Category

Achat immobilier

"Maison
Achat immobilier

Acheter une maison avec des fissures : les précautions

Achat immobilier

Acheter une maison avec des fissures : les précautions

La maison vous plaît, mais des fissures marquent la façade ou les murs intérieurs. Faut il renoncer ? Pas nécessairement : tout dépend de leur cause, de leur évolution et du coût des réparations. Voici les précautions à prendre pour acheter en connaissance de cause, ou pour renoncer à temps.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Avant d’acheter une maison fissurée, il faut établir si les fissures sont anciennes et stabilisées ou actives, quelle est leur cause, et ce que coûterait leur traitement. L’état des risques, l’historique des sinistres, les travaux réalisés et une expertise du bâti fournissent ces réponses. Une fissure visible avant la vente ne pourra plus être invoquée comme vice caché : elle doit être intégrée au prix ou conduire à renoncer.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

L’enjeu

Visible, donc à prendre en compte

Une fissure visible lors des visites est un défaut apparent. Juridiquement, l’acquéreur qui a pu la constater ne pourra pas, après la vente, invoquer la garantie des vices cachés pour ce défaut. C’est donc avant de signer qu’il faut comprendre ce qu’elle signifie et ce qu’elle coûtera.

Cette règle connaît une nuance : si un défaut était visible mais que son ampleur et ses conséquences ne pouvaient être appréciées par un acquéreur non professionnel, la jurisprudence peut admettre qu’il constituait un vice caché. Mais compter sur cette nuance est risqué.

La démarche prudente consiste à faire analyser les fissures avant l’engagement.

Les questions

Ce qu’il faut savoir

Trois questions permettent d’apprécier une maison fissurée. Les fissures sont elles actives ou stabilisées ? Quelle est leur cause : mouvement des fondations, défaut de structure, retrait des matériaux ? Que coûtera leur traitement, cause comprise, et non simple rebouchage ?

Les réponses déterminent la décision : une fissure ancienne d’enduit sur une maison saine se traite pour quelques centaines ou milliers d’euros ; un mouvement actif des fondations peut nécessiter une étude de sol et une reprise en sous œuvre, avec un budget sans commune mesure.

Entre ces deux extrêmes, chaque situation demande un examen au cas par cas.

Les documents

Interroger le passé de la maison

Lisez l’état des risques : exposition aux argiles, zone de sismicité, plan de prévention, et surtout déclaration des sinistres indemnisés. Un sinistre sécheresse indemnisé signale que la maison a déjà bougé et qu’une procédure d’assurance a eu lieu.

Demandez au vendeur depuis quand les fissures existent, si elles ont évolué, si elles ont été rebouchées, si une déclaration a été faite à l’assurance, si une expertise a été réalisée, et quels travaux ont suivi. Demandez les rapports, les études de sol, les factures et les attestations d’assurance des entreprises.

Consultez aussi l’historique des arrêtés de catastrophe naturelle sécheresse de la commune sur Géorisques.

Expert mesurant une fissure lors d une visite avant achat

Une fissure visible à la visite doit être analysée avant de signer, car elle ne sera plus un vice caché après la vente.

La visite

Observer avec méthode

Faites le tour de la maison : angles, pignons, dessus et dessous des ouvertures, jonctions avec un garage ou une extension. À l’intérieur, regardez les murs au droit des fissures extérieures, les plafonds, le carrelage, les portes et fenêtres : coincent elles, les jours sont ils réguliers ?

Repérez les signes de rebouchage récent : enduit plus clair, peinture neuve localisée, mastic. Un rebouchage récent qui s’est déjà refissuré indique un mouvement actif.

Observez l’environnement : arbres proches, pente du terrain, gouttières, descentes, regards, terrasse décollée. Photographiez tout, avec une règle graduée posée contre les fissures.

L’expertise

Ce que l’expert établit

L’expert mesure les fissures, analyse leur tracé et leur répartition, vérifie leur caractère traversant et le décalage des lèvres. Il examine la structure accessible, les abords, et croise ses constats avec les documents et les données de risques.

Il distingue les fissures anciennes et stabilisées des fissures actives, propose une cause probable et indique les investigations nécessaires : suivi par jauges, étude de sol, recherche de fuite. Il donne un ordre de grandeur des travaux identifiés.

Lorsque la gravité ne peut être tranchée sans investigation, il le dit clairement : cette incertitude est elle même une information pour votre décision.

Négocier

Intégrer les fissures au prix

Si les fissures sont stabilisées et leur traitement limité, le rapport permet de demander une baisse de prix correspondant aux travaux. Si un mouvement est probable mais doit être confirmé, une condition suspensive liée au résultat d’une étude de sol peut être proposée au vendeur, avec un critère objectif.

Le vendeur peut aussi accepter de faire réaliser certains travaux avant la vente, à condition de les préciser et de les contrôler.

Faites mentionner dans l’acte que les fissures ont été constatées et annexez le rapport : la situation est claire pour toutes les parties.

Couple ecoutant les explications d un expert devant une maison

L’expert relève l’ouverture, le tracé et le contexte de chaque fissure pour en estimer la gravité.

Renoncer

Quand l’achat devient trop risqué

Certaines situations justifient de renoncer : fissures larges et évolutives, désordres répartis sur toute la maison, absence de solution chiffrable sans études longues, vendeur qui refuse de communiquer sur les sinistres et les travaux passés, travaux de reprise mal documentés.

Si l’avant contrat est signé, le délai de rétractation de dix jours permet de renoncer sans justification. Au delà, seule une condition suspensive défaillante le permet.

Renoncer à un bien est frustrant, mais acheter une maison dont la structure bouge sans connaître le coût du traitement peut l’être bien davantage.

Après l’achat

Préparer la suite

Si vous achetez, conservez le rapport d’expertise : il fixe l’état des fissures à la date de l’achat. Posez des jauges et suivez leur évolution. Faites réaliser les travaux recommandés en commençant par la cause : gestion des eaux pluviales, végétation, puis structure si nécessaire.

Si de nouvelles fissures apparaissent après une sécheresse reconnue en catastrophe naturelle, le rapport initial permet de distinguer les dommages nouveaux des désordres anciens.

Si des désordres non visibles lors de l’achat se révèlent ensuite, le rapport aide à établir ce qui était apparent et ce qui ne l’était pas.

Assurance

Assurer une maison déjà fissurée

Une maison qui a déjà subi un sinistre sécheresse reste assurable : la garantie catastrophe naturelle est incluse dans les contrats de dommages aux biens. En cas de nouveau sinistre reconnu, l’expert de l’assureur distinguera les dommages nouveaux des désordres antérieurs, d’où l’importance d’un état initial documenté.

Si des travaux de reprise ont été réalisés par le vendeur, la garantie décennale des entreprises vous est transmise pour la durée restant à courir. Demandez les attestations d’assurance et le procès verbal de réception.

Informez votre assureur des travaux que vous réaliserez sur la structure.

Nos conseils

Acheter une maison fissurée en sécurité

Ne vous fiez ni à l’apparence ni aux assurances orales. Lisez l’état des risques, interrogez le vendeur, demandez les documents. Faites expertiser la maison avant de vous engager ou pendant le délai de rétractation.

Intégrez le coût des travaux dans le prix, ou prévoyez une condition suspensive. Renoncez si l’incertitude est trop grande.

Notre bilan avant achat et notre expertise fissures vous aident à décider en connaissance de cause.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Peut on acheter une maison avec des fissures ?

Oui, si leur cause et le coût de leur traitement sont connus et intégrés au prix.

Une fissure visible peut elle être un vice caché ?

En principe non, sauf si son ampleur ne pouvait être appréciée par un acquéreur non professionnel.

Comment savoir si une fissure est ancienne ?

Ses bords, ses dépôts, l’état des rebouchages et les déclarations du vendeur donnent des indices ; l’expert les analyse.

Faut il une étude de sol avant d’acheter ?

Si un mouvement des fondations est probable, elle peut faire l’objet d’une condition suspensive.

Le vendeur doit il déclarer les sinistres ?

Oui, l’état des risques mentionne les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles dont il a connaissance.

Les travaux réalisés par le vendeur sont ils garantis ?

S’ils ont été réalisés par une entreprise assurée, la garantie décennale court au bénéfice de l’acquéreur.

Combien de temps suivre les fissures après l’achat ?

Idéalement un cycle de saisons, avec des jauges relevées chaque mois, pour vérifier qu’elles ne progressent pas.

Peut on obtenir une baisse de prix pour des fissures ?

Oui, si un rapport établit leur cause et chiffre les travaux ; la décision reste libre pour le vendeur.

