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Humidité

Condensation et moisissures : le rôle de la ventilation

Humidité

Condensation et moisissures : le rôle de la ventilation

Buée sur les vitres chaque matin, taches noires dans les angles, odeur de renfermé : la condensation est une source d’humidité directement liée à la façon dont le logement est chauffé, isolé et ventilé. Comprendre son mécanisme permet de la traiter durablement, sans se tromper de cause.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La condensation se produit quand l’air intérieur, chargé de vapeur d’eau, rencontre une surface plus froide que son point de rosée : l’eau se dépose et nourrit les moisissures. Elle se combat en évacuant la vapeur produite dans le logement, par une ventilation permanente et en état de marche, et en supprimant les parois froides, par l’isolation et le traitement des ponts thermiques.

Expertise humidité : appartement à partir de 590 € TTC, maison à partir de 720 € TTC, déplacement et gestion compris.

Le mécanisme

D’où vient l’eau de condensation

Un logement produit en permanence de la vapeur d’eau : respiration des occupants, douches, cuisson, séchage du linge, plantes. Cette vapeur reste invisible tant que l’air est assez chaud pour la contenir. Quand elle rencontre une surface froide, l’air se refroidit à son contact et ne peut plus garder toute son eau : elle se dépose en gouttelettes. La température à laquelle ce phénomène commence est appelée point de rosée.

Plus l’air est humide, plus le point de rosée est élevé, et plus les surfaces concernées sont nombreuses. Plus une paroi est froide, plus elle condense facilement.

La condensation est donc la rencontre de deux facteurs : trop de vapeur dans l’air, et des parois trop froides. Le traitement agit sur l’un et l’autre.

Les signes

Reconnaître la condensation

Le signe le plus visible est la buée sur les vitrages, surtout le matin en hiver. Viennent ensuite les taches de moisissures, noires ou verdâtres, dans les angles des murs extérieurs, derrière les meubles plaqués contre les murs, au plafond près des façades, autour des fenêtres et dans les salles d’eau.

La condensation se distingue d’autres causes d’humidité par sa répartition : elle touche les zones froides et mal ventilées, elle augmente en hiver et avec l’occupation, elle ne suit pas une ligne horizontale en pied de mur comme une remontée capillaire, ni une trace localisée comme une infiltration.

Un hygromètre, appareil peu coûteux qui mesure l’humidité relative de l’air, donne une première indication : un taux durablement supérieur à 60 à 65 % en hiver favorise la condensation et les moisissures.

La ventilation

Évacuer la vapeur d’eau

Depuis l’arrêté du 24 mars 1982, les logements neufs doivent bénéficier d’une aération générale et permanente : l’air entre par les pièces principales, chambres et séjour, par des entrées d’air, et il est extrait dans les pièces de service, cuisine, salle de bain, WC. Ce principe de balayage est assuré, dans les logements équipés, par une ventilation mécanique contrôlée.

Une VMC à l’arrêt, des bouches encrassées, des entrées d’air bouchées pour éviter les courants d’air, une porte sans détalonnage qui bloque le passage de l’air : chacun de ces défauts suffit à rompre le balayage et à laisser l’humidité s’accumuler.

Dans un logement ancien sans ventilation mécanique, l’aération repose sur les défauts d’étanchéité des menuiseries et sur l’ouverture des fenêtres. Le remplacement des fenêtres par des menuiseries étanches, sans création d’entrées d’air, supprime cette aération naturelle et fait apparaître la condensation.

Bouche de ventilation dans une salle de bain

La condensation apparaît d’abord sur les surfaces les plus froides : vitrages, angles, linteaux.

Les parois froides

Isolation et ponts thermiques

Une paroi froide condense plus facilement. Les murs extérieurs non isolés, les simples vitrages, les linteaux et les nez de dalle en béton qui traversent l’isolation, les angles entre deux façades, sont autant de points froids où l’eau se dépose en premier. On parle de ponts thermiques.

L’isolation des murs et le remplacement des vitrages réduisent la condensation en relevant la température des surfaces intérieures. Mais une isolation partielle peut déplacer le problème : la condensation se concentre alors sur les parties non traitées, comme un tableau de fenêtre ou un angle de plafond.

Une caméra thermique permet de visualiser ces points froids et d’orienter les travaux.

Les usages

Chauffer et aérer

Un logement insuffisamment chauffé, ou chauffé de façon très irrégulière, présente des parois froides qui condensent. Maintenir une température de fond dans toutes les pièces, y compris les chambres, limite le phénomène. Fermer une pièce non chauffée la refroidit et y concentre la condensation.

Certaines activités produisent beaucoup de vapeur : douches, cuisson sans hotte, séchage du linge à l’intérieur. Les compenser par une extraction efficace, une hotte raccordée vers l’extérieur et une aération ponctuelle après la douche, réduit nettement l’humidité de l’air.

Éloigner les meubles de quelques centimètres des murs extérieurs permet à l’air de circuler et évite les moisissures cachées.

Santé

Moisissures et qualité de l’air

Les moisissures qui se développent sur les surfaces humides libèrent des spores et des composés dans l’air intérieur. Les autorités sanitaires recommandent de traiter rapidement l’humidité et les moisissures dans les logements, en particulier lorsque les occupants sont sensibles.

Le nettoyage des surfaces touchées ne suffit pas : les moisissures reviennent si la cause n’est pas supprimée. Les matériaux fortement colonisés, plaques de plâtre ou papiers peints, peuvent devoir être remplacés.

En location, un logement présentant des moisissures importantes liées à un défaut de ventilation ou d’isolation peut poser la question de la décence. Le diagnostic permet d’établir si le désordre tient au bâti ou aux usages.

Expert controlant une entree d air sur une menuiserie

Une ventilation qui fonctionne en continu est la première défense contre l’humidité intérieure.

Le diagnostic

Distinguer condensation et autres causes

L’expert mesure l’humidité de l’air et la température des parois, relève les taux d’humidité dans les murs en surface et en profondeur, contrôle le fonctionnement de la ventilation, débits aux bouches et présence des entrées d’air, et repère les ponts thermiques.

Il vérifie aussi l’absence d’autres causes : une humidité présente dans l’épaisseur du mur, une remontée en pied de mur ou une infiltration localisée orientent vers une autre origine. Plusieurs causes peuvent d’ailleurs se cumuler.

Le rapport hiérarchise les actions : remise en état de la ventilation, corrections des usages, travaux d’isolation ou de traitement des ponts thermiques.

Logement neuf

Condensation après livraison

Dans un logement neuf, l’humidité contenue dans les matériaux, béton, chapes, enduits, s’évacue pendant les premiers mois. Une condensation temporaire peut apparaître si la ventilation n’est pas utilisée correctement. Elle doit diminuer au fil de la première année.

Si elle persiste, il faut vérifier la ventilation : un débit insuffisant, une bouche non raccordée ou un caisson mal réglé constituent des défauts à signaler au constructeur ou au promoteur, au titre de la garantie de parfait achèvement dans l’année qui suit la réception ou la livraison.

Les mesures de débit réalisées lors d’une expertise documentent ces défauts.

Nos conseils

Les étapes pour en finir avec la condensation

Mesurez l’humidité de l’air avec un hygromètre. Vérifiez que la ventilation fonctionne, que les bouches sont propres et que les entrées d’air sont dégagées. Chauffez toutes les pièces de façon régulière, éloignez les meubles des murs froids, extrayez la vapeur à la source.

Si les moisissures persistent, faites établir un diagnostic avant d’engager des travaux : isoler sans ventiler, ou ventiler sans traiter un pont thermique, ne règle qu’une partie du problème.

Notre expertise humidité mesure, identifie la cause et vous indique les solutions adaptées.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel taux d’humidité viser dans un logement ?

Entre 40 et 60 % d’humidité relative est une plage confortable. Au delà de 60 à 65 % en hiver, la condensation devient probable.

Pourquoi la condensation est elle apparue après le changement de fenêtres ?

Les nouvelles menuiseries, plus étanches, ont supprimé l’aération naturelle si aucune entrée d’air n’a été prévue.

Un déshumidificateur suffit il ?

Il soulage, mais ne remplace pas une ventilation permanente ni le traitement des parois froides.

Faut il boucher les entrées d’air en hiver ?

Non, elles sont indispensables au renouvellement de l’air et à l’évacuation de l’humidité.

Peut on simplement nettoyer les moisissures ?

Le nettoyage est utile, mais elles reviennent si la cause n’est pas traitée.

La VMC doit elle fonctionner en permanence ?

Oui, elle est conçue pour fonctionner jour et nuit. L’arrêter, même quelques jours, laisse l’humidité s’accumuler dans le logement.

En location, qui doit traiter la condensation ?

Si le désordre tient au bâti, comme une ventilation absente ou défaillante, il revient au bailleur d’y remédier ; s’il tient aux usages, ce sont eux qu’il faut corriger.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement et 720 € TTC pour une maison.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, article 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • Ministère chargé de la santé, qualité de l’air intérieur et humidité, sante.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Bas
Humidité

Remontées capillaires : reconnaître et traiter

Humidité

Remontées capillaires : reconnaître et traiter

Peinture qui cloque en bas des murs, plinthes qui se décollent, dépôts blanchâtres, odeur de cave : les remontées capillaires sont une cause classique d’humidité dans les maisons anciennes. Encore faut il les distinguer d’une infiltration ou de la condensation, car chaque cause appelle un traitement différent.

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L’essentiel

Les remontées capillaires sont l’ascension de l’eau du sol dans les murs, à travers les pores des matériaux, faute de barrière étanche à la base de la maçonnerie. Elles se manifestent par une bande humide en partie basse, des sels et des dégradations d’enduit. Le traitement combine la suppression ou la réduction de l’arrivée d’eau, une coupure de capillarité si nécessaire, et des revêtements qui laissent le mur sécher.

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Le phénomène

Comment l’eau monte dans un mur

Les matériaux de maçonnerie, pierre, brique, mortier, sont poreux. Comme une mèche, ils aspirent l’eau présente dans le sol et la font monter dans le mur par capillarité. L’eau s’évapore ensuite par les faces du mur, en laissant derrière elle les sels minéraux qu’elle transportait.

Dans les constructions récentes, une barrière étanche, appelée arase ou coupure de capillarité, est posée à la base des murs pour bloquer cette ascension. Les maisons anciennes en sont dépourvues, ou leur barrière s’est dégradée : elles sont donc exposées au phénomène, d’autant plus que le sol est humide.

La hauteur atteinte dépend de la porosité du matériau, de l’humidité du sol et de la capacité du mur à évaporer l’eau : un mur recouvert d’un enduit étanche fait monter l’humidité plus haut.

Les signes

Reconnaître une remontée capillaire

Les remontées capillaires dessinent une bande humide horizontale en bas des murs, sur les faces intérieure et extérieure, plus marquée au niveau du sol et qui diminue avec la hauteur. La limite supérieure forme une ligne irrégulière, soulignée par des auréoles et des dépôts blanchâtres.

On observe des peintures qui cloquent, des papiers peints qui se décollent, des enduits qui s’effritent, des plinthes en bois qui gonflent ou pourrissent. Les murs sont froids au toucher, et une odeur de moisi peut se dégager. Les sels, cristallisés en surface, forment le salpêtre.

Le phénomène est permanent, avec des variations saisonnières : il ne disparaît pas après quelques jours de beau temps, contrairement à une humidité liée à une infiltration ponctuelle.

