Category

Vices cachés

"Expert
Vices cachés

Expertise judiciaire : quand y recourir et comment s’y préparer

Vices cachés

Expertise judiciaire : quand y recourir et comment s’y préparer

Lorsque le dialogue avec un vendeur, un constructeur ou une entreprise est rompu, l’expertise judiciaire permet de faire établir les faits par un expert désigné par le juge. Procédure encadrée, contradictoire, déterminante pour l’issue du litige : voici quand y recourir, comment elle se déroule et comment s’y préparer.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’expertise judiciaire est ordonnée par un juge, en particulier en référé avant tout procès, lorsqu’il existe un motif légitime d’établir des faits. Un expert inscrit sur une liste judiciaire est désigné, avec une mission précise. Les opérations sont contradictoires : chaque partie est convoquée, peut se faire assister et adresser des observations écrites. Le rapport final pèse fortement dans la décision du juge. Une préparation technique sérieuse, avec un expert de partie, renforce votre position.

Accompagnement d’une expertise judiciaire aux côtés de votre avocat : sur devis. Expertise vices cachés : 990 € TTC par phase.

Quand

Les situations qui la justifient

L’expertise judiciaire se justifie lorsque le litige porte sur des questions techniques que le juge ne peut trancher seul, que la partie adverse conteste les faits ou refuse de participer à une expertise amiable, et que les enjeux financiers sont significatifs : vice caché grave, désordres de nature décennale, malfaçons importantes, dommages causés par un chantier voisin.

Elle est aussi un moyen d’interrompre les délais pour agir, puisque la demande en justice, même en référé, interrompt la prescription. Lorsqu’une échéance approche, elle permet de préserver ses droits tout en faisant établir les faits.

Elle a un coût et une durée : pour un litige modeste, une solution amiable ou une médiation peut être préférable.

La demande

Le référé expertise

L’article 145 du Code de procédure civile permet de demander au juge, avant tout procès, une mesure d’instruction s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige. La demande est portée devant le juge des référés.

Il faut démontrer ce motif légitime : l’existence de désordres, un litige potentiel, l’utilité de l’expertise. Un rapport d’expertise amiable, des photos, des courriers et les documents contractuels appuient la demande. L’assistance d’un avocat est fortement recommandée pour rédiger l’assignation et définir la mission.

Toutes les parties susceptibles d’être concernées doivent être appelées : vendeur, constructeurs, entreprises, et leurs assureurs.

La mission

Ce que le juge demande à l’expert

L’ordonnance désigne l’expert et fixe sa mission : se rendre sur les lieux, décrire les désordres, en rechercher les causes, dire s’ils étaient apparents ou cachés, s’ils compromettent la solidité de l’ouvrage, décrire et chiffrer les travaux de reprise, donner des éléments sur les responsabilités et les préjudices.

La rédaction de la mission est stratégique : elle détermine les questions auxquelles l’expert répondra. Une mission trop étroite peut laisser de côté des points essentiels. L’avocat propose une mission au juge, en s’appuyant sur le dossier technique.

Le juge fixe aussi le montant de la provision à consigner et le délai de dépôt du rapport.

Reunion d expertise judiciaire sur un chantier

Les réunions d’expertise judiciaire se tiennent sur place, en présence de toutes les parties convoquées.

La provision

Le coût de l’expertise

Le demandeur doit en principe consigner une provision sur la rémunération de l’expert, dans le délai fixé par le juge, faute de quoi la désignation peut devenir caduque. Des compléments peuvent être demandés en cours d’expertise si les opérations s’avèrent plus longues.

À l’issue du procès, les frais d’expertise font partie des dépens, mis en principe à la charge de la partie perdante. L’assurance de protection juridique peut prendre en charge tout ou partie des frais, selon le contrat : déclarez le litige avant d’engager les dépenses.

S’ajoutent les honoraires d’avocat et, le cas échéant, ceux de votre expert de partie.

Le déroulement

Réunions, investigations et dires

L’expert convoque les parties et leurs conseils à une première réunion sur les lieux. Il examine les désordres, se fait remettre les pièces, entend les observations de chacun. D’autres réunions peuvent suivre, en particulier si des investigations sont nécessaires : sondages, ouvertures, essais, recours à un sapiteur spécialisé.

Les parties peuvent adresser à l’expert des observations écrites, appelées dires, auxquelles il doit répondre dans son rapport. Avant de déposer son rapport définitif, l’expert communique en principe une note de synthèse, sur laquelle les parties peuvent formuler leurs dernières observations.

La durée des opérations varie selon la complexité du dossier, le nombre de parties et les investigations.

L’expert de partie

Se faire assister techniquement

Face à l’expert judiciaire et aux experts des assureurs, l’assistance d’un expert de partie est un atout. Il prépare le dossier technique, assiste aux réunions, observe les investigations, relève les points omis, et rédige avec l’avocat des dires argumentés.

Son rôle n’est pas de remplacer l’expert judiciaire, mais de veiller à ce que vos arguments techniques soient entendus et discutés. Les constructeurs et les assureurs peuvent être assistés de leurs propres experts : être seul face à eux crée un déséquilibre.

Il aide aussi à évaluer les chiffrages de travaux proposés, et à vérifier qu’ils traitent réellement la cause des désordres.

Classeurs de pieces et rapport d expertise

Un dossier technique préparé en amont oriente utilement les investigations de l’expert désigné.

Se préparer

Constituer un dossier solide

Rassemblez toutes les pièces : actes et contrats, plans, notice descriptive, procès verbal de réception, factures, attestations d’assurance, diagnostics, état des risques, correspondances, photos datées, rapports amiables. Classez les et numérotez les.

Faites établir, si ce n’est déjà fait, un rapport technique qui décrit les désordres, leur cause probable et les travaux nécessaires : il servira de base à la demande et orientera l’expert judiciaire.

Préparez l’accès aux lieux pour les réunions, et anticipez les investigations : autorisations, accès aux parties communes, présence d’une entreprise pour les ouvertures.

Le rapport

Après le dépôt

Le rapport définitif est déposé au greffe et communiqué aux parties. Il n’engage pas le juge, mais il pèse fortement dans sa décision, car il éclaire les questions techniques. Il peut être discuté devant le tribunal, et une contre expertise peut être demandée dans certains cas.

Sur la base du rapport, les parties peuvent négocier un accord, ou le demandeur peut assigner au fond pour obtenir réparation. Le dépôt du rapport fait repartir le délai de prescription qui avait été suspendu pendant les opérations, pour au moins six mois.

Votre avocat analysera le rapport et vous conseillera sur la suite.