Combien coûte une expertise avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 à 1648 et 1792, legifrance.gouv.fr
  • Code de l’environnement, article L125-5, legifrance.gouv.fr
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles et arrêtés de catastrophe naturelle, georisques.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Acheteur
Achat immobilier

L’état des risques : le lire avant d’acheter

Achat immobilier

L’état des risques : le lire avant d’acheter

Inondation, séisme, radon, argiles, pollution des sols : l’état des risques renseigne l’acquéreur ou le locataire sur les risques auxquels un bien est exposé. Ce document contient des informations décisives pour l’état futur de la maison et le coût de son assurance. Voici comment le lire et le compléter.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’état des risques est obligatoire lors de la vente ou de la location d’un bien situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques, une zone de sismicité, une zone à potentiel radon significatif ou d’autres zonages réglementaires. Il mentionne aussi les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles dont le vendeur a connaissance. Il se lit avec les données de Géorisques et, pour le bâti, avec une expertise.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le cadre

Une obligation d’information

L’article L125-5 du Code de l’environnement impose au vendeur ou au bailleur d’informer l’acquéreur ou le locataire des risques auxquels le bien est exposé, au moyen d’un état des risques. Ce document est annexé à la promesse de vente ou au bail, et doit dater de moins de six mois.

Depuis le 1er janvier 2023, cette information doit être délivrée dès la première visite du bien, et les annonces immobilières doivent indiquer comment accéder à l’information sur les risques. L’objectif est que l’acquéreur en tienne compte avant de s’engager, et non au moment de signer.

Le formulaire de l’état des risques peut être prérempli à partir de l’adresse du bien sur le site Géorisques, puis complété et signé par le vendeur.

Le contenu

Les risques mentionnés

L’état des risques indique si le bien est situé dans le périmètre d’un plan de prévention des risques naturels, miniers ou technologiques, prescrit ou approuvé, et quels risques sont concernés : inondation, mouvement de terrain, feux de forêt, avalanche, risque industriel. Il précise la zone de sismicité de la commune, de 1 à 5, et le potentiel radon lorsque la commune est classée en zone 3.

Il peut mentionner d’autres informations : secteurs d’information sur les sols pollués, exposition au recul du trait de côte, et, dans la version préremplie de Géorisques, l’exposition au retrait gonflement des argiles.

Il comporte enfin la déclaration du vendeur sur les sinistres ayant donné lieu à indemnisation au titre d’une catastrophe naturelle ou technologique pendant sa période de propriété ou dont il a connaissance.

Les sinistres

Une information précieuse

La déclaration des sinistres indemnisés est l’une des informations les plus utiles de l’état des risques. Un sinistre sécheresse indemnisé signifie que la maison a subi des dommages liés au retrait gonflement des argiles ; un sinistre inondation, qu’elle a été touchée par l’eau.

Interrogez le vendeur : nature des dommages, montant de l’indemnisation, travaux réalisés, entreprises intervenues, factures et garanties. Des travaux de reprise en sous œuvre réalisés après un sinistre sécheresse, avec une étude de sol et une garantie décennale, n’ont pas la même portée qu’un simple rebouchage de fissures.

Un sinistre indemnisé n’est pas rédhibitoire en soi : c’est la qualité de la réponse apportée qui compte.

Carte de zonage des risques posee sur une table

Les cartes de Géorisques permettent de situer le bien par rapport aux zonages de risques.

Inondation

Lire un plan de prévention

Si le bien est situé dans une zone réglementée par un plan de prévention des risques d’inondation, le règlement du plan peut imposer des prescriptions : cote minimale du premier plancher habitable, interdiction de certaines extensions, travaux de réduction de la vulnérabilité à réaliser dans un délai fixé pour les constructions existantes.

Consultez le règlement et la carte de zonage en mairie ou sur Géorisques. Repérez la zone du bien, les cotes de référence et les obligations applicables, en particulier si vous envisagez des travaux ou une extension.

À la visite, recherchez les traces de niveaux d’eau, les équipements surélevés, les dispositifs de protection, et interrogez le vendeur sur les événements passés.

Séisme et radon

Les zonages réglementaires

La zone de sismicité détermine les règles parasismiques applicables aux constructions neuves et à certains travaux sur l’existant. En zones 3, 4 et 5, une maison individuelle neuve doit respecter des dispositions constructives particulières ; pour un bien existant, la zone indique le niveau d’aléa auquel il est exposé.

Le potentiel radon mesure la capacité du sous sol à émettre ce gaz radioactif naturel, qui peut s’accumuler dans les pièces basses et mal ventilées. En potentiel de catégorie 3, des mesures de concentration dans le logement et des dispositions de ventilation et d’étanchéité des sols sont recommandées.

Ces informations orientent les travaux à prévoir et les points à examiner lors de l’expertise.

Les argiles

Une information à compléter

L’exposition au retrait gonflement des argiles, indiquée sur Géorisques pour chaque adresse, est un élément essentiel pour une maison individuelle. En zone moyenne ou forte, les fondations peu profondes sont sensibles aux sécheresses, avec un risque de fissures.

Croisez cette information avec l’historique des arrêtés de catastrophe naturelle sécheresse de la commune, la déclaration de sinistres du vendeur et l’examen des façades. Des fissures rebouchées récemment, sur une maison en zone exposée, justifient une attention particulière.

Pour un terrain à bâtir en zone moyenne ou forte, l’étude géotechnique préalable doit être fournie par le vendeur.

Maison en bord de riviere dans une commune francaise

Une maison en bord de cours d’eau peut être concernée par un plan de prévention des inondations.

Les sanctions

Si l’information manque

Si l’état des risques n’est pas fourni, l’acquéreur ou le locataire peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix ou du loyer. Lorsque l’information n’a pas été délivrée dès la première visite et que l’état n’est pas annexé à la promesse, le délai de rétractation ne court qu’à compter de sa communication.

Ces sanctions protègent l’acquéreur, mais elles supposent une action en justice : mieux vaut vérifier la présence et le contenu de l’état des risques avant de signer.

Un état des risques daté de plus de six mois doit être actualisé.

L’assurance

Risques et contrat d’assurance

Les risques naturels sont couverts par la garantie catastrophe naturelle incluse dans les contrats d’assurance de dommages aux biens, sous réserve d’un arrêté de reconnaissance. Dans certaines situations, comme une construction réalisée en violation des règles d’un plan de prévention, l’assureur peut déroger à cette garantie.

Renseignez vous auprès de votre assureur avant d’acheter dans une zone exposée, en particulier si le bien a déjà subi des sinistres. Les franchises applicables aux catastrophes naturelles sont fixées par arrêté.

L’expertise du bâti documente l’état de la maison au moment de l’achat : une référence utile en cas de sinistre futur.

L’expertise

Passer du zonage au bâti

L’état des risques décrit l’exposition du terrain ; il ne dit rien de la façon dont la maison y a résisté. C’est le rôle de l’expertise avant achat : observer les fissures, l’humidité, les traces d’inondation, la qualité des travaux réalisés après un sinistre, et apprécier la vulnérabilité du bâti.

L’expert relie les constats aux risques identifiés : des fissures en escalier sur un pignon, dans une commune exposée aux argiles et déjà reconnue en catastrophe naturelle, n’appellent pas la même analyse que sur un terrain rocheux.

Il indique les investigations complémentaires utiles, comme une étude de sol ou une mesure du radon.

Nos conseils

Lire l’état des risques avant de s’engager

Demandez l’état des risques dès la première visite. Vérifiez sa date, consultez Géorisques à l’adresse du bien, lisez le règlement des plans de prévention concernés. Interrogez le vendeur sur chaque sinistre déclaré et demandez les justificatifs des travaux.

Faites examiner le bâti au regard de ces risques avant de signer.

Notre bilan avant achat croise les risques de la commune avec l’état réel de la maison.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

L’état des risques est il obligatoire ?

Oui, pour la vente ou la location d’un bien situé dans une zone couverte par un zonage ou un plan de prévention des risques.

Combien de temps est il valable ?

Il doit dater de moins de six mois à la signature de la promesse ou du bail.

Où trouver l’état des risques ?

Un formulaire prérempli est disponible sur Géorisques à partir de l’adresse du bien.

Que signifie un sinistre indemnisé ?

Que le bien a subi des dommages pris en charge au titre d’une catastrophe naturelle ou technologique.

Que faire si l’état des risques manque ?

L’acquéreur peut demander la résolution de la vente ou une diminution du prix devant le juge.

L’état des risques renseigne t il sur l’état de la maison ?

