Un vice découvert après l’achat dans l’Aisne se prouve par une expertise : nature du défaut, gravité, antériorité à la vente et caractère caché, puis convocation du vendeur à une expertise amiable.
Aisne
L’expertise vices cachés dans l’Aisne caractérise un défaut découvert après l’achat d’un logement : sa nature, sa gravité, son ancienneté et son caractère non apparent lors de la vente. Elle se déroule en deux phases, la recherche du vice puis l’expertise amiable contradictoire avec le vendeur. L’action en garantie doit être engagée dans les deux ans de la découverte du vice. Pour les principales villes du département, Laon, Saint-Quentin, Soissons, Château-Thierry et Tergnier, Géorisques indique une zone de sismicité 1 et une exposition moyenne ou forte aux argiles au centre de Laon, de Soissons et de Château-Thierry, et 57 arrêtés de catastrophe naturelle au titre des inondations.
Vices cachés : phase 1, recherche du vice, 990 € TTC ; phase 2, expertise amiable, 990 € TTC. Déplacement 60 € et gestion 50 € en sus.
Les éléments techniques dont dépend votre recours.
Nature
Description précise du défaut, photos et mesures.
Gravité
Usage du bien compromis ou fortement diminué.
Antériorité
Ancienneté du défaut, existant avant la vente.
Caractère caché
Ce qu’un acquéreur pouvait voir lors des visites.
Dissimulation
Indices de travaux masquant le défaut.
Chiffrage
Ordre de grandeur des travaux de reprise.
Données publiques par commune, d’après l’INSEE et Géorisques.
523 342
Habitants dans l’Aisne selon l’INSEE, répartis dans 797 communes.
Zone 1
Zonage sismique de Laon, Saint-Quentin, Soissons, Château-Thierry et Tergnier, très faible.
Radon 1
Catégorie de potentiel radon de ces communes, sur une échelle de 1 à 3.
72 arrêtés
De catastrophe naturelle pour ces 5 villes, dont 6 sécheresse et 57 inondation, selon la base Gaspar.
Laon compte 24 220 habitants (code postal 02000). Laon est classée en zone de sismicité 1, très faible : les règles parasismiques ne s’imposent pas à une maison individuelle. Son potentiel radon est de catégorie 1, la plus faible. Au centre de la commune, Géorisques indique une exposition moyenne au retrait gonflement des argiles. 19 arrêtés de catastrophe naturelle y ont été publiés entre 1986 et 2022, dont 13 pour inondation ou coulée de boue, 1 pour sécheresse et 5 pour d’autres mouvements de terrain.
Saint-Quentin compte 52 813 habitants (code postal 02100). Saint-Quentin est classée en zone de sismicité 1, très faible : les règles parasismiques ne s’imposent pas à une maison individuelle. Son potentiel radon est de catégorie 1, la plus faible. Au centre de la commune, Géorisques indique une exposition faible au retrait gonflement des argiles. 11 arrêtés de catastrophe naturelle y ont été publiés entre 1984 et 2016, dont 10 pour inondation ou coulée de boue et 1 pour d’autres mouvements de terrain.
Soissons compte 28 046 habitants (code postal 02200). Soissons est classée en zone de sismicité 1, très faible : les règles parasismiques ne s’imposent pas à une maison individuelle. Son potentiel radon est de catégorie 1, la plus faible. Au centre de la commune, Géorisques indique une exposition forte au retrait gonflement des argiles. 11 arrêtés de catastrophe naturelle y ont été publiés entre 1983 et 2001, dont 9 pour inondation ou coulée de boue, 1 pour sécheresse et 1 pour d’autres mouvements de terrain.
Château-Thierry compte 15 097 habitants (code postal 02400). Château-Thierry est classée en zone de sismicité 1, très faible : les règles parasismiques ne s’imposent pas à une maison individuelle. Son potentiel radon est de catégorie 1, la plus faible. Au centre de la commune, Géorisques indique une exposition forte au retrait gonflement des argiles. 17 arrêtés de catastrophe naturelle y ont été publiés entre 1983 et 2024, dont 14 pour inondation ou coulée de boue, 2 pour sécheresse et 1 pour d’autres mouvements de terrain.
Tergnier compte 13 045 habitants (code postal 02700). Tergnier est classée en zone de sismicité 1, très faible : les règles parasismiques ne s’imposent pas à une maison individuelle. Son potentiel radon est de catégorie 1, la plus faible. Au centre de la commune, Géorisques indique une exposition faible au retrait gonflement des argiles. 14 arrêtés de catastrophe naturelle y ont été publiés entre 1983 et 2023, dont 11 pour inondation ou coulée de boue, 2 pour sécheresse et 1 pour d’autres mouvements de terrain.
Dans les secteurs exposés aux argiles, des fissures structurelles rebouchées avant une vente font partie des situations qui peuvent conduire à un litige. Dans les communes touchées par des inondations, une humidité installée ou des dégâts mal réparés peuvent être masqués par des travaux de finition. L’état des risques remis à la vente mentionne les sinistres indemnisés au titre des catastrophes naturelles dont le vendeur avait connaissance : c’est une pièce à relire en cas de litige.

L’expertise établit la nature du défaut, son ancienneté et son caractère non apparent lors de la vente.