Alternatives

Tenter d’abord l’amiable

Avant d’engager une procédure, l’expertise amiable contradictoire et la médiation peuvent permettre de trouver une solution plus rapide et moins coûteuse. Pour certains litiges, une tentative de règlement amiable est d’ailleurs un préalable obligatoire à la saisine du tribunal.

Le dossier constitué lors de la phase amiable n’est pas perdu : il sert de base à la demande d’expertise judiciaire si l’accord échoue.

L’important est de ne pas laisser les délais s’écouler pendant la discussion amiable.

Notre mission

Vous accompagner

Nous intervenons en amont pour établir le rapport technique qui fonde la demande, puis aux côtés de votre avocat pendant les opérations d’expertise judiciaire : préparation des réunions, assistance sur place, rédaction des éléments techniques des dires, analyse de la note de synthèse et du rapport.

Cette mission est établie sur devis, selon la complexité du dossier et le nombre de réunions. Pour un dossier de vices cachés, nos phases de recherche du vice et d’expertise amiable sont facturées 990 € TTC chacune.

Voir notre page vices cachés et nos tarifs.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment obtenir une expertise judiciaire ?

Par une demande en référé fondée sur l’article 145 du Code de procédure civile, avec l’assistance d’un avocat recommandée.

Qui choisit l’expert judiciaire ?

Le juge, en principe parmi les experts inscrits sur une liste judiciaire.

Qui paie l’expertise judiciaire ?

Le demandeur avance la provision ; les frais sont ensuite mis en principe à la charge de la partie perdante.

Combien de temps dure une expertise judiciaire ?

Cela dépend de la complexité du dossier et des investigations ; le juge fixe un délai de dépôt du rapport.

Qu’est ce qu’un dire ?

Une observation écrite adressée à l’expert par une partie, à laquelle il doit répondre dans son rapport.

Faut il un expert de partie ?

Ce n’est pas obligatoire, mais il rééquilibre les débats techniques face aux experts des autres parties.

Une expertise judiciaire interrompt elle les délais ?

La demande en référé interrompt la prescription, et les opérations ordonnées avant tout procès la suspendent jusqu’au dépôt du rapport.

Le juge suit il toujours l’expert ?

Il n’est pas lié par le rapport, mais celui ci pèse fortement dans sa décision.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de procédure civile, articles 16, 145, 232 à 284 et 696, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 2239 et 2241, legifrance.gouv.fr
  • Service public, expertise judiciaire, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Visite
Vices cachés

Vice caché ou défaut apparent : où passe la frontière ?

Vices cachés

Vice caché ou défaut apparent : où passe la frontière ?

Après l’achat, un défaut se révèle. Le vendeur répond que vous auriez dû le voir lors des visites. Qui a raison ? La distinction entre vice caché et défaut apparent conditionne tout recours. Elle dépend de ce qu’un acquéreur attentif pouvait constater, et de ce qu’on lui a dit. Voici les critères et des exemples concrets.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Un défaut est apparent lorsqu’un acquéreur normalement attentif, non professionnel, pouvait le constater et en mesurer la portée lors des visites, ou lorsqu’il en a été informé. Il est caché lorsqu’il était dissimulé, inaccessible, ou visible seulement par un indice dont un profane ne pouvait déduire l’ampleur. La frontière s’apprécie au cas par cas, et l’expertise aide à la situer.

Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

Le texte

Ce que prévoit le Code civil

L’article 1642 du Code civil dispose que le vendeur n’est pas tenu des vices apparents et dont l’acheteur a pu se convaincre lui même. La garantie des vices cachés ne joue donc que pour les défauts que l’acquéreur ne pouvait pas déceler.

Le critère n’est pas ce que l’acquéreur a effectivement vu, mais ce qu’il pouvait voir et comprendre en examinant normalement le bien. Un acquéreur qui n’a pas visité les combles alors qu’ils étaient accessibles ne pourra pas facilement soutenir qu’un défaut visible depuis les combles était caché.

À l’inverse, l’acquéreur n’est pas tenu de se comporter en expert : on n’attend pas de lui qu’il démonte un doublage ou sonde une charpente.

L’acquéreur

Un profane normalement attentif

Les juges apprécient le caractère apparent du point de vue d’un acquéreur moyen, non professionnel du bâtiment, qui visite le bien avec une attention normale. Ses compétences personnelles peuvent être prises en compte : un acquéreur lui même professionnel du bâtiment sera jugé plus sévèrement.

Le nombre et la durée des visites, l’accès effectif à toutes les parties du bien, la présence de meubles ou d’encombrants, les conditions d’éclairage, sont des éléments d’appréciation.

L’acquéreur qui s’est fait accompagner d’un expert lors d’une visite avant achat est réputé connaître les défauts que celui ci a relevés ou aurait dû relever.

Visible mais pas compris

L’ampleur du défaut

Un défaut peut être visible sans que sa gravité soit perceptible. Une petite tache au plafond peut révéler une infiltration structurelle de la toiture ; une fine fissure, un mouvement des fondations ; quelques trous dans une poutre, une attaque d’insectes étendue à toute la charpente.

La jurisprudence admet que le vice est caché lorsque l’acquéreur ne pouvait, au moment de la vente, en mesurer l’ampleur et les conséquences. Le signe était visible, mais le vice, dans sa réalité, ne l’était pas.

C’est une question de fait, qui se prouve par l’expertise : l’expert explique ce qu’un profane pouvait voir et ce que seule une investigation technique permettait de comprendre.

Expert examinant un mur derriere un meuble deplace

Un défaut peut être visible sans que son ampleur soit perceptible pour un acquéreur non professionnel.

Dissimulation

Un défaut masqué

Un défaut masqué par des travaux est caché, quelle que soit sa visibilité antérieure. Enduit frais sur des fissures, doublage posé contre un mur humide, faux plafond sous une poutre dégradée, revêtement de sol neuf sur un plancher affaissé : ces interventions empêchent l’acquéreur de constater le défaut.

Lorsque la dissimulation est volontaire, elle révèle aussi la connaissance du vendeur, ce qui écarte la clause d’exclusion de garantie et ouvre droit à des dommages et intérêts, voire à une action pour dol.

Des meubles disposés pour masquer une zone, ou des pièces volontairement encombrées lors des visites, peuvent aussi être pris en compte.

L’information

Ce qui a été dit ou écrit

Un défaut signalé à l’acquéreur avant la vente, oralement, dans l’annonce, dans un diagnostic, dans l’état des risques ou dans un rapport, est réputé connu. Il ne peut plus être invoqué comme vice caché, même s’il n’était pas visible.

D’où l’importance de lire attentivement les documents remis : diagnostics, état des risques, procès verbaux de copropriété, mentions de l’acte. Une mention vague ne vaut pas nécessairement information complète : si l’ampleur réelle du défaut a été minimisée, le débat reste ouvert.