Non, il décrit l’exposition aux risques. L’état du bâti relève d’une expertise.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de l’environnement, article L125-5, legifrance.gouv.fr
  • Géorisques, état des risques réglementés, georisques.gouv.fr
  • Code des assurances, article L125-6, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Couple
Achat immobilier

Délai de rétractation et conditions suspensives : le bon moment pour l’expertise

Achat immobilier

Délai de rétractation et conditions suspensives : le bon moment pour l’expertise

Entre la visite et l’acte authentique, plusieurs fenêtres permettent de faire examiner un bien et, si nécessaire, de revenir sur sa décision. Encore faut il les connaître et les utiliser au bon moment. Voici comment articuler l’expertise du bâti avec le délai de rétractation et les conditions suspensives.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’acquéreur non professionnel d’un logement dispose d’un délai de rétractation de dix jours après la notification de l’avant contrat. Une expertise réalisée avant la signature ou pendant ce délai permet de renoncer sans pénalité ni justification. Au delà, seule une condition suspensive prévue à l’avant contrat, rédigée de façon objective, ouvre une sortie liée à l’état du bien.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le calendrier

Les étapes d’un achat immobilier

Un achat immobilier suit en principe trois temps : l’offre d’achat, l’avant contrat, promesse unilatérale ou compromis de vente, puis l’acte authentique signé chez le notaire, plusieurs semaines ou mois plus tard. C’est l’avant contrat qui engage véritablement les parties.

L’expertise du bâti peut s’insérer à plusieurs moments : avant l’offre, entre l’offre et l’avant contrat, ou pendant le délai de rétractation. Plus elle intervient tôt, plus vos marges de manœuvre sont grandes.

Dans un marché tendu, les délais sont courts. Anticiper la prise de rendez vous avec l’expert dès que le bien vous intéresse sérieusement permet de ne pas perdre d’opportunité.

Avant de signer

Le moment idéal

Réaliser l’expertise avant de signer l’avant contrat vous laisse une liberté totale : vous pouvez maintenir votre offre, la réviser en fonction des travaux constatés, ou renoncer, sans aucune conséquence juridique.

Une offre d’achat peut d’ailleurs mentionner qu’elle est faite sous réserve d’une visite technique. Le vendeur peut l’accepter ou non, mais cette mention annonce votre démarche et facilite l’accès au bien pour l’expert.

Cette chronologie est la plus confortable, mais elle suppose que le vendeur accepte d’attendre quelques jours avant de signer.

La rétractation

Dix jours pour renoncer

L’article L271-1 du Code de la construction et de l’habitation accorde à l’acquéreur non professionnel d’un immeuble à usage d’habitation un délai de rétractation de dix jours. Il court à compter du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée qui lui notifie l’acte, ou de sa remise en main propre dans les conditions prévues par le texte.

Pendant ce délai, l’acquéreur peut se rétracter sans avoir à se justifier et sans pénalité, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par un moyen présentant des garanties équivalentes. Les sommes éventuellement versées lui sont restituées.

Si le délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant.

Calendrier et compromis de vente sur un bureau

Le calendrier de l’achat laisse plusieurs fenêtres pour faire examiner le bien.

Pendant le délai

Organiser l’expertise en dix jours

Dix jours, c’est court. Pour que l’expertise ait lieu et que le rapport vous parvienne à temps, contactez l’expert dès la signature, ou même avant, en lui indiquant la date de notification prévue.

Organisez l’accès au bien avec le vendeur ou l’agence. Préparez les documents : diagnostics, état des risques, factures de travaux, documents de copropriété. Assistez à la visite pour recevoir les premières conclusions sur place.

Si les constats sont rédhibitoires, vous vous rétractez. S’ils justifient une renégociation, vous pouvez la proposer au vendeur, en sachant que votre faculté de rétractation vous donne un argument.

Conditions suspensives

Sortir de l’avant contrat après le délai

Une fois le délai de rétractation écoulé, l’acquéreur est engagé. Il ne peut se dégager que si une condition suspensive prévue à l’avant contrat ne se réalise pas. La plus connue est la condition d’obtention du prêt, imposée par le Code de la consommation lorsque l’achat est financé par un crédit.

D’autres conditions peuvent être convenues librement : obtention d’un permis de construire, absence de servitude, ou résultat d’une étude technique. Une condition liée à l’état du bâti suppose l’accord du vendeur.

Elle doit être objective : une condition qui dépendrait de la seule volonté de l’acquéreur, comme sa simple satisfaction, est nulle selon le Code civil.

Rédiger

Une condition suspensive technique efficace

Pour être efficace, une condition liée à une expertise doit préciser l’objet de l’examen, son délai de réalisation, et un critère objectif de non réalisation : par exemple, la découverte d’un désordre structurel nécessitant une reprise de fondations, ou des travaux dont le coût estimé dépasse un montant fixé.

Elle doit aussi désigner qui choisit l’expert, qui supporte son coût, et comment le résultat est notifié au vendeur. Le notaire rédige la clause en tenant compte de ces éléments.

Une étude de sol peut faire l’objet d’une condition similaire, lorsque des fissures ou la nature du terrain le justifient.

Expert visitant une maison avec des acheteurs

Une condition suspensive bien rédigée sécurise la suite de l’achat.

Le dépôt

Indemnité et sommes versées

À la signature d’une promesse unilatérale, l’acquéreur verse en principe une indemnité d’immobilisation ; d’un compromis, un dépôt de garantie. Ces sommes sont séquestrées, en principe chez le notaire.

En cas de rétractation dans le délai légal, elles sont intégralement restituées dans un délai fixé par la loi. En cas de défaillance d’une condition suspensive, elles le sont également, conformément à l’avant contrat.

En revanche, si l’acquéreur renonce sans motif après le délai et sans condition défaillante, il peut perdre ces sommes : d’où l’importance de faire examiner le bien à temps.

Pour le vendeur

Un intérêt partagé

Une expertise réalisée tôt sert aussi le vendeur : elle limite le risque de rétractation tardive et de remise en cause de la vente, et elle réduit le risque de litige ultérieur sur des vices cachés, puisque les défauts constatés sont connus de l’acquéreur.

Certains vendeurs font d’ailleurs réaliser eux mêmes une expertise du bâti avant la mise en vente, pour connaître l’état de leur bien et présenter un dossier transparent.

La transparence technique fluidifie la vente.

Cas particuliers

Neuf, viager, professionnels

Le délai de rétractation de dix jours s’applique aussi aux contrats de réservation en VEFA et aux contrats de construction de maison individuelle. Il ne s’applique pas à l’acquéreur professionnel, ni aux ventes par adjudication.

Pour un achat en VEFA, l’examen porte sur les plans et la notice descriptive, puis sur le logement à la livraison. Pour une maison existante vendue en viager, les mêmes questions techniques se posent qu’en vente classique.

Dans tous les cas, l’information technique avant l’engagement reste le meilleur gage d’un achat serein.

Les pièges

Les erreurs qui coûtent cher

La première erreur est de laisser filer le délai de rétractation en attendant un rendez vous d’expert : le délai court quoi qu’il arrive, et une expertise reçue le onzième jour ne permet plus de se rétracter librement. La deuxième est de se rétracter par un simple appel ou un courriel non sécurisé, sans preuve de la date d’envoi.

La troisième est d’accepter une condition suspensive vague, du type sous réserve d’une visite technique satisfaisante : sa portée est incertaine et elle peut être jugée potestative. La quatrième est de confondre le délai de rétractation et le délai de réalisation des conditions suspensives, qui obéissent à des règles différentes.

Enfin, ne signez pas l’acte authentique en comptant sur une renégociation ultérieure : après la vente, seuls les recours en garantie restent ouverts.

Nos conseils

Bien utiliser les délais

Contactez l’expert dès que le bien vous intéresse sérieusement. Si possible, faites l’expertise avant l’avant contrat. Sinon, planifiez la pendant le délai de rétractation, en anticipant la date de notification.

Si vous souhaitez une condition suspensive technique, discutez la avec le vendeur et le notaire avant la signature, avec un critère objectif.

Notre bilan avant achat s’organise rapidement pour tenir dans ces délais.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps dure le délai de rétractation ?

Dix jours à compter du lendemain de la notification de l’avant contrat, pour un acquéreur non professionnel d’un logement.

Faut il justifier sa rétractation ?

Non, elle n’a pas à être motivée et ne donne lieu à aucune pénalité.

Comment se rétracter ?

Par lettre recommandée avec accusé de réception ou un moyen présentant des garanties équivalentes.

Peut on prévoir une condition suspensive liée à une expertise ?

Oui, si le vendeur l’accepte, avec un critère objectif de non réalisation.

Le dépôt de garantie est il remboursé en cas de rétractation ?

Oui, intégralement, dans le délai prévu par la loi.

Le délai s’applique t il en VEFA ?

