ?

Les dépassements de prix nécessaires à l’achèvement, les paiements anticipés et les pénalités de retard au delà de trente jours.

Y a t il une franchise ?

Le garant peut prévoir une franchise d’au plus 5 % du prix convenu.

Comment saisir le garant ?

Par lettre recommandée, avec le contrat, l’attestation, l’état des paiements et l’état du chantier.

Qui termine les travaux ?

Une personne désignée par le garant, sous sa responsabilité.

Quand la garantie prend elle fin ?

À la réception constatée par écrit, et à la levée des réserves ou à l’expiration du délai de huit jours.

Faut il constater l’état du chantier ?

Oui, avant toute reprise, pour chiffrer l’achèvement et distinguer les responsabilités.

Combien coûte le constat d’un chantier interrompu ?

Il est établi sur devis selon l’état et la taille du chantier.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-6 et R231-7, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, article L242-1, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Chantier
Construction CCMI

Pénalités de retard en CCMI : comment les calculer

Construction CCMI

Pénalités de retard en CCMI : comment les calculer

Le chantier de votre maison prend du retard et la date de livraison prévue au contrat est dépassée. En CCMI, contrairement à d’autres contrats, la loi fixe une pénalité minimale due par le constructeur pour chaque jour de retard. Voici comment elle se calcule, ce qui peut suspendre le délai et comment la réclamer.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Le contrat de construction de maison individuelle doit mentionner le délai d’exécution des travaux et les pénalités de retard. La réglementation impose une pénalité minimale d’un trois millième du prix convenu par jour de retard. Elle est due sans avoir à prouver de préjudice, sous réserve des causes de suspension prévues au contrat et justifiées. Au delà de trente jours de retard, le garant de livraison prend en charge ces pénalités si le constructeur ne les paie pas.

Suivi CCMI : visites de 510 € à 720 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m². Gestion du dossier 450 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le principe

Une pénalité imposée par la loi

L’article L231-2 du Code de la construction et de l’habitation impose au contrat de mentionner la date d’ouverture du chantier, le délai d’exécution des travaux et les pénalités prévues en cas de retard de livraison. L’article R231-14 fixe le montant minimal de ces pénalités : un trois millième du prix convenu par jour de retard.

Ces règles sont d’ordre public : le contrat peut prévoir des pénalités plus élevées, jamais plus faibles. Une clause qui fixerait une pénalité inférieure serait réputée non écrite au profit du minimum légal.

La pénalité a un caractère forfaitaire : elle est due du seul fait du retard, sans que le maître d’ouvrage ait à prouver un préjudice.

Le calcul

Combien représente la pénalité

Le calcul est simple : prix convenu divisé par 3 000, multiplié par le nombre de jours de retard. Pour une maison dont le prix convenu est de 210 000 €, la pénalité minimale est de 70 € par jour, soit 2 100 € pour un mois de retard de trente jours.

Le prix convenu s’entend du prix figurant au contrat, révisé le cas échéant selon les modalités prévues, hors travaux réservés par le maître d’ouvrage.

Si votre contrat prévoit un montant supérieur au minimum, c’est ce montant qui s’applique.

Le délai

À partir de quand le retard court

Le délai d’exécution court à partir de la date d’ouverture du chantier mentionnée au contrat ou déclarée. La date de livraison contractuelle s’obtient en ajoutant le délai, en mois, à cette date d’ouverture.

Le retard se mesure entre cette date contractuelle et la date de réception effective, ou de livraison si elle est distincte. Conservez la déclaration d’ouverture de chantier et le procès verbal de réception : ce sont les deux bornes du calcul.

Si l’ouverture du chantier a elle même été retardée au delà de ce que prévoit le contrat, la question peut aussi se poser.

Calculatrice et contrat de construction

Un chantier à l’arrêt repousse la date de livraison et fait courir les pénalités.