Pour le vendeur, une information écrite et précise est la meilleure protection.

Exemples

Des situations concrètes

Une fissure traversante visible en façade, sur laquelle l’acquéreur a interrogé le vendeur, est en principe un défaut apparent. Une fissure masquée par un enduit refait juste avant la vente, qui réapparaît après un hiver, peut être un vice caché.

Une tache d’humidité visible au plafond d’une chambre est apparente ; une charpente pourrie dans des combles inaccessibles, révélée par cette tache seulement après investigation, peut constituer un vice caché dans son ampleur.

Un assainissement non conforme signalé par le diagnostic remis à l’acquéreur n’est pas caché ; un réseau effondré sous le jardin, sans signe en surface, peut l’être. Chaque cas dépend de ses circonstances.

Fissure masquee par une peinture fraiche

L’accès aux différentes parties du bien lors des visites pèse dans l’appréciation du caractère caché.

La visite

Ce que l’acquéreur doit faire

Pour se protéger, l’acquéreur doit visiter toutes les parties accessibles : combles, sous sol, garage, annexes, extérieurs. Il doit poser des questions précises sur les défauts visibles et noter les réponses. Il doit lire les diagnostics et documents remis.

Faire réaliser une expertise avant achat est la meilleure façon de connaître les défauts avant de s’engager : on les intègre dans le prix plutôt que de devoir les contester ensuite.

Photographier le bien lors des visites constitue aussi une preuve utile de son état apparent au moment de la vente.

L’expertise

Situer la frontière

Dans un litige, l’expert examine le défaut et ses manifestations, recherche son ancienneté, et analyse ce qui était visible à la date de la vente : traces anciennes, travaux de dissimulation, accessibilité des parties concernées.

Son rapport explique ce qu’un acquéreur non professionnel pouvait constater, et ce que seule une investigation technique révélait. Il apporte ainsi l’argumentation technique nécessaire à la qualification de vice caché.

Les photos de l’annonce de vente, lorsqu’elles ont été conservées, peuvent aider à reconstituer l’état apparent du bien.

Neuf

Le cas particulier de la VEFA

Pour un logement acheté en VEFA, la logique est différente : le vendeur répond des vices apparents, que l’acquéreur peut dénoncer jusqu’à un mois après la prise de possession. C’est l’inverse de la vente d’un bien existant, où les vices apparents sont exclus de la garantie.

Les défauts cachés d’un logement neuf relèvent ensuite des garanties des constructeurs : parfait achèvement, biennale et décennale.

Cette particularité justifie une visite de livraison minutieuse, idéalement assistée par un expert.

Les preuves

Reconstituer l’état du bien à la vente

Le débat sur le caractère caché se joue sur l’état du bien au jour de la vente, parfois plusieurs années auparavant. Les preuves utiles sont variées : photos prises lors des visites, photos de l’annonce, descriptif de l’agence, diagnostics et leurs annexes, état des risques, échanges écrits avec le vendeur ou l’agent immobilier.

Les témoignages de personnes ayant visité le bien, d’artisans intervenus avant la vente ou de voisins peuvent compléter le dossier. Les factures de travaux du vendeur indiquent quelles interventions ont été réalisées, et quand.

Rassemblez ces éléments dès la découverte du défaut, avant qu’ils ne disparaissent, et transmettez les à l’expert : ils l’aident à établir ce qui était visible et ce qui ne l’était pas.

Notre mission

Qualifier le défaut

En phase 1, à 990 € TTC, nous caractérisons le défaut : nature, gravité, ancienneté, caractère caché ou apparent au regard de l’état du bien lors de la vente. En phase 2, à 990 € TTC, nous convoquons le vendeur à une expertise amiable contradictoire.

Le déplacement, 60 € jusqu’à 100 km, et les frais de gestion, 50 €, s’ajoutent.

Voir notre page vices cachés et notre bilan avant achat pour agir avant de signer.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce qu’un défaut apparent ?

Un défaut qu’un acquéreur normalement attentif pouvait constater et comprendre lors des visites, ou dont il a été informé.

Un défaut visible peut il être un vice caché ?

Oui, si son ampleur et ses conséquences ne pouvaient être mesurées par un acquéreur non professionnel.

Un défaut masqué par des travaux est il caché ?

Oui, et une dissimulation volontaire révèle aussi la connaissance du vendeur.

Un défaut mentionné dans un diagnostic est il caché ?

Non, il est réputé connu de l’acquéreur, sauf si son ampleur a été minimisée.

Faut il visiter les combles ?

Oui, si elles sont accessibles : un défaut visible depuis les combles pourrait être jugé apparent.

En VEFA, les vices apparents sont ils couverts ?

Oui, ils peuvent être dénoncés jusqu’à un mois après la prise de possession.

Combien coûte l’expertise ?

990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641, 1642, 1642-1 et 1643, legifrance.gouv.fr
  • Service public, vice caché dans un logement acheté, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Reunion
Vices cachés

Expertise amiable contradictoire : comment se déroule t elle ?

Vices cachés

Expertise amiable contradictoire : comment se déroule t elle ?

Un désaccord vous oppose à un vendeur, un constructeur, une entreprise ou un voisin à propos d’un désordre ? Avant d’aller devant le juge, l’expertise amiable contradictoire réunit les parties sur place pour constater les faits ensemble. Voici comment elle se déroule, ce qu’elle permet et quelles sont ses limites.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’expertise amiable contradictoire est une réunion d’expertise organisée à l’initiative d’une partie, à laquelle l’autre partie est régulièrement convoquée. Les constats sont faits en présence de tous, chacun peut présenter ses observations, et un procès verbal en rend compte. Elle favorise un accord et constitue un élément de preuve, mais le juge ne peut pas fonder sa décision sur elle seule : elle doit être corroborée par d’autres éléments.

Expertise amiable contradictoire : 990 € TTC dans le cadre d’un dossier vices cachés, sur devis pour les autres litiges. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

Le principe

Constater ensemble

Le mot contradictoire signifie que chaque partie a été mise en mesure de participer : convoquée à temps, informée de l’objet de la réunion, libre de venir accompagnée de son propre expert ou de son avocat, et de présenter ses observations. C’est ce qui distingue l’expertise amiable contradictoire d’un simple rapport établi pour une seule partie.

L’objectif est double : établir les faits de façon partagée, en évitant les contestations ultérieures sur ce qui a été vu, et créer les conditions d’un accord, en mettant les parties face aux mêmes constats.

Elle intervient en principe après un premier rapport, qui a caractérisé le désordre pour le compte de la partie qui l’organise.

Quand

Les situations adaptées

L’expertise amiable contradictoire convient à différents litiges du bâtiment : vice caché après un achat, malfaçons après des travaux, désordres sur une maison récente, réserves non levées après une réception, dommages causés par un chantier voisin, désaccord avec un assureur sur l’étendue d’un sinistre.