Oui, au contrat de réservation, ainsi qu’au contrat de construction de maison individuelle.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L271-1, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1304 et 1304-2, legifrance.gouv.fr
  • Code de la consommation, article L313-41, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Couple
Achat immobilier

Négocier le prix grâce à un rapport d’expertise

Achat immobilier

Négocier le prix grâce à un rapport d’expertise

Une toiture à reprendre, des fissures à traiter, un mur humide : découvrir des travaux avant d’acheter n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, à condition de les chiffrer et d’en tenir compte dans le prix. Un rapport d’expertise transforme une impression en argument. Voici comment l’utiliser dans la négociation.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Un rapport d’expertise avant achat décrit les désordres, leur gravité et un ordre de grandeur des travaux. Présenté au vendeur, il fonde une demande de baisse de prix, de réalisation de travaux avant la vente ou de clause spécifique dans l’acte. La négociation reste libre, mais elle s’appuie alors sur des constats objectifs plutôt que sur des impressions, ce qui facilite un accord ou une décision de renoncer.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le principe

Un prix qui tient compte de l’état réel

Le prix demandé pour un bien reflète le marché local, sa surface, sa situation, ses prestations. Il ne tient pas toujours compte de travaux que le vendeur ignore ou minimise. Lorsqu’une expertise révèle des travaux non anticipés, l’acquéreur peut légitimement demander que le prix les intègre.

La négociation repose alors sur un élément concret : la différence entre le bien tel qu’il était présenté et le bien tel qu’il est. Le vendeur peut y adhérer, discuter le montant, proposer de réaliser lui même les travaux, ou refuser.

Dans tous les cas, l’acquéreur décide en connaissance de cause, ce qui est l’objectif premier de l’expertise.

Le rapport

Ce qui donne du poids aux constats

Un rapport utile à la négociation est précis : il localise chaque désordre, le décrit, le photographie, en apprécie la gravité et l’urgence, et donne un ordre de grandeur des travaux. Il distingue les travaux nécessaires, ceux qui touchent à la solidité, à l’étanchéité ou à la sécurité, des travaux d’amélioration ou de confort.

Cette distinction est importante : un vendeur acceptera plus facilement de discuter le prix pour une toiture qui fuit que pour une cuisine démodée. Les travaux d’embellissement relèvent du goût de l’acquéreur ; les travaux de remise en état relèvent de l’état du bien.

La neutralité de l’expert, qui ne vend pas de travaux, renforce la crédibilité du rapport.

Les devis

Affiner le chiffrage

L’ordre de grandeur donné par l’expert est une base. Pour les postes importants, il est utile de le compléter par des devis d’entreprises établis à partir du rapport : couvreur pour une toiture, bureau d’études et entreprise pour une reprise de fondations, spécialiste pour un traitement d’humidité.

Ces devis précisent le coût réel et rendent la demande plus difficile à contester. Ils prennent du temps : anticipez, en particulier si l’avant contrat est déjà signé et que le délai de rétractation court.

Gardez à l’esprit qu’un devis établi sans diagnostic peut sous estimer ou surestimer les travaux : le rapport d’expertise sert de cahier des charges commun.

Rapport d expertise annote avec une calculatrice

Un constat chiffré pèse davantage qu’une impression dans une négociation.

La demande

Formuler une proposition

La demande peut prendre plusieurs formes : une baisse de prix correspondant au coût des travaux nécessaires, la réalisation de travaux par le vendeur avant la signature définitive, ou une combinaison des deux. Présentez la de façon factuelle, en vous appuyant sur le rapport et les devis, sans dramatiser.

Transmettez si possible le rapport, ou ses extraits pertinents, au vendeur ou à l’agent immobilier. Un vendeur qui découvre des constats précis et documentés peut être plus enclin à discuter qu’un vendeur à qui l’on oppose une impression.

Fixez vous à l’avance un seuil au delà duquel vous renoncez : la négociation est plus sereine quand on connaît sa limite.

Le calendrier

Négocier au bon moment

La position de l’acquéreur est la plus forte avant la signature de l’avant contrat : il peut encore ajuster son offre ou renoncer sans conséquence. L’idéal est donc de réaliser l’expertise avant de signer la promesse ou le compromis.

Après la signature, l’acquéreur non professionnel d’un logement dispose d’un délai de rétractation de dix jours. Une expertise réalisée pendant ce délai permet de se rétracter si les constats sont rédhibitoires, ou de renégocier : le vendeur sait alors que l’acquéreur peut se retirer sans motif.

Une fois ce délai écoulé, la renégociation n’est possible qu’avec l’accord du vendeur, sauf condition suspensive prévue à l’avant contrat.

Travaux par le vendeur

Une alternative à la baisse de prix

Le vendeur peut préférer réaliser lui même certains travaux avant la vente. Cette solution suppose de préciser dans l’avant contrat la nature exacte des travaux, leur délai, l’entreprise, et les justificatifs à fournir : factures, attestations d’assurance, procès verbal de réception.

Elle présente un risque : le vendeur, qui ne profitera pas du résultat, peut être tenté de choisir la solution la moins chère. Un contrôle des travaux par l’expert avant la signature définitive limite ce risque.

Les travaux réalisés par une entreprise assurée bénéficient de la garantie décennale, transmise à l’acquéreur.

Poignee de main devant une maison a vendre

Les devis d’entreprises établis sur la base du rapport précisent le coût réel des travaux.

L’acte

Sécuriser les clauses

Les accords issus de la négociation doivent être écrits. Une baisse de prix se traduit dans le prix de l’avant contrat ou dans un avenant. Des travaux à la charge du vendeur figurent dans une clause précise. Une condition suspensive liée à une expertise complémentaire, une étude de sol par exemple, peut être prévue si les parties l’acceptent.

Le notaire rédige ou vérifie ces clauses ; transmettez lui les éléments utiles. Mentionner dans l’acte que l’acquéreur a eu connaissance de certains désordres, avec le rapport en annexe, clarifie la situation pour l’avenir.

Un défaut connu avant la vente ne pourra plus être invoqué comme vice caché : d’où l’intérêt d’en tenir compte dans le prix.

Les limites

Ce que la négociation ne règle pas

Un rapport d’expertise n’oblige pas le vendeur à baisser son prix. Sur un marché tendu, il peut préférer un autre acquéreur. L’expertise garde alors toute sa valeur : elle vous évite d’acheter sans connaître les travaux, et vous permet de les budgéter si vous décidez de poursuivre.

Inversement, un rapport favorable conforte votre décision et vous rassure sur le budget global de l’opération.

Enfin, certains désordres justifient de renoncer plutôt que de négocier : un mouvement structurel actif sans solution chiffrable, par exemple, peut rendre l’achat trop incertain.

Exemple

Une situation type

Un acquéreur visite une maison des années soixante dix. L’expertise révèle une couverture en fin de vie, des fissures en escalier sur un pignon et des traces de remontées capillaires dans le garage. Le rapport classe la couverture en travaux nécessaires à court terme, recommande une étude de sol pour les fissures et un traitement des abords pour le garage.

Sur cette base, l’acquéreur obtient des devis de couverture et propose une baisse de prix correspondant à ce poste, ainsi qu’une condition suspensive liée au résultat de l’étude de sol. Le vendeur accepte une partie de la baisse ; l’acquéreur signe en connaissant le budget à prévoir.

Cet exemple est illustratif : chaque négociation dépend du bien, du marché et des parties.

Nos conseils

Négocier avec méthode

Faites réaliser l’expertise le plus tôt possible. Distinguez travaux nécessaires et travaux d’amélioration. Complétez par des devis pour les postes lourds. Présentez une demande factuelle et fixez vous une limite.

Faites inscrire tous les accords dans l’avant contrat ou un avenant, avec l’aide du notaire.

Notre bilan avant achat vous remet un rapport précis, photographié et chiffré en ordre de grandeur, utilisable dans la négociation.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Le vendeur est il obligé de baisser son prix ?

Non, la négociation est libre. Le rapport vous permet de décider en connaissance de cause.

Faut il montrer le rapport au vendeur ?

Le transmettre, en tout ou partie, renforce la crédibilité de la demande.

Quand négocier ?

Idéalement avant l’avant contrat, ou pendant le délai de rétractation de dix jours.

Peut on demander des travaux au vendeur ?

Oui, en les précisant dans l’avant contrat, avec justificatifs et contrôle avant la signature.

Les travaux d’embellissement justifient ils une baisse ?

Ils relèvent plutôt du goût de l’acquéreur ; les travaux de remise en état pèsent davantage.

Un défaut connu peut il être invoqué après la vente ?

Non comme vice caché : il doit être pris en compte avant de signer.

Combien coûte l’expertise ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L271-1, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1112-1, 1304 et 1641 à 1648, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Immeuble
Achat immobilier

Acheter un appartement en copropriété : vérifier le bâti et les documents

Achat immobilier

Acheter un appartement en copropriété : vérifier le bâti et les documents

Acheter un appartement, c’est acheter un logement mais aussi une part d’immeuble : façades, toiture, structure, réseaux, ascenseur. L’état de ces parties communes et les travaux votés ou à venir pèseront sur vos charges. Voici comment examiner le bâti et quels documents lire avant de signer.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

En copropriété, l’examen porte sur deux niveaux : le logement lui même, et l’immeuble. Les documents remis par le vendeur, procès verbaux d’assemblée générale, carnet d’entretien, fiche synthétique, diagnostic technique global ou projet de plan pluriannuel de travaux s’ils existent, renseignent sur l’état des parties communes et les travaux prévus. Une expertise croise ces documents avec l’état apparent du bâti.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Deux niveaux

Le logement et l’immeuble

Le copropriétaire est propriétaire de son lot, partie privative, et d’une quote part des parties communes, fixée par le règlement de copropriété en tantièmes. Il participe aux charges de l’immeuble en proportion, et vote en assemblée générale les travaux qui le concernent.