Les suspensions

Ce qui peut prolonger le délai

Le contrat peut prévoir des causes de suspension ou de prolongation du délai : intempéries au delà d’un certain nombre de jours, cas de force majeure, travaux supplémentaires demandés par le maître d’ouvrage, retard de paiement d’un appel de fonds par le maître d’ouvrage.

Le constructeur qui invoque une cause de suspension doit la justifier : relevés météorologiques pour les intempéries, avenant pour des travaux supplémentaires, preuve du retard de paiement. Les jours de suspension se déduisent du retard.

Demandez par écrit les justificatifs, et contestez les causes non prévues au contrat ou non démontrées.

Le garant

La garantie de livraison

La garantie de livraison à prix et délais convenus, obligatoire en CCMI, protège le maître d’ouvrage contre la défaillance du constructeur. L’article L231-6 prévoit notamment que le garant prend en charge les pénalités forfaitaires prévues au contrat en cas de retard de livraison excédant trente jours.

Si le constructeur ne paie pas les pénalités, vous pouvez donc vous adresser au garant, dont les coordonnées figurent dans le contrat et l’attestation de garantie. Le garant peut aussi mettre en demeure le constructeur de livrer, et, à défaut, désigner une entreprise pour terminer les travaux.

Informez le garant par écrit dès que le retard devient significatif.

Réclamer

La démarche

Une fois la date contractuelle dépassée, adressez au constructeur une lettre recommandée constatant le retard, rappelant la clause de pénalités et le minimum légal, et réservant vos droits. À la réception, faites mentionner sur le procès verbal la date effective, et chiffrez les pénalités dues.

Les pénalités peuvent être réglées directement par le constructeur, ou imputées sur les sommes restant dues, en particulier le solde, d’un commun accord. Formalisez tout accord par écrit.

En cas de refus, saisissez le garant pour le retard excédant trente jours, et consultez un avocat pour une action en justice si nécessaire.

Couple devant une maison en construction

Le calcul des pénalités se fait jour par jour, sur la base du prix convenu.

Au delà

Le préjudice supplémentaire

La pénalité forfaitaire indemnise le retard de façon minimale. Si votre préjudice réel est plus important, loyers supplémentaires, frais de garde meubles, intérêts intercalaires, il peut être envisagé de demander une indemnisation complémentaire, selon les stipulations du contrat et l’appréciation du juge.

Conservez les justificatifs de toutes les dépenses liées au retard : bail, quittances, factures, attestations bancaires.

Votre avocat vous indiquera l’articulation entre pénalités forfaitaires et dommages et intérêts complémentaires dans votre situation.

Pendant le retard

Ne pas relâcher le contrôle

Un chantier en retard peut être accéléré en fin de parcours, avec un risque sur la qualité d’exécution. Maintenez les visites de contrôle aux étapes prévues, en particulier cloisons, chape et pré réception, et vérifiez chaque appel de fonds.

Si le chantier est à l’arrêt, faites constater son état, par un expert ou un commissaire de justice : en cas de défaillance du constructeur, ce constat servira au garant et à l’entreprise qui reprendra les travaux.

Protégez aussi les ouvrages exposés aux intempéries : un chantier abandonné hors d’eau mais pas hors d’air se dégrade.

La réception

Ne pas réceptionner à tout prix

Après un retard, la pression pour emménager est forte. Elle ne doit pas conduire à réceptionner une maison inachevée ou à renoncer à des réserves. La réception avec réserves n’empêche pas de réclamer les pénalités de retard.

Faites réaliser une pré réception, réceptionnez avec des réserves précises, puis faites contrôler la maison par un expert le lendemain pour préserver le délai de huit jours.

La date de réception figurant sur le procès verbal arrête le décompte des pénalités : vérifiez qu’elle est exacte.