Elle est particulièrement utile lorsque la partie adverse n’a pas encore pris position, ou lorsque le désaccord porte sur des faits techniques que l’on peut constater ensemble.

Elle est moins adaptée lorsque la partie adverse refuse tout dialogue, lorsque les délais pour agir en justice sont près d’expirer, ou lorsque des investigations lourdes, sondages ou démontages, sont nécessaires sans accord sur leur prise en charge.

La convocation

Bien convoquer les parties

La convocation est adressée par lettre recommandée avec accusé de réception, suffisamment à l’avance pour permettre à chacun de s’organiser. Elle précise la date, l’heure et le lieu de la réunion, l’objet de l’expertise, les désordres concernés, et l’identité de l’expert.

Elle invite la partie convoquée à se faire assister de l’expert et du conseil de son choix, et, s’il y a lieu, à prévenir son assureur. Le premier rapport peut être joint, pour que chacun connaisse les constats initiaux.

Une convocation régulière est la condition du caractère contradictoire : si une partie ne vient pas alors qu’elle a été dûment convoquée, la réunion peut se tenir, et le procès verbal mentionne son absence.

Expert redigeant un proces verbal sur une tablette

La réunion sur place permet à chaque partie de constater les désordres et de présenter ses observations.

La réunion

Le déroulement sur place

L’expert accueille les participants, rappelle l’objet de la réunion et le déroulement. Les désordres sont examinés ensemble, mesurés et photographiés. Chacun peut montrer ce qu’il estime pertinent, poser des questions et formuler des observations.

Les documents utiles sont présentés : acte de vente, contrat, devis, factures, procès verbal de réception, rapports antérieurs. L’expert note les positions de chaque partie sur les faits, les causes et les responsabilités.

Si les parties s’accordent sur des investigations complémentaires, sondage, ouverture d’un doublage, recherche de fuite, leur réalisation et leur prise en charge sont actées.

Le procès verbal

Ce que contient le compte rendu

À l’issue de la réunion, l’expert établit un procès verbal ou un rapport contradictoire. Il liste les personnes présentes et absentes, décrit les constats, consigne les observations de chacun et les points d’accord ou de désaccord.

Lorsque les parties parviennent à un accord sur les travaux, leur prise en charge ou une indemnité, cet accord peut être consigné et signé. Il est prudent de le formaliser ensuite dans un protocole transactionnel, rédigé avec l’aide d’un conseil.

Le procès verbal est communiqué à toutes les parties, qui peuvent y répondre par écrit.

La valeur

Que vaut une expertise amiable en justice ?

Par un arrêt de chambre mixte du 28 septembre 2012, la Cour de cassation a jugé que le juge ne peut se fonder exclusivement sur une expertise non judiciaire réalisée à la demande de l’une des parties, même en présence des parties. Le rapport amiable doit être corroboré par d’autres éléments de preuve.

Le caractère contradictoire renforce néanmoins sa force probante : la partie adverse, qui a pu participer et s’exprimer, aura plus de mal à contester les constats. Le rapport amiable reste aussi un élément décisif pour obtenir une expertise judiciaire, en démontrant l’existence d’un litige sérieux.

Photos, factures, témoignages, procès verbaux de copropriété ou constats de commissaire de justice viennent le compléter.

Parties examinant un desordre dans une piece

Le procès verbal consigne les constats, les positions de chacun et les points d’accord.

Les délais

Attention à la prescription

Une expertise amiable, même contradictoire, n’interrompt pas les délais pour agir en justice. Pendant que les parties discutent, le délai de deux ans des vices cachés, le délai décennal ou le délai de la garantie de parfait achèvement continuent de courir.

Surveillez donc les échéances et, si elles approchent, faites engager une action en justice, par exemple une demande d’expertise judiciaire en référé, qui interrompt le délai. Les discussions amiables peuvent se poursuivre en parallèle.

Votre avocat est le mieux placé pour calculer les délais applicables à votre situation.

Les coûts

Qui paie l’expertise amiable

L’expertise amiable est payée par la partie qui l’organise, chaque partie supportant les honoraires de son propre expert si elle se fait assister. En cas d’accord, les parties peuvent convenir d’une répartition différente, ou intégrer ces frais dans l’indemnité.

Votre contrat d’assurance habitation ou une assurance de protection juridique peut prendre en charge tout ou partie des frais d’expertise dans le cadre d’un litige : vérifiez les garanties souscrites et déclarez le litige avant d’engager les dépenses.

Le coût d’une expertise amiable reste sans commune mesure avec celui d’une procédure judiciaire, ce qui en fait une étape raisonnable avant tout contentieux.

Les suites

Accord, médiation ou justice

Si un accord est trouvé, il est formalisé et exécuté : travaux de reprise, indemnisation, levée des réserves. Le rapport sert de référence pour vérifier que les travaux correspondent à ce qui a été convenu.

Si le désaccord persiste, une médiation ou une conciliation peut être tentée ; pour certains litiges, une tentative de règlement amiable est d’ailleurs un préalable à la saisine du tribunal. À défaut, l’action en justice, précédée d’une expertise judiciaire, devient nécessaire.

Dans tous les cas, le dossier constitué lors de l’expertise amiable sera réutilisé.

Notre mission

Organiser votre expertise amiable

Nous établissons d’abord le rapport qui caractérise le désordre, puis nous rédigeons et adressons les convocations, conduisons la réunion sur place et établissons le procès verbal. Dans un dossier de vices cachés, chaque phase est facturée 990 € TTC, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Pour les autres litiges, malfaçons, contestation d’un constructeur ou d’un assureur, la mission est établie sur devis, selon la nature du dossier.

Voir notre page vices cachés et nos tarifs.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce qu’une expertise amiable contradictoire ?

Une réunion d’expertise à laquelle toutes les parties sont convoquées pour constater ensemble les désordres.

La partie adverse est elle obligée de venir ?

Non, mais si elle a été régulièrement convoquée, la réunion peut se tenir et son absence est mentionnée.

Le juge peut il se fonder sur l’expertise amiable ?

Pas exclusivement : elle doit être corroborée par d’autres éléments de preuve.

L’expertise amiable interrompt elle les délais ?

Non, seule une action en justice les interrompt.

Qui paie l’expertise amiable ?

La partie qui l’organise, sauf accord contraire ou prise en charge par une assurance.

Peut on venir avec son avocat ?

Oui, chaque partie peut se faire assister de l’expert et du conseil de son choix.

Combien de temps à l’avance convoquer ?

Suffisamment pour que chacun puisse s’organiser et prévenir son assureur ou son conseil ; une quinzaine de jours est un ordre de grandeur raisonnable.