L’état des parties communes a donc un double effet : sur le confort et la valeur du logement, et sur le montant des charges et des appels de fonds pour travaux. Un appartement impeccable dans un immeuble dont la toiture ou les façades sont à reprendre peut entraîner des dépenses importantes dans les années suivant l’achat.

L’examen avant achat doit donc porter sur les deux niveaux.

Les documents

Ce que le vendeur doit fournir

Lors de la vente d’un lot de copropriété, des informations doivent être remises à l’acquéreur, au plus tard à la signature de la promesse : notamment la fiche synthétique de la copropriété, le règlement de copropriété et l’état descriptif de division, les procès verbaux des assemblées générales des trois dernières années, le montant des charges des deux exercices précédents, les sommes restant dues par le vendeur et, s’ils existent, le carnet d’entretien, le diagnostic technique global et le plan pluriannuel de travaux.

Ces documents sont une mine d’informations techniques. Prenez le temps de les lire, ou faites les lire par un professionnel.

À défaut de remise, le délai de rétractation de l’acquéreur ne court qu’à compter du lendemain de leur communication.

Les procès verbaux

Lire les assemblées générales

Les procès verbaux d’assemblée générale révèlent la vie technique de l’immeuble : travaux votés et leur calendrier, travaux refusés ou reportés, sinistres en cours, infiltrations récurrentes, litiges avec des entreprises ou des voisins, procédures judiciaires.

Repérez les mentions de fissures, d’infiltrations, de désordres en toiture ou en façade, de problèmes de canalisations ou d’ascenseur, et les rapports d’expertise évoqués. Un même problème qui revient d’une année sur l’autre sans être traité est un signal d’alerte.

Vérifiez aussi l’existence d’un fonds de travaux et son montant, qui reste attaché au lot.

Expert examinant une cage d escalier d immeuble

L’état des parties communes, cages d’escalier, façades, toiture, annonce les travaux futurs.

Plans de travaux

DTG et plan pluriannuel

Le diagnostic technique global présente l’état de l’immeuble, la liste des travaux nécessaires et leur coût estimé. Le projet de plan pluriannuel de travaux, progressivement rendu obligatoire pour les copropriétés de plus de quinze ans, recense les travaux à prévoir sur dix ans, leur estimation et leur hiérarchisation.

Lorsqu’ils existent, ces documents donnent une vision précise des dépenses futures : ravalement, toiture, isolation, remplacement des réseaux, mise aux normes de l’ascenseur. Rapportés à vos tantièmes, ils permettent d’estimer votre quote part.

Leur absence n’est pas en soi un défaut, mais elle impose de s’appuyer davantage sur l’examen visuel et les procès verbaux.

L’immeuble

Examiner les parties communes

Lors de la visite, regardez les façades depuis la rue : fissures, éclats de béton laissant voir des armatures rouillées, traces d’humidité, enduits décollés, balcons dégradés. Dans la cage d’escalier, observez les murs, les plafonds, les marches et les garde corps. Au sous sol, les caves, les traces d’humidité, les canalisations visibles.

La toiture n’est pas toujours accessible, mais les plafonds du dernier étage et les traces d’infiltration renseignent sur son état. Les parkings souterrains, exposés aux infiltrations et à la corrosion des armatures, méritent une attention particulière.

L’expert en bâtiment examine ces parties communes accessibles et rapproche ses constats des documents.

Le logement

Contrôler les parties privatives

Dans l’appartement, l’expert examine les murs, les plafonds et les sols, recherche les fissures, l’humidité, les traces d’anciens dégâts des eaux, la condensation. Il observe les menuiseries, la ventilation, les équipements apparents de chauffage et de plomberie, l’état des revêtements.

Il distingue les désordres propres au logement de ceux qui proviennent des parties communes : une fissure sur un mur porteur, une infiltration par la façade ou par la terrasse supérieure relèvent de la copropriété.

Les travaux réalisés par le vendeur, salle de bain, cuisine, cloisons, sont examinés : ont ils touché des parties communes ou des murs porteurs, ont ils été autorisés si nécessaire ?

Acheteur consultant des proces verbaux d assemblee generale

Les procès verbaux d’assemblée générale révèlent les travaux votés, reportés ou en discussion.

Les charges

Qui paie les travaux votés

La règle légale est que le paiement des appels de fonds incombe à celui qui est copropriétaire au moment où ils sont exigibles. Des travaux votés avant la vente mais appelés après peuvent donc être à la charge de l’acquéreur, sauf accord contraire dans l’acte.

L’avant contrat peut prévoir une répartition différente entre vendeur et acquéreur : il est important de la négocier avant de signer, en connaissant les travaux votés et leur échéancier.

Les sommes déjà versées au fonds de travaux restent attachées au lot et ne sont pas remboursées au vendeur, sauf accord entre les parties sur le prix.

Points sensibles

Ce qui doit alerter

Certains éléments justifient un examen approfondi : immeuble présentant des fissures structurelles, procédure judiciaire en cours contre un constructeur ou entre copropriétaires, infiltrations récurrentes non traitées, impayés importants dans la copropriété, travaux lourds refusés à plusieurs reprises, absence d’entretien visible.

Pour un immeuble récent, vérifiez si la garantie décennale court encore et si des désordres ont été déclarés à l’assurance dommages ouvrage.

Ces situations ne rendent pas l’achat impossible, mais elles doivent être intégrées dans votre décision et dans le prix.

L’expertise

Ce que l’expert apporte

L’expertise avant achat d’un appartement porte sur les parties privatives et sur l’état apparent des parties communes accessibles. L’expert croise ses constats avec les documents de la copropriété, signale les désordres, distingue ce qui relève de votre lot et de la copropriété, et donne un ordre de grandeur des travaux.

Son rapport vous aide à poser les bonnes questions au vendeur et au syndic, à négocier le prix ou la prise en charge de travaux votés, et à décider en connaissance de cause.

Pour un appartement de 70 m², notre expertise avant achat est facturée 650 € TTC plus 60 € pour les 20 m² au delà de 50 m², auxquels s’ajoutent 50 € de gestion et 60 € de déplacement, soit 820 € TTC.

Nos conseils

Avant de signer

Demandez tous les documents de la copropriété dès la première offre. Lisez les procès verbaux des trois dernières années, repérez les travaux votés et ceux qui s’annoncent. Visitez les parties communes, le sous sol et les parkings.

Faites examiner le logement et l’immeuble par un expert indépendant, et négociez dans l’avant contrat la répartition des travaux votés.

Notre bilan avant achat vous donne une vision technique du logement et de l’immeuble avant de vous engager.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quels documents de copropriété demander ?

Fiche synthétique, règlement de copropriété, procès verbaux des trois dernières assemblées, charges, carnet d’entretien, et DTG ou plan de travaux s’ils existent.

Qui paie les travaux votés avant la vente ?

Celui qui est copropriétaire quand les appels sont exigibles, sauf accord contraire entre vendeur et acquéreur.

L’expert peut il inspecter la toiture de l’immeuble ?

Il examine les parties communes accessibles ; la toiture n’est pas toujours accessible, mais ses effets sont observables.

Une fissure sur un mur porteur concerne t elle la copropriété ?

Oui, les murs porteurs sont en principe des parties communes.

Le fonds de travaux est il remboursé au vendeur ?

Il reste attaché au lot ; un ajustement peut être négocié sur le prix.

Le plan pluriannuel de travaux est il obligatoire ?

Il est progressivement obligatoire pour les copropriétés de plus de quinze ans, selon leur taille.

Combien coûte l’expertise d’un appartement de 70 m² ?

820 € TTC : 650 € jusqu’à 50 m², 60 € pour 20 m² supplémentaires, 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L721-2 et L271-1, legifrance.gouv.fr
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété, articles 14-2 et 14-2-1, legifrance.gouv.fr
  • Service public, achat d’un logement en copropriété, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Maison
Achat immobilier

Acheter une maison ancienne : les points à contrôler

Achat immobilier

Acheter une maison ancienne : les points à contrôler

Murs épais en pierre, charpente apparente, parquets anciens : une maison ancienne a du caractère, mais ses matériaux et ses techniques de construction diffèrent de ceux d’aujourd’hui. Avant d’acheter, certains points méritent une attention particulière, car ils conditionnent le budget des travaux. Voici les contrôles essentiels.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Dans une maison ancienne, les points de vigilance sont la structure et ses fissures, la charpente et les planchers en bois, la couverture, l’humidité des murs, les réseaux et équipements, et la compatibilité des travaux déjà réalisés avec les matériaux d’origine. Les murs anciens doivent pouvoir respirer : un enduit ciment ou un doublage étanche peut provoquer des désordres. Une expertise avant achat évalue ces points et chiffre les travaux.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Spécificités

Une autre façon de construire

Une maison construite avant le milieu du vingtième siècle repose sur des techniques traditionnelles : murs porteurs en pierre, en brique pleine ou en terre, liés à la chaux, fondations peu profondes, planchers et charpentes en bois, enduits à la chaux. Ces bâtiments fonctionnent comme un ensemble souple et perméable à la vapeur d’eau.