Le diagnostic

Ne pas confondre avec d’autres causes

D’autres causes produisent des symptômes proches. Une infiltration par la façade ou par une terrasse mal raccordée mouille le mur de façon localisée, en lien avec les pluies. Une fuite sur une canalisation encastrée crée une tache qui s’étend autour d’un point. La condensation se forme sur les parois froides, en hiver, dans les pièces peu ventilées, sans lien avec le sol.

Le diagnostic s’appuie sur des mesures : humidité en surface à différentes hauteurs, humidité en profondeur du mur, recherche des sels, examen des abords extérieurs, des niveaux de sol et des évacuations d’eau pluviale. Un profil d’humidité décroissant avec la hauteur, présent dans l’épaisseur du mur, est caractéristique d’une remontée.

Un diagnostic erroné conduit à un traitement inefficace : c’est la première chose à sécuriser.

Expert mesurant l humidite en bas de mur avec un humidimetre

Une bande humide continue en pied de mur, plus marquée à la base, oriente vers une remontée capillaire.

Les aggravants

Ce qui renforce le phénomène

Plusieurs facteurs aggravent les remontées. Un sol extérieur rehaussé au dessus du niveau intérieur, ou un trottoir en béton contre la façade, empêche le mur d’évaporer par l’extérieur et pousse l’humidité vers l’intérieur. Des gouttières défaillantes ou des descentes qui rejettent l’eau au pied des murs saturent le sol.

Les enduits et peintures étanches, ciment ou peintures plastiques, posés sur une maçonnerie ancienne, bloquent l’évaporation : l’eau monte alors plus haut et se manifeste au dessus de l’enduit. Il en va de même pour un doublage intérieur collé contre un mur humide, qui masque le problème et peut développer des moisissures.

Enfin, une ventilation insuffisante des pièces empêche l’humidité évaporée de s’évacuer.

Réduire l’eau

Agir d’abord sur les abords

Avant tout traitement du mur, il faut limiter la quantité d’eau qui l’alimente. Les eaux pluviales doivent être collectées et évacuées loin des fondations. Le niveau du sol extérieur doit être ramené sous le niveau du plancher intérieur lorsque c’est possible.

Un drainage périphérique, tranchée garnie de matériaux drainants et d’un drain qui évacue l’eau vers un exutoire, peut être utile lorsque le terrain est humide ou en pente vers la maison. Sa conception doit éviter de déchausser les fondations et prévoir un exutoire réel.

Remplacer un trottoir béton collé à la façade par une bande de gravier, ou ménager un espace d’évaporation, aide aussi le mur à sécher.

Traiter le mur

Créer une coupure de capillarité

Lorsque les mesures sur les abords ne suffisent pas, une coupure de capillarité peut être créée à la base du mur. Une première technique est l’injection d’un produit hydrofuge, résine ou crème, dans une ligne de forages en pied de mur : le produit imprègne la maçonnerie et forme une barrière contre la remontée de l’eau.

D’autres techniques existent : le sciage du mur avec insertion d’une membrane étanche, efficace mais lourd et réservé à certaines maçonneries, ou des procédés électro physiques dont l’efficacité fait l’objet de débats. Le choix dépend de la nature et de l’épaisseur du mur.

Exigez une description précise du procédé, de ses références techniques et de la garantie proposée, et vérifiez que l’entreprise a établi son propre diagnostic avant de proposer un traitement.

Mur en pierre avec zone humide en partie basse

Les mesures en profondeur distinguent une humidité qui vient du sol d’une humidité de surface.

Le séchage

Laisser le mur sécher

Une fois l’arrivée d’eau stoppée, le mur doit sécher. Ce séchage est lent : il se compte en mois, en fonction de l’épaisseur et de la nature de la maçonnerie. Il faut lui en laisser la possibilité, en déposant les enduits étanches et les doublages collés, et en ventilant les pièces.

Les finitions se refont ensuite avec des matériaux perméables à la vapeur d’eau : enduits à la chaux, peintures minérales. Des enduits spécifiques, dits d’assainissement, peuvent stocker les sels résiduels sans se dégrader.

Refaire les peintures trop tôt sur un mur encore humide ou chargé de sels conduit à de nouvelles cloques. Une mesure de contrôle avant les finitions permet de choisir le bon moment.

Achat

Remontées capillaires et achat immobilier

Lors de l’achat d’une maison ancienne, les remontées capillaires sont un point de vigilance : elles peuvent être masquées par une peinture fraîche, un doublage récent ou des meubles plaqués contre les murs. Une expertise avant achat comprend des mesures d’humidité en pied de mur et un examen des abords.

Si les remontées sont constatées, le rapport permet d’estimer l’ordre de grandeur des travaux et d’en tenir compte dans la négociation. Si elles ont été dissimulées et découvertes après la vente, la garantie des vices cachés peut être envisagée, sous réserve de démontrer leur antériorité et leur caractère non apparent.

Demandez aussi au vendeur les factures d’éventuels traitements antérieurs et leurs garanties.

Nos conseils

Les étapes pour assainir un mur

Observez la répartition de l’humidité et ses variations. Vérifiez les gouttières, les descentes et le niveau du sol extérieur. Ne posez pas de doublage ni de peinture étanche sur un mur humide. Faites établir un diagnostic indépendant avant de signer un devis de traitement.

Traitez dans l’ordre : réduction de l’eau aux abords, coupure de capillarité si elle est justifiée, séchage, puis finitions perméables. Contrôlez l’humidité avant de refaire les finitions.

Notre expertise humidité identifie la cause de l’humidité par des mesures sur place et vous oriente vers les solutions adaptées, sans vendre de traitement.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

Jusqu’où l’humidité peut elle monter ?

Cela dépend du matériau, de l’humidité du sol et de l’évaporation. Un enduit étanche la fait monter plus haut.

Le salpêtre signifie t il des remontées capillaires ?

Il signale une humidité chargée en sels, compatible avec une remontée, mais d’autres causes sont possibles.

L’injection est elle efficace ?

Elle peut l’être si le diagnostic est juste et si le procédé est adapté à la maçonnerie. Les abords doivent aussi être traités.

Combien de temps pour qu’un mur sèche ?

Plusieurs mois, selon l’épaisseur et la nature du mur, à condition qu’il puisse évaporer.

Peut on isoler un mur humide par l’intérieur ?

Pas avant d’avoir supprimé la cause et laissé sécher, et avec des solutions adaptées aux murs anciens.

Combien coûte une expertise humidité ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement et 720 € TTC pour une maison, déplacement et gestion compris.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 à 1648, legifrance.gouv.fr
  • Agence nationale de l’habitat, guides sur l’humidité dans le logement, anah.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Chantier
Fissures

Reprise en sous œuvre : quand est elle nécessaire ?

Fissures

Reprise en sous œuvre : quand est elle nécessaire ?

Lorsque les fondations d’une maison ne reposent plus sur un sol suffisamment stable, réparer les fissures ne suffit pas : il faut agir sous la construction. La reprise en sous œuvre est une intervention lourde, qui se décide sur un diagnostic précis. Voici quand elle est justifiée, quelles techniques existent et comment s’y préparer.

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L’essentiel

La reprise en sous œuvre consiste à renforcer ou à approfondir les fondations d’un bâtiment existant pour les ancrer dans un sol stable. Elle se justifie lorsqu’un mouvement des fondations est établi et qu’il ne peut pas être stoppé par des mesures sur l’environnement de la maison. Sa conception repose sur une étude de sol et une étude de structure ; ses travaux relèvent de la garantie décennale.

Expertise fissures avant travaux : maison à partir de 720 € TTC. Suivi de chantier personnalisé : sur devis.

Le principe

Ancrer la maison dans un sol stable

Une maison transmet son poids au sol par ses fondations. Si le sol d’assise se tasse, se rétracte ou se dérobe, les fondations le suivent et la structure se fissure. La reprise en sous œuvre vise à reporter les charges sur un sol plus profond ou plus résistant, qui ne subit pas ces variations.

On intervient sous l’ouvrage existant, sans le démolir, en créant de nouveaux appuis sous les fondations d’origine ou à côté d’elles. L’opération est délicate : pendant les travaux, le mur doit rester porté, et chaque intervention modifie l’équilibre du bâtiment.

C’est pourquoi la reprise en sous œuvre ne se décide jamais sur la seule observation des fissures, mais sur un diagnostic qui établit la cause du mouvement et la nature du sol.

Quand

Les situations qui la justifient

La reprise en sous œuvre se justifie lorsqu’un mouvement des fondations est établi et qu’il se poursuit : fissures qui s’élargissent d’une saison à l’autre, glissement vertical mesuré par des jauges, affaissement d’un angle de la maison, désordres répartis de façon cohérente avec un tassement.

Les causes sont variées : fondations trop peu profondes sur un sol argileux sensible à la sécheresse, sol de remblai mal compacté, présence d’eau qui délave le terrain, cavité souterraine, surcharge apportée par une surélévation.

À l’inverse, des fissures anciennes et stables, ou des désordres provoqués par une cause supprimable, comme une fuite ou un arbre trop proche, peuvent se traiter sans toucher aux fondations. Le suivi de l’évolution et l’analyse de la cause permettent de faire la différence.

Le diagnostic

Étude de sol et étude de structure

Avant tout projet, une étude géotechnique de diagnostic, confiée à un bureau d’études de sol, caractérise le terrain : nature des couches, profondeur du bon sol, présence d’eau, sensibilité au retrait gonflement. Elle précise aussi la profondeur et l’état des fondations existantes, par des sondages à leur pied.

Un bureau d’études structure dimensionne ensuite la solution : type de reprise, profondeur, nombre et position des appuis, phasage des travaux. Il vérifie que la structure peut supporter les étapes intermédiaires du chantier.

L’expert en bâtiment intervient en amont, pour analyser les désordres et confirmer que la reprise est la bonne réponse, puis il peut accompagner le maître d’ouvrage dans la lecture des études et des devis.

Fouille le long d une fondation de maison ancienne

Les travaux de reprise se conduisent par passes successives pour ne jamais priver le mur de ses appuis.

Les techniques

Plots, longrines et micropieux

La technique traditionnelle consiste à creuser sous la fondation existante, par passes successives et alternées de faible longueur, puis à couler des plots ou une semelle en béton qui descendent jusqu’au bon sol. Chaque passe est bétonnée avant d’ouvrir la suivante, pour que le mur ne perde jamais l’ensemble de ses appuis.

Lorsque le bon sol est profond, on recourt aux micropieux : des forages de petit diamètre, armés et injectés de coulis, ancrés à plusieurs mètres de profondeur. Une longrine ou des corbeaux en béton reportent ensuite les charges du mur sur ces micropieux.

D’autres procédés existent, comme l’injection de résines expansives sous les fondations ou de coulis dans le sol. Ils font l’objet d’évaluations techniques propres à chaque procédé, à vérifier auprès de l’entreprise, et leur pertinence dépend étroitement du sol.

Le chantier

Ce qu’implique une reprise en sous œuvre

Les travaux supposent d’ouvrir le terrain le long des murs concernés, à l’extérieur, et parfois à l’intérieur de la maison, ce qui impose de déposer revêtements de sol et dallages. Les abords, terrasses et réseaux enterrés peuvent être touchés.