Combien coûte l’expertise amiable ?

990 € TTC dans un dossier vices cachés, sur devis pour les autres litiges, plus déplacement et gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de procédure civile, article 16, legifrance.gouv.fr
  • Cour de cassation, chambre mixte, 28 septembre 2012, courdecassation.fr
  • Code civil, article 2241, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Calendrier
Vices cachés

Délai pour agir en vices cachés : ce qu’il faut savoir

Vices cachés

Délai pour agir en vices cachés : ce qu’il faut savoir

Vous avez découvert un défaut grave dans le logement que vous avez acheté. Combien de temps avez vous pour agir contre le vendeur ? Le Code civil fixe un délai de deux ans, mais son point de départ, son interruption et sa limite extrême obéissent à des règles précises. Les connaître évite de perdre ses droits.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’action en garantie des vices cachés doit être engagée dans les deux ans de la découverte du vice. Ce délai est un délai de prescription : il peut être interrompu par une action en justice, y compris un référé, et suspendu pendant une expertise judiciaire ordonnée avant tout procès. Il s’inscrit dans un délai butoir de vingt ans à compter de la vente. Une lettre recommandée ou une expertise amiable ne l’interrompent pas.

Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

Le texte

Deux ans à compter de la découverte

L’article 1648 du Code civil dispose que l’action résultant des vices rédhibitoires doit être intentée par l’acquéreur dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Ce délai, issu d’une réforme de 2005, a remplacé l’ancien bref délai, dont la durée était laissée à l’appréciation des juges.

Le délai ne court donc pas à compter de la vente, mais de la découverte : un vice découvert cinq ans après l’achat peut encore être invoqué, pendant deux ans, sous réserve du délai butoir.

Il concerne l’action contre le vendeur ; les actions contre d’autres intervenants, comme les constructeurs ou le diagnostiqueur, obéissent à leurs propres délais.

La découverte

Quand le délai commence t il ?

La découverte s’entend de la connaissance du vice dans son ampleur et ses conséquences, et pas seulement de l’apparition d’un premier signe. Une tache d’humidité qui apparaît ne révèle pas nécessairement à elle seule une infiltration structurelle ; c’est l’investigation qui peut en révéler la nature et l’étendue.

Les juges peuvent retenir comme date de découverte celle du rapport d’expertise qui caractérise le vice, lorsque l’acquéreur ne pouvait en mesurer la portée auparavant. Mais cette appréciation dépend des circonstances, et le vendeur peut soutenir que l’acquéreur savait plus tôt.

Par prudence, considérez que le délai peut courir dès les premiers signes sérieux, et agissez sans attendre.

Le délai butoir

Vingt ans après la vente

Le point de départ glissant pourrait permettre d’agir très longtemps après la vente. La Cour de cassation, par un arrêt de chambre mixte du 21 juillet 2023, a précisé que l’action doit en tout état de cause être exercée dans le délai butoir de vingt ans à compter de la vente, prévu par l’article 2232 du Code civil.

Le même arrêt a qualifié le délai de deux ans de délai de prescription, ce qui le rend susceptible de suspension, et non de simple forclusion.

En pratique, pour un bien acheté il y a plus de vingt ans, l’action en garantie des vices cachés n’est plus ouverte.

Expert photographiant un desordre cache dans un mur

La date de découverte du vice fixe le point de départ du délai de deux ans.

Interrompre

Ce qui arrête le délai

Selon l’article 2241 du Code civil, la demande en justice, même en référé, interrompt le délai de prescription. Une assignation devant le juge des référés pour obtenir la désignation d’un expert judiciaire est ainsi un moyen classique d’interrompre le délai tout en faisant établir les faits.

L’interruption fait courir un nouveau délai de même durée à compter de la fin de l’instance. La reconnaissance par le vendeur de sa responsabilité interrompt également le délai.

En revanche, une lettre recommandée, une mise en demeure, une réclamation amiable ou une expertise amiable, même contradictoire, n’interrompent pas le délai. Ce sont des étapes utiles, mais elles ne protègent pas contre l’écoulement du temps.

Suspendre

L’effet d’une expertise judiciaire

L’article 2239 du Code civil prévoit que la prescription est suspendue lorsque le juge fait droit à une demande de mesure d’instruction présentée avant tout procès. Le délai recommence à courir, pour une durée qui ne peut être inférieure à six mois, à compter du jour où la mesure a été exécutée, c’est à dire du dépôt du rapport d’expertise.

Cette règle s’applique désormais au délai de deux ans des vices cachés, depuis qu’il a été qualifié de délai de prescription. Elle évite que l’acquéreur ne perde ses droits pendant une expertise judiciaire qui peut durer.

Le calcul précis des délais relève de votre avocat, qui tiendra compte des dates exactes et des actes accomplis.

VEFA

Un délai différent pour le neuf

Pour un logement acheté en VEFA, les défauts apparents obéissent à un régime spécifique. L’article 1642-1 permet de les dénoncer jusqu’à l’expiration d’un délai d’un mois après la prise de possession, et l’article 1648, en son second alinéa, impose d’agir dans l’année qui suit la date à laquelle le vendeur peut être déchargé de ces vices.

Les défauts cachés d’un logement neuf relèvent en outre des garanties des constructeurs : parfait achèvement pendant un an, biennale pendant deux ans, décennale pendant dix ans à compter de la réception.

Ces délais courent à partir de dates fixes, et non de la découverte : ils ne se gèrent pas comme ceux des vices cachés.

Proprietaire envoyant un courrier recommande

Une lettre recommandée prépare le dossier, mais seule une action en justice interrompt le délai.

Les étapes

Agir dans les temps

Dès les premiers signes, photographiez et datez le défaut, conservez les preuves. Faites établir rapidement un rapport par un expert indépendant, qui caractérise le vice : nature, gravité, ancienneté, caractère caché.

Adressez au vendeur une réclamation écrite, rapport à l’appui, et proposez une expertise amiable contradictoire, en fixant un délai de réponse court. Parallèlement, surveillez l’échéance des deux ans.

Si aucun accord n’est en vue, ou si l’échéance approche, consultez un avocat pour engager une action en justice, en référé expertise ou au fond, qui interrompra le délai.

Les pièges

Les erreurs qui font perdre ses droits

La première erreur est de laisser traîner une négociation amiable sans surveiller le délai : un vendeur peut faire durer les échanges, et l’acquéreur se retrouver hors délai. La deuxième est de croire qu’une lettre recommandée suffit à préserver ses droits.

La troisième est de réparer le défaut avant de l’avoir fait constater de façon contradictoire : les preuves disparaissent avec les travaux. Si des travaux urgents sont nécessaires, faites constater l’état préalable par un expert, voire par un commissaire de justice, et convoquez le vendeur.