Exemple

Un décompte type

Un contrat signé pour un prix convenu de 240 000 € prévoit un délai d’exécution de douze mois à compter de l’ouverture du chantier, déclarée le 1er mars. La livraison contractuelle est donc fixée au 1er mars de l’année suivante. La réception a lieu le 20 mai, soit quatre vingts jours plus tard.

Le constructeur justifie, par des relevés météorologiques, de dix jours d’intempérie dépassant le seuil prévu au contrat. Le retard imputable est donc de soixante dix jours. Au minimum légal de 80 € par jour, soit 240 000 € divisés par 3 000, la pénalité s’élève à 5 600 €.

Cet exemple est illustratif : chaque contrat a ses propres clauses de suspension, qu’il faut lire attentivement.

Nos conseils

Face à un retard

Calculez la date contractuelle de livraison dès l’ouverture du chantier. Suivez l’avancement, demandez par écrit les justificatifs de toute suspension, mettez en demeure dès le dépassement, et chiffrez les pénalités à la réception. Saisissez le garant si le constructeur ne paie pas au delà de trente jours.

Maintenez le contrôle de la qualité jusqu’à la réception.

Notre suivi de construction CCMI vous accompagne à chaque étape, y compris lorsque le chantier prend du retard.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quelle est la pénalité minimale de retard en CCMI ?

Un trois millième du prix convenu par jour de retard.

Faut il prouver un préjudice ?

Non, la pénalité est forfaitaire et due du seul fait du retard.

Le contrat peut il prévoir moins ?

Non, le minimum légal s’impose ; le contrat peut prévoir davantage.

Les intempéries suspendent elles le délai ?

Si le contrat le prévoit et qu’elles sont justifiées par des relevés.

Que faire si le constructeur ne paie pas ?

Saisir le garant de livraison pour le retard excédant trente jours.

Peut on déduire les pénalités du solde ?

D’un commun accord, oui ; formalisez l’accord par écrit.

Peut on obtenir plus que la pénalité ?

Une indemnisation complémentaire peut être envisagée selon le contrat et le préjudice justifié.

Combien coûte le suivi CCMI ?

Les visites choisies, de 510 € à 720 € TTC, plus 450 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-2, L231-6 et R231-14, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1231-1 et 1231-5, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


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Construction CCMI

Étude de sol et loi Elan : ce qui est obligatoire

Construction CCMI

Étude de sol et loi Elan : ce qui est obligatoire

Depuis le 1er octobre 2020, la loi Elan impose des études de sol pour les terrains et les maisons situés dans les zones exposées au retrait gonflement des argiles. Qui doit fournir quelle étude, à quel moment, et que doit en faire le constructeur ? Voici ce qui est obligatoire, et pourquoi c’est dans votre intérêt de le vérifier.

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L’essentiel

Dans les zones d’exposition moyenne ou forte au retrait gonflement des argiles, le vendeur d’un terrain non bâti constructible doit fournir une étude géotechnique préalable, annexée à la promesse puis à l’acte. Avant de signer un contrat de construction, le maître d’ouvrage la transmet au constructeur, qui doit soit suivre une étude géotechnique de conception, soit appliquer les dispositions constructives fixées par l’arrêté du 22 juillet 2020. La visite fondations permet de vérifier leur mise en œuvre.

Suivi CCMI, visite fondations : 510 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m². Gestion du dossier 450 €, déplacement 60 €.

L’origine

Pourquoi la loi a changé

Le retrait gonflement des argiles peut provoquer des fissures sur les maisons individuelles, en particulier celles fondées superficiellement. Pour prévenir ces désordres sur les constructions neuves, la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, dite loi Elan, a introduit des obligations d’étude de sol, entrées en vigueur le 1er octobre 2020.

Ces règles figurent aux articles L132-4 à L132-9 du Code de la construction et de l’habitation, précisées par des textes réglementaires qui définissent les zones concernées, le contenu des études et les techniques de construction.

Elles concernent les zones d’exposition moyenne ou forte, identifiées par la cartographie consultable sur Géorisques.