Leur comportement diffère de celui des constructions récentes en béton et parpaing : ils tolèrent mieux certains mouvements, mais sont sensibles à l’humidité lorsque leur équilibre est perturbé, par exemple par des matériaux étanches posés lors de rénovations.

L’examen d’une maison ancienne demande donc de connaître ces techniques, pour distinguer ce qui relève du vieillissement normal de ce qui constitue un désordre.

La structure

Murs, fissures et déformations

Les murs anciens peuvent présenter des fissures fines, liées à des mouvements anciens et stabilisés. L’enjeu est d’identifier celles qui sont actives : ouverture importante, lèvres décalées, fissures récentes sur un enduit neuf, déformation visible d’une façade, ventre dans un mur.

Les zones sensibles sont les angles, les linteaux en bois au dessus des ouvertures, qui peuvent pourrir, les jonctions avec des extensions récentes, et les murs ayant reçu de nouvelles ouvertures. Les fondations, peu profondes, réagissent aux variations du sol, en particulier sur terrain argileux.

L’expert observe aussi l’aplomb des murs et la planéité des planchers, indicateurs de mouvements passés.

La charpente

Bois, assemblages et insectes

La charpente se contrôle depuis les combles, quand ils sont accessibles. L’expert recherche les déformations des pièces, les assemblages desserrés, les pièces fendues ou sous dimensionnées, les traces d’infiltration et les modifications successives.

Les insectes xylophages, capricornes, vrillettes ou termites dans les zones concernées, laissent des trous de sortie et de la vermoulure. Les champignons, dont la mérule dans certaines régions, se développent sur des bois humides et peuvent fragiliser gravement la structure. Un bois qui s’enfonce sous la pointe d’un outil est altéré en profondeur.

Un traitement curatif ou le remplacement de pièces peut représenter un poste de travaux important.

Expert controlant une toiture ancienne en tuiles

La charpente se contrôle depuis les combles : déformations, assemblages, attaques d’insectes ou de champignons.

Les planchers

Solives et parquets

Les planchers anciens reposent sur des solives en bois dont les extrémités sont encastrées dans les murs. Ces appuis sont sensibles à l’humidité des maçonneries : une solive pourrie en about peut faire fléchir le plancher. Un plancher qui s’affaisse, qui vibre exagérément ou qui sonne différemment selon les zones doit être examiné.

Au rez de chaussée, un plancher bois sur vide sanitaire ou sur terre plein peut souffrir d’un défaut de ventilation. Dans les pièces d’eau, des fuites anciennes ont pu dégrader le plancher sous le revêtement.

Le remplacement d’un plancher modifie aussi la structure : il doit tenir compte du rôle de raidissement que joue le plancher pour les murs.

La toiture

Couverture et zinguerie

L’âge et l’état de la couverture conditionnent un budget qui peut être lourd. L’expert examine les tuiles ou ardoises, leur régularité, les éléments cassés ou déplacés, les mousses, les faîtages, les rives, les solins autour des cheminées, les noues et les chéneaux.

Il relève aussi les traces d’infiltration dans les combles, l’état de l’écran sous toiture s’il existe, et la qualité de l’isolation. Une couverture en fin de vie, ou une charpente qui ne supporterait pas une couverture plus lourde, doivent être anticipées.

Dans les zones protégées, le choix des matériaux de couverture peut être encadré par les règles d’urbanisme.

L’humidité

Murs qui respirent

Les murs anciens absorbent l’humidité du sol et de la pluie et la rejettent par évaporation. Tant que cet équilibre est respecté, ils restent sains. Il est rompu lorsque des enduits ciment, des peintures plastiques, des doublages collés ou des sols étanches empêchent l’évaporation : l’humidité monte alors plus haut et dégrade les finitions et les bois.

L’expert mesure l’humidité des murs, recherche les remontées capillaires, les infiltrations et la condensation, et identifie les matériaux incompatibles posés lors de travaux antérieurs.

Retirer un enduit ciment pour le remplacer par un enduit à la chaux est un poste de travaux à prévoir lorsque l’humidité en dépend.

Expert examinant un plancher bois ancien

Les planchers bois anciens sont sensibles à l’humidité au niveau de leurs appuis dans les murs.

Équipements

Réseaux et installations

Les installations d’une maison ancienne ont pu être modifiées par étapes. Les diagnostics électricité et gaz signalent les anomalies de sécurité ; l’expert observe en complément l’état apparent de la plomberie, la présence éventuelle de canalisations anciennes en plomb, le système de chauffage et la ventilation.

L’assainissement est à vérifier : raccordement au réseau collectif, ou installation autonome dont le contrôle doit figurer dans le dossier de diagnostics. Une installation non conforme peut imposer des travaux dans un délai fixé.

La ventilation est un point clé : une maison ancienne rendue étanche par le remplacement des fenêtres, sans ventilation adaptée, condense et se dégrade.

Rénovation

Évaluer les travaux déjà faits

Une maison ancienne rénovée doit être examinée avec attention. Les travaux récents peuvent être de qualité, ou masquer des défauts : doublages posés sur des murs humides, fissures rebouchées et repeintes, plancher recouvert sans traitement des solives.

Demandez au vendeur les factures, les noms des entreprises, leurs attestations d’assurance décennale et la date des travaux. Les travaux de moins de dix ans relevant de la garantie décennale peuvent être couverts au bénéfice de l’acquéreur.

L’expert vérifie la cohérence entre les travaux réalisés et les matériaux d’origine, et signale les incompatibilités.

Rénovation énergétique

Anticiper les travaux d’isolation

Une maison ancienne non rénovée peut afficher une étiquette énergétique défavorable. Le DPE et, le cas échéant, l’audit énergétique remis à la vente proposent des scénarios de travaux. Leur mise en œuvre doit respecter le fonctionnement hygrothermique des murs anciens : isolants perméables à la vapeur, ventilation adaptée, traitement préalable de l’humidité.

Isoler sans traiter l’humidité, ou avec des matériaux étanches, peut dégrader les murs et les bois. L’expert peut signaler les points de vigilance à intégrer au projet.

Ces travaux pèsent sur le budget global de l’acquisition : mieux vaut les estimer avant d’acheter.

Nos conseils

Préparer l’achat

Visitez les combles et le sous sol, regardez les plafonds et le bas des murs, observez les façades et la toiture depuis la rue. Demandez les factures de travaux, les diagnostics, l’audit énergétique s’il est requis et l’état des risques.

Faites réaliser une expertise avant achat, en indiquant vos projets de travaux pour que l’expert en tienne compte.

Notre bilan avant achat examine la maison des fondations accessibles à la toiture et vous donne un ordre de grandeur des travaux à prévoir.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Les fissures sont elles normales dans une maison ancienne ?

Des fissures fines et stabilisées peuvent exister sans gravité. Les fissures actives, larges ou récentes, doivent être examinées.

Comment repérer des insectes dans la charpente ?

Trous de sortie, vermoulure, bois qui s’enfonce sous la pointe d’un outil. Un examen des combles est indispensable.

Peut on poser un enduit ciment sur un mur en pierre ?

C’est déconseillé : il empêche le mur d’évaporer son humidité. Un enduit à la chaux est adapté.

Les travaux faits par le vendeur sont ils garantis ?

Les travaux de moins de dix ans réalisés par des entreprises assurées peuvent relever de la garantie décennale.

Faut il un audit énergétique ?

Pour la vente des maisons les moins performantes, oui, en complément du DPE.

L’expert peut il chiffrer la rénovation ?

Il donne un ordre de grandeur des travaux identifiés, base pour vos devis.

Combien coûte une expertise avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L126-28-1 et L271-4, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, articles 1792 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Agence nationale de l’habitat, rénover un logement ancien, anah.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Dossier
Achat immobilier

Diagnostics immobiliers et expertise du bâti : quelles différences ?

Achat immobilier

Diagnostics immobiliers et expertise du bâti : quelles différences ?