La quatrième est de négliger les autres fondements possibles, dol, garanties des constructeurs, responsabilité du diagnostiqueur, qui peuvent offrir d’autres délais.

Le rapport

Une pièce qui date la découverte

Le rapport d’expertise joue un double rôle. Sur le fond, il établit le vice, son ancienneté et sa gravité. Sur les délais, sa date peut constituer un repère pour la découverte du vice dans son ampleur, si l’acquéreur ne pouvait en mesurer la portée auparavant.

Il sert de base à la réclamation amiable, à la convocation du vendeur et, en cas de procédure, à la demande d’expertise judiciaire. L’expert judiciaire désigné s’appuiera sur les constats déjà réalisés.

Faire établir ce rapport tôt, c’est sécuriser à la fois le fond et le calendrier.

Notre mission

Une intervention rapide

Notre expertise vices cachés se déroule en deux phases : recherche et caractérisation du vice à 990 € TTC, puis convocation du vendeur à une expertise amiable contradictoire à 990 € TTC. Le déplacement, 60 € jusqu’à 100 km, et les frais de gestion, 50 €, s’ajoutent.

Nous intervenons rapidement pour que votre dossier soit constitué dans les délais, et nous pouvons accompagner une expertise judiciaire aux côtés de votre avocat, sur devis.

Voir notre page vices cachés.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel est le délai pour agir en vices cachés ?

Deux ans à compter de la découverte du vice, dans la limite de vingt ans après la vente.

Une lettre recommandée interrompt elle le délai ?

Non, seule une action en justice, y compris en référé, l’interrompt.

Une expertise judiciaire suspend elle le délai ?

Oui, lorsqu’elle est ordonnée avant tout procès, jusqu’au dépôt du rapport, avec un délai d’au moins six mois ensuite.

À quelle date le vice est il découvert ?

Quand l’acquéreur en connaît l’ampleur et les conséquences, ce qui peut correspondre à un rapport d’expertise.

Puis je réparer avant d’agir ?

Faites d’abord constater le défaut, de préférence contradictoirement, pour conserver les preuves.

Le délai est il le même pour un logement neuf ?

Non, la VEFA et les garanties des constructeurs obéissent à d’autres délais.

Combien coûte l’expertise ?

990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1642-1, 1648, 2232, 2239 et 2241, legifrance.gouv.fr
  • Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, garantie des vices cachés, courdecassation.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Acte
Vices cachés

Clause d’exclusion de garantie des vices cachés : quelles limites ?

Vices cachés

Clause d’exclusion de garantie des vices cachés : quelles limites ?

Votre acte de vente précise que l’acquéreur prend le bien dans l’état où il se trouve, sans garantie des vices cachés. Cette clause ferme t elle la porte à tout recours ? Non : sa portée est limitée par la loi et par la jurisprudence. Voici dans quels cas elle s’applique, et dans quels cas elle tombe.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La clause d’exclusion de la garantie des vices cachés est valable dans une vente entre particuliers, mais elle ne protège que le vendeur de bonne foi. Elle est écartée si l’acquéreur prouve que le vendeur connaissait le vice, et elle est inopposable lorsque le vendeur est un professionnel, présumé connaître les vices. La preuve de la connaissance du vendeur repose sur des éléments techniques et documentaires que l’expertise aide à réunir.

Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

Le principe

Une clause autorisée par le Code civil

L’article 1643 du Code civil prévoit que le vendeur est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins que, dans ce cas, il n’ait stipulé qu’il ne sera obligé à aucune garantie. La loi autorise donc une clause d’exclusion, mais seulement pour les vices que le vendeur ignorait.

Dans les ventes immobilières entre particuliers, cette clause est d’usage dans les actes notariés. Elle protège le vendeur de bonne foi contre la découverte de défauts dont il n’avait pas connaissance, ce qui est légitime pour un non professionnel qui ne maîtrise pas l’état technique de son bien.

Elle ne joue en revanche aucun rôle lorsque le vendeur savait.

La mauvaise foi

Le vendeur qui savait

Un vendeur qui connaissait le vice et ne l’a pas révélé ne peut pas se prévaloir de la clause : ce serait lui permettre de profiter de sa propre dissimulation. Si l’acquéreur prouve cette connaissance, la clause est écartée et le vendeur doit en outre des dommages et intérêts, conformément à l’article 1645.

La connaissance s’apprécie au moment de la vente. Elle peut résulter de réparations réalisées par le vendeur, de sinistres déclarés, d’échanges avec des entreprises, de procès verbaux d’assemblée générale en copropriété, de témoignages de voisins ou d’anciens locataires.

Elle peut aussi se déduire de travaux de dissimulation : enduit frais sur des fissures anciennes, doublage posé sur un mur humide, faux plafond masquant une infiltration, meubles disposés pour cacher un défaut.

Le professionnel

Une clause sans effet

Le vendeur professionnel, marchand de biens, promoteur, agent immobilier vendant pour son compte, est présumé connaître les vices de la chose qu’il vend. Cette présomption est irréfragable : il ne peut pas la renverser. La clause d’exclusion est donc sans effet à son égard.

La jurisprudence a étendu cette solution à certains vendeurs non professionnels de l’immobilier, en particulier celui qui a réalisé lui même les travaux à l’origine du vice : il est assimilé à un professionnel pour les défauts de ces travaux, et ne peut opposer la clause.

Si votre vendeur a rénové le bien lui même, la question mérite d’être examinée avec attention.

Expert et proprietaire devant une charpente endommagee

La clause d’exclusion figure dans l’acte, mais sa portée dépend de la bonne foi du vendeur.

La preuve

Démontrer la connaissance du vendeur

La charge de la preuve pèse sur l’acquéreur : c’est à lui de démontrer que le vendeur connaissait le vice. Cette preuve peut être indirecte, faite d’un faisceau d’indices concordants.

Les indices techniques sont essentiels : l’expert peut établir que des fissures ont été rebouchées à une date antérieure à la vente, qu’un doublage a été posé récemment sur un mur dégradé, qu’une charpente a fait l’objet d’un traitement partiel, qu’une fuite a déjà été réparée. Ces constats montrent que le défaut était connu de celui qui a fait réaliser ces interventions.

Les indices documentaires complètent : factures, déclarations de sinistre, échanges avec l’assureur, procès verbaux de copropriété, annonces de vente antérieures.

Le dol

Au delà du vice caché

Lorsque le vendeur a volontairement dissimulé une information déterminante, le comportement peut aussi constituer un dol, au sens de l’article 1137 du Code civil, ou un manquement à l’obligation précontractuelle d’information de l’article 1112-1. Ces fondements permettent de demander l’annulation de la vente ou des dommages et intérêts, avec des règles de délai différentes.