Le phasage est essentiel : un ordre précis des passes, des délais de prise du béton, une surveillance des fissures existantes pendant le chantier. Il est recommandé d’installer des jauges avant le démarrage, pour vérifier que les travaux eux mêmes ne provoquent pas de nouveaux mouvements.

Si la maison est mitoyenne, les travaux peuvent affecter le bâtiment voisin : un constat de l’état de la maison voisine avant travaux, par huissier ou par expert, protège les deux parties.

Après

Réparer les fissures et suivre la maison

Une fois les fondations reprises, le bâtiment doit retrouver un équilibre. Les fissures se réparent dans un second temps, après une période d’observation : ouverture et rebouchage au mortier adapté, agrafage des maçonneries si nécessaire, reprise des enduits et des finitions intérieures.

Le maintien des jauges pendant plusieurs mois après les travaux permet de vérifier que le mouvement est arrêté. Les mesures sur l’environnement de la maison restent utiles : gestion des eaux pluviales, éloignement de la végétation, trottoir étanche.

Conservez les études, plans d’exécution, procès verbal de réception et attestations d’assurance : ils seront demandés en cas de revente et en cas de nouveau sinistre.

Ingenieur et expert discutant devant une maison en travaux de fondation

Le diagnostic préalable croise l’analyse des désordres, l’étude de sol et l’étude de structure.

Assurances

Garantie décennale et dommages ouvrage

Une reprise en sous œuvre est un travail de construction qui touche à la structure : l’entreprise doit être titulaire d’une assurance de responsabilité décennale couvrant cette activité. Demandez l’attestation avant de signer, et vérifiez que l’activité déclarée correspond bien aux travaux.

Pour ce type de travaux, la souscription d’une assurance dommages ouvrage par le maître d’ouvrage est en principe obligatoire. Elle permet, en cas de désordre de nature décennale après les travaux, d’être indemnisé rapidement sans attendre la recherche des responsabilités.

Si la reprise fait suite à un sinistre indemnisé, au titre d’une catastrophe naturelle ou de la décennale du constructeur d’origine, l’indemnité finance les travaux : les études et les devis doivent être cohérents avec le rapport d’expertise du sinistre.

Les devis

Comparer les propositions

Les propositions des entreprises peuvent différer fortement, en technique comme en prix. Pour les comparer, elles doivent répondre à la même étude de sol et à la même note de calcul, avec une description précise : nombre et profondeur des plots ou des micropieux, linéaire de mur repris, phasage, travaux de remise en état des abords et des sols intérieurs.

Méfiez vous d’une solution proposée sans étude de sol, ou d’un traitement présenté comme universel. Une reprise mal adaptée au terrain peut créer de nouveaux désordres, par exemple si seule une partie de la maison est approfondie et que l’autre continue à bouger.

L’expert peut vous aider à vérifier la cohérence des devis avec les études, et suivre le chantier aux étapes clés.

Nos conseils

Les étapes d’un projet réussi

Faites d’abord établir un diagnostic des désordres et, si un mouvement est confirmé, faites réaliser une étude de sol de diagnostic. Confiez la conception à un bureau d’études structure. Consultez plusieurs entreprises sur cette base, vérifiez leurs assurances, et souscrivez une dommages ouvrage.

Installez des jauges avant les travaux, faites constater l’état des avoisinants, prévoyez une réception formelle avec procès verbal. Réparez les finitions après une période d’observation.

Notre expertise fissures établit si une reprise en sous œuvre est justifiée, et notre accompagnement sur devis vous aide à suivre le projet jusqu’à la réception.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une reprise en sous œuvre est elle toujours nécessaire en cas de fissures ?

Non. Elle se justifie seulement si un mouvement des fondations est établi et ne peut être stoppé autrement.

Quelle étude faut il avant les travaux ?

Une étude géotechnique de diagnostic du sol, puis une étude de structure pour dimensionner la solution.

Faut il quitter la maison pendant les travaux ?

Pas forcément, mais des pièces peuvent être inaccessibles si des sols intérieurs doivent être ouverts.

Les travaux sont ils couverts par la décennale ?

Oui, ce sont des travaux de structure : l’entreprise doit être assurée en décennale pour cette activité.

Quand réparer les fissures ?

Après les travaux et une période d’observation qui confirme l’arrêt du mouvement.

Un expert peut il suivre le chantier ?

Oui, dans le cadre d’un suivi de chantier personnalisé établi sur devis.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1792 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, articles L241-1, L242-1 et L243-3, legifrance.gouv.fr
  • Norme NF P94-500, missions d’ingénierie géotechnique, AFNOR
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Plafond
Fissures

Fissures au plafond et sur les cloisons : que faut il vérifier ?

Fissures

Fissures au plafond et sur les cloisons : que faut il vérifier ?

Une fissure au plafond, une autre à l’angle d’une cloison : ces désordres intérieurs inquiètent parce qu’ils sont visibles au quotidien. Ils ont pourtant des causes très diverses, du simple joint de plaque mal traité au mouvement de la structure. Voici comment les distinguer et quoi vérifier.

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L’essentiel

Les fissures de plafond et de cloison concernent en premier lieu les ouvrages légers : plaques de plâtre, carreaux de plâtre, enduits. Elles traduisent un défaut de pose, un retrait des matériaux ou une déformation du support. Elles deviennent significatives lorsqu’elles s’accompagnent d’une flèche du plafond, de fissures dans les murs porteurs, de portes qui coincent ou d’une évolution rapide.

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Les ouvrages

Plafonds et cloisons, des éléments non porteurs

Dans les logements récents, les plafonds sont en plaques de plâtre vissées sur une ossature métallique ou sur des fourrures, et les cloisons en plaques sur rails ou en carreaux de plâtre. Dans les bâtiments anciens, on trouve des plafonds en plâtre sur lattis bois ou sur canisse, et des cloisons en briques plâtrières.

Ces ouvrages ne portent pas la structure : ils suivent ses mouvements. Une fissure de plafond ou de cloison peut donc avoir deux origines très différentes : un défaut propre à l’ouvrage lui même, sans gravité structurelle, ou le reflet d’une déformation du plancher ou des murs qui le supportent.

L’enjeu du diagnostic est de faire la part entre les deux.

Les joints

Fissures alignées sur les joints de plaques

Une fissure rectiligne, parallèle aux bords du plafond, régulièrement espacée, suit en général les joints entre les plaques de plâtre. Elle apparaît quand la bande à joint a été mal posée, insuffisamment chargée en enduit, ou quand l’enduit a été appliqué dans de mauvaises conditions de température ou d’humidité.

Elle peut aussi traduire un entraxe trop grand entre les fourrures, une fixation insuffisante des plaques ou un chauffage mis en route trop vite après les travaux. Ces fissures sont d’ordre esthétique : elles se reprennent en ouvrant le joint, en reposant une bande et en enduisant.

Si elles réapparaissent après reprise, il faut vérifier l’ossature et la fixation des plaques.

Les angles

Fissures aux angles et aux jonctions

Une fissure à la jonction entre une cloison et un plafond, ou entre deux cloisons, traduit un mouvement relatif entre deux ouvrages qui ne réagissent pas de la même façon : dilatation, retrait du plâtre, légère flèche du plancher. Les règles de pose prévoient des dispositions pour absorber ces mouvements, comme des joints de désolidarisation ou des bandes adaptées aux angles.

Une fissure oblique qui part de l’angle d’une porte dans une cloison peut provenir de l’huisserie mal calée, des chocs répétés à la fermeture, ou d’un mouvement du plancher. Une fissure en haut de cloison, sur toute sa longueur, peut indiquer que le plancher supérieur fléchit et vient appuyer sur la cloison.

La localisation précise et la forme de la fissure sont donc les premiers indices.

Fissure a la jonction entre une cloison et un plafond

La position de la fissure par rapport aux joints et aux appuis oriente vers sa cause.

La flèche

Quand le plafond se déforme

Un plafond qui présente une flèche visible, un bombement ou un affaissement, mérite un examen rapide. La flèche peut venir du plancher porteur au dessus, d’une ossature mal dimensionnée ou corrodée, d’une charge excessive dans les combles, ou d’un dégât des eaux qui a alourdi et dégradé les plaques ou le plâtre.

Dans un bâtiment ancien, un plafond en plâtre sur lattis peut se détacher de son support lorsque les clous rouillent ou que le lattis se dégrade. Le signe d’alerte est une fissure accompagnée d’un léger décollement ou d’un son creux au tapotement.

Dans ces situations, il convient de limiter l’accès à la pièce concernée jusqu’au diagnostic, car une chute partielle de plafond est possible.

La structure

Les signes d’un mouvement plus profond

Une fissure de plafond ou de cloison prend une autre portée lorsqu’elle s’accompagne de fissures sur les murs porteurs, en façade ou à l’intérieur, de portes et fenêtres qui coincent, d’un carrelage fissuré ou d’un plancher qui sonne différemment selon les zones. Ces signes, réunis, peuvent traduire un mouvement des fondations ou une déformation d’un plancher porteur.

Dans une maison, l’expert examine alors la structure dans son ensemble : murs porteurs, planchers, charpente si elle est accessible. Dans un appartement, il vérifie si les désordres se retrouvent chez les voisins ou dans les parties communes, ce qui orienterait vers la structure de l’immeuble.

Le suivi de l’évolution, par jauge ou par photos datées, aide à trancher.

L’eau

Fissures et dégâts des eaux

Une fissure de plafond entourée d’une auréole, de traces jaunâtres ou d’une peinture qui cloque signale une arrivée d’eau : fuite sur une canalisation, défaut d’étanchéité d’une salle de bain à l’étage, infiltration par la toiture ou une terrasse. Le plâtre gorgé d’eau perd sa résistance et peut se déformer.

Dans ce cas, la priorité est de trouver et de supprimer la fuite, puis de laisser sécher avant toute réparation. En copropriété, la convention entre assureurs encadre la prise en charge des dégâts des eaux : déclarez le sinistre à votre assureur et informez le syndic si l’origine peut être commune.

Une mesure d’humidité du plâtre permet de vérifier que le séchage est complet avant de refaire les finitions.

Expert examinant une fissure au plafond avec une lampe

L’expert vérifie la planéité du plafond et l’état des murs porteurs qui le soutiennent.

Logement neuf

Fissures après la livraison

Dans un logement neuf, des fissures fines aux joints et aux angles peuvent apparaître pendant la première année, avec le séchage des matériaux et la mise en chauffe. Elles relèvent de la garantie de parfait achèvement si elles sont signalées dans l’année suivant la réception ou la livraison, par lettre recommandée au constructeur ou au promoteur.

Des fissures plus importantes, ou qui traduisent une déformation de la structure, peuvent relever de la garantie décennale. En VEFA, les défauts apparents doivent être signalés dans le mois suivant la prise de possession pour être couverts au titre des vices apparents.

Photographiez et datez les fissures dès leur apparition : la date compte pour déterminer la garantie applicable.

Copropriété

Fissures dans un appartement

Dans un immeuble, les plafonds et cloisons d’un appartement sont en principe des parties privatives, mais ils reposent sur des planchers et des murs porteurs qui relèvent des parties communes. Une fissure intérieure peut donc avoir une origine commune, comme une déformation d’un plancher, un mouvement de façade ou une infiltration par la toiture.