Le vendeur

L’étude géotechnique préalable

En cas de vente d’un terrain non bâti constructible situé dans une zone d’exposition moyenne ou forte, le vendeur doit faire réaliser une étude géotechnique préalable. Elle est annexée à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique.

Cette étude, de type G1 selon la norme des missions géotechniques, caractérise le site et identifie les risques géotechniques, dont la sensibilité du sol au retrait gonflement. Elle reste valable trente ans si aucun remaniement du sol n’a été réalisé.

Elle est à la charge du vendeur. Si elle manque, l’acquéreur doit la réclamer avant de s’engager.

Le maître d’ouvrage

Transmettre l’étude

Avant de conclure un contrat de construction d’une maison individuelle, le maître d’ouvrage transmet l’étude géotechnique préalable au constructeur. Le contrat doit mentionner que cette étude a été remise.

Si vous construisez sur un terrain que vous possédiez déjà, ou acquis avant l’entrée en vigueur de l’obligation, vous pouvez faire réaliser vous même l’étude, ou laisser au constructeur le soin de faire réaliser une étude de conception.

Vérifiez sur Géorisques l’exposition de votre parcelle avant toute démarche : elle détermine si ces obligations s’appliquent.

Carottes de sol argileux alignees

Les sondages géotechniques caractérisent la nature du sol et sa sensibilité à l’eau.

Le constructeur

Deux options

Le constructeur doit, au choix, soit suivre les recommandations d’une étude géotechnique de conception, de type G2, réalisée en prenant en compte l’implantation et les caractéristiques du projet, soit respecter les techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.

L’étude de conception adapte les fondations et les dispositions constructives au sol réel et au projet précis : profondeur d’ancrage, type de fondations, dallage ou vide sanitaire, gestion des eaux. Les dispositions forfaitaires appliquent des règles générales, sans étude spécifique.

Le choix doit apparaître dans le dossier du constructeur : demandez lequel a été retenu.

Les règles

Les dispositions de l’arrêté du 22 juillet 2020

Les techniques particulières de construction portent sur plusieurs points. Les fondations doivent être ancrées à une profondeur minimale, d’au moins 0,80 m en zone d’exposition moyenne et 1,20 m en zone forte, et être homogènes, sans dissymétrie d’ancrage.

La structure doit être rigidifiée par des chaînages horizontaux et verticaux. Les bâtiments accolés fondés différemment doivent être désolidarisés par un joint de rupture. Les eaux pluviales et usées doivent être évacuées loin des fondations, les canalisations enterrées doivent pouvoir accepter des mouvements.

La végétation doit être tenue à distance, à une distance au moins égale à la hauteur à maturité des arbres, ou une fois et demie pour un rideau d’arbres ou d’arbustes, sauf écran anti racines.

Le contrôle

Vérifier sur le chantier

Ces règles se vérifient au moment des fondations, avant le coulage du béton : profondeur des fouilles, homogénéité de l’ancrage, armatures, attentes des chaînages verticaux, joints de rupture prévus aux plans. La visite fondations est le moment clé.

L’expert compare les fouilles et les armatures avec les plans, l’étude de conception ou les dispositions forfaitaires retenues. Il signale tout écart avant que le béton ne soit coulé, quand la correction est encore possible.

La visite gros œuvre vérifie ensuite la continuité des chaînages, et la réception permet de contrôler la gestion des eaux pluviales autour de la maison.

Terrain a batir avec engin de sondage

Les prélèvements de sol argileux sont analysés en laboratoire pour mesurer leur sensibilité au retrait gonflement.

Hors zone

Et si le terrain n’est pas exposé

Hors des zones d’exposition moyenne ou forte, l’étude de sol n’est pas imposée par ces textes. Elle reste néanmoins utile lorsque le terrain présente d’autres particularités : pente, remblais, présence d’eau, ancienne carrière, sol hétérogène.