Le choix du fondement juridique relève de votre avocat, au regard des faits et des délais. L’expertise technique sert quel que soit le fondement retenu.

La clause d’exclusion des vices cachés ne fait pas obstacle à une action fondée sur le dol.

Défauts apparents

Ce que la clause ne change pas

Les défauts apparents lors de la vente ne sont pas couverts par la garantie des vices cachés, avec ou sans clause. Un défaut visible que l’acquéreur a pu constater, ou qui lui a été signalé par un diagnostic ou un rapport, ne peut pas être invoqué ensuite.

D’où l’importance, pour l’acquéreur, de faire examiner le bien avant de signer : un défaut constaté avant la vente se négocie dans le prix ; après, il est réputé accepté.

Pour le vendeur, la transparence sur les défauts connus est la meilleure protection : un défaut signalé ne peut plus lui être reproché.

Avocat et client examinant un dossier immobilier

Des travaux de dissimulation ou des réparations antérieures peuvent démontrer que le vendeur connaissait le vice.

Constructions récentes

Les garanties des constructeurs

Pour un bien de moins de dix ans, les garanties des constructeurs s’ajoutent à la garantie des vices cachés. Le vendeur qui a fait construire et revend dans les dix ans est réputé constructeur et répond de la garantie décennale, sans pouvoir l’exclure par une clause.

Les désordres de nature décennale, qui compromettent la solidité ou rendent le bien impropre à sa destination, peuvent ainsi être réclamés au vendeur, aux entreprises et à leurs assureurs, et à l’assureur dommages ouvrage s’il existe.

Vérifiez dans l’acte la date de réception des travaux et les attestations d’assurance annexées.

La démarche

Que faire face à la clause

Faites d’abord constater le vice par un expert : nature, gravité, ancienneté, et indices d’une connaissance du vendeur. Rassemblez les documents de la vente et tout élément sur l’historique du bien.

Adressez au vendeur une réclamation écrite, rapport à l’appui, et proposez une expertise amiable contradictoire. Le vendeur, confronté à des indices précis, peut préférer un accord à un procès.

À défaut, consultez un avocat sans attendre : l’action doit être engagée dans les deux ans de la découverte du vice.

Pour les vendeurs

Se protéger en étant transparent

Si vous vendez, déclarez les défauts que vous connaissez, les sinistres passés et les travaux réalisés, en remettant les factures et rapports. Cette transparence rend la clause d’exclusion pleinement efficace pour ce que vous ignorez, et vous protège contre une action fondée sur le dol.

Une expertise du bâti avant la mise en vente vous permet de connaître l’état de votre bien et de présenter un dossier clair aux acquéreurs.

Évitez les travaux cosmétiques qui masquent un défaut sans le traiter : ils pourraient être interprétés comme une dissimulation.

Notre mission

L’expertise au service de votre recours

En phase 1, à 990 € TTC, nous recherchons et caractérisons le vice : examen, analyse de l’ancienneté, recherche d’indices de travaux antérieurs, rapport écrit. En phase 2, à 990 € TTC, nous convoquons le vendeur à une expertise amiable contradictoire et en établissons le procès verbal.

Le déplacement, 60 € jusqu’à 100 km, et les frais de gestion, 50 €, s’ajoutent. L’accompagnement d’une expertise judiciaire est proposé sur devis.

Voir notre page vices cachés.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

La clause d’exclusion est elle valable ?

Oui entre particuliers, pour les vices que le vendeur ignorait.

Quand la clause est elle écartée ?

Si le vendeur connaissait le vice ou s’il est professionnel.

Comment prouver que le vendeur savait ?

Par un faisceau d’indices : travaux de dissimulation, réparations antérieures, sinistres, documents, témoignages.

Un particulier qui a rénové lui même est il un professionnel ?

La jurisprudence l’assimile parfois à un professionnel pour les défauts de ses propres travaux.

La clause empêche t elle une action pour dol ?

Non, une dissimulation volontaire peut être poursuivie sur ce fondement.

Que faire en premier ?

Faire constater le vice par un expert, puis adresser une réclamation écrite au vendeur.

La clause s’applique t elle aux défauts de la décennale ?

Non, le vendeur qui a fait construire et revend dans les dix ans répond de la garantie décennale, que la clause ne peut pas exclure.

Combien coûte l’expertise ?

990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1137, 1112-1, 1641 à 1648 et 1792-1, legifrance.gouv.fr
  • Service public, vice caché dans un logement acheté, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Proprietaire
Vices cachés

Vice caché immobilier : définition et conditions

Vices cachés

Vice caché immobilier : définition et conditions

Quelques mois après l’achat, vous découvrez une charpente attaquée, des fissures masquées par un doublage ou une humidité dissimulée derrière des meubles. S’agit il d’un vice caché ? La réponse dépend de conditions précises fixées par le Code civil. Voici la définition, les conditions et les recours possibles.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Un vice caché est un défaut grave, antérieur à la vente et non apparent lors de l’achat, qui rend le bien impropre à l’usage auquel on le destine ou diminue tellement cet usage que l’acquéreur ne l’aurait pas acquis, ou en aurait donné un moindre prix. L’acquéreur peut alors demander l’annulation de la vente ou une réduction du prix, et des dommages et intérêts si le vendeur connaissait le vice. L’action doit être engagée dans les deux ans de la découverte.

Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.

La définition

Ce que dit le Code civil

L’article 1641 du Code civil dispose que le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus.

Cette garantie s’applique à toutes les ventes, y compris immobilières, et elle est due par le vendeur même s’il ignorait le vice, sauf clause contraire valable. Elle protège l’acquéreur contre une mauvaise surprise sur la qualité réelle du bien.

Elle se distingue d’autres régimes : la non conformité à ce qui était convenu, le dol, qui suppose une manœuvre du vendeur, ou les garanties des constructeurs pour un bien de moins de dix ans.

Caché

Un défaut non apparent

Le vice doit être caché : l’article 1642 précise que le vendeur n’est pas tenu des vices apparents dont l’acheteur a pu se convaincre lui même. Un défaut visible lors des visites, comme une fissure en façade ou une tache d’humidité au plafond, n’est en principe pas un vice caché.

Le caractère caché s’apprécie au regard d’un acquéreur normalement attentif, non professionnel. Un défaut masqué par un doublage, une peinture fraîche, un meuble, un faux plafond ou situé dans une partie inaccessible peut être caché. De même, un défaut visible dont l’ampleur ou les conséquences ne pouvaient être appréciées par un profane peut être retenu comme caché.

À l’inverse, l’acquéreur qui a reçu une information claire sur le défaut, par un diagnostic ou un rapport, ne peut plus l’invoquer.