Si plusieurs logements présentent des désordres similaires, ou si les fissures se prolongent dans les parties communes, informez le syndic par écrit, avec photos à l’appui. Il lui appartient de faire examiner la structure de l’immeuble et, le cas échéant, d’inscrire les travaux à l’ordre du jour de l’assemblée générale.

Un rapport d’expertise sur votre logement aide à établir si le désordre est limité à vos ouvrages privatifs ou s’il trouve sa cause dans les parties communes.

Que faire

Les étapes du diagnostic

Observez la position de la fissure : sur un joint de plaque, à un angle, en partie courante, au droit d’une porte. Vérifiez si d’autres désordres existent dans la même zone ou sur les murs porteurs. Recherchez des traces d’eau. Photographiez et datez.

Pour une fissure de joint isolée, une reprise par un plaquiste peut suffire. Pour une fissure accompagnée de flèche, de désordres sur la structure ou de traces d’eau, faites établir un diagnostic avant toute réparation.

Notre expertise fissures examine les désordres intérieurs et extérieurs, recherche leur cause et vous indique les suites à donner.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une fissure au plafond est elle dangereuse ?

Pas si elle suit simplement un joint de plaque. Une flèche, un décollement ou des traces d’eau justifient un examen rapide.

Pourquoi les fissures réapparaissent elles après rebouchage ?

Parce que la cause, ossature, fixation ou mouvement du support, n’a pas été traitée.

Une fissure de cloison peut elle venir du plancher ?

Oui, un plancher qui fléchit peut appuyer sur la cloison et la fissurer en partie haute.

Qui prend en charge les fissures d’un logement neuf ?

Le constructeur ou le promoteur, au titre de la garantie de parfait achèvement pendant un an, voire de la décennale.

Que faire en cas d’auréole autour de la fissure ?

Rechercher et supprimer la fuite, déclarer le dégât des eaux, puis laisser sécher avant réparation.

Combien coûte une expertise ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement et 720 € TTC pour une maison.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1642-1, 1792 et 1792-6, legifrance.gouv.fr
  • DTU 25.41, ouvrages en plaques de plâtre, AFNOR
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Jauge
Fissures

Jauges et témoins : surveiller l’évolution d’une fissure

Fissures

Jauges et témoins : surveiller l’évolution d’une fissure

Une fissure est apparue et vous ne savez pas si elle bouge encore ? Avant de décider de travaux, il faut le mesurer. Jauges, témoins, relevés photographiques : voici comment suivre l’évolution d’une fissure de façon fiable, combien de temps et comment interpréter les résultats.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Le suivi d’une fissure consiste à mesurer régulièrement son ouverture au même endroit, avec un instrument fixe. La jauge de fissure, plaque graduée fixée de part et d’autre de la fissure, est l’outil le plus simple et le plus fiable pour un particulier. Les relevés, datés et associés aux conditions météorologiques, se poursuivent idéalement sur un cycle complet de saisons pour distinguer une variation saisonnière d’un mouvement de fond.

Expertise fissures avec recommandations de suivi : maison à partir de 720 € TTC, appartement à partir de 590 € TTC.

Pourquoi suivre

Une fissure se juge dans le temps

L’ouverture d’une fissure à un instant donné renseigne peu sur sa gravité. Une fissure de 1 mm stable depuis des années ne pose pas les mêmes questions qu’une fissure de 0,3 mm qui s’élargit chaque mois. C’est l’évolution qui distingue un désordre ancien et stabilisé d’un mouvement en cours de la structure.

Le suivi répond à trois questions : la fissure bouge t elle, dans quel sens, et à quel rythme ? Les réponses orientent la décision : simple reprise des finitions si la fissure est stable, recherche de la cause et travaux si elle progresse, mesures d’urgence si le mouvement s’accélère.

Le suivi est aussi une pièce de dossier. Face à un assureur, un constructeur ou un vendeur, des relevés datés et réguliers ont plus de poids qu’un témoignage.

Les instruments

Jauges, témoins et fissuromètres

La jauge de fissure est composée de deux plaques transparentes qui se chevauchent, l’une portant une grille graduée, l’autre un réticule. Chaque plaque est fixée d’un côté de la fissure, par vis ou par collage. Si la fissure s’ouvre ou glisse, le réticule se déplace sur la grille : on lit le mouvement horizontal et vertical au dixième ou au demi millimètre selon le modèle. Il existe des jauges pour murs plans et pour angles rentrants.

Le témoin traditionnel est une petite bande de plâtre ou de mortier posée en travers de la fissure : s’il se fend, la fissure a bougé. Il indique un mouvement, mais pas son ampleur, et il peut se fissurer par son propre retrait.

Le fissuromètre en carte, gradué en épaisseurs de trait, mesure l’ouverture à un instant donné. Utile pour un premier relevé, il dépend de l’endroit exact où on le pose : pour un suivi, il faut repérer précisément le point de mesure.

La pose

Bien installer une jauge

Choisissez l’endroit où la fissure est la plus ouverte, ou un point représentatif de son tracé, sur un support sain : la jauge doit être fixée sur la maçonnerie ou sur un enduit bien adhérent, pas sur une peinture qui s’écaille. Centrez la jauge sur la fissure, réticule au zéro, et fixez chaque plaque d’un côté.

Notez la date de pose, la valeur initiale et l’emplacement précis, avec une photo d’ensemble qui situe la jauge sur le mur. Si plusieurs fissures sont suivies, numérotez les jauges et reportez les sur un croquis de la maison.

Évitez de poser une jauge sur une fissure récemment rebouchée : le mouvement se reporte alors sur le rebouchage, et la mesure perd en fiabilité. En cas de doute sur le choix des points de mesure, l’expert les définit lors de sa visite.

Gros plan sur une jauge graduee de suivi de fissure

Une jauge fixée en travers de la fissure permet de lire son ouverture et son glissement au dixième de millimètre.

Les relevés

Quand et comment relever

Un rythme mensuel convient pour un suivi domestique ; il peut être resserré, toutes les semaines ou tous les quinze jours, si la fissure semble évoluer vite. Relevez toujours à la même heure de la journée si possible, car l’ensoleillement d’une façade fait varier légèrement l’ouverture.

Pour chaque relevé, notez la date, la valeur horizontale, la valeur verticale si la jauge le permet, et les conditions des semaines précédentes : période sèche, fortes pluies, gel. Une photo de la jauge, prise bien en face, complète le relevé et permet de le vérifier plus tard.

Reportez les valeurs dans un tableau ou une courbe : la tendance apparaît beaucoup plus clairement qu’en relisant des chiffres isolés.

La durée

Combien de temps suivre une fissure

Les mouvements liés au sol peuvent suivre le rythme des saisons : ouverture en fin d’été quand un sol argileux s’est asséché, refermeture partielle en hiver avec le retour de l’humidité. Un suivi de quelques semaines ne permet pas de les distinguer d’une progression continue.

Un suivi sur un cycle complet de saisons, soit une année, donne une image fiable du comportement de la fissure. Pour un premier diagnostic, plusieurs mois couvrant la période sèche apportent déjà une information utile.

Si la fissure s’élargit rapidement, de plusieurs dixièmes de millimètre en quelques semaines, ou si de nouvelles fissures apparaissent, il ne faut pas attendre la fin du suivi pour faire examiner la maison.

Interpréter

Lire les résultats

Une ouverture qui oscille autour d’une valeur moyenne, s’ouvrant en été et se refermant en hiver sans tendance de fond, traduit une fissure active mais cyclique : le bâtiment respire avec son sol ou avec les variations de température. Le traitement porte alors sur la cause, par exemple la gestion de l’eau autour de la maison, plutôt que sur un renforcement lourd.

Une ouverture qui progresse d’un relevé à l’autre, même lentement, traduit un mouvement de fond : tassement, glissement, défaut structurel qui s’aggrave. Elle appelle un diagnostic approfondi, avec en principe une étude de sol.

Un glissement vertical, visible sur la jauge, indique qu’une partie du mur descend par rapport à l’autre : un indice fort d’un mouvement des fondations.

Carnet de releves et jauge de fissure sur un mur interieur

Un tableau de relevés daté transforme une impression en donnée exploitable.

Les limites

Ce que le suivi ne dit pas

Une jauge mesure un mouvement en un point ; elle ne dit pas pourquoi la fissure bouge. Le suivi complète l’analyse de la cause, il ne la remplace pas : l’expert interprète les relevés au regard de la répartition des désordres, de la construction et de son environnement.

Une fissure stable sur un an n’est pas une garantie définitive : un été exceptionnellement sec, une fuite ou des travaux voisins peuvent relancer le mouvement. Conservez les jauges en place après la période de suivi, et faites un relevé après chaque événement marquant.

Enfin, le suivi ne doit pas retarder des mesures conservatoires évidentes, comme la réparation d’une gouttière qui rejette l’eau au pied du mur.

Les erreurs

Ce qu’il faut éviter

Reboucher la fissure avant de la suivre est la première erreur à éviter : le rebouchage masque le mouvement et peut se fissurer pour ses propres raisons, ce qui brouille la lecture. Poser la jauge sur un revêtement décollé ou sur une peinture fragile fausse aussi les mesures, puisque c’est le revêtement qui bouge et non le mur.

Changer d’instrument ou d’emplacement en cours de suivi rend les valeurs incomparables. Si une jauge est arrachée ou déplacée, notez le et repartez d’une nouvelle valeur initiale, sans enchaîner les deux séries comme si elles formaient une seule courbe.

Enfin, un relevé sans date ni contexte perd l’essentiel de sa valeur : la météo des semaines précédentes, une fuite réparée ou un arbre abattu expliquent parfois une variation qui, isolée, semblerait inquiétante.

Avec un expert

Le suivi dans une démarche d’expertise

Lors d’une expertise fissures, l’expert relève et mesure les fissures, recherche leur cause et indique si un suivi est utile, à quels endroits et pendant combien de temps. Il peut proposer de revenir pour exploiter les relevés et conclure.

Cette démarche est particulièrement utile avant des travaux importants, avant une déclaration de sinistre, ou avant l’achat d’une maison fissurée : elle évite d’engager des dépenses sur une hypothèse.

Notre expertise fissures comprend un rapport écrit avec les recommandations de suivi et les suites à donner.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Où acheter une jauge de fissure ?

Dans les magasins de matériaux ou auprès de fournisseurs spécialisés. Choisissez un modèle adapté au support, mur plan ou angle.

À quelle fréquence relever une jauge ?

Une fois par mois, à resserrer si la fissure semble évoluer rapidement.

Combien de temps dure un suivi ?

Idéalement un cycle complet de saisons, soit environ un an, pour distinguer une variation saisonnière d’une progression.

Un témoin en plâtre suffit il ?

Il indique qu’il y a eu mouvement, sans en mesurer l’ampleur. La jauge graduée est plus précise.

Que faire si la fissure s’élargit vite ?

Faites examiner la maison sans attendre la fin du suivi.

Le suivi remplace t il l’expertise ?