La cartographie d’exposition est établie à une échelle qui ne rend pas compte de toutes les variations locales. Un terrain classé en exposition faible peut comporter des poches argileuses.

Une étude de sol est un coût modeste au regard de celui d’une reprise en sous œuvre après l’apparition de fissures.

Responsabilités

En cas de fissures

Si des fissures apparaissent sur une maison construite après 2020 en zone exposée, le respect des obligations d’étude et de construction sera examiné. Le constructeur qui n’aurait ni suivi une étude de conception ni appliqué les dispositions forfaitaires engagerait sa responsabilité.

La garantie décennale couvre de toute façon les dommages qui compromettent la solidité de la maison, y compris lorsqu’ils résultent d’un vice du sol, et l’assurance dommages ouvrage préfinance les réparations.

Conservez l’étude préalable, l’étude de conception éventuelle et les rapports de visite : ils documenteront votre dossier.

Acheter un terrain

Les vérifications avant de signer

Avant d’acheter un terrain à bâtir, consultez Géorisques à l’adresse de la parcelle, lisez l’état des risques et demandez l’étude géotechnique préalable si la parcelle est en zone exposée. Lisez ses conclusions : elles peuvent annoncer des fondations plus profondes ou des dispositions particulières, donc un surcoût.

Intégrez ce surcoût dans votre budget de construction et dans la négociation du prix du terrain.

Transmettez l’étude à votre constructeur dès les premiers échanges, pour qu’il établisse un prix tenant compte des travaux d’adaptation au sol.

Les missions

Comprendre les études géotechniques

La norme qui encadre les missions d’ingénierie géotechnique distingue plusieurs étapes. L’étude préalable, dite G1, caractérise le site et identifie les risques principaux, à partir de recherches documentaires, d’une visite et, le cas échéant, de sondages. L’étude de conception, dite G2, adapte les fondations et les dispositions constructives au projet précis, avec des investigations ciblées.

D’autres missions interviennent pendant le chantier, pour vérifier que les hypothèses géotechniques sont confirmées lors des terrassements, ou après des désordres, pour diagnostiquer un sol sous un bâtiment existant.

Lisez la nature de la mission indiquée en tête du rapport qui vous est remis : une étude préalable ne dimensionne pas les fondations, une étude de conception le fait pour un projet donné.

Nos conseils

En résumé

Vérifiez l’exposition de la parcelle, exigez l’étude préalable du vendeur, transmettez la au constructeur, demandez quelle option il retient, et faites contrôler les fondations avant le coulage.

Notre visite fondations est facturée 510 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², dans le cadre de notre suivi CCMI.

Voir notre visite fondations et notre suivi de construction CCMI.

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

L’étude de sol est elle obligatoire pour vendre un terrain ?

Oui dans les zones d’exposition moyenne ou forte aux argiles, depuis le 1er octobre 2020.

Qui paie l’étude préalable ?

Le vendeur du terrain.

Combien de temps est elle valable ?

Trente ans, si aucun remaniement du sol n’a été réalisé.

Que doit faire le constructeur ?

Suivre une étude géotechnique de conception ou appliquer les dispositions constructives réglementaires.

Quelle profondeur de fondations en zone argileuse ?

Au moins 0,80 m en zone moyenne et 1,20 m en zone forte selon les dispositions forfaitaires.

Où vérifier l’exposition de mon terrain ?

Sur Géorisques, à l’adresse de la parcelle.

Une étude est elle utile hors zone exposée ?

Elle est recommandée si le terrain présente d’autres particularités : pente, remblais, eau.

Combien coûte la visite fondations ?

510 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², plus gestion et déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L132-4 à L132-9 et R132-3 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Arrêté du 22 juillet 2020 définissant le contenu des études géotechniques et les techniques particulières de construction, legifrance.gouv.fr
  • Norme NF P94-500, missions d’ingénierie géotechnique, AFNOR
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles, georisques.gouv.fr


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