Un vice caché n’est pas une simple imperfection : il compromet l’usage du bien ou en diminue fortement la valeur. Charpente attaquée, infiltrations rendant une pièce inhabitable, fissures structurelles, assainissement hors d’usage sont des exemples de défauts qui peuvent répondre à cette définition.
Le défaut doit exister avant la vente et ne pas être apparent : un défaut visible lors des visites n’est en principe pas garanti.
C’est à l’acquéreur de prouver l’existence du vice, son caractère caché, son antériorité et sa gravité. Cette preuve est technique : quelques photos ne suffisent pas. L’expert décrit le défaut, en recherche la cause, apprécie son ancienneté à partir de l’état des matériaux et des traces de réparations, et chiffre les travaux.
Son rapport est la première pièce du dossier, et la base de la convocation du vendeur à une expertise amiable contradictoire.
L’action en garantie des vices cachés doit être engagée dans les deux ans à compter de la découverte du vice, dans la limite d’un délai butoir de vingt ans à compter de la vente, selon la Cour de cassation. Une lettre recommandée ou une expertise amiable n’interrompent pas ce délai : seule une action en justice, y compris un référé expertise, l’interrompt.
Dès la découverte, faites constater le défaut et surveillez l’échéance.
Les actes de vente entre particuliers peuvent contenir une clause excluant la garantie des vices cachés. Elle ne protège que le vendeur de bonne foi : si l’acquéreur prouve que le vendeur connaissait le vice, la clause est écartée et des dommages et intérêts s’ajoutent.
Elle est sans effet à l’égard d’un vendeur professionnel, présumé connaître les vices. La jurisprudence assimile parfois au professionnel le vendeur qui a réalisé lui même les travaux à l’origine du défaut.
L’acquéreur peut rendre le bien et se faire restituer le prix, ou garder le bien et se faire rendre une partie du prix, évaluée en fonction du coût des travaux et de la perte de valeur. Si le vendeur connaissait le vice, il doit en outre des dommages et intérêts.
Un dossier peut commencer par une recherche d’accord amiable, sur la base du rapport d’expertise.
En phase 2, nous convoquons le vendeur par lettre recommandée à une expertise amiable contradictoire. Les désordres sont examinés en présence des parties, chacun présente ses observations, et un procès verbal consigne les constats et les positions.
Le juge ne peut pas fonder sa décision sur une expertise amiable seule, mais le caractère contradictoire renforce sa portée et favorise un accord.
Pour un logement de moins de dix ans, les garanties des constructeurs s’ajoutent à la garantie des vices cachés. Le vendeur qui a fait construire et revend dans les dix ans est réputé constructeur : il répond de la garantie décennale pour les dommages qui compromettent la solidité ou rendent le logement impropre à sa destination, sans pouvoir l’exclure par une clause.
L’assurance dommages ouvrage, si elle a été souscrite, préfinance alors les réparations. L’expert vous indique quel fondement correspond le mieux aux désordres constatés.
Photographiez et datez le défaut dès sa découverte, conservez les éléments retirés lors d’éventuelles ouvertures, et notez les circonstances de la découverte.
Évitez les échanges oraux avec le vendeur : privilégiez l’écrit, qui conserve la trace des positions de chacun.
Avant la visite, prévoyez l’accès à toutes les parties concernées, combles, sous sol, annexes et extérieurs, et rassemblez les documents utiles. Plus le dossier est complet, plus les conclusions sont fiables.
Après la visite, vous recevez un rapport écrit qui hiérarchise les points selon leur urgence et leur importance. L’expert reste joignable pour expliquer ses conclusions et vous orienter dans les démarches qui suivent.
L’indépendance est la condition de la valeur d’une expertise. Sans lien avec les parties et sans travaux à vendre, l’expert peut dire ce qui relève d’un simple entretien, ce qui demande une investigation et ce qui impose des travaux.
Cette neutralité donne du poids à son rapport, que ce soit pour négocier, obtenir une reprise ou discuter avec un assureur.
Conservez le rapport avec les documents du logement : il fixe l’état constaté à une date donnée et servira en cas d’évolution des désordres, de sinistre ou de revente.
Si des travaux sont réalisés, une visite de contrôle permet de vérifier qu’ils correspondent aux préconisations et traitent bien la cause identifiée.
Phase 1, recherche et caractérisation du vice : 990 € TTC. Phase 2, convocation du vendeur à une expertise amiable contradictoire et procès verbal : 990 € TTC. S’ajoutent 60 € de déplacement jusqu’à 100 km et 50 € de frais de gestion. L’accompagnement d’une expertise judiciaire aux côtés de votre avocat est proposé sur devis. Voir notre page tarifs et notre page vices cachés.
Nos pages communales, avec les données locales de sismicité, de radon, d'argiles et de catastrophes naturelles.
Toutes nos prestations dans le département.
Oui, notamment à Laon, à Saint-Quentin, à Soissons, à Château-Thierry et à Tergnier, et dans l’ensemble des 797 communes du département.
Un défaut grave, antérieur à la vente et non apparent, qui rend le bien impropre à son usage ou en diminue fortement l’usage.
Deux ans à compter de la découverte du vice, dans la limite de vingt ans après la vente.
Pas s’il connaissait le vice ou s’il est professionnel.
Non, seule une action en justice, y compris un référé, l’interrompt.
Non, faites d’abord constater le défaut, de préférence contradictoirement.
L’acquéreur, par une expertise technique.
990 € TTC par phase, plus 60 € de déplacement et 50 € de gestion.
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