Non. Il mesure le mouvement, l’expertise en recherche la cause et la gravité.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Géorisques, retrait gonflement des argiles, georisques.gouv.fr
  • Code des assurances, article L125-1, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Maison
Fissures

Fissures sur une maison de moins de dix ans : la garantie décennale

Fissures

Fissures sur une maison de moins de dix ans : la garantie décennale

Votre maison a moins de dix ans et des fissures apparaissent ? La loi organise une protection forte du maître d’ouvrage, à condition de qualifier correctement le désordre et d’agir dans les délais. Voici comment fonctionnent la garantie décennale, l’assurance dommages ouvrage et les autres recours.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Le constructeur répond de plein droit, pendant dix ans à compter de la réception, des dommages qui compromettent la solidité de la maison ou la rendent impropre à sa destination. Une fissure structurelle entre dans ce cadre ; une fissure purement esthétique relève d’autres régimes. L’assurance dommages ouvrage, si elle a été souscrite, préfinance les réparations sans attendre une décision sur les responsabilités.

Expertise fissures : maison à partir de 720 € TTC. Assistance face à l’assureur ou au constructeur : sur devis.

Le principe

Une responsabilité de plein droit pendant dix ans

L’article 1792 du Code civil rend tout constructeur d’un ouvrage responsable de plein droit, envers le maître ou l’acquéreur de l’ouvrage, des dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui, l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou d’équipement, le rendent impropre à sa destination. Cette responsabilité joue même si le dommage résulte d’un vice du sol.

De plein droit signifie que vous n’avez pas à prouver une faute du constructeur : il suffit d’établir la nature du dommage et son lien avec les travaux. Le constructeur ne peut s’exonérer qu’en prouvant une cause étrangère, comme la force majeure ou le fait d’un tiers.

Cette garantie court pendant dix ans à compter de la réception des travaux, et bénéficie aussi aux acquéreurs successifs de la maison.

Qualifier la fissure

Toutes les fissures ne sont pas décennales

Une fissure entre dans la garantie décennale lorsqu’elle compromet la solidité de la maison : fissure traversante d’un mur porteur, mouvement des fondations, déformation d’un plancher. Elle peut aussi y entrer lorsqu’elle rend l’ouvrage impropre à sa destination, par exemple en provoquant des infiltrations d’eau.

Une microfissure d’enduit, sans incidence sur la structure ni sur l’étanchéité, n’entre pas dans ce cadre. Elle peut relever de la garantie de parfait achèvement si elle apparaît dans l’année suivant la réception, ou de la responsabilité contractuelle de droit commun du constructeur, qui suppose de prouver une faute.

La qualification est donc une étape décisive. Elle repose sur des constats techniques : ouverture, caractère traversant, évolution, lien avec les fondations ou la structure. C’est l’objet du rapport d’expertise.

La réception

Le point de départ des délais

Tous les délais de garantie partent de la réception, l’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte les travaux, avec ou sans réserves. Retrouvez le procès verbal de réception de votre maison : sa date fixe le terme de la garantie de parfait achèvement, un an plus tard, de la garantie biennale, deux ans plus tard, et de la garantie décennale, dix ans plus tard.

Les désordres qui avaient fait l’objet de réserves à la réception relèvent de la garantie de parfait achèvement et des recours contractuels, pas de la décennale, sauf s’ils ne se sont révélés dans leur ampleur qu’après la réception.

Si vous avez acheté une maison construite par un autre propriétaire, demandez au vendeur ou au notaire le procès verbal de réception et les attestations d’assurance des constructeurs.

Expert photographiant une fissure sur une maison recente

Sur une maison récente, la qualification du désordre détermine la garantie applicable.

Dommages ouvrage

Faire jouer l’assurance dommages ouvrage

Le maître d’ouvrage qui fait construire doit souscrire une assurance dommages ouvrage. Son intérêt est de préfinancer les réparations des dommages de nature décennale, sans attendre que les responsabilités soient établies entre les constructeurs et leurs assureurs.

La déclaration de sinistre se fait par lettre recommandée auprès de l’assureur dommages ouvrage. L’assureur dispose de soixante jours à compter de la réception de la déclaration pour vous notifier sa position sur la mise en jeu de la garantie, et de quatre vingt dix jours pour présenter une offre d’indemnité si la garantie est acquise.

Faute de réponse dans le délai de soixante jours, vous pouvez, après l’avoir notifié à l’assureur, engager les dépenses nécessaires à la réparation, et l’indemnité est alors majorée d’intérêts. L’assurance est transmise aux acquéreurs successifs pendant la durée de la garantie.

Sans dommages ouvrage

Agir contre le constructeur et son assureur

Si aucune assurance dommages ouvrage n’a été souscrite, ou pour les désordres qu’elle ne couvre pas, le recours se fait contre le constructeur et son assureur de responsabilité décennale. Le constructeur doit justifier d’une telle assurance : son attestation figure en principe dans le dossier de la construction.

Commencez par une mise en demeure en lettre recommandée, accompagnée du rapport d’expertise. Une expertise amiable contradictoire, à laquelle le constructeur et son assureur sont convoqués, permet de chiffrer les réparations et de rechercher un accord.

Attention : une simple lettre n’interrompt pas le délai de dix ans. Seule une action en justice, une demande en référé expertise par exemple, l’interrompt. Si l’échéance approche, consultez un avocat sans attendre.

Le rapport

Ce que l’expertise apporte à votre dossier

Le rapport d’expertise décrit les fissures, leur localisation, leur ouverture et leur évolution, et les rattache à une cause probable : fondations inadaptées au sol, défaut de chaînage, mauvaise exécution, absence de joint entre deux corps de bâtiment. Il distingue ce qui relève de la décennale de ce qui relève d’autres garanties.

Il sert de base à la déclaration de sinistre, à la mise en demeure du constructeur et à la discussion avec l’expert de l’assureur. Face à un refus de garantie, il permet de discuter les conclusions sur un terrain technique.

En cas de procédure judiciaire, le juge désigne un expert judiciaire ; votre rapport initial reste utile pour orienter ses investigations.

Rapport d expertise et attestation d assurance poses sur une table

Le rapport d’expertise rattache les fissures à leur cause et à la construction.

Les autres garanties

Parfait achèvement, biennale et droit commun

Pendant l’année qui suit la réception, la garantie de parfait achèvement oblige l’entrepreneur à réparer tous les désordres signalés, qu’ils aient été réservés à la réception ou notifiés par écrit pendant l’année, quelle que soit leur gravité.

La garantie biennale couvre pendant deux ans le bon fonctionnement des éléments d’équipement dissociables, ceux qui peuvent être déposés sans détériorer l’ouvrage. Elle ne concerne pas les fissures de maçonnerie.

Pour les dommages qui ne relèvent d’aucune de ces garanties, comme certaines fissures esthétiques apparues après la première année, la responsabilité contractuelle du constructeur peut être recherchée pendant dix ans à compter de la réception, à condition de prouver une faute.

En pratique

Les étapes à suivre

Photographiez et datez les fissures, posez si possible une jauge. Retrouvez le procès verbal de réception, le contrat, les attestations d’assurance et l’étude de sol. Faites établir un diagnostic indépendant pour qualifier le désordre.

Déclarez le sinistre à l’assureur dommages ouvrage s’il existe, et mettez en demeure le constructeur. Suivez les délais de réponse et conservez toutes les preuves d’envoi. Si l’échéance des dix ans approche, faites interrompre le délai par une action en justice.

Notre expertise fissures qualifie les désordres et documente votre dossier face au constructeur et aux assureurs.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps dure la garantie décennale ?

Dix ans à compter de la réception des travaux, au bénéfice du maître d’ouvrage et des acquéreurs successifs.

Une fissure d’enduit est elle couverte ?

Pas par la décennale si elle n’affecte ni la solidité ni l’usage. D’autres régimes peuvent s’appliquer.

Faut il prouver une faute du constructeur ?

Non, la responsabilité décennale est de plein droit. Il faut établir la nature du dommage et son lien avec les travaux.

Quel délai pour l’assureur dommages ouvrage ?

Soixante jours pour prendre position sur la garantie, quatre vingt dix jours pour présenter une offre.

Une lettre recommandée suffit elle à préserver mes droits ?

Elle ne suffit pas à interrompre le délai décennal : seule une action en justice l’interrompt.

La garantie suit elle la maison en cas de vente ?

Oui, elle bénéficie aux acquéreurs successifs jusqu’au terme des dix ans.

Le vendeur d’une maison de moins de dix ans est il responsable ?

Celui qui vend, après achèvement, un ouvrage qu’il a construit ou fait construire est réputé constructeur au sens de l’article 1792-1 du Code civil et répond de la garantie décennale.

Que faire si le constructeur a cessé son activité ?

Le recours se fait contre son assureur de responsabilité décennale, dont l’attestation doit figurer dans le dossier de la construction.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1792, 1792-3, 1792-4-1, 1792-4-3, 1792-6 et 2241, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, articles L241-1 et L242-1, legifrance.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Mur
Fissures

Fissure en escalier sur un mur en parpaing : causes et suites

Fissures

Fissure en escalier sur un mur en parpaing : causes et suites

Une fissure qui dessine des marches dans les joints d’un mur en parpaings attire immédiatement l’attention. Ce tracé particulier traduit un mouvement de la maçonnerie, dont il faut comprendre l’origine avant de réparer. Voici ce qu’il révèle, comment l’analyser et quelles suites envisager.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Une fissure en escalier suit les joints de mortier, zones les plus faibles d’une maçonnerie de blocs. Elle signale un cisaillement du mur, provoqué par un mouvement différentiel : tassement ou soulèvement d’un angle, défaut d’appui d’un linteau, absence de chaînage, retrait du sol argileux. Son ouverture, son caractère traversant et son évolution permettent d’en mesurer la gravité.

Expertise fissures : maison à partir de 720 € TTC, appartement à partir de 590 € TTC, déplacement et gestion compris.

Le tracé

Pourquoi la fissure dessine des marches

Un mur en parpaings est constitué de blocs de béton liés par des joints de mortier. Les blocs résistent mieux que les joints : quand le mur est soumis à une contrainte qu’il ne peut pas absorber, la rupture emprunte le chemin le plus faible, en alternant joints horizontaux et joints verticaux. Le résultat est ce tracé en escalier, caractéristique des maçonneries de blocs ou de briques.

Ce tracé indique un effort de cisaillement : une partie du mur est entraînée vers le bas ou vers le haut par rapport à l’autre. La direction de l’escalier, montante ou descendante, renseigne sur le sens du mouvement. En règle d’analyse, la fissure s’ouvre vers la partie qui s’affaisse.

Sur un mur enduit, la fissure en escalier se voit parfois à travers l’enduit sous forme d’un tracé en zigzag, plus ou moins net selon l’épaisseur du revêtement.

Les causes

Ce qui provoque une fissure en escalier

La cause la plus directe est un mouvement des fondations : un angle de la maison qui s’affaisse par tassement du sol, par retrait d’un sol argileux en période sèche, par une fuite qui détrempe le terrain, ou au contraire qui se soulève par gonflement. Le mur, entraîné par ses appuis, se déforme et se fissure.

D’autres causes sont structurelles : un linteau trop court ou mal appuyé au dessus d’une ouverture, une absence de chaînage vertical aux angles ou de chaînage horizontal en tête de mur, une ouverture créée après coup dans un mur porteur sans renfort adapté. La fissure part alors de l’angle de la baie et descend en escalier vers le bas du mur.

Enfin, un mur de clôture ou de garage, fondé moins profondément que la maison, réagit plus fortement aux variations du sol et peut se fissurer en escalier sans que la maison soit touchée.