Antérieur

Un défaut existant avant la vente

Le vice doit exister au moment de la vente, au moins en germe. Un désordre apparu après la vente, causé par un événement postérieur, ne relève pas de la garantie du vendeur.

La preuve de l’antériorité est un point central des litiges. Elle repose sur des éléments techniques : ancienneté des dégradations, nature des matériaux et des travaux, traces de réparations anciennes, cohérence avec l’historique du bien. Un bois attaqué depuis des années, un enduit appliqué sur une fissure plus ancienne, une humidité installée de longue date, sont autant d’indices.

C’est l’un des apports essentiels de l’expertise : établir, sur une base technique, que le défaut existait avant la vente.

Expert examinant une poutre degradee

Un défaut masqué par des travaux récents peut constituer un vice caché s’il était grave et antérieur à la vente.

Grave

Un défaut d’une certaine gravité

Le vice doit rendre le bien impropre à son usage ou en diminuer l’usage de façon importante. Un défaut mineur, une imperfection esthétique, un équipement vétuste attendu compte tenu de l’âge du bien, ne suffisent pas.

Constituent par exemple des vices graves une charpente attaquée qui menace la solidité de la toiture, des infiltrations récurrentes rendant une pièce inhabitable, des fissures structurelles liées à un mouvement des fondations, un assainissement hors d’usage, une humidité importante masquée.

La gravité s’apprécie au cas par cas, au regard de l’usage normal du bien et du coût des travaux nécessaires pour y remédier.

Les recours

Annulation ou réduction du prix

L’article 1644 offre à l’acquéreur un choix : rendre le bien et se faire restituer le prix, c’est l’action rédhibitoire, ou garder le bien et se faire rendre une partie du prix, c’est l’action estimatoire. La réduction est en principe évaluée par expertise, au regard du coût des travaux et de la perte de valeur.

Si le vendeur connaissait le vice, l’article 1645 prévoit qu’il est tenu, en plus de la restitution du prix, de tous les dommages et intérêts envers l’acheteur. S’il l’ignorait, il ne doit que la restitution du prix et les frais occasionnés par la vente.

Le vendeur professionnel est présumé connaître les vices de la chose qu’il vend.

La preuve

Établir le vice

C’est à l’acquéreur de prouver l’existence du vice, son caractère caché, son antériorité et sa gravité. Cette preuve est essentiellement technique : un simple témoignage ou quelques photos ne suffisent pas.

Le rapport d’un expert en bâtiment décrit le défaut, en recherche la cause, en apprécie l’ancienneté et la gravité, et chiffre les travaux de reprise. Il constitue la première pièce du dossier. Pour être pleinement opposable, l’expertise gagne à être contradictoire, c’est à dire réalisée en présence du vendeur ou après l’avoir convoqué.

En cas de procédure, le juge peut désigner un expert judiciaire ; un rapport amiable préalable reste utile pour orienter ses investigations.

Code civil et acte de vente sur un bureau

L’expertise établit la nature du vice, son ancienneté et son caractère non apparent.

Le délai

Agir dans les deux ans

L’article 1648 impose d’agir dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. La découverte s’entend du moment où l’acquéreur a eu connaissance du vice dans son ampleur et ses conséquences, ce qui peut correspondre à la date d’un rapport d’expertise.

La Cour de cassation a précisé que ce délai s’inscrit dans un délai butoir de vingt ans à compter de la vente. Une simple lettre n’interrompt pas le délai de deux ans : seule une action en justice, y compris une demande d’expertise en référé, l’interrompt.

Ne laissez pas le temps passer : dès la découverte, faites constater le défaut et consultez un professionnel.

La clause

L’exclusion de garantie

Les actes de vente entre particuliers peuvent contenir une clause excluant la garantie des vices cachés. Elle est valable, mais elle ne protège pas le vendeur qui connaissait le vice et l’a tu : la preuve de sa connaissance permet d’écarter la clause.

Elle ne protège pas non plus le vendeur professionnel, présumé connaître les vices. La jurisprudence assimile parfois au professionnel le vendeur qui a réalisé lui même les travaux à l’origine du vice.

Établir que le vendeur savait peut donc être décisif : travaux de dissimulation, réparations antérieures, déclarations de sinistre, échanges avec des voisins ou des entreprises, sont autant d’indices.

La démarche

Les étapes d’un recours

Faites constater le défaut par un expert indépendant, qui en établit la nature, l’ancienneté et la gravité. Rassemblez l’acte de vente, les diagnostics, les échanges avec le vendeur et l’agence, les photos de la visite si vous en avez.

Adressez au vendeur une lettre recommandée exposant le vice, accompagnée du rapport, et proposez une expertise amiable contradictoire. Si un accord est trouvé, faites le formaliser par écrit.

À défaut d’accord, consultez un avocat pour engager une action en justice dans le délai, éventuellement précédée d’une demande d’expertise judiciaire en référé.

Notre mission

Une intervention en deux phases

Notre expertise vices cachés se déroule en deux phases. La première, à 990 € TTC, consiste à rechercher et caractériser le vice : examen sur place, analyse de l’ancienneté et de la gravité, rapport écrit. La seconde, également à 990 € TTC, consiste à convoquer le vendeur à une expertise amiable contradictoire et à en établir le procès verbal.

Le déplacement, 60 € jusqu’à 100 km, et les frais de gestion, 50 €, s’ajoutent. L’accompagnement d’une expertise judiciaire aux côtés de votre avocat est proposé sur devis.

Voir notre page vices cachés et nos tarifs.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu’est ce qu’un vice caché immobilier ?

Un défaut grave, antérieur à la vente et non apparent, qui rend le bien impropre à son usage ou en diminue fortement l’usage.

Quel délai pour agir ?

Deux ans à compter de la découverte du vice, dans la limite de vingt ans après la vente.

Que peut obtenir l’acquéreur ?

L’annulation de la vente ou une réduction du prix, et des dommages et intérêts si le vendeur connaissait le vice.

La clause d’exclusion protège t elle toujours le vendeur ?

Non, pas s’il connaissait le vice ou s’il est professionnel.

Qui doit prouver le vice ?

L’acquéreur, en principe par une expertise technique.

Une lettre recommandée interrompt elle le délai ?

Non, seule une action en justice, y compris un référé expertise, l’interrompt.

Combien coûte l’expertise vices cachés ?

990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 à 1649, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1137, 1112-1 et 2232, legifrance.gouv.fr
  • Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, délai butoir de la garantie des vices cachés, courdecassation.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


Nos expertises
Expertise fissures Expertise humidité Expertise avant achat Vices cachés Livraison VEFA Construction CCMI Réception de travaux Partout en France
Le site
Nos tarifs A propos Blog Contact Faire un devis automatique