Le dossier de diagnostics remis par le vendeur est épais et rassurant : DPE, amiante, électricité, risques. Pourtant, il ne dit presque rien de la solidité de la maison, de l’état de la toiture ou de l’humidité des murs. Voici ce que couvrent les diagnostics obligatoires, ce qu’ils laissent de côté et ce qu’apporte une expertise du bâti.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Les diagnostics immobiliers sont des contrôles réglementaires, chacun limité à un objet précis : performance énergétique, amiante, plomb, installations électriques et de gaz, termites, assainissement, risques, surface. Ils ne portent pas sur la structure, les fissures, la toiture, la charpente ou l’humidité. L’expertise du bâti, réalisée à l’initiative de l’acquéreur, examine précisément ces points et donne un ordre de grandeur des travaux.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le cadre

Le dossier de diagnostic technique

Lors de la vente d’un logement, le vendeur doit fournir un dossier de diagnostic technique, annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique. Sa composition dépend de l’âge du bien, de sa localisation et de ses équipements.

Chaque diagnostic est réalisé par un diagnostiqueur certifié, selon une méthode réglementée, avec une durée de validité propre. Son objet est d’informer l’acquéreur sur un risque ou une caractéristique précise, sanitaire, sécuritaire ou énergétique.

Ce cadre garantit une information minimale et homogène, mais il ne constitue pas un examen global de l’état du bâtiment.

Le contenu

Ce que couvrent les diagnostics

Le diagnostic de performance énergétique classe le logement selon sa consommation et ses émissions. Le constat amiante concerne les biens dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997 ; le constat de risque d’exposition au plomb, les logements construits avant 1949. L’état des installations intérieures d’électricité et de gaz est requis lorsqu’elles ont plus de quinze ans.

S’y ajoutent selon les cas l’état relatif aux termites dans les zones délimitées par arrêté, le contrôle de l’assainissement non collectif, l’état des risques, l’information sur la mérule dans les zones concernées, le diagnostic bruit près des aérodromes, et en copropriété le mesurage de la surface privative.

Pour les maisons et immeubles en monopropriété les moins performants, un audit énergétique est également exigé.

Les angles morts

Ce que les diagnostics ne disent pas

Aucun de ces diagnostics n’examine la solidité de la structure : fondations, murs porteurs, planchers, charpente. Aucun ne porte sur les fissures, leur cause ou leur gravité. Aucun n’évalue l’état de la couverture, de la zinguerie, des façades ou des menuiseries.

L’humidité des murs, les remontées capillaires, les infiltrations ou la condensation ne font pas l’objet d’un diagnostic réglementaire. Le DPE peut mentionner des défauts d’isolation ou de ventilation, mais il ne mesure pas l’humidité.

Un bien peut donc présenter un dossier de diagnostics complet et conforme, et des désordres importants qui n’y apparaissent pas.

Expert examinant une facade avec un acheteur

Les diagnostics répondent chacun à une réglementation précise et à un périmètre limité.

L’expertise

Ce qu’apporte l’expertise du bâti

L’expertise du bâti, ou expertise avant achat, est réalisée par un expert en bâtiment mandaté par l’acquéreur. Elle porte sur l’état technique du bien : structure visible, fissures, toiture et charpente accessibles, façades, humidité, menuiseries, équipements apparents, abords.

L’expert mesure, photographie, apprécie la gravité des désordres et donne un ordre de grandeur des travaux. Son rapport est un outil de décision : négocier, renoncer, ou acheter en intégrant les travaux à son budget.

Elle n’est pas réglementée comme les diagnostics, ce qui permet de l’adapter au bien et aux questions de l’acquéreur.

Complémentarité

Deux démarches qui se complètent

Les diagnostics et l’expertise ne répondent pas aux mêmes questions. Les premiers informent sur des risques réglementés : présence d’amiante ou de plomb, sécurité des installations, performance énergétique. La seconde renseigne sur l’état du bâti et les travaux à prévoir.

Les résultats se croisent utilement : un DPE défavorable lié à une isolation absente, une installation électrique ancienne, une présence d’amiante dans une toiture en fibres ciment, sont autant d’éléments que l’expert intègre dans son appréciation des travaux.

Transmettez donc le dossier de diagnostics à l’expert avant sa visite : il l’aidera à cibler son examen.

Responsabilités

Qui répond de quoi

Le diagnostiqueur engage sa responsabilité sur l’exactitude de son diagnostic, dans les limites de sa mission. Le vendeur doit fournir les diagnostics et informer l’acquéreur des éléments déterminants dont il a connaissance ; il répond des vices cachés, sauf clause d’exclusion valable.

L’expertise avant achat ne transfère pas ces responsabilités. Elle vous donne une connaissance technique du bien qui renforce votre position : un défaut constaté avant la vente ne pourra plus être invoqué comme vice caché, mais il pourra être pris en compte dans le prix.

C’est la logique de l’achat éclairé : mieux vaut connaître un défaut avant de signer que de le découvrir après.

Rapport d expertise et dossier de diagnostics cote a cote

L’expertise porte sur l’état du bâti, que les diagnostics n’examinent pas.

Les signaux

Quand l’expertise s’impose

Certains éléments du dossier ou de la visite justifient particulièrement une expertise : un état des risques qui mentionne une exposition moyenne ou forte aux argiles ou des sinistres indemnisés, une commune régulièrement reconnue en catastrophe naturelle, des fissures visibles, des traces d’humidité, une odeur de moisi, des travaux récents masquant des surfaces.

De même pour une maison ancienne, un bien vendu en l’état après succession, un bien resté inoccupé, ou une toiture dont l’âge est inconnu.

Dans ces situations, l’expertise permet d’évaluer ce que les diagnostics ne disent pas.

Exemples

Des écarts concrets

Une maison peut afficher une installation électrique sans anomalie majeure et une charpente attaquée par des insectes xylophages dans une partie des combles que l’état termites, limité à ces insectes, n’a pas vocation à couvrir. Un appartement peut présenter un DPE correct et des infiltrations par une terrasse au dessus.

Une maison sur sol argileux peut avoir un dossier complet et des fissures en escalier rebouchées avant la vente. Un bien rénové peut cacher, derrière des doublages récents, des murs humides.

Dans chacun de ces cas, l’examen du bâti apporte une information que le dossier réglementaire ne fournit pas.

Le coût

Mettre la dépense en perspective

Notre expertise avant achat est facturée 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire, plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement jusqu’à 100 km. Les diagnostics obligatoires sont, eux, à la charge du vendeur.

Rapportée au prix d’acquisition et au coût des travaux qu’elle peut révéler, l’expertise est une dépense modeste qui sécurise une décision importante.

Voir notre bilan avant achat et notre page tarifs.

Nos conseils

Lire les diagnostics et aller plus loin

Lisez attentivement chaque diagnostic, en particulier les conclusions, les anomalies et les recommandations. Vérifiez les dates de validité. Consultez l’état des risques et les données de Géorisques à l’adresse du bien.

Faites ensuite examiner le bâti par un expert indépendant, en lui transmettant le dossier, et posez au vendeur les questions que l’expertise soulève : travaux réalisés, sinistres passés, factures et garanties.

Avec ces éléments, vous achetez en connaissance de l’état réel du bien.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Les diagnostics obligatoires vérifient ils la structure ?

Non, aucun diagnostic réglementaire ne porte sur la solidité de la structure ou sur les fissures.

Le DPE mesure t il l’humidité ?

Non, il évalue la performance énergétique. L’humidité relève d’un examen spécifique.

Qui paie les diagnostics ?

Le vendeur, qui doit les fournir. L’expertise avant achat est à l’initiative et à la charge de l’acquéreur.

Un défaut signalé par l’expert peut il être invoqué après la vente ?

Un défaut connu avant la vente n’est plus un vice caché ; il doit être pris en compte dans la négociation.

L’état termites couvre t il tous les insectes ?

Non, il porte sur les termites. D’autres insectes xylophages peuvent être relevés lors d’une expertise.

Faut il transmettre les diagnostics à l’expert ?

Oui, ils l’aident à cibler son examen et à chiffrer les travaux.

Un diagnostic périmé est il valable ?

Non, chaque diagnostic a une durée de validité propre ; un diagnostic périmé doit être refait par le vendeur.

L’expert en bâtiment peut il réaliser les diagnostics ?

Ce sont deux métiers distincts : les diagnostics exigent une certification spécifique, l’expertise du bâti relève d’une autre mission.

Combien coûte l’expertise avant achat ?

650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m², plus 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L271-4, legifrance.gouv.fr
  • Code de l’environnement, article L125-5, legifrance.gouv.fr
  • Service public, diagnostics immobiliers lors d’une vente, service-public.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Expert
Achat immobilier

Expertise avant achat : à quoi sert elle ?

Achat immobilier

Expertise avant achat : à quoi sert elle ?