L’analyse

Les mesures qui font la différence

L’expert relève l’ouverture de la fissure en plusieurs points : elle varie le long du tracé, et l’endroit où elle est la plus large indique le point de plus grand mouvement. Il vérifie si la fissure traverse le mur, en comparant l’extérieur et l’intérieur, et si les lèvres sont décalées dans l’épaisseur.

Il observe ensuite l’ensemble de la maison : une fissure en escalier isolée n’a pas la même signification qu’un ensemble de fissures sur un même angle, accompagné de portes qui coincent et d’un dallage fissuré. La cartographie des désordres sur toutes les façades permet de reconstituer le mouvement global.

Enfin, l’environnement est examiné : arbres, pente du terrain, évacuation des eaux pluviales, réseaux enterrés, extensions, travaux récents à proximité.

Gros plan sur une fissure en escalier dans des joints de maconnerie

La fissure en escalier emprunte les joints de mortier, plus faibles que les blocs eux mêmes.

La gravité

Quand une fissure en escalier est préoccupante

Une fissure en escalier fine, limitée à l’enduit ou aux premiers joints, stable dans le temps, peut résulter d’un mouvement ancien et achevé. Elle se traite par un rejointoiement et une reprise d’enduit, après vérification de sa stabilité.

Elle devient préoccupante lorsque son ouverture dépasse quelques millimètres, qu’elle traverse le mur, que ses lèvres sont décalées, qu’elle s’allonge ou s’ouvre d’une saison à l’autre, ou qu’elle s’accompagne d’autres désordres sur le même angle de la maison. Ces éléments signalent un mouvement actif des fondations ou une faiblesse de la structure.

Une fissure en escalier sous un linteau, qui s’élargit vers le haut, peut indiquer que le linteau ne joue plus correctement son rôle : un point à faire examiner rapidement, car il concerne la tenue de l’ouverture.

Le suivi

Mesurer l’évolution avant de décider

Avant de décider de travaux structurels, il est utile de savoir si le mouvement est terminé ou en cours. La pose de jauges de fissure, relevées à intervalles réguliers sur plusieurs mois, idéalement sur un cycle de saisons, apporte cette information.

Les relevés se notent dans un tableau, avec la date, la valeur lue et les conditions météorologiques de la période. Une ouverture qui varie avec les saisons, sans tendance de fond, ne se traite pas comme une ouverture qui progresse régulièrement.

Pendant cette période, des mesures conservatoires peuvent déjà être prises : réparer une gouttière, éloigner les eaux pluviales des fondations, rechercher une fuite sur les réseaux enterrés.

Les travaux

Réparer selon la cause

Lorsque le mouvement vient des fondations, la réparation passe par une étude de sol, qui précise la nature du terrain et la profondeur d’assise, puis par des travaux adaptés : reprise en sous œuvre par plots ou micropieux, ou techniques d’injection, selon les préconisations du bureau d’études.

Lorsque la cause est structurelle, il s’agit de reprendre l’élément défaillant : remplacement ou renforcement d’un linteau, création de chaînages, agrafage de la maçonnerie par des armatures scellées dans les joints. Ces interventions se dimensionnent au cas par cas.

Dans tous les cas, la fissure elle même se traite en dernier : ouverture, nettoyage, rejointoiement au mortier adapté, puis reprise de l’enduit. Reboucher sans traiter la cause expose à voir la fissure réapparaître.

Expert prenant des mesures sur un mur de garage fissure

Un relevé précis des fissures sur l’ensemble des murs permet de reconstituer le mouvement de l’ouvrage.

Responsabilités

Qui peut prendre en charge les réparations

Si la maison a moins de dix ans depuis sa réception et que la fissure compromet la solidité de l’ouvrage, la garantie décennale du constructeur peut être mobilisée, ainsi que l’assurance dommages ouvrage si elle a été souscrite. Le rapport d’expertise documente la nature du désordre et son lien avec la construction.

Si la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle pour sécheresse, la garantie de votre assurance habitation peut jouer pour les dommages causés par le retrait gonflement des argiles, sous réserve d’une déclaration dans les trente jours suivant la publication de l’arrêté.

Si vous venez d’acheter la maison et que la fissure était masquée, par un enduit récent ou un meuble par exemple, la garantie des vices cachés peut être envisagée dans les deux ans de sa découverte.

Nos conseils

Avant d’appeler une entreprise

Photographiez la fissure sur toute sa longueur, avec une règle graduée, et datez les photos. Ne la rebouchez pas avant examen. Rassemblez les plans, l’année de construction et les factures de travaux.

Faites établir un diagnostic par un expert indépendant avant de demander des devis : l’expert ne vend pas de travaux, et son rapport vous permet de consulter les entreprises sur une base précise, de comparer leurs propositions et d’éviter un traitement inadapté ou surdimensionné.

Notre expertise fissures analyse la fissure, son contexte et son évolution, et vous remet un rapport écrit avec les suites recommandées.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une fissure en escalier est elle toujours grave ?

Non. Fine et stable, elle peut résulter d’un mouvement ancien. Large, traversante ou évolutive, elle appelle un diagnostic.

Pourquoi la fissure suit elle les joints ?

Les joints de mortier sont moins résistants que les blocs : la rupture emprunte ce chemin le plus faible.

Peut on simplement reboucher ?

Seulement après avoir vérifié que le mouvement est stabilisé et sa cause traitée, sinon la fissure réapparaît.

Combien de temps suivre une fissure ?

Plusieurs mois, idéalement un cycle de saisons, pour distinguer une variation saisonnière d’une progression.

La décennale couvre t elle une fissure en escalier ?

Si la maison a moins de dix ans depuis la réception et que la solidité est compromise, oui.

Combien coûte l’expertise ?

À partir de 720 € TTC pour une maison, déplacement et gestion compris.

Une fissure en escalier sur un mur de clôture est elle inquiétante ?

Elle concerne un ouvrage fondé moins profondément que la maison et n’engage pas la structure du logement, mais elle signale un sol qui bouge.

Faut il une étude de sol ?

Si un mouvement des fondations est probable, oui : elle précise la nature du terrain et oriente les travaux.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1641 à 1648 et 1792 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, articles L125-1 et L242-1, legifrance.gouv.fr
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles, georisques.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


"Proprietaire
Fissures

Catastrophe naturelle sécheresse : les démarches après un arrêté

Fissures

Catastrophe naturelle sécheresse : les démarches après un arrêté

Votre commune vient d’être reconnue en état de catastrophe naturelle pour sécheresse et votre maison est fissurée ? Les délais sont courts et la procédure suit des règles précises. Voici les étapes, de la demande communale à l’indemnisation, et le rôle que peut jouer votre propre expert.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

La reconnaissance de catastrophe naturelle est demandée par la mairie, puis décidée par un arrêté interministériel publié au Journal officiel. À compter de cette publication, vous disposez de trente jours pour déclarer le sinistre à votre assureur habitation. L’assureur missionne un expert ; vous pouvez vous faire assister par un expert indépendant pour défendre votre dossier technique.

Expertise fissures pour une maison : à partir de 720 € TTC. Assistance face à l’assureur : sur devis.

La demande

Tout commence en mairie

Un particulier ne peut pas demander lui même la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle : c’est la commune qui la sollicite auprès de la préfecture. Si vous constatez des fissures après une période de sécheresse, signalez le sans attendre en mairie, par écrit, avec des photos. Le recensement des sinistres par la commune appuie sa demande.

Depuis la loi du 28 décembre 2021 relative à l’indemnisation des catastrophes naturelles, la commune dispose de vingt quatre mois à compter du début de l’événement pour déposer sa demande. Pour la sécheresse, dont les effets apparaissent avec retard, ce délai laisse le temps de recenser les dommages.

La demande est examinée par une commission interministérielle, au regard de critères météorologiques et géotechniques. La décision prend la forme d’un arrêté interministériel publié au Journal officiel, qui liste les communes reconnues et la période concernée.

Le délai

Trente jours pour déclarer le sinistre

La garantie catastrophe naturelle est incluse dans les contrats d’assurance de dommages aux biens, comme la multirisque habitation. Elle ne joue qu’après la publication de l’arrêté. À partir de cette publication, l’assuré dispose de trente jours pour déclarer le sinistre à son assureur.

Ce délai, porté de dix à trente jours par la loi de 2021, reste court. Surveillez le Journal officiel et l’affichage en mairie, et préparez votre dossier en amont : la déclaration peut être faite par lettre recommandée avec accusé de réception, ou selon les modalités prévues par votre contrat.

Décrivez les dommages, joignez des photos datées, précisez la date d’apparition et l’évolution des fissures. Une déclaration documentée évite des allers retours et sert de point de départ à l’expertise de l’assureur.

Le dossier

Ce qu’il faut rassembler

Un dossier solide comprend des photos datées des fissures depuis leur apparition, avec une règle graduée pour mesurer l’ouverture, et si possible des relevés de jauges. Ajoutez l’année de construction de la maison, les plans et le permis de construire si vous les avez, les factures de travaux antérieurs, l’état des risques remis lors de l’achat.

Indiquez aussi les éléments de contexte : arbres proches de la maison, extension récente, fuite ou travaux sur les réseaux enterrés, sinistres antérieurs déjà indemnisés. L’assureur et son expert s’y intéresseront, car ils influencent l’analyse de la cause.

Enfin, conservez une copie de la déclaration et de l’accusé de réception : ils fixent la date à laquelle votre demande a été faite.

Dossier de declaration de sinistre avec photos de fissures sur une table

Un dossier complet, photos datées et documents de la maison, facilite l’instruction du sinistre.

L’expertise

La visite de l’expert de l’assureur

Après la déclaration, l’assureur missionne un expert pour constater les dommages, rechercher leur cause et chiffrer les réparations. Pour être pris en charge, les dommages doivent avoir pour cause déterminante l’intensité anormale de l’agent naturel reconnu par l’arrêté, ici la sécheresse.

L’expert de l’assureur peut retenir d’autres causes : défaut de conception ou d’exécution des fondations, fuite sur un réseau, végétation, vétusté. Ces conclusions ont des conséquences directes sur l’indemnisation. Une ordonnance du 8 février 2023 a précisé, pour la sécheresse, que sont couverts les dommages qui affectent la solidité du bâti ou entravent l’usage normal des lieux, et que l’indemnité doit être affectée à la réalisation effective des travaux de réparation.

Il est utile d’assister à la visite, de présenter votre dossier et de demander le rapport d’expertise.

Votre expert

Se faire assister par un expert indépendant

Rien ne vous oblige à accepter sans discussion les conclusions de l’expert de l’assureur. Vous pouvez mandater votre propre expert, indépendant de la compagnie, qui examine les désordres, analyse leur cause et leur évolution, et vous remet un rapport argumenté.

Ce rapport permet de discuter, sur une base technique, la cause retenue, l’étendue des dommages et la nature des travaux. Si un désaccord persiste, le contrat peut prévoir une procédure d’expertise amiable, et le recours au médiateur de l’assurance reste possible avant une action en justice.

Votre expert peut aussi vous aider à vérifier que les solutions proposées traitent la cause du désordre, et pas seulement ses effets visibles.

L’indemnisation

Franchise, délais et travaux

L’indemnisation au titre des catastrophes naturelles est soumise à une franchise légale, dont le montant est fixé par arrêté et qui est plus élevée pour les dommages liés à la sécheresse que pour les autres événements. Le contrat ne peut pas prévoir de franchise différente.

L’assureur doit verser l’indemnité dans les délais prévus par le Code des assurances, à compter de la remise de l’état estimatif des pertes ou de la publication de l’arrêté si elle est postérieure. Pour les dommages liés à la sécheresse, l’indemnité doit financer les travaux qui mettent fin aux désordres : un simple rebouchage des fissures ne suffit pas si le mouvement des fondations n’est pas traité.

Faites établir plusieurs devis sur la base du diagnostic, et vérifiez que les travaux proposés correspondent aux préconisations de l’étude de sol.

Expert et proprietaire examinant une fissure sur un mur exterieur

L’examen contradictoire des fissures permet de discuter la cause retenue par l’assureur.

Si la commune n’est pas reconnue

Les autres voies

Si l’arrêté refuse la reconnaissance pour votre commune, la décision peut être contestée devant le tribunal administratif, en principe dans un délai de deux mois à compter de sa publication. La commune est la mieux placée pour engager ce recours, mais un particulier qui y a intérêt peut aussi agir.

Indépendamment de la catastrophe naturelle, d’autres garanties peuvent s’appliquer. Pour une maison de moins de dix ans depuis sa réception, la garantie décennale du constructeur couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage, et l’assurance dommages ouvrage permet un préfinancement des réparations. Pour une maison achetée récemment, la garantie des vices cachés peut être envisagée si les désordres existaient avant la vente sans être visibles.

Un rapport d’expertise établi tôt sert de base à chacune de ces démarches.

Résumé

Les étapes en un coup d’œil

Signalez les fissures à la mairie dès leur apparition. Suivez la publication de l’arrêté au Journal officiel. Déclarez le sinistre à votre assureur dans les trente jours, avec un dossier documenté. Assistez à la visite de l’expert de l’assureur et demandez son rapport. Si nécessaire, faites établir un rapport par un expert indépendant pour discuter la cause et l’étendue des dommages.

Enfin, réalisez les travaux préconisés, en commençant par le traitement de la cause, puis les finitions. Conservez toutes les pièces : elles seront utiles en cas de nouveau sinistre ou de revente.

Notre expertise fissures vous aide à établir la cause des désordres et à préparer votre dossier.

Pour aller plus loin

Articles et expertises liés

Nos prestations et nos guides sur le même sujet.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Puis je demander moi même la reconnaissance de catastrophe naturelle ?

Non, c’est la commune qui la demande. Signalez vos dommages à la mairie pour qu’ils soient recensés.

Quel est le délai pour déclarer le sinistre ?

Trente jours après la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle au Journal officiel.

Mon assurance couvre t elle la sécheresse ?

La garantie catastrophe naturelle est incluse dans les contrats de dommages aux biens, mais elle ne joue qu’après un arrêté de reconnaissance.

Puis je contester l’avis de l’expert de l’assureur ?

Oui. Un rapport établi par un expert indépendant permet de discuter la cause et l’étendue des dommages.

Y a t il une franchise ?

Oui, une franchise légale fixée par arrêté, plus élevée pour la sécheresse que pour les autres catastrophes naturelles.

Et si la commune n’est pas reconnue ?

L’arrêté peut être contesté devant le tribunal administratif, et d’autres garanties, comme la décennale, peuvent s’appliquer.

Mes fissures sont apparues avant l’arrêté, sont elles couvertes ?

Oui si elles résultent de l’épisode de sécheresse visé par l’arrêté, pendant la période qu’il mentionne. Les photos datées le démontrent.

Dois je faire les travaux avant d’être indemnisé ?

Non. Attendez la visite de l’expert de l’assureur et sa position, sauf mesures conservatoires urgentes, à documenter.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code des assurances, articles L125-1 à L125-6, legifrance.gouv.fr
  • Loi n° 2021-1837 du 28 décembre 2021 relative à l’indemnisation des catastrophes naturelles, legifrance.gouv.fr
  • Ordonnance n° 2023-78 du 8 février 2023 relative aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse, legifrance.gouv.fr
  • Géorisques, arrêtés de catastrophe naturelle par commune, georisques.gouv.fr


"Maison
Fissures

Fissures et sécheresse : comprendre le retrait gonflement des argiles

Fissures

Fissures et sécheresse : comprendre le retrait gonflement des argiles

Des fissures apparaissent après un été sec, des portes coincent, un angle de la maison semble s’affaisser : le retrait gonflement des argiles peut être en cause. Voici comment le phénomène agit sur une maison, comment vérifier l’exposition de votre terrain et quelles mesures limitent les désordres.

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L’essentiel

Un sol argileux se rétracte quand il s’assèche et gonfle quand il se réhydrate. Ces variations de volume, plus marquées sous les angles et les façades exposées, sollicitent les fondations peu profondes et provoquent des fissures. L’exposition se consulte sur Géorisques ; en zone moyenne ou forte, la loi impose depuis 2020 une étude de sol pour la vente d’un terrain constructible et des dispositions constructives pour les maisons neuves.

Expertise fissures : maison à partir de 720 € TTC, appartement à partir de 590 € TTC, déplacement et gestion compris.

Le phénomène

Pourquoi l’argile fait bouger les maisons

Certaines argiles ont la propriété d’absorber l’eau et de la restituer en changeant de volume. Quand le sol se dessèche, en été ou lors d’une sécheresse prolongée, il se rétracte et se tasse ; quand les pluies reviennent, il regonfle. Ce cycle de retrait et de gonflement est appelé retrait gonflement des argiles.

Une maison posée sur ce type de sol ne subit pas ces variations de façon uniforme. Sous le centre de la construction, le sol reste protégé et garde une humidité assez stable. Sous les façades, et plus encore sous les angles exposés au soleil ou proches d’un arbre, il s’assèche davantage. Il en résulte des mouvements différentiels : une partie des fondations descend pendant que l’autre reste en place.

Les maçonneries, rigides, encaissent mal ces déformations et se fissurent.

Les signes

Reconnaître des désordres liés aux argiles

Les désordres liés au retrait gonflement présentent quelques traits caractéristiques. Les fissures apparaissent ou s’ouvrent en fin d’été et en automne, après une période sèche, et peuvent se refermer partiellement en hiver. Elles se concentrent sur les angles de la maison et autour des ouvertures, avec des tracés obliques ou en escalier dans les joints des maçonneries.

D’autres signes les accompagnent : portes et fenêtres qui frottent ou ne ferment plus, carrelage qui se fend, dallage qui se décolle des murs, décollement entre la maison et une terrasse ou un escalier extérieur, rupture de canalisations enterrées. Une extension ou un garage fondé moins profondément que la maison peut se désolidariser du bâtiment principal.

Aucun de ces signes ne suffit seul à établir la cause : seule une analyse d’ensemble, avec la nature du sol, permet de l’attribuer au phénomène.

Votre terrain

Vérifier l’exposition aux argiles

Une cartographie nationale de l’exposition au retrait gonflement des argiles, établie par le BRGM, classe le territoire en zones d’exposition faible, moyenne ou forte. Elle se consulte gratuitement sur Géorisques, à l’adresse de votre bien. Selon le ministère chargé de l’écologie, près de la moitié du territoire métropolitain est classée en exposition moyenne ou forte.

Cette carte donne une indication à l’échelle de la parcelle, mais elle ne remplace pas une étude de sol : la nature des terrains peut varier sur quelques dizaines de mètres. L’état des risques, remis à l’acquéreur ou au locataire, mentionne aussi les arrêtés de catastrophe naturelle et les sinistres indemnisés dont le vendeur a connaissance.

Pour une maison existante, l’historique des arrêtés de catastrophe naturelle au titre de la sécheresse dans la commune est un indicateur complémentaire.

Sol argileux fissure par la secheresse au pied d un mur de maison

Un sol argileux asséché se rétracte et se fend, ce qui modifie l’appui des fondations.

Construire

Ce que la loi impose pour une maison neuve

Depuis le 1er octobre 2020, dans les zones d’exposition moyenne ou forte, le vendeur d’un terrain non bâti constructible doit fournir une étude géotechnique préalable, annexée à la promesse de vente puis à l’acte. Avant de conclure un contrat de construction, le maître d’ouvrage la transmet au constructeur.

Le constructeur doit alors soit suivre les recommandations d’une étude géotechnique de conception adaptée au projet, soit respecter les dispositions constructives fixées par l’arrêté du 22 juillet 2020 : fondations ancrées à au moins 0,80 m de profondeur en zone moyenne et 1,20 m en zone forte, chaînages horizontaux et verticaux, joints de rupture entre bâtiments fondés différemment, gestion des eaux pluviales éloignée des fondations, et éloignement de la végétation.

Ces règles sont issues de la loi Elan et figurent aux articles L132-4 et suivants du Code de la construction et de l’habitation.

Prévenir

Limiter les variations d’humidité autour de la maison

Pour une maison existante, l’objectif est de stabiliser l’humidité du sol sous les fondations. Les eaux de pluie doivent être collectées et évacuées loin des murs : gouttières en bon état, descentes raccordées, pas de rejet au pied des façades. Un trottoir étanche périphérique, d’environ 1,50 m de large, protège le sol de l’évaporation et des infiltrations.

La végétation joue un rôle majeur. Les racines d’un arbre puisent l’eau du sol sur une distance comparable à sa hauteur. Les règles applicables aux constructions neuves recommandent une distance au moins égale à la hauteur de l’arbre à maturité, portée à une fois et demie en cas de rideau d’arbres ou d’arbustes. Pour un arbre existant trop proche, un écran anti racines peut être envisagé, de préférence après avis d’un professionnel, car un abattage brutal peut provoquer un regonflement du sol.

Enfin, une fuite sur une canalisation enterrée détrempe localement le sol : à surveiller après chaque épisode de mouvement.

Les travaux

Réparer une maison fissurée

Réparer les fissures sans traiter la cause expose à les voir réapparaître au prochain été sec. La démarche commence par un diagnostic : relevé des désordres, analyse de leur répartition et de leur évolution, examen de l’environnement de la maison. Si un mouvement des fondations est établi, une étude géotechnique de diagnostic, confiée à un bureau d’études de sol, précise la nature du terrain et la profondeur des fondations.

Les solutions vont de mesures simples sur l’environnement, comme la gestion des eaux pluviales ou de la végétation, jusqu’à la reprise en sous œuvre par micropieux ou par plots, en passant par des techniques d’injection ou de rigidification de la structure par chaînages. Leur choix dépend du diagnostic, de l’ampleur des désordres et du budget.

Les finitions, rebouchage des fissures et ravalement, se réalisent en dernier, une fois le mouvement stabilisé.

Expert observant le pied de facade d une maison et un arbre proche

La végétation proche et la gestion des eaux pluviales influencent directement l’humidité du sol sous la maison.

Assurance

Catastrophe naturelle et garantie décennale

Lorsque la sécheresse a été d’une intensité anormale, la commune peut demander la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Si un arrêté interministériel est publié, les assurés disposent de trente jours après sa publication au Journal officiel pour déclarer le sinistre à leur assureur multirisque habitation, qui missionne un expert.

Pour une maison de moins de dix ans depuis sa réception, des fissures liées à une adaptation insuffisante des fondations au sol peuvent relever de la garantie décennale du constructeur, et de l’assurance dommages ouvrage si elle a été souscrite.

Dans les deux cas, un rapport d’expertise indépendant, établi pour votre compte, documente les désordres, leur évolution et leur cause probable : il vous permet de discuter les conclusions de l’expert de l’assureur sur une base technique.