Acheter une maison ou un appartement engage pour des années, et les visites laissent peu de temps pour examiner le bâti. L’expertise avant achat apporte un regard technique indépendant sur l’état du bien, avant que vous ne soyez engagé. Voici ce qu’elle examine, ce qu’elle apporte et à quel moment la réaliser.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

L’expertise avant achat est un examen du bâti réalisé par un expert indépendant, à la demande de l’acquéreur : structure, toiture, façades, humidité, menuiseries, équipements apparents. Elle complète les diagnostics obligatoires, qui ne portent pas sur ces points. Le rapport décrit l’état du bien, signale les désordres et donne un ordre de grandeur des travaux, pour négocier, renoncer ou acheter en connaissance de cause.

Expertise avant achat : 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m². Gestion 50 €, déplacement 60 € jusqu’à 100 km.

Le besoin

Ce que les visites ne montrent pas

Une visite immobilière est courte, et l’attention se porte sur l’agencement, la luminosité, l’environnement. Les défauts du bâti, eux, demandent un œil exercé : une fissure masquée par une peinture récente, une humidité en pied de mur derrière un meuble, une charpente attaquée dans des combles peu accessibles, une toiture en fin de vie.

Le vendeur doit informer l’acquéreur des éléments déterminants dont il a connaissance, mais il n’est pas un professionnel du bâtiment et peut ignorer certains désordres. L’agent immobilier, rémunéré à la vente, n’a pas de mission technique.

L’expertise avant achat comble ce manque : un professionnel indépendant, mandaté par vous seul, examine le bien et vous dit ce qu’il a constaté.

Le contenu

Ce que l’expert examine

L’expert examine la structure visible : murs porteurs, fondations accessibles, planchers, charpente. Il relève les fissures, mesure leur ouverture et apprécie leur gravité. Il inspecte la toiture depuis le sol ou les combles, l’état de la couverture, de la zinguerie et de l’isolation.

Il mesure l’humidité des murs et recherche les signes de remontées capillaires, d’infiltrations ou de condensation. Il observe les façades, les menuiseries, les équipements apparents de chauffage, de ventilation, de plomberie et d’électricité, sans démontage.

Il examine aussi les abords : pente du terrain, évacuation des eaux pluviales, végétation proche, annexes, et consulte les données publiques sur les risques de la commune.

Les diagnostics

Ce que l’expertise ajoute aux diagnostics

Le dossier de diagnostic technique, obligatoire à la vente, comprend selon les cas le diagnostic de performance énergétique, les constats amiante et plomb, l’état des installations électriques et de gaz, l’état relatif aux termites, l’assainissement non collectif, l’état des risques et, en copropriété, le mesurage de la surface.

Ces diagnostics répondent chacun à une réglementation précise. Aucun ne porte sur la solidité de la structure, l’état de la toiture, les fissures ou l’humidité des murs. Un bien peut présenter des diagnostics conformes et un désordre structurel important.

L’expertise avant achat porte précisément sur ces points : elle est complémentaire, et non concurrente, des diagnostics.

Expert examinant une charpente dans des combles

L’expert examine les parties accessibles, des combles au sous sol, avec des instruments de mesure.

Le moment

Quand réaliser l’expertise

Le moment idéal se situe avant la signature de l’avant contrat, promesse ou compromis de vente : vous pouvez alors négocier ou renoncer sans contrainte. En pratique, les délais sont parfois courts, et l’expertise peut aussi se dérouler pendant le délai de rétractation de dix jours dont bénéficie l’acquéreur non professionnel d’un logement.

Il est également possible de prévoir dans l’avant contrat une condition suspensive liée au résultat d’une expertise du bâti, si le vendeur l’accepte. Sa rédaction doit être précise pour être efficace.

Dans tous les cas, organisez la visite le plus tôt possible, en accord avec le vendeur ou l’agence pour l’accès au bien.

Le rapport

Ce que vous recevez

Le rapport décrit l’état du bien par grandes parties, photos à l’appui, et signale les désordres constatés avec leur gravité : simple entretien, travaux à prévoir à moyen terme, désordre à traiter rapidement, point nécessitant une investigation complémentaire.

Il donne un ordre de grandeur des travaux identifiés, qui permet d’apprécier le budget global de l’acquisition. Il précise aussi les limites de l’examen : parties non accessibles, éléments non démontés, investigations qui nécessiteraient une étude spécialisée.

Rédigé pour être lu par un non spécialiste, il reste précis pour servir de base à des devis d’entreprises.

Négocier

Utiliser le rapport dans la négociation

Un rapport qui chiffre des travaux non anticipés est un argument objectif de négociation. Plutôt qu’une impression, vous présentez au vendeur des constats et un ordre de grandeur, ce qui facilite la discussion sur le prix ou sur la prise en charge de certains travaux avant la vente.

La négociation reste libre : le vendeur peut refuser. Le rapport vous permet alors de décider en connaissance de cause, en intégrant les travaux à votre budget ou en renonçant.

Certains constats peuvent aussi orienter les clauses de l’acte, par exemple sur la réalisation de travaux par le vendeur avant la signature définitive.

Couple lisant un rapport d expertise avant achat

Le rapport hiérarchise les constats et chiffre l’ordre de grandeur des travaux.

Les limites

Ce que l’expertise ne fait pas

L’expertise avant achat est un examen visuel et instrumenté, non destructif. L’expert ne démonte pas les doublages, ne sonde pas les fondations, ne teste pas les réseaux enterrés. Ce qui est caché par des meubles, des revêtements ou l’inaccessibilité reste hors de portée, et le rapport le mentionne.

Elle ne remplace pas les diagnostics obligatoires, ni une étude de sol, ni un audit énergétique réglementaire lorsqu’il est exigé. Lorsque l’expert identifie un point qui demande une investigation spécialisée, il le signale.

Elle ne constitue pas non plus une garantie : elle décrit l’état du bien au jour de la visite.

Pour qui

Les situations où elle s’impose

L’expertise avant achat est particulièrement utile pour une maison ancienne, dont les matériaux et les techniques diffèrent des standards actuels ; pour un bien présentant des fissures ou des traces d’humidité visibles ; pour un bien rénové récemment, dont il faut apprécier la qualité des travaux ; pour un bien situé dans une commune exposée aux argiles ou aux inondations.

Elle l’est aussi pour un premier achat, quand l’acquéreur manque de repères, ou pour un achat à distance, quand les visites sont limitées.

En copropriété, elle porte sur les parties privatives et sur l’état apparent des parties communes, à croiser avec les documents de la copropriété.

Le prix

Combien coûte une expertise avant achat

Notre expertise avant achat est facturée 650 € TTC jusqu’à 50 m², puis 3 € par m² supplémentaire, rapport inclus. S’y ajoutent 50 € de frais de gestion et 60 € de déplacement jusqu’à 100 km. Pour une maison de 100 m², le total est ainsi de 910 € TTC.

Rapporté au prix d’un bien et au coût des travaux qu’elle peut révéler, cette dépense permet d’acheter en connaissance de cause et, le cas échéant, de négocier ou d’éviter un achat risqué.

Voir notre page tarifs et le détail de notre bilan avant achat.

Nos conseils

Préparer l’expertise

Demandez au vendeur les diagnostics, l’état des risques, les factures des travaux réalisés, les plans et, en copropriété, les procès verbaux d’assemblée générale. Transmettez les à l’expert avant la visite.

Assistez à l’expertise si possible : l’expert vous montrera les points relevés et répondra à vos questions sur place. Prévoyez l’accès à toutes les parties, combles, sous sol, annexes.

Planifiez l’expertise tôt dans le processus d’achat, pour garder la possibilité de négocier ou de renoncer.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

L’expertise avant achat est elle obligatoire ?

Non, elle est réalisée à l’initiative de l’acquéreur, en complément des diagnostics obligatoires.

Combien de temps dure la visite ?

Cela dépend de la taille et de la complexité du bien. L’expert vous l’indique lors de la prise de rendez vous.

Peut on faire l’expertise après le compromis ?

Oui, pendant le délai de rétractation, ou si l’avant contrat prévoit une condition suspensive adaptée.

Le vendeur doit il accepter la visite ?

Il doit donner accès au bien ; organisez la visite avec lui ou l’agence.

L’expert donne t il un prix de travaux ?

Il donne un ordre de grandeur, qui sert de base à la négociation et aux devis d’entreprises.

L’expertise couvre t elle les parties communes ?

Elle porte sur leur état apparent, à croiser avec les documents de la copropriété.

Combien coûte l’expertise pour 100 m² ?

910 € TTC : 650 € jusqu’à 50 m², 150 € pour les 50 m² suivants, 50 € de gestion et 60 € de déplacement.

Besoin d’un avis d’expert ?

Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L271-1 et L271-4, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, article 1112-1 et articles 1641 à 1648, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


Nos expertises
Expertise fissures Expertise humidité Expertise avant achat Vices cachés Livraison VEFA Construction CCMI Réception de travaux Partout en France
Le site
Nos tarifs A propos Blog Contact Faire un devis automatique