En pratique

Les bons réflexes face à des fissures après un été sec

Photographiez les fissures avec une règle graduée et datez les photos ; posez si possible une jauge pour suivre leur évolution. Signalez les dommages à votre mairie, qui recense les sinistres pour sa demande de reconnaissance. Vérifiez l’exposition de votre terrain sur Géorisques et l’historique des arrêtés de la commune.

Conservez les documents de la maison : année de construction, plans, étude de sol éventuelle, factures de travaux. Évitez de reboucher les fissures avant qu’elles aient été examinées.

Une expertise fissures établit si le retrait gonflement des argiles est en cause, évalue la gravité des désordres et indique les études et travaux adaptés.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Comment savoir si mon terrain est argileux ?

La carte d’exposition est consultable sur Géorisques à votre adresse. Seule une étude de sol caractérise précisément le terrain.

Les fissures liées à la sécheresse se referment elles ?

Elles peuvent se refermer partiellement quand le sol se réhydrate, puis se rouvrir l’été suivant. Le suivi sur un cycle de saisons est instructif.

Faut il abattre un arbre proche de la maison ?

Pas sans avis : un abattage peut provoquer un regonflement du sol. Un écran anti racines peut être une alternative.

Une étude de sol est elle obligatoire pour construire ?

En zone d’exposition moyenne ou forte, oui depuis 2020, pour la vente du terrain et pour la conception de la maison.

Quel délai pour déclarer un sinistre sécheresse ?

Trente jours après la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle au Journal officiel.

Que coûte une expertise fissures ?

À partir de 720 € TTC pour une maison et 590 € TTC pour un appartement, déplacement et gestion compris.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L132-4 à L132-9, legifrance.gouv.fr
  • Arrêté du 22 juillet 2020 définissant le contenu des études géotechniques et les techniques particulières de construction, legifrance.gouv.fr
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles, georisques.gouv.fr
  • Code des assurances, article L125-1 et suivants, legifrance.gouv.fr


"Expert
Fissures

Fissure sur un mur de maison : comment savoir si elle est grave ?

Fissures

Fissure sur un mur de maison : comment savoir si elle est grave ?

Une fissure apparaît sur un mur de votre maison et la question se pose aussitôt : est elle grave ? La réponse tient à quelques critères observables, l’ouverture, la direction, le caractère traversant et l’évolution, que nous détaillons ici avant de voir quand faire appel à un expert.

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L’essentiel

Une fissure se juge sur quatre critères : son ouverture, sa direction, le fait qu’elle traverse ou non le mur, et son évolution dans le temps. Une microfissure stable d’enduit relève de l’entretien ; une fissure qui dépasse 2 mm, dont les lèvres sont décalées ou qui s’ouvre d’une saison à l’autre appelle un diagnostic. Avant tout rebouchage, photographiez la fissure, datez vos photos et faites en rechercher la cause.

Expertise fissures : appartement à partir de 590 € TTC, maison à partir de 720 € TTC, déplacement et gestion compris.

Premier regard

Toutes les fissures ne se valent pas

Les matériaux de construction bougent. Un enduit se rétracte en séchant, un béton perd de l’eau pendant des mois après son coulage, une maçonnerie se dilate au soleil et se contracte au froid. Ces mouvements produisent des fissures fines, en surface, qui n’affectent pas la solidité du mur. Elles relèvent de l’entretien : un rebouchage et une peinture adaptée suffisent.

D’autres fissures traduisent un mouvement de la structure : un tassement des fondations, une poussée, un défaut de liaison entre deux éléments. Elles peuvent évoluer, s’élargir, se multiplier. La difficulté est de faire la différence entre les deux, car une fissure fine peut aussi être le premier signe d’un désordre plus important.

Pour trancher, on ne se fie pas à une impression mais à des critères observables, qui se mesurent et se comparent dans le temps.

L’ouverture

Mesurer la largeur de la fissure

L’ouverture est la largeur de la fissure, mesurée perpendiculairement à son tracé. Les professionnels utilisent des repères usuels : en dessous de 0,2 mm, on parle de microfissure, qui concerne en général l’enduit ou la peinture ; entre 0,2 et 2 mm, de fissure ; au delà de 2 mm, de lézarde, qui touche le plus probablement la maçonnerie elle même.

Pour la mesurer, une simple carte fissuromètre, graduée en dixièmes de millimètre, suffit pour un premier relevé : on la pose sur la fissure et on compare les traits. Un pied à coulisse permet de mesurer les fissures larges. Notez la valeur, l’endroit exact de la mesure et la date : une ouverture n’a de sens que si on peut la comparer plus tard au même endroit.

L’ouverture seule ne suffit pas. Une fissure de 0,5 mm qui s’élargit chaque été est plus préoccupante qu’une fissure de 1 mm stable depuis dix ans.

La direction

Ce que révèle le tracé

Le tracé d’une fissure indique la direction du mouvement qui l’a créée. Une fissure verticale à la jonction de deux maçonneries, par exemple entre la maison et un garage accolé, peut traduire une dilatation ou une absence de liaison entre deux ouvrages qui bougent différemment.

Une fissure en escalier, qui suit les joints d’un mur de parpaings ou de briques, et une fissure oblique partant de l’angle d’une fenêtre ou d’une porte, peuvent révéler un mouvement des fondations : un angle de la maison s’affaisse ou se soulève par rapport au reste. Une fissure horizontale sous une dalle ou un plancher oriente vers un défaut de chaînage, une poussée de la charpente ou une poussée des terres sur un mur enterré.

Les fissures en toile d’araignée sur un enduit, sans direction marquée, correspondent plutôt à un retrait de l’enduit lui même.

Gros plan sur un fissurometre pose sur une fissure de mur interieur

La direction d’une fissure renseigne sur le mouvement qui l’a provoquée.

Traversante ou non

Surface ou épaisseur du mur

Une fissure peut ne concerner que le revêtement ou traverser toute l’épaisseur du mur. Pour le savoir, on compare l’extérieur et l’intérieur : une fissure de façade qui se retrouve au même endroit sur le mur intérieur, derrière le doublage ou au droit de la même fenêtre, traverse probablement la maçonnerie.

On observe aussi les lèvres de la fissure. Si les deux bords ne sont plus dans le même plan, avec un léger décalage perceptible au doigt ou à la règle, on parle de désaffleurement : le mur a bougé dans son épaisseur, ce qui signale un mouvement structurel.

Enfin, une fissure s’accompagne parfois d’autres signes : une porte ou une fenêtre qui frotte ou ne ferme plus, un carrelage fendu dans le prolongement, un décollement entre une terrasse et la façade, un plafond qui se fissure au même aplomb. Ces indices, réunis, dessinent le mouvement de l’ouvrage.

L’évolution

Une fissure se juge dans le temps

L’évolution est le critère décisif. Une fissure stable, même un peu large, n’a pas la même portée qu’une fissure active, qui s’ouvre, s’allonge ou se ramifie. Les mouvements liés au sol peuvent suivre les saisons : ouverture en fin d’été quand le sol argileux s’est asséché, refermeture partielle en hiver.

Pour suivre une fissure, on peut poser une jauge de fissure, petite plaque graduée fixée de part et d’autre de la fissure, ou des témoins, et relever les valeurs à intervalles réguliers. À défaut, des photos datées, prises au même endroit avec une règle graduée posée à côté de la fissure, constituent déjà une trace utile.

Plusieurs mois de relevés, idéalement sur un cycle de saisons, permettent de distinguer un mouvement ponctuel d’un mouvement en cours.

Les causes possibles

D’où viennent les fissures

Les causes sont multiples et peuvent se combiner. Le retrait gonflement des argiles fait varier le volume du sol selon son humidité, et sollicite les fondations peu profondes. Un tassement différentiel peut survenir sous une extension posée sur des fondations distinctes, ou sur un remblai mal compacté. Un défaut de chaînage, de linteau ou de liaison entre deux ouvrages crée des points faibles.

L’environnement compte aussi : un arbre planté près de la maison assèche le sol par ses racines, une fuite sur un réseau enterré le détrempe, une gouttière défaillante concentre l’eau au pied d’un mur. Des travaux voisins, comme un terrassement ou un rabattement de nappe, peuvent modifier l’équilibre du sol.

Enfin, des travaux dans la maison elle même, l’ouverture d’une baie dans un mur porteur, la suppression d’une cloison ou une surélévation, modifient la répartition des charges.

Facade de maison avec fissure en biais partant de l angle d une fenetre

Un relevé daté de l’ouverture permet de comparer l’état de la fissure dans le temps.

Quand s’inquiéter

Les signes qui doivent alerter

Certains signes justifient de ne pas attendre : une fissure de plus de 2 mm, une fissure traversante, des lèvres décalées, une fissure qui s’élargit d’un relevé à l’autre, l’apparition de plusieurs fissures sur un même angle de la maison, des portes et fenêtres qui coincent, un carrelage qui se fend ou un dallage qui s’affaisse.

Dans ce cas, un diagnostic permet d’en établir la cause et de décider des suites : surveillance, travaux sur l’environnement du bâtiment, ou intervention sur la structure. Si la maison a moins de dix ans depuis sa réception, la garantie décennale du constructeur peut être mobilisée pour un désordre qui compromet sa solidité.

Si la commune fait l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle pour sécheresse, le délai de déclaration à votre assureur est de trente jours après la publication de l’arrêté au Journal officiel.

Que faire

Les bons réflexes

Ne rebouchez pas tout de suite : une fissure rebouchée perd les indices qui permettent d’en comprendre l’origine, comme les dépôts, les décalages ou la propreté des bords. Photographiez la fissure avec une règle graduée, datez les photos, notez les circonstances d’apparition : période de sécheresse, fortes pluies, travaux.

Rassemblez les documents utiles : année de construction, plans, factures de travaux, état des risques remis à l’achat, rapports antérieurs. Signalez la fissure à la mairie si d’autres habitants de la commune constatent des dommages après une sécheresse : c’est elle qui demande la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Une expertise fissures réalisée par un expert indépendant établit la cause probable, la gravité et les suites à donner, dans un rapport écrit qui peut servir face à un assureur, un constructeur ou un vendeur. Voir notre page expertise fissures.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Une fissure de 1 mm est elle grave ?

Pas nécessairement. Tout dépend de sa direction, de son caractère traversant et de son évolution dans le temps.

Faut il reboucher une fissure rapidement ?

Non. Mieux vaut d’abord en connaître la cause et vérifier qu’elle est stable, sinon elle risque de réapparaître.

Comment savoir si une fissure évolue ?

En posant une jauge ou en prenant des photos datées au même endroit, avec une règle graduée, sur plusieurs mois.

Une fissure en escalier est elle inquiétante ?

Elle peut signaler un mouvement des fondations. Son ouverture et son évolution permettent d’en juger.

Qui contacter pour une fissure sur une maison récente ?

Le constructeur et son assureur, au titre de la garantie décennale si la solidité est en cause. Un rapport d’expertise appuie la réclamation.

Combien coûte une expertise fissures ?

À partir de 590 € TTC pour un appartement et 720 € TTC pour une maison, déplacement et gestion compris.

Besoin d’un avis d’expert ?

Contactez nous pour organiser l’expertise, ou appelez le 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1792 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, article L125-1 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles, georisques.gouv.fr
  • Check my House, tarifs des expertises, checkmy-house.